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Réveillé au milieu de la nuit, c'est souvent l'heure où des expériences arrivent, alors je me suis mis en concentration, intériorisation avec l'idée de retrouver et poursuivre la si belle expérience de la vieille avec cette émergence de la bhakti psychique.

J'ai commencé par avoir la vision d'une image de Mère dans l'abdomen, se couchant à plat ventre... mais à vrai dire, je me méfie de ces images. Dans une expérience précédente, lorsque j'ai eu la vision de la robe de Mère, et que cette robe m'a touché, ce n'était pas une image, il y a une sensation très objective, très concrète et un effet immédiat... alors que ces images de Mère qu'il m'arrive de voir de temps en temps (pas si souvent), peuvent être des fabrications. Pourtant, un travail semble se faire, mais il n'est pas si convaincant, pas si décisif.

J'étais donc concentré... et puis, il ne se passait pas grand chose à part le temps qui passe. 

Alors deux choses sont venues sur le plan de la compréhension :

1. Il est illusoire de vouloir rattraper une expérience passée : chaque expérience est unique et nous ne devons avoir aucun attachement, pour aucune de nos expériences, même les plus belles, les plus réussies... il faut toujours aller de l'avant.

2. Nous ne pouvons pas forcer les expériences – en tout cas pas toujours, car parfois, en forçant un peu les choses, quelque chose d'intéressant se passe –  elles doivent venir d'elles-mêmes. 

Alors j'ai lâché prise, je me suis mis dans un état neutre, impersonnel, et j'ai cherché à m'ouvrir... je ne sais comment dire... au Réel de l'instant présent. C'est une façon de faire que j'aime beaucoup et qui me paraît très efficace. Dans l'Agenda du 10 mai 1958, Mère le dit autrement mieux que moi :

Chaque seconde a son éternité et sa loi propre qui est une loi d’absolue vérité.

Quand je n'arrive à rien, je repense souvent à cette phrase et je me demande : quelle la vérité de cet instant ?

Et je laisse faire, sans aucune idée préconçue de ce qui doit être, de ce qui est possible ou pas possible, un état aussi neutre et impersonnel que possible. 

C'est ce que j'ai fait cette nuit et ce qui est venu fut pour le moins... inattendu.

Le contexte inspirant

Dans un article précédent, j'ai partagé cet extrait d'une Lettre à Dilip du 20 janvier 1936 : 

Je ne pense pas que vous ayez très bien compris ce que Mère essayait de vous dire. Pour commencer, elle n’a pas dit que les prières ou la méditation n’étaient pas bonnes – comment le pourrait-elle, quand les deux comptent tellement dans le yoga ?

Ce qu’elle a dit, c’est que

➡ la prière doit jaillir du cœur, soulevée par l’émotion ou l’aspiration,

➡ le japa ou la méditation venir d’un élan de vie, portant en lui la joie, ou la lumière de la chose.

Avec ce commentaire personnel :

Mon dieu ! Si nous pratiquions ces deux petites choses, apparemment si anodines, si nous apprenions à laisser les prières jaillir de notre cœur, et/ou à faire le japa de cette façon, les conséquences seraient incalculables.

Alors, n'arrivant à rien dans ma méditation, j'ai laissé venir ce qui devait ou pouvait venir, et tout à coup, je me suis souvenu de ce passage et je me suis demandé si une prière pouvait jaillir du cœur...  

L'expérience

Alors il est venu les mots :

Le Divin dans le monde

Et au fur et à mesure que je me répétais ces mots, le Divin dans le monde, le Divin dans le monde... j'avais l'impression de monter, monter, monter, ou plutôt d'être soulevé, soulevé, soulevé...

Je ne les répétais pas comme un moulin à paroles, je les répétais, je ne sais pas, toutes les 10 secondes, 20 secondes... et puis d'une façon plus espacée, toutes les minutes, ou de temps en temps, comme pour réactiver quelque chose, l'information peut-être...

Et puis, je ne suis pas très sûr que c'était moi qui répétais les mots car l'impression était qu'ils sortaient des profondeurs de la poitrine...

Et puis à un moment donné, la sensation de monter, d'être soulevé s'est arrêté, et si je n'avais pas du tout cette impression de planer au-dessus du monde, j'avais l'impression d'être assis au sommet d'une montagne, avec cependant la sensation de quelque chose de si vaste... 

Oh comme on est bien dans le Vaste, enfin il y a de la place pour respirer...

Curieusement, au fur et à mesure que ça montait, ces étranges douleurs que j'ai si souvent observé et ressenti dans mon corps, devenaient plus vives. Alors est venu le sentiment que ces douleurs avaient peut-être un sens plus complexe que ce que j'imagine. Même si je n'imagine plus rien car toutes les explications qui me sont venues au fil des années n'ont jamais rien changé et au final, aucune ne m'a jamais paru très convaincante.

L'observation de ces sensations étant faites, ces mots Le Divin dans le monde ont commencé à prendre leur sens, à devenir une prière...

Que le Divin se manifeste dans le monde...
Que le Divin se manifeste dans le monde...
Que le Divin se manifeste dans le monde...

Alors j'ai repensé à l'impression qui m'avait traversé lorsque j'avais lu les mots de Sri Aurobindo, que si nous laissions les prières jaillir de notre cœur, que les conséquences pouvaient être INCALCULABLES... 

Imaginons, oh les amis, imaginons un seul instant que ces prières-là puissent être entendues, et exaucées, ou même exaucées, seulement en partie, ce serait déjà formidable... 

Et il y avait une émotion si poignante dans ma prière, et d'autres choses aussi, une douceur, une confiance, une certitude, une paix, une joie...

Le Divin dans le monde...
Que le Divin se manifeste dans le monde...

Nous n'avons aucun pouvoir, tous les pouvoirs sont entre les mains du Divin et de la Mère divine, et pourtant, notre plus grand pouvoir réside peut-être dans cette faculté de faire descendre les pouvoirs divins...

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Liens vers les trois fleurs pour le monde

Bénédictions sur le monde matériel 

Puissantes et innombrables, elles répondent à tous les besoins.

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L'Amour Divin gouvernant le monde

Un beau et heureux monde auquel nous aspirons tous.

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Le monde nouveau

Le résultat de la transformation.

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Alors, observant ce qui se passait, à un moment donné, je me suis posé la question de l'unité et je me suis dit qu'en nous, il y avait tout un monde de choses, de plans, d'éléments, de souvenirs, de pensées, d'émotions, d'énergies, d'actions... et que notre monde intérieur, dans toute sa richesse, devait bien être en contact avec le monde extérieur. 

Et, dans la conscience d'unité, il se pourrait même, si nous sommes en relation avec une personne, que nous soyons aussi  potentiellement en contact aussi avec tout son monde à elle. Au niveau vibratoire, il n'est censé n'y avoir aucune séparation. 

Vers la fin de l'expérience, il y avait à la fois le sentiment que c'était une expérience aussi complète en soi que le permette les possibilités actuelles de ma consciente, et pourtant que ce n'était encore qu'une première ébauche. Alors est apparu dans le mental l'envie d'apprendre, l'aspiration pour apprendre, le besoin d'apprendre...

Alors une image de Mère est apparue au le centre de la tête et c'était comme si elle ouvrait un chemin dans le cerveau droit, vers le sommet du crâne, précisément au travers de cette zone que je ressens souvent un peu douloureuse...  mais c'était un peu difficile de la suivre, j'étais fatigué, et je suis sorti de la pratique et je me suis rendormi. 

 

Deux jours après la publication

J'ai oublié de mentionner un détail important. Certes, je me suis réveillé au milieu de la nuit, mais c'est parce que je n'arrivais pas à me rendormir, que je devenais agité que je me suis mis en intériorisation, méditation. Et aussitôt, tout à commencé à se calmer en moi, à se poser. Ce n'est qu'une hypothèse mais j'en déduis que cette agitation venait peut-être du fait que, quelque part, quelque chose savait que le moment était venu pour un travail était à faire, pour se rendre disponible à une expérience à venir... 

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