Intuitions – Jean Sébastien Bach
Il y a quelques semaines, une femme est venue chez moi pour chercher de l'eau de diamant...
Pour en savoir plus à ce sujet, voici le PDF..
Je passe les détails... et voilà qu'hier j'ai eu la joie de recevoir dans ma boite aux lettres un charmant petit mot de cette femme m'apprenant qu'elle était violoniste et qui m'offrait son dernier CD.
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Je n'y connais à peu près rien en musique, aussi j'ai suivi un conseil de Mère publié dans un article précédent et dont voici un extrait :
Je ne sais pas si quelques-uns d’entre vous sont assez amoureux de la musique pour savoir l’entendre. Mais si vous voulez écouter de la musique, il faut que vous fassiez un silence absolu dans votre tête, que vous ne suiviez et n’acceptiez aucune pensée, et que vous soyez entièrement concentré comme une sorte d’écran qui reçoit, sans mouvement et sans bruit, la vibration de la musique. C’est la seule manière, il n’y en a pas deux, la seule manière d’entendre la musique et de la comprendre. Si le moins du monde vous admettez les mouvements et les fantaisies de votre pensée, toute la valeur de la musique vous échappe.
Entretien de Mère du 25 juillet 1956
Faire un silence absolu dans ma tête, j'ai bien essayé, mais j'étais dans un état émotionnel un peu compliqué.
Après une série de "belles expériences" que j'ai raconté dans mes précédentes confidences, et après avoir posé l'intention que le cœur et la conscience soit purifiée, il est en train de se passer un nettoyage, avec des choses pas très agréables qui remontent.
Et puis, ce cadeau, c'était de l'amour... et l'amour a fait ressortir dans la conscience, ce qu'il pouvait y avoir de non-amour en moi.
C'est curieux, Joël Ducatillon qui a "mis au point" l'eau de diamant parle de cela dans une "conférence" sur la PMT. Il dit que nous exprimons toujours le contraire de ce que nous avons à l'intérieur de nous. Si nous posons à l'extérieur un geste d'amour, c'est évidemment très bien, mais, il y a en nous aussi, toutes sortes de parties qui sont très indifférentes ou même, qui sont mêmes à l'opposé de l'amour. Et inversement. si nous exprimons dans la vie un geste de... n'importe quoi, de mécontentement, il y a aussi en nous des parties qui sont tout à fait tranquilles.
Ainsi, dans toute cette agitation émotionnelle, il était bien difficile d'établir ce silence intérieur sur le quel je me concentrais en écoutant le CD. Pourtant, derrière les remous de la surface, la conscience observait tranquillement et se posait, se reposait dans la musique, dans ces morceaux si jolis, faisant "effort" pour se laisser imprégner, et essayer de la comprendre, de ressentir ce qu'elle raconte...
Et puis, tout à coup, j'ai été traversé par une drôle de sensation... je ne comprenais toujours rien, mais c'était comme si j'étais entré en contact avec "le monde de Jean Sébastien Bach".
J'ai eu l'impression que "le monde" que Jean Sébastien Bach touchait avec cette musique était descendu, à moins que, sans m'en rendre compte, c'était ma conscience qui y était monté.
Quel était ce monde ? Comment le décrire ? Je ne saurais dire... les mots me manquent, et pourtant, la sensation était si claire que quelque chose de tout à fait inattendu pour moi se passait. Tout à coup, j'avais débarqué dans un monde que je ne connaissais pas, tout à coup ma conscience s'était ouverte à un monde tout à fait nouveau pour elle...
Car je l'ai dit, je ne connais rien à la musique, et je n'y suis pas très sensible. D'ailleurs, je n'en écoute presque jamais. La veille encore, j'avais essayé d'écouter des morceaux de César Franck, puisque Mère en a parlé, alors j'avais essayé de sortir de mon inconscience musicale... et j'ai arrêté au milieu : ce deuxième morceau m'a littéralement cassé les oreilles, je n'ai pas réussi à rentrer dedans ! Ceci dit, j'ai l'impression que d'une façon générale, je préfère le violon à l'orgue.
Ainsi, en me faisant ce cadeau, cette femme m'a offert un peu plus qu'un petit peu d'elle-même, avec son interprétation et celle de son amie, mais qu'elle m'a offert Jean Sébastien Bach lui-même. Je me souviens d'un passage de Mère qui explique, que lorsque nous avons une expérience, c'est la totalité de ce que nous sommes en mesure de recevoir qui est présent. C'est curieux, d'une certaine façon, cela m'a rappelé mon expérience Le Divin dans le monde.
Lorsque je me concentre, que j'entre en intériorisation, c'est évidemment, une expérience individuelle que je cherche, et dans les deux cas, j'ai débouché sur quelque chose de beaucoup plus vaste que ce à quoi je m'attendais, et qui me sort complètement de ma petite individualité. En écoutant cette musique, tout à coup, c'était la perception que derrière, il y avait... tout un monde.
Alors, une prière est venue que "ce monde" que je sentais "là-haut", dans cette musique... descende sur la terre.
Puisse l'expérience de ce CD se répandre