Quelques confidences (7/8/26)
Imprégnation de Sri Aurobindo ?
Dans de récentes confidences, je partageais que l'Agenda semblait s'imprimer en moi avec une certaine facilité alors que, par exemple, les chapitres sur le Mental de lumière dans La Manifestation supramentale sur la terre, malgré plusieurs lectures, n'avaient laissé apparemment aucune traces, comme si rien ne s'était imprimé.
Il y a trois jours, dans l'article sur le Mental illuminé et le Mental de lumière, j'ai partagé des extraits de Sri Aurobindo... dont j'ai déjà tout oublié... à nouveau comme si rien ne s'était imprimé... et pourtant, au moment où je l'écrivais... il y avait une vague sensation que... Sri Aurobindo lui-même s'imprimait en moi. J'étais derrière mon écran à écrire l'article, alors je n'ai pas fait très attention... mais c'était quelque chose comme ça.
Oublier tout comme ça... les gens doivent penser que je suis un peu à l'ouest... 😊 mais je crois que c'est la plupart du temps, mes expériences se déroulent ailleurs que dans cette toute petite partie de la conscience extérieure qui mémorise les choses. Les choses sont très vivantes au moment où elles arrivent, mais je ne fais pas beaucoup d'efforts pour les retenir, et je fais même plutôt souvent des efforts pour les oublier et être aussi vide que possible. Quand la coupe est vide, elle peu être à nouveau remplie.
Bref ! En tout cas, depuis le partage de ce texte de Sri Aurobindo, le sentiment de la connexion est beaucoup plus constant. À vrai dire, dès que je ne suis pas distrait par je ne sais quoi... et que je me concentre un peu, le sentiment de cette connexion est là.
Et tout à l'heure, profitant d'une insomnie nocturne, je me suis allongé en mode intériorisation, aspiration, observation... et à nouveau, j'ai eu cette même sensation... comme un... Sri Aurobindo en poudre qui s'infiltrait en moi... comme si des milliers de particules de Sri Aurobindo, très très fines s'infiltraient...
Je n'ai jamais eu ce genre de sensation... en tout cas, je ne m'en souviens pas... c'était assez curieux, d'autant que comme souvent avec mes expériences, il n'y a rien au niveau intellectuel, aucune explication, et rien au niveau émotionnel, aucune réaction particulière, comme si la sensation observée était un phénomène purement objectif, alors je ne sais pas...
C'était comme si chaque particule était marqué du seau de Sri Aurobindo, avait avec son ambiance, sa vibration... enfin... telle que je l'imagine, telle que je la ressens.
Je dois signaler que même si je lis ses œuvres et celles de la Mère, Sri Aurobindo, je ne l'invoque pas si souvent que ça, et je me tourne plus volontiers vers les aspects plus neutres, plus impersonnels... le Divin, la Conscience divine...
Même avec cette prière que j'utilise de temps en temps...
Om Sri Aurobindo-Ma
Open my mind, my heart, my life
to your Light, your Love, your Power.
In all things, may I see the Divine.
...je ne veux pas dire que je la fais sans conviction ni foi, mais elle n'a apparemment jamais enclenché d'expérience particulière. Je veux dire que je n'ai jamais cherché INTENSÉMENT cette connexion, et voilà...
Alors c'est sans doute l'approche du 15 août qui augmente la Présence, l'influence de Sri Aurobindo sur l'atmosphère terrestre.
N'empêche que... pendant cette intériorisation... sans doute plutôt vers la fin, à un moment donné... du plexus solaire à jailli avec force, presque avec violence, une prière. Je ne me souviens plus des mots exacts mais cela voulait offrir ma vie à Sri Aurobindo, toute ma vie pour son œuvre...
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Darshan du 24 avril 1950
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Parler pour ne rien dire ! (lien vers le sketch)
Depuis mes dernières confidences, il ne s'est pas rien passé, il s'est passé des choses, mais je n'arrive pas à en parler... comme si... je n'arrivais pas à savoir si c'est important ou pas important.
Par exemple, dans mes habituelles intériorisations allongé, et chaque soir quand je vais me coucher, je rentre en concentration, aspiration... et à deux ou trois reprises, je me suis demandé si je n'étais pas entré dans un autre état de conscience que je ne saurais décrire et qui me paraissait tout à fait nouveau pour moi... et pourtant, il ne se passait rien de particulier. Alors cela enclenche un sentiment un peu bizarre, de quelque chose d'un peu étrange...
Cela m'a rappelé Raymond Devos... 😄 Mesdames et Messieurs, quand on a rien à dire, on en parle, on en discute... Alors, on s'ouvre ou on débarque un instant apparemment dans une autre conscience, enfin, qui nous donne cette impression... ou plutôt, cette autre conscience s'infiltre dans le corps, et alors on devient attentif, on observe, et apparemment... il ne se passe rien. C'est un peu ballot ! 😄
Je me suis parfois demandé si ce qui ressemble à un nouvel état de conscience n'était pas le nouveau sommeil dont Mère a parlé dans l'Agenda à quelques reprises, mais je n'en suis pas certain.
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Éclairs blancs
Après quelque semaines d'interruption, ces temps-ci, il y a presque à chaque fois que je m'allonge ces sensations d'éclairs blancs étincelants qui arrivent dans ma tête. Ils sont toujours aussi étincelants, ils font presque toujours aussi mal aux yeux, et je n'ai toujours aucune idée de leur travail en moi.
J'ai lu dans le résumé de Grok que ces éclairs étaient l'une des caractéristiques du mental illuminé... sauf que je ne me sens pas spécialement illuminé.
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Concentré dans la tête
Je me souviens d'un stage de zhineng qigong dans lequel je ne sais plus quel professeur chinois avait évoqué une méditation qui consiste à observer l'intérieur du cerveau... peut-être parce que Dr. Pang a expliqué que les cellules du cerveau étaient très consciences et très pures, pas tout à faire identiques et aussi pures que la conscience originelle, mais pas très loin. Il en a juste parlé, sans nous faire entrer dans la pratique.
Puisque Mère a souvent raconté que sa conscience était désormais hors du corps, au-dessus de la tête, je me suis souvent concentré au sommet de la tête et j'ai plusieurs fois eu ces sensations des énergies tirées au-dessus de la tête.
Cette fois-ci, allez savoir pourquoi, j'ai décidé de me concentré DANS LA TÊTE... et au bout d'une vingtaine ou d'une trentaine de minutes j'ai observé deux phénomènes.
1. Une paix, un calme, une tranquillité, un silence s'est installé...
2. Sri Aurobindo a souvent parlé de la descente des pouvoirs d'en haut... alors, quand je me tourne vers le Divin... je pense souvent à quelque chose "là-haut", hors du corps, bien au-dessus de la tête. Et là, tout à coup, à force de me concentrer DANS LA TÊTE... c'est comme si le Divin était perçu à L'INTÉRIEUR DE MOI. Je ne sais pas comment dire. Ce que j'ai perçu n'était d'ailleurs peut-être pas le Divin, ce n'est pas ce que j'ai perçu qui est important, c'est LA FAÇON dont je l'ai perçu. C'est comme si, tout ce que je percevais dans ces moments, était perçu... DE L'INTÉRIEUR. Tout me semblait à l'intérieur de moi.
J'ignorais complètement que se concentrer DANS LA TÊTE... pouvait enclencher ce genre d'expérience. Et là encore, c'est la première fois que j'ai une telle expérience.
Je ne sais pas trop ce que cela signifie.
Il y a dû se passer d'autres choses... mais j'ai oublié, ou peut-être que je confonds avec une autre méditation.
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D'abord s'ouvrir à ce qui est !
Je me suis aperçu qu'il y avait comme un piège de la transformation.
Au point de vue positif, je suis convaincue que nous sommes d’accord sur le résultat à obtenir, c’est-à-dire une consécration intégrale et sans réserve – dans l’amour, la connaissance, et l’action – au Suprême et a son œuvre. Je dis au Suprême et à son œuvre parce que la consécration au Suprême seul n’est pas suffisante. Nous sommes ici, maintenant, pour cette réalisation supramentale et c’est ça qui est attendu de nous, mais pour pouvoir y parvenir, il faut que la consécration à ça soit totale, sans réserve, absolument intégrale. Cela, je pense que tu l’as compris, c’est-à-dire que tu as la volonté de le réaliser.
Agenda du 10 mai 1958
Ainsi Mère est très claire, de même dans cet Agenda u 14 janvier 1970...
J'ai quelque chose à te demander pour le «Bulletin». Il s'agit de cette note où tu as dit : «Pourquoi les hommes veulent-ils adorer ? Il vaut beaucoup mieux devenir qu'adorer.»
(Mère rit)
Est-ce que l'on pourrait ajouter à cela le commentaire que tu as fait la dernière fois ? Tu as ajouté : «C'est la paresse de changer qui fait que l'on adore.»
C'est vrai. Mais c'est dur! (Mère rit) Tu crois ?
(silence)
Seulement, il faudrait ajouter : «On peut ne pas adorer seulement à condition que l'on change.» – Il y en a beaucoup qui veulent ne pas changer et ne pas adorer aussi !
Et tout au long de l'Agenda et dans bien d'autres œuvres, il est presque constamment question de cette œuvre, de ce devenir de cette transformation...
Alors, sans m'en rendre compte, pendant mes intériorisations, chaque fois que je ressens que quelque chose coince quelque part, il y a automatiquement, spontanément une sorte de pression sur la chose pour que ça change... avec une efficacité mitigée. Et cette pression pour que ça change est inévitablement accompagnée d'une certaine tension...
Et je me suis aperçu que si je lâchais prise avec cette intention de transformation.. alors cela se détendait aussitôt, et le comble, c'est qu'apparemment, le changement escompté arrive plus souvent et plus facilement. C'est pour cela que j'ai parlé de piège de la transformation et d’efficacité mitigée en mettant la pression.
Ce qui est encore plus ballot, c'est que le 17 mars 1925, j'ai publié un article intitulé Le changement commence par l'acceptation C'est-à-dire que mentalement, j'avais du comprendre que c'était quelque chose de très important, mais que je n'avais pas encore assez intégré cette compréhension dans la pratique.
Alors c'est revenu sous une autre forme. Plusieurs fois dans mes pratiques, quand je sens que... ça patine un peu... une phrase me viens : observe ce qui est ! Sous entendu, sans même chercher à transformer quoi que ce soit, dans une sorte de rapport au Réel, très neutre, totalement neutre. Observer la Réalité telle qu'elle se manifeste en nous, sans aucune idée préconçue, sans aucune limitation d'espace, de temps ou de possibilité...
Ah ! C'est sans doute à dans ces moments-là qu'il a dû se passer des choses que j'ai oublié... je me souviens juste que des images émergeaient... dont comme d'habitude, je ne voyais pas le sens.
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Consommateurs spirituels ?
Un article et puis un autre et encore un autre, et ainsi de suite, avec un sujet, un autre sujet, un énième sujet... alors je ne sais pas si c'est sous la pression de la Nouvelle Conscience qui pousse, qui pousse... pour qu'on ne perde pas de temps, qu'on ne s'endorme pas...
Ou bien si c'est parce que nous avons été habitués, conditionnés pour être des consommateurs. Alors nous consommons aussi les informations spirituelles...
Je ne sais pas, chacun fera la part des choses entre l'impérieuse nécessité de se poser pour intégrer les choses et le fait de ne pas perdre son temps, de ne jamais s'arrêter trop longtemps en chemin...
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En conclusion...
Au moment où ces micros expériences arrivent, je me dis qu'il faudra les partager, et puis j'en oublie un certain nombre.
À un moment donné, quelque chose d'intéressant est venu... cela expliquait que l'intérêt de ces confidences n'étaient pas que les gens aient LES MÊMES EXPÉRIENCES – ce serait absurde – mais que cela les incite à observer comment cela se passe en eux.