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Cet article et le précédent sont si denses qu'ils n'ont pas vocation à être lus d'une traite. Il est impossible d'assimiler toutes les informations qu'ils contiennent, mais Il est bon de savoir qu'ils existent et que nous pouvons y revenir quand nous le souhaitons pour étudier ce sujet de la perfection du corps. L'idéal serait peut-être de faire un résumé des résumés des 15 vidéos avec les 2 ou 3 phrases qui nous apparaissent les plus essentielles. 

Article précédent avec le résumé des vidéos 1 à 8.

Résumé de la vidéo 9

La vidéo porte sur le chapitre intitulé « Perfection of the Body » (La perfection du corps) de l’ouvrage de Sri Aurobindo The Supramental Manifestation upon Earth (La Manifestation supramentale sur la Terre).

Sraddhalu indique qu’il s’agit de l’un des derniers articles écrits par Sri Aurobindo, qui devait se limiter dans le temps et l’espace, et qui capture en vastes traits des éléments développés ailleurs. Ce chapitre décrit le processus par lequel la conscience physique existante peut être perfectionnée en deux étapes : une perfection relative possible sans aide spirituelle, puis une plus grande perfection nécessitant les pouvoirs de l’esprit.

Sri Aurobindo présente ces étapes par couches successives plutôt que comme une simple ascension, jusqu’à un pontage complet du matériel le plus matériel au spirituel le plus élevé. Au-delà, il évoque des possibilités supplémentaires pour les niveaux supérieurs de l’esprit de descendre dans le corps, mais précise qu’il serait prématuré d’en parler car l’esprit humain actuel ne peut les comprendre.

Le chapitre suivant passe à la description du corps divin déjà transformé.

Sraddhalu rappelle la partie précédente du texte, où le corps est décrit comme un produit de l’Inconscient, au cœur duquel se trouve la présence superconsciente du Divin qui l’utilise comme masque. Cette présence superconsciente a créé le corps et son émergence dans notre conscience est le but secret de l’évolution.

Il est utile de regarder le corps comme le premier modèle créé par cette présence pour son auto-expression ; notre tâche, en tant qu’êtres mentaux ayant un corps, est d’assister l’émergence de cette présence et de participer à la transformation du corps vers le modèle suivant qui lui est destiné.

Le passage lu porte sur l’usage d’activités comme les sports et les exercices physiques pour l’éducation de l’individu dans l’enfance et la première jeunesse, visant à faire ressortir ses possibilités actuelles et latentes jusqu’à leur plein développement. Les moyens et méthodes sont limités par la nature du corps (chaque corps a son swabhava).

Comme pour l’éducation mentale, où l’esprit doit être consulté selon son tour naturel, il en va de même pour la conscience physique. Il existe des types naturels, constitutionnels, héréditaires, raciaux, des arrière-plans d’entraînement, les trois modes de la Nature (tamasique, rajasique, sattvique), et des équilibres différents entre physique, vital et mental, d’où une variété immense. Selon le type de corps, les méthodes varient (ex. : types adaptés à la musculation et force musculaire liée à la structure osseuse vs types adaptés à la vitesse avec ossature légère ; différents types de muscles, à contraction rapide ou lente). Cette reconnaissance est le point de départ naturel pour les sports et exercices.

Le but est une perfection humaine relative des pouvoirs et capacités du corps, ainsi que des pouvoirs de l’esprit, de la volonté, du caractère et de l’action dont le corps est à la fois la résidence et l’instrument, dans la mesure où ces méthodes peuvent les développer. On développe ainsi les possibilités actuelles (évidentes : courir, soulever, marcher, mouvements harmonieux, etc.) et latentes (pas toujours visibles). Ces dernières peuvent persister à travers les générations même si elles sont couvertes ou non développées (ex. : civilisations ayant perfectionné certaines capacités, puis oppression, catastrophe ou colonisation les ayant supprimées pendant des siècles, après quoi elles réapparaissent).

Sraddhalu partage une observation personnelle : une famille d’affaires dans l’électronique de précision, sans formation formelle dans ce domaine, dont les ancêtres étaient charpentiers spécialisés dans des designs parfaits à la main ; cette précision matérielle s’est transmise et réexprimée dans un domaine mentalisé.

Sri Aurobindo a déjà préparé la relation entre la conscience du corps et celui qui l’habite (pouvoirs de l’esprit, volonté, caractère, action, etc., résidents dans le corps et l’utilisant comme instrument). Il note qu’il a suffisamment écrit ailleurs sur les parties mentales et morales de la perfection auxquelles ces activités peuvent contribuer, et n’a pas besoin de le répéter ici.

Dans le texte source de Sri Aurobindo (tel que cité ou paraphrasé), on trouve l’adage sanskrit ancien śarīraṃ khalu dharmasādhanam (« le corps est le moyen de réalisation du dharma »), où dharma désigne tout idéal que l’on peut se proposer et la loi de son accomplissement. Le but ultime de la culture physique est une perfection aussi grande que possible avec les moyens disponibles ; la perfection est le but de toute culture (spirituelle, psychique, mentale, vitale et physique). Une perfection totale est visée pour la Vie divine sur terre, ce qui implique la transformation du corps.

Aucune citation tirée d’autres livres (hors le texte de Sri Aurobindo lui-même et l’adage sanskrit traditionnel) n’apparaît de façon explicite avec extrait dans le contenu disponible de la vidéo. Le discours reste centré sur l’explication progressive du chapitre « Perfection of the Body ».

Source

Conseils pratiques

Respectez d’abord la nature propre (swabhava) de votre corps — type constitutionnel, héréditaire, modes de nature (tamasique, rajasique, sattvique) et équilibre physique-vital-mental — pour choisir les sports et exercices adaptés (force musculaire et structure osseuse pour la musculation, cadre léger pour la vitesse/course, etc.), plutôt que d’imposer un modèle uniforme. Le but est de faire émerger pleinement les possibilités actuelles (évidentes : courir, soulever, harmonie des mouvements) et latentes (souvent héritées de lignées ou civilisations passées, parfois dormantes après suppression, mais persistantes dans la conscience physique).

Entraînez le corps d’abord dans ses qualités et capacités naturelles (santé, force, souplesse, résilience, harmonie, endurance), puis comme instrument général pour tout ce que demandent le mental et la volonté, l’énergie vitale, les perceptions dynamiques/instincts (réactions justes et coordonnées en action, sans réflexion intellectuelle) et l’être physique subtil (élément très important, souvent méconnu : instincts alimentaires justes, intelligence de guérison qui sert de modèle, capacité à dépasser temporairement les limites grossières en extrêmes de froid/chaleur/effort ou marche sur le feu).

La base indispensable est la santé et la force : non seulement musculaire, solidité des membres et endurance physique, mais aussi la force plus fine, alerte, plastique et adaptable que les parties nerveuses et physiques subtiles peuvent infuser. Considérez le corps comme véhicule et instrument créé par la présence superconsciente divine (au cœur de l’inconscient) ; votre tâche est d’assister l’émergence de cette présence et la transformation vers le modèle suivant. Laissez le plus possible les rythmes naturels opérer (le mental et ses désirs les perturbent souvent) et développez progressivement cette aptitude instrumentale pour que le corps serve mieux les activités plus hautes.

Ces étapes forment la perfection relative accessible par les moyens physiques ordinaires, avant d’ouvrir à des influences plus subtiles et spirituelles.

Résumé de la vidéo 10

La vidéo continue l’étude du chapitre « Perfection of the Body » (La perfection du corps) de l’ouvrage de Sri Aurobindo The Supramental Manifestation upon Earth. Sraddhalu rappelle que Sri Aurobindo y décrit les diverses étapes et couches par lesquelles la conscience du corps peut être éveillée et progressivement conduite vers la divinisation.

Dans le schéma plus large présenté par Sri Aurobindo, il existe une intention, une volonté et un but divins dans la manifestation de ce monde matériel : que le Divin s’y révèle finalement et manifeste les qualités mêmes de l’esprit dans la matière. Ce processus graduel d’éveil et de manifestation de la conscience divine est appelé évolution. La forme physique organisée pour cette manifestation est progressivement élevée à travers toutes les gradations de conscience, rapprochée de l’état divin.

Au stade actuel, le mieux qui a été atteint est la partie de la conscience mentale intégrée dans le corps physique, suffisamment éveillée pour que l’esprit puisse s’exprimer librement à travers une substance qui est intrinsèquement son opposé (rigide et inconsciente, alors que l’esprit est plastique, conscient et éclairé). Pourtant, l’esprit identifié au corps peut s’exprimer presque comme un être mental dans le monde mental, avec les limitations de la substance physique.

Si l’on veut aller plus loin, on atteint un point au-delà duquel la conscience mentale n’a plus ce qui est nécessaire pour changer davantage. On se heurte alors à la limite de la capacité du corps et de l’esprit dans les défis extrêmes de la vie (circonstances adverses de la nature ou de la vie, ou poussée volontaire du corps au-delà de ses limites de conception). L’esprit et la volonté peuvent pousser, mais le corps finit par s’effondrer.

Une formation du corps, poussée éventuellement sur plusieurs générations, pourrait en principe permettre davantage, mais il y a un point de limitation où le corps refuse et l’esprit ne peut plus aller. C’est alors qu’il faut un pouvoir supérieur de l’esprit pour apporter sa liberté, sa puissance, sa connaissance et sa lumière dans l’esprit et le corps, surmonter les limitations des deux et achever le processus que l’évolution tente d’accomplir depuis des millions d’années. C’est ce processus de transition vers la perfection de la conscience physique et sa divinisation que Sri Aurobindo décrit dans ce chapitre, avec les couches de conscience à activer.

Sraddhalu souligne une distinction clé de Sri Aurobindo par rapport à d’autres enseignants spirituels, yogis ou philosophes : il décrit toujours des séries de couches et de gradations de conscience à chaque stade (souvent des couches dans les couches). Cela vient du but du yoga intégral, qui est la perfection et la transformation.

Dès que l’on cherche la perfection, tout doit être pris en compte ; rien ne peut être laissé de côté, car on ne peut perfectionner une partie isolée. Tout n’est pas une masse amorphe, mais est fait de différents pouvoirs de l’esprit ; la Nature pousse à distinguer, affiner et créer des nuances. Chaque distinction a sa vérité caractéristique, s’organise autour d’elle et fonctionne selon ses principes propres ; sa perfection exige de comprendre cela, d’accepter cette vérité et de l’intégrer avec les autres autour du centre.

Dans d’autres systèmes qui ne visent pas la perfection ou la transformation, on peut ignorer ce qui n’est pas nécessaire, sauter des étapes ou contourner (par exemple, mettre le corps en samadhi pour le neutraliser, isoler le vital en réduisant les désirs par le retrait de la vie, ou fermer le mental en interdisant le questionnement). Mais pour manifester le divin dans le monde matériel et dans la conscience physique, il faut prendre en charge ces domaines et leurs problèmes.

La conscience physique est le domaine de la plus grande résistance dans notre nature. L’introduire rend tout plus difficile (tout est tiré vers le bas, amorti). C’est pourquoi la plupart des traditions yogiques coupent le problème du corps. Mais puisque le but est de manifester le divin dans le monde matériel (le but même de la création de la matière étant que le Divin y entre, la transforme et se révèle à travers elle), il faut l’accepter comme domaine de travail. L’idée n’est pas de s’enliser davantage dans la conscience physique, mais de réaliser le plus haut possible et de l’y apporter. Quand on essaie, la conscience physique ne peut le supporter : elle tremble, se déstabilise, se brise. La première exigence est donc de rendre ce véhicule capable de recevoir ce qui doit descendre.

Dans le passage lu, Sri Aurobindo dit simplement : « Health and strength are the first conditions for the natural perfection of the body » (La santé et la force sont les premières conditions de la perfection naturelle du corps).

Sraddhalu compare avec les systèmes de Hatha Yoga (asanas et pranayama), où le corps peut commencer à trembler (signe considéré comme positif d’intensité d’énergie que le système ne peut encore porter) ; on persiste jusqu’à une percée. Dans le yoga intégral, un tel passage serait jugé malsain et dangereux ; on préfère développer la capacité de la conscience physique par d’autres moyens, sans déséquilibre, en passant d’harmonie en plus grande harmonie, en n’apportant le pouvoir supérieur que dans la mesure où elle peut le supporter.

Il mentionne le Record of Yoga de Sri Aurobindo, où les quatre caractéristiques de la perfection physique (sharira chatustaya) sont décrites comme : arogyam (santé), utthapana (légèreté / liberté de la fatigue / lévitation), saundaryam (beauté naturelle) et vividhananda (multiplicité de la délectation divine). Elles reposent sur le fondement de arogyam. Il y a aussi les siddhis physiques.

Dans The Synthesis of Yoga, Sri Aurobindo indique que ce changement sera l’apport de la loi de l’être supramental dans la conscience physique ; c’est pourquoi la transformation physique est placée après l’éveil au supermind.

Il cite un passage déjà lu du chapitre « The Elements of Perfection » (The Synthesis of Yoga, p. 668) : le corps physique est une base d’action (pratishtha) qui ne peut être méprisée, négligée ou exclue de l’évolution physique. Une perfection du corps comme instrument extérieur d’une vie divine complète sur terre fera nécessairement partie de la conversion gnostique. Le changement sera effectué en apportant la loi du vijnanamaya purusha (être gnostique) et de l’anandamaya dans la conscience physique et ses membres. Poussé à sa conclusion la plus haute, ce mouvement apporte une spiritualisation et une illumination de toute la conscience physique et une divinisation de la loi du corps.

Actuellement, le corps vit selon la loi de la matière (sur laquelle se superposent partiellement la loi de la force vitale / prana et un peu celle de l’esprit) ; la loi de la matière l’emporte toujours. Il s’agit de remplacer cette loi par celle du vijnanamaya purusha.

Derrière la gaine physique grossière se trouve, soutenant-la subliminalement et découvrable par une conscience subtile plus fine, un corps subtil de l’être mental et un corps spirituel ou causal de l’âme gnostique et de béatitude, dans lesquels se trouve toute la perfection d’une incarnation spirituelle — une loi divine du corps encore non manifestée.

C’est pourquoi la transformation est inévitable, et l’émergence progressive de ces corps dans la conscience physique en est le chemin le plus aisé.

Les siddhis des systèmes yogiques traditionnels (surtout Hatha Yoga) ouvrent souvent la voie au corps subtil via les chakras (les « sceaux » entre le physique et le subtil) ; une ouverture trop rapide peut faire s’effondrer le corps physique, d’où la nécessité d’une préparation et d’une fusion progressives.

Citations d’autres ouvrages mentionnées explicitement :

  • Record of Yoga de Sri Aurobindo (description du sharira chatustaya : arogyam, utthapana, saundaryam, vividhananda).

  • The Synthesis of Yoga de Sri Aurobindo, chapitre « The Elements of Perfection », p. 668 (extrait paraphrasé/cité ci-dessus sur le corps comme pratishtha, l’apport de la loi du vijnanamaya purusha et de l’anandamaya, et les corps subtil et causal).

Aucune autre source extérieure n’est citée avec extrait dans le contenu disponible de la vidéo. Le discours reste centré sur l’explication du chapitre « Perfection of the Body » et des références internes aux écrits de Sri Aurobindo.

Conseils pratiques

La base indispensable reste la santé et la force (arogyam et utthapana), comprises sur plusieurs couches. Sur le plan le plus matériel, développez la force musculaire, la solidité des membres et l’endurance physique de manière adaptée à vos besoins (pouvoir soutenir l’action nécessaire sans fatigue, tremblement nerveux ni déstabilisation, et non simplement soulever un poids maximal). Au-delà, cultivez la force plus fine, alerte, plastique et adaptable que les parties nerveuses et physiques subtiles peuvent infuser dans le cadre physique : devenez conscient de cette couche subtile dans l’activité (exercices comme le Tai Chi, arts martiaux qui déplacent la conscience du grossier vers le subtil, mouvements fluides où le corps grossier suit le subtil).

Renforcez aussi la résilience liée au système immunitaire, endocrinien et hormonal (points de contact avec le subtil), en veillant à la pureté des états émotionnels et mentaux, car dépression, stress, peurs, culpabilité ou tensions mentales s’impriment d’abord dans le vital/aura puis descendent dans le physique. Observez et relâchez les couches de tension mentale qui s’accumulent (le corps se détend naturellement quand le mental se détend) ; les asanas peuvent forcer cette relaxation du bas vers le haut, tandis qu’un travail psychologique (vivre dans le présent, réorganiser les priorités) agit du haut vers le bas.

L’énergie vitale dynamique peut apporter une force extraordinaire (exemples de feats en extrême) : apprenez à y accéder sans forcer. Le mental et la volonté peuvent imposer ou transmettre force et stimulus, mais avec un « gap » : évitez l’imposition brutale qui crée des déséquilibres. Préparez progressivement le contenant (adhara) — « cuisez le pot » par le tapasya — pour qu’il puisse recevoir des intensités plus hautes sans se briser (contrairement à une ouverture prématurée de Kundalini ou de centres qui déstabilise). Travaillez toujours de l’harmonie vers une plus grande harmonie, en développant la capacité avant d’introduire une puissance supérieure, plutôt que de forcer. Ces bases préparent l’éveil et l’éducation de la conscience corporelle elle-même, pour que la loi divine du corps (issue des corps subtils et gnostiques déjà présents) puisse progressivement remplacer la loi purement matérielle.

Résumé de la vidéo 11

La vidéo poursuit l’étude du chapitre « Perfection of the Body » (La perfection du corps) de l’ouvrage de Sri Aurobindo The Supramental Manifestation upon Earth. Sraddhalu rappelle que ces écrits font partie des derniers de Sri Aurobindo avant son départ du corps. Il y révèle, en un vaste balayage, un programme complet de formation de la conscience physique et d’élévation du potentiel du corps en deux étapes :

  1. une perfection relative, aussi loin que le corps peut aller sans le soutien direct de la conscience spirituelle, par les moyens disponibles (principalement la volonté mentale) ;

  2. une perfection spirituelle complète, lorsque une conscience spirituelle supérieure est infusée dans cet instrument déjà partiellement ou plus complètement préparé.

Le corps est une création de l’Inconscient et est lui-même inconscient ou au moins subconscient. Mais l’Inconscient est le lieu d’habitation et l’instrument d’une conscience secrète, superconsciente, qui a créé le miracle de l’univers. La matière est le champ et la création de l’Inconscient par le Superconscient ; le corps est l’émergence de la conscience hors de cet Inconscient.

Sur le plan universel, l’être humain est cet univers inconscient qui s’éveille à sa propre auto-conscience. Les points où le Superconscient commence à émerger sont les points de vie ; les points où il s’éveille dans cette vie sont l’éveil du mental ; et au-delà, il peut pleinement se révéler à travers l’Inconscient, ce qui est l’accomplissement de la conscience physique humaine.

Sur le plan individuel, une fois le mental éveillé, on commence à prendre la responsabilité de cette individualisation et de cet éveil du potentiel individuel. Bien que l’on se concentre sur le développement individuel, on reste partie du tout : chaque progrès individuel tire un peu l’univers entier vers le haut.

La majeure partie de ce qui est lu concerne la portée de la perfection que l’individu peut développer consciemment par son propre effort, puis avec le soutien divin, ainsi que les moyens et approches pour une telle formation complète. Les extrêmes de l’activité humaine (là où le corps est poussé à ses limites en force, endurance, habileté, conscience, survie) indiquent jusqu’où ce potentiel peut être mené et peuvent servir de moyens de formation.

La première condition est la santé et la force, non seulement musculaire et de solidité physique, mais aussi la force plus fine, alerte, plastique et adaptable que les parties nerveuses et subtiles physiques peuvent mettre dans les activités du corps.

Le physique subtil est important dans le développement de la conscience physique ; c’est à travers lui que se projettent une grande part de la plasticité et de l’aptitude naturelle de la conscience physique. Au-delà, la force dynamique que les énergies vitales peuvent apporter à la conscience physique (permettant même des exploits extraordinaires), puis la force que le mental et la volonté peuvent imposer (y compris les pouvoirs intérieurs secrets et les domaines subliminaux du mental).

En général, ce que l’on demande est une aptitude (fitness) qui permet au corps de répondre à toutes les exigences placées sur lui par le mental et la volonté. C’est ce que l’on vise dans la première étape de la perfection. Cela peut être développé par une éducation et une discipline physiques généralisées, étendues et multi-dimensionnelles.

Certaines activités relèvent du sport ; d’autres ont le sport et les exercices physiques comme préparation efficace.

L’éveil de la conscience du corps peut se faire par des exercices spécifiques ou dans les activités quotidiennes ordinaires (manger consciemment développe la conscience des mains, de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, etc.). Mère observe que même monter des marches consciemment peut être un exercice complet pour le corps. Des personnes sans formation physique spécialisée peuvent avoir des corps sains et sculptés grâce à une conscience constante de la conscience physique, dirigée par la volonté mentale.

Sraddhalu contraste cela avec le bodybuilding moderne par stimulation électrique des muscles (appareils qui contractent les muscles pendant que l’esprit est ailleurs, par exemple en lisant un livre) : le muscle se renforce, mais la conscience, la sensibilité, l’habileté et le contrôle de ce muscle ne se développent pas. Ce type de formation touche la machinerie physique pure au niveau subconscient. Au contraire, faire le même mouvement consciemment (même sans poids), en étant pleinement conscient des muscles, tissus, nerfs, os et articulations, produit le même résultat de force physique, mais avec en plus l’éveil de la conscience physique, l’émergence spontanée de compétences subtiles, d’harmonie, de beauté et de réceptivité — réceptivité qui devient la base pour l’étape suivante d’infusion spirituelle supérieure.

Certaines formations demandent une action commune, des mouvements combinés et une discipline collective, pour lesquelles les exercices physiques préparent. Cela renvoie à une discussion antérieure sur la conscience physique collective et la discipline collective, utiles non seulement pour le développement de la conscience collective, de la société et de l’âme de la nation, mais aussi pour une transformation et une réalisation collectives. Une action coordonnée au niveau le plus physique crée un potentiel de base physique pour la manifestation spirituelle dans la conscience collective. C’est quelque chose d’unique dans la vision de Sri Aurobindo du futur et dans l’articulation du yoga intégral.

Exemples donnés : dans des sports d’équipe comme le basket-ball, après un certain point l’équipe agit comme un seul être (une main à cinq doigts contre l’autre) ; on peut sentir le degré d’unité et prédire l’efficacité. Dans l’aviron, le tirage synchronisé combine les énergies au-delà de la somme des individus, formant un seul être. Ce potentiel, porté dans le domaine spirituel, offre à l'esprit un véhicule collectif allant jusqu’à la conscience physique collective.

Dans d’autres types de formation, une volonté individuelle développée, une habileté mentale, une perception rapide, une force de l’énergie vitale et une impulsion physique subtile peuvent être les éléments principaux, voire suffisants. La volonté mentale (parfois alignée avec l’énergie vitale et la conscience physique subtile), concentrée de l’intérieur, peut modeler le corps et y éveiller des compétences apparemment absentes auparavant.

Tout cela doit être inclus dans la conception des pouvoirs naturels du corps, de sa capacité et de son aptitude instrumentale au service du mental et de la volonté humains, et donc dans le concept de la perfection totale du corps (à ce stade, pas encore au service d’une conscience spirituelle supérieure).

La première condition était la santé et la force ; pour la perfection elle-même, d’autres conditions suivent (le passage se poursuit).

Citations d’autres ouvrages :

Aucune citation tirée d’ouvrages extérieurs à Sri Aurobindo (ni de la Mère avec extrait précis et référence) n’est donnée de façon explicite dans le contenu disponible de la vidéo. Les mentions de Mère restent générales (observation sur monter des marches consciemment). Le discours reste centré sur l’explication du chapitre « Perfection of the Body » de The Supramental Manifestation upon Earth.

Conseils pratiques

Les deux conditions principales de la perfection relative du corps sont : 1) un éveil aussi entier que possible de la conscience corporelle ; 2) une éducation et une évocation aussi complètes et multi-dimensionnelles que possible de ses potentialités (ce qui est éveillé doit être rendu pleinement conscient ; ce qui est endormi doit être réveillé et mis au travail ; ce qui est latent doit être évoqué et éduqué).

 

Travaillez de façon consciente et non purement mécanique : même les gestes quotidiens (manger en étant conscient des mains, de la bouche, de la gorge et du passage vers l’estomac ; monter des marches avec pleine attention) ou un simple mouvement lent du bras (en ressentant muscles, tissus, nerfs, os, articulations) développent la conscience corporelle, la force, l’harmonie, la beauté et la réceptivité bien mieux qu’une stimulation électrique passive des muscles. Les asanas et étirements sont excellents pour éveiller des sensations détaillées dans des zones peu ressenties et rapprocher ainsi le mental du physique.

 

Infusez l’attention mentale (la partie la moins tamasique) dans tout le corps via la conscience sensorielle, puis à travers la force vitale et le physique subtil, jusqu’à sentir le corps léger, plastique, élastique, presque flottant – ce qui surmonte temporairement l’inertie. Une force spirituelle ou une lumière d’en haut peut ensuite s’y installer plus facilement. Soyez régulier et persévérant, car le physique tend à retomber dans le tamas si l’effort s’interrompt longtemps.

 

Respectez le tempérament et la nature individuels (dharma du corps, inclinations sattviques/rajasiques héritées) comme point de départ : poussez-les jusqu’à leur plasticité maximale, sans les forcer contre leur nature (ce qui rendrait le corps malade). Incluez des activités collectives de coordination (sports d’équipe comme le basket ou l’aviron) pour développer une conscience physique collective unifiée, base potentielle pour une manifestation spirituelle collective. Le mental et la volonté, alignés avec l’énergie vitale et l’impulsion physique subtile, peuvent seuls éveiller des compétences latentes et façonner le corps. Ces bases préparent le véhicule à recevoir plus tard l’infusion spirituelle qui brisera les limites du tempérament.

Résumé de la vidéo 12

La vidéo continue l’étude du chapitre « Perfection of the Body » (La perfection du corps) de l’ouvrage de Sri Aurobindo The Supramental Manifestation upon Earth. Sri Aurobindo identifie deux conditions pour développer la conscience du corps vers sa perfection :

  1. un éveil aussi complet que possible de la conscience du corps elle-même ;

  2. une éducation et une évocation de ses potentialités, aussi entières, pleinement développées et multi-dimensionnelles que possible.

La première condition est particulière : elle consiste à distinguer la conscience inhérente au corps lui-même de la conscience qui habite le corps. Dans presque toutes les traditions religieuses et spirituelles, l’accent a toujours été mis uniquement sur la conscience habitante ; le corps n’était qu’un contenant ou un vaisseau. Ici, Sri Aurobindo attire l’attention sur la conscience propre au corps, qui doit être rendue non seulement suffisamment consciente pour soutenir, mais entièrement consciente. C’est déjà quelque chose d’unique comme but spirituel.

La seconde condition est l’éducation et l’évocation de ses potentialités dans toute leur étendue et leur multi-dimensionnalité. Même la semi-conscience terne du corps a une multi-dimensionnalité (idée nouvelle par rapport à celle du mental ou de la personnalité).

Le corps et la forme sont en origine une création de l’Inconscient, mais à l’intérieur se trouve une conscience secrète, superconsciente, qui travaille et croît en lumière, pouvoir, Ananda et connaissance. On doit la prendre au point où elle est arrivée et la conduire consciemment vers le haut. Caractéristique du yoga intégral de Sri Aurobindo : il n’y a pas de précondition ; on commence où l’on est (et pour chaque partie : mental, vital ou physique).

En résumé pratique : rendre le corps conscient, puis le former pour dépasser sa capacité actuelle et tirer tout son potentiel. Sur un plan purement matériel, cela peut commencer par un programme d’exercices (asanas, exercices, jeux, etc.) pour rendre le corps conscient et pousser les limites de ses capacités. Mais ce que Sri Aurobindo décrit va beaucoup plus profond.

Le travail à faire sur cette conscience physique : ce qui est éveillé doit être rendu pleinement conscient ; ce qui est endormi doit être éveillé et mis au travail ; ce qui est latent doit être évoqué et éduqué.

Deux aspects de la conscience du corps sont à considérer.

Premier aspect : une sorte d’automatisme qui poursuit son travail sur le plan physique sans intervention du mental, et dans certaines parties même au-delà de toute possibilité d’observation directe par le mental.

Exemples :

  • La digestion : processus complexe et intelligent (adaptation des sucs digestifs selon la composition exacte des aliments, étapes chimiques successives, mouvements musculaires précis) que le mental ne peut ni connaître ni contrôler directement.

  • Le battement cardiaque : on peut l’observer (accélération, ralentissement), mais pas le contrôler directement (au stade de formation actuel).

  • La déglutition : on peut l’initier volontairement, mais le mouvement péristaltique qui suit jusqu’à l’estomac échappe au contrôle ; si l’on intervient, il s’arrête.

  • La respiration : unique fonction à la fois automatique et consciente ; on peut la retenir ou la relâcher à volonté, puis détourner l’attention et elle continue mécaniquement, avec une intelligence qui adapte rythme et profondeur aux besoins globaux du corps.

Il s’agit d’un automatisme avec intervention partielle du mental au mieux pour initier, mais jamais pleinement contrôlable.

Second aspect : des mouvements enseignés et formés par le mental qui peuvent ensuite fonctionner automatiquement et sans faute même sans attention de la pensée ou de la volonté ; certains opèrent même dans le sommeil et produisent des résultats utiles à l’intelligence éveillée. C’est l’automatisme formé et développé.

Exemples donnés par Sraddhalu :

  • Changer d’habitude respiratoire (respirer par le ventre au lieu de la poitrine supérieure) : après quelques pratiques conscientes, la nouvelle habitude se met en place automatiquement.

  • Contrôle de la déglutition / péristaltisme (pouvoir le suspendre ou l’inverser).

  • Dans le Hatha Yoga avancé : contrôle conscient des battements cardiaques (ralentir, accélérer, puis laisser continuer).

  • En principe, on peut entrer dans tous les automatismes internes (foie, reins, processus cérébraux, etc.), les modifier consciemment et leur donner de nouvelles habitudes.

  • Automatismes d’expression externe : coordination des doigts pour jouer d’un instrument (d’abord lutte contre les habitudes, puis formation d’un nouvel automatisme qui fonctionne parfaitement tant que le mental n’intervient pas ; l’intervention mentale peut le perturber).

  • Rythmes de sommeil, de réveil, de digérer, etc. : formés dans l’enfance ; le corps peut être formé à les ajuster consciemment (ex. : pouvoir s’endormir à volonté, à n’importe quel moment ou dans n’importe quelle position).

Exemple concret : un officier de la marine indienne formé aux sous-marins (cycle 4 heures de travail / 4 heures de repos en lumière artificielle permanente) développe la capacité de s’endormir à volonté, même debout, et de se réveiller quand il le souhaite.

Ces automatismes (internes et externes) peuvent être rendus suffisamment conscients et formés pour que le mental puisse intervenir de l’intérieur et les modifier. C’est la responsabilité du yogi de la conscience physique.

Le discours reste centré sur l’explication du chapitre « Perfection of the Body ».

Citations d’autres ouvrages :

Aucune citation tirée d’ouvrages extérieurs à Sri Aurobindo (avec extrait précis et référence) n’apparaît dans le contenu disponible de la vidéo. Les mentions de Hatha Yoga ou de livres de pranayama restent générales et illustratives, sans extrait référencé.

Conseils pratiques

(Grok a changé sa façon de répondre à la même question.) 

1. Deux conditions fondamentales pour travailler sur le corps

  • Éveiller la conscience du corps elle-même (et non seulement la conscience qui habite le corps). Rendre cette conscience corporelle aussi complète et consciente que possible.

  • Éduquer et évoquer toutes ses potentialités de façon aussi complète, développée et multi-dimensionnelle que possible.

En pratique :

Prendre le corps là où il en est actuellement (sans condition préalable) et le faire progresser consciemment à partir de ce point.

2. Ce qu’il faut faire concrètement sur la conscience corporelle

  • Rendre pleinement conscient ce qui est déjà éveillé en elle.

  • Réveiller ce qui est endormi et le mettre au travail.

  • Évoquer et former ce qui est encore latent.

3. Point de départ simple et immédiat

Utiliser n’importe quelle activité physique (āsanas, exercices, sports, jeux, marche, etc.) de deux façons complémentaires :

  • Pour rendre le corps conscient (sentir ce qui se passe dans chaque partie, chaque mouvement).

  • Pour repousser les limites de ses capacités actuelles et faire émerger un potentiel plus large.

Même un programme d’exercices ordinaires, pratiqué avec cette double intention, constitue déjà un bon début.

4. Travail sur les automatismes du corps

  • Observer et progressivement influencer les fonctions automatiques (respiration, digestion, battements cardiaques, déglutition, etc.).

  • Entraîner le corps pour que certains mouvements, une fois appris par le mental, deviennent automatiques et parfaits, même sans attention constante du mental (et parfois même pendant le sommeil).

  • Apprendre à initier consciemment un mouvement, puis à le laisser se dérouler avec précision sans intervention mentale excessive.

5. Attitude générale de pratique

  • Ne pas attendre d’avoir atteint un niveau particulier avant de commencer : on part de l’état actuel du corps.

  • Travailler de façon régulière et patiente, en cultivant une attention qui pénètre le corps plutôt qu’une attention purement mentale.

  • Viser une formation multi-facettes (pas seulement force ou souplesse, mais aussi finesse de perception, endurance, précision, etc.).

Résumé de la vidéo 13

La vidéo continue l’étude du chapitre « Perfection of the Body » (La perfection du corps) de l’ouvrage de Sri Aurobindo The Supramental Manifestation upon Earth.

Sraddhalu replace la discussion dans le contexte plus large des études antérieures sur la perfection psychologique et la transformation des consciences mentale et vitale ; le physique est maintenant le focus dans la relation entre ces niveaux.

Il rapporte une réponse de la Mère à la question de savoir si la conscience physique peut être éveillée et transformée en premier : normalement, la transformation se fait de haut en bas (à partir des parties supérieures, descendant et s’installant dans les inférieures jusqu’au physique). Elle donne des exemples : sans changer l’obstination et la petitesse de la conscience mentale, qu’est-ce qui aiderait la conscience physique à changer et se libérer ? Elle ajoute, presque en plaisantant, que si l’on pense pouvoir transformer de bas en haut, on peut essayer, ce sera intéressant. Elle observe aussi que lorsqu’une transformation semble procéder de bas en haut, on peut la décrire comme le corps s’éveillant et s’élevant vers une conscience supérieure, mais en réalité c’est le supérieur qui s’installe et le libère.

Sri Aurobindo indique que la première condition pour la perfection naturelle du corps est la santé et la force. Cela ne se limite pas à la structure musculaire, osseuse et nerveuse, mais s’étend au physique subtil, à la force vitale qui remplit le physique grossier et subtil, et aux parties de la conscience mentale intégrées dans la conscience physique. Tout cela doit être rendu sain et fort.

Ensuite, deux conditions pour la perfection du corps :

  1. l’éveil de la conscience physique (incluant toutes les gradations : physique grossier, physique subtil, force vitale dans le physique, et la partie de la volonté mentale liée au physique) ;

  2. une éducation, une évocation et une formation du potentiel du corps.

On commence où l’on est. Trois niveaux d’effort :

➡ ce qui est éveillé doit être rendu pleinement conscient ;

➡ ce qui est endormi doit être éveillé et mis au travail ;

➡ ce qui est latent doit être évoqué et éduqué.

On commence par la partie la plus éveillée (encore à moitié endormie), on l’amène à une pleine vigilance ; la frontière de conscience s’étend alors plus profondément, révélant ce qui est endormi, puis le potentiel latent.

Ce potentiel dépasse l’imagination des rêves les plus fous ou de la science-fiction (exemples populaires : X-Men, Superman, Batman, Spider-Man). Ces possibilités existent dans la conscience humaine et émergent non par manipulation génétique, accident ou radiation, mais lorsque la conscience s’éveille à ses propres possibilités plus profondes ; elles réorganisent alors le matériau de l’être de l’intérieur vers l’extérieur et du haut vers le bas.

Pour rendre conscient et pousser la frontière de la conscience plus profondément, deux aspects de la conscience du corps :

Premier aspect : un automatisme qui travaille sur le plan physique sans intervention du mental. Tant que le mental n’intervient pas, il fonctionne de lui-même ; l’intervention du mental le perturbe souvent. Cela existe non seulement dans le corps humain, mais dans les processus matériels de la Nature (ce que l’on appelle les « lois » de la physique, de la chimie ou, dans une certaine mesure, de la biologie). Ce ne sont pas des lois, mais des tendances habituelles de la conscience physique, profondément ancrées, précises et exactes.

L’intervention du mental peut changer ces habitudes (dans le corps ou dans la matière externe), mais si elle se retire, la conscience physique retombe dans l’ancienne habitude. On appelle alors cela une « loi » temporairement perturbée. Des phénomènes dits paranormaux ou psychiques (psychokinésie, influence de la pensée à distance, exemples comme Yuri Geller influençant des instruments dans des accélérateurs de particules) illustrent cette action directe du mental sur les automatismes matériels.

Si une telle empreinte de volonté était persistante et étendue, elle changerait la « loi » et établirait un nouveau rythme dans la Nature. Sur de longues échelles de temps (milliards d’années), ces « lois » ont évolué : des possibilités d’abord anormales sont devenues fréquentes, puis stabilisées comme conditions normales (nouveaux éléments, substances, processus). Les éléments plus complexes et instables (comme l’uranium) illustrent encore l’incapacité actuelle de la conscience physique à les organiser pleinement.

Dans le corps vivant, certaines « lois » de l’Inconscient sont déjà contournées, modifiées ou dépassées (ex. : conservation de l’énergie, entropie) : l’entropie est neutralisée pendant la durée de la vie, l’ordre augmente. La vie et le mental prennent cela en charge et organisent davantage le corps (exercices pour plus d’harmonie, force, structure). Des cas de personnes ne mangeant pas ou exprimant bien plus d’énergie qu’elles n’en absorbent montrent aussi le contournement de ces lois par l’introduction d’un principe supérieur.

Cet automatisme va du niveau le plus matériel inconscient jusqu’à l’organisation biologique des cellules, tissus, organes, etc., développé sur des millions d’années. Un bébé nouveau-né sait déjà manger, avaler, digérer, etc., par automatisme. La plupart des êtres humains vivent toute leur vie sans prendre conscience de ce domaine : le corps fonctionne seul, le mental et le vital le tirent, jusqu’à ce qu’il s’effondre ou se rebelle. Les médicaments agissent aussi en déclenchant des automatismes. Si le mental se tourne vers cet automatisme, il peut le rendre conscient, entendre ses préférences, et consciemment le modeler, le façonner ou corriger les déséquilibres.

Second aspect : des mouvements et tendances que le mental peut enseigner et former, puis laisser aller ; la conscience du corps les suit alors automatiquement et sans faute, même sans attention directe de la pensée ou de la volonté. C’est en grande partie ce que l’on appelle la formation ou la culture de la conscience physique (rythmes alimentaires, sommeil, etc.). Le discours reste centré sur l’explication du chapitre « Perfection of the Body ».

Citations d’autres ouvrages :

  • Mentions générales de la Mère (réponse sur la transformation de haut en bas), sans extrait précis ni référence exacte d’Agenda ou d’autre volume.
    Aucune citation tirée d’ouvrages extérieurs à Sri Aurobindo avec extrait et référence précise n’apparaît dans le contenu disponible.

Conseils pratiques

1. Ordre de travail recommandé

  • La transformation se fait normalement du haut vers le bas (parties plus élevées d’abord, puis descente progressive dans le physique).

  • Essayer de transformer le physique en premier (du bas vers le haut) est possible mais beaucoup plus difficile et moins efficace.

  • En pratique : continuer à travailler sur le mental et le vital tout en s’occupant du corps ; c’est le supérieur qui, en s’installant, libère et transforme le physique.

2. Condition préalable : santé et force

  • Établir une santé et une force solides, non seulement musculaires et nerveuses, mais aussi :

    • dans le physique subtil,

    • dans la force vitale qui imprègne le corps,

    • dans les parties mentales liées au physique.

  • Utiliser les moyens déjà vus précédemment (exercices, āsanas, hygiène de vie, etc.) pour solidifier ces niveaux.

3. Les trois étapes concrètes du travail sur la conscience physique

Appliquer systématiquement cette séquence :

  1. Ce qui est déjà éveillé → le rendre pleinement conscient.

  2. Ce qui est endormi → le réveiller et le mettre au travail.

  3. Ce qui est latent → l’évoquer, le former et l’éduquer.

On commence toujours par la partie la plus consciente du physique, puis on élargit progressivement la frontière de la conscience vers le plus profond et le plus inconscient.

4. Travail sur les automatismes

  • Observer les fonctionnements automatiques du corps (et même de la matière).

  • Le mental peut intervenir et modifier temporairement ces automatismes.

  • Pour que le changement tienne, il faut persister avec la volonté jusqu’à ce que le nouveau rythme s’installe comme une nouvelle habitude (sinon le corps revient à l’ancien mode).

  • En pratique : initier consciemment un mouvement ou une fonction, puis laisser le corps l’exécuter de façon de plus en plus précise et autonome, en maintenant une présence attentive sans forcer excessivement.

5. Attitude de base

  • Partir de là où l’on en est réellement (pas d’attente d’un niveau idéal).

  • Travailler régulièrement pour élargir la conscience corporelle en profondeur.

  • Garder à l’esprit que le potentiel du corps dépasse largement ce que l’on imagine actuellement ; on l’évoque en éveillant la conscience, pas par des moyens purement externes.

Résumé de la vidéo 14

La vidéo continue l’étude du chapitre « Perfection of the Body » (La perfection du corps) de l’ouvrage de Sri Aurobindo The Supramental Manifestation upon Earth. Sri Aurobindo décrit en grands traits les conditions et les moyens de la perfection du corps.

Deux conditions principales :

  1. un éveil aussi entier que possible de la conscience du corps ;

  2. une éducation et une évocation complètes de ses potentialités, aussi multi-dimensionnelles que possible.

La conscience du corps présente un double aspect d’automatisme :

  • un automatisme qui poursuit son travail sur le plan physique sans intervention du mental ;

  • un second automatisme que le mental forme, et que le corps continue ensuite de lui-même.
    Les deux doivent être développés.

Tant que l’on utilise uniquement des moyens physiques, ce qui est développé et réalisé reste précaire et limité. Des influences extérieures ou intérieures peuvent déstabiliser les acquis, et ceux-ci semblent incapables de dépasser certaines limites. Pour aller plus loin, il faut dépasser ces limitations. Si l’entraînement purement physique du corps le maintient dans ses limites, l’introduction d’influences moins limitées (le mental, plus large, libre, plastique et conscient) permet de dépasser largement ces limites. Une influence encore supérieure au mental permettrait de libérer complètement la conscience du corps.

Les moyens consistent à faire croître la conscience dans une prise de plus en plus ferme, de l’intérieur ou d’en haut, sur le corps et ses pouvoirs, et dans une réponse plus consciente aux parties supérieures de l’être. Le corps, dans sa conscience physique, répond déjà dans une certaine mesure à la force vitale, au mental et même à une influence intuitive, mais une grande partie reste en dessous du domaine de ces influences plus conscientes. La direction à prendre est une prise croissante d’en haut (les parties supérieures prenant hold de la conscience physique et de ses processus) et de l’intérieur (influence du psychique émergeant, ainsi que du mental et de l’intuition descendant). Le point de lien est le mental et la volonté mentale : c’est par l’application de la volonté mentale que l’influence du mental est injectée dans le corps.

Phrase clé de Sri Aurobindo (sur laquelle reposait déjà la discussion précédente) :

« If the mind can take up and control the instincts and automatisms of the life energy and the subtle physical consciousness and the body, if it can enter into them, consciously use and, as we may say, fully mentalise their instinctive or spontaneous action, the perfection of these energies, their action too becomes more conscious, more aware of itself and more perfect. »

(Si le mental peut prendre en charge et contrôler les instincts et automatismes de l’énergie vitale, de la conscience physique subtile et du corps ; s’il peut y entrer, les utiliser consciemment et, pour ainsi dire, les mentaliser pleinement dans leur action instinctive ou spontanée, la perfection de ces énergies, leur action aussi, devient plus consciente, plus consciente d’elle-même et plus parfaite.)

Sraddhalu rappelle la guidance de la Mère sur la manière de se libérer de certaines tendances enracinées dans la conscience physique : en se débarrassant de la mémoire du corps concernant cet état (maladie, état psychologique ou problème moral). Tout ce qui se produit dans les couches mentale, émotionnelle, vitale, énergétique et physique subtile finit par s’infiltrer, s’installer et s’ancrer dans la conscience physique. Même après s’être libéré de ces tendances sur les autres plans, c’est cet ancrage physique (comme une graine) qui ressurgit sans cesse. La résistance la plus collante se trouve là, parce qu’elle est semi-consciente, subconsciente, voire inconsciente. Le secret est de la tirer hors de son inconscience et de la rendre de plus en plus consciente.

Deux étapes dans la phrase de Sri Aurobindo :

  1. le mental doit d’abord prendre en charge les instincts et automatismes ;

  2. ensuite les contrôler.

Exemple personnel de Sraddhalu (enfant) : une dame de 80 ans dont la main tremblait en portant une tasse, produisant un bruit de cliquetis. Lorsqu’elle s’en aperçut (et s’aperçut qu’on l’avait remarqué), elle utilisa l’autre main pour stabiliser. Après cela, le tremblement ne se reproduisit plus. Cela illustre comment le mental, en prenant en charge un automatisme, peut le changer.

Le mental ne contrôle pas directement le corps : il le fait d’abord via l’énergie vitale, puis via le physique subtil, puis le physique grossier. C’est la clé non seulement pour prendre en charge et contrôler la conscience du corps, mais aussi pour la modeler, la changer et même la transformer.

Exemple d’un ami qui appliqua ces principes à son programme de musculation (deux heures de charges lourdes quotidiennes) : en utilisant le mental pour prendre en charge la force vitale et, à travers elle, la conscience physique, il obtint des résultats spécifiques (le passage se poursuit sur cet exemple et les applications pratiques).

Le discours reste centré sur l’explication du chapitre « Perfection of the Body ».

Citations d’autres ouvrages :

  • Guidance de la Mère sur le fait de se débarrasser de la mémoire du corps concernant un état (maladie, état psychologique ou moral) pour s’en libérer de façon permanente. Aucune référence exacte d’Agenda ou de volume n’est donnée dans le contenu disponible.
    La phrase clé citée est tirée directement de Sri Aurobindo dans le chapitre étudié. Aucune autre citation d’ouvrages extérieurs avec extrait précis et référence n’apparaît.

Conseils pratiques

1. Les deux conditions de base (rappel et approfondissement)

  • Éveiller aussi complètement que possible la conscience du corps.

  • Éduquer et évoquer toutes ses potentialités de façon multi-dimensionnelle.

Les deux types d’automatismes doivent être développés :

  • ceux qui fonctionnent sans le mental,

  • ceux que le mental a formés et que le corps continue ensuite tout seul.

2. Limite des moyens purement physiques

Les méthodes purement physiques (exercices, āsanas, etc.) restent limitées et instables.
Pour dépasser ces limites, il faut faire intervenir des influences plus vastes et plus conscientes :

  • d’abord le mental,

  • puis des niveaux encore plus élevés (intuition, psychique, etc.).

3. Méthode centrale : le mental prend en charge le corps

La phrase clé de Sri Aurobindo, soulignée longuement :

Si le mental peut prendre en charge et contrôler les instincts et automatismes de l’énergie vitale, de la conscience physique subtile et du corps… s’il peut y entrer consciemment et les « mentaliser » pleinement, alors leur action devient plus consciente, plus consciente d’elle-même et plus parfaite.

En pratique, cela se fait en trois étapes successives :

  1. Le mental agit d’abord sur la force vitale (prāṇa / life-energy).

  2. À travers la force vitale, il atteint la conscience physique subtile.

  3. À travers celle-ci, il influence enfin le corps grossier.

4. Comment procéder concrètement

  • Observer un instinct ou un automatisme (tremblement, tension, habitude corporelle, réaction, etc.).

  • Le prendre en charge consciemment avec le mental (ne plus le laisser en mode automatique inconscient).

  • Puis le contrôler : le freiner, le rediriger ou le transformer.

  • Persister jusqu’à ce que le changement s’installe durablement dans le corps.

Exemple concret donné : une personne âgée qui tremble en portant une tasse. Au moment où elle prend conscience du tremblement et intervient consciemment avec le mental, le corps refuse ensuite cette tendance et le tremblement disparaît.

5. Libérer le corps de ses « mémoires »

La Mère indique un moyen puissant :

  • Pour se libérer définitivement d’une maladie, d’une tendance psychologique ou d’une habitude enracinée, il faut effacer la mémoire du corps concernant cet état.

  • Même si le mental et le vital sont déjà libres, la graine reste dans la conscience physique et refait surface. C’est là qu’il faut agir en rendant cette zone plus consciente.

6. Application immédiate (exemple d’entraînement)

On peut appliquer la même méthode à n’importe quel entraînement physique (musculation, yoga, sport…) :

  • Pendant l’exercice, utiliser consciemment le mental pour diriger la force vitale dans les muscles et les cellules.

  • Ne pas laisser le corps travailler en pure automatisme, mais le « mentaliser ».

7. Attitude générale

  • Faire croître une prise de plus en plus ferme sur le corps :

    • depuis le haut (mental, intuition),

    • depuis le dedans (psychique).

  • Travailler régulièrement pour que les parties plus conscientes de l’être aient un contrôle croissant sur les processus physiques.

Résumé de la vidéo 15

La vidéo poursuit l’étude du chapitre « Perfection of the Body » (La perfection du corps) de l’ouvrage de Sri Aurobindo The Supramental Manifestation upon Earth. Sraddhalu présente le passage étudié comme l’un des plus importants des écrits de Sri Aurobindo concernant la transformation de la conscience physique.

La phrase clé déjà lue précédemment reste centrale :

« If the mind can take up and control the instincts and automatisms of the life energy and the subtle physical consciousness and the body, if it can enter into them, consciously use and, as we may say, fully mentalise their instinctive or spontaneous action, the perfection of these energies, their action too becomes more conscious, more aware of itself and more perfect. »

(Si le mental peut prendre en charge et contrôler les instincts et automatismes de l’énergie vitale, de la conscience physique subtile et du corps ; s’il peut y entrer, les utiliser consciemment et, pour ainsi dire, les mentaliser pleinement dans leur action instinctive ou spontanée, la perfection de ces énergies, leur action aussi, devient plus consciente, plus consciente d’elle-même et plus parfaite.)

Cette phrase fournit la clé pour sortir consciemment la conscience physique de son état semi-conscient ou subconscient et rendre conscients tous ses processus automatiques.

Au-delà, dans les limites de l’évolution actuelle, la conscience physique peut être modelée par le mental, et le mental peut étendre son contrôle à des capacités qui sont à peine limitées même dans l’état présent. Mais si cette conscience mentale s’ouvre à quelque chose de encore supérieur (une intuition plus haute et une énergie lumineuse d’une volonté intuitive), alors les limites de ce qu’elle peut faire avec la conscience physique sont complètement levées. Sous certaines conditions, il y a même possibilité d’une intervention de la volonté dans le fonctionnement automatique des organes corporels eux-mêmes.

Les étapes déjà vues : le mental entre en relation avec la force vitale, puis le physique subtil, puis le physique grossier ; il prend d’abord en charge, puis contrôle les instincts et automatismes ; il y entre, les utilise consciemment, les mentalise, et même les intuitivise à mesure que le mental lui-même devient plus intuitif.

Sraddhalu renvoie à deux passages de The Synthesis of Yoga (partie sur le yoga de la connaissance intégrale) pour approfondir. Ces chapitres, bien qu’apparemment centrés sur le jnana yoga traditionnel, sont utilisés par Sri Aurobindo comme point d’entrée vers le yoga intégral et le yoga de la perfection de soi.

Il lit notamment le chapitre 7, « The Release from Subjection to the Body » (pages 331 et 333 de son édition ; environ page 346 dans d’autres).

Dans ce passage, Sri Aurobindo explique comment, lorsque le mental prend en charge le fonctionnement de la force vitale et de la conscience du corps, il peut changer leurs habitudes et les en libérer. La similarité avec le chapitre « Perfection of the Body » est grande, mais la différence de focus est importante : dans « The Release from Subjection to the Body », l’objectif principal est que la conscience mentale se libère du physique et, depuis cet état de libération, aide la conscience du corps à se libérer de ses limitations. Il ne traite pas directement de la transformation de la conscience physique.

Citation lue :

Si ce n’est pas l’une des habitudes fondamentales de la Nature établies pour la relation entre mental, vie et corps, et si l’ancienne sanction n’est pas renouvelée par le mental ou l’habitude volontairement indulgée, alors le changement viendra finalement. Même l’habitude de la faim et de la soif peut être minimisée, inhibée, éliminée. L’habitude de la maladie peut être de même minimisée et progressivement éliminée. En attendant, le pouvoir du mental de remettre en ordre les désordres du corps, que ce soit par manipulation consciente de la force vitale ou par simple fiat mental, augmentera immensément.

Sri Aurobindo classe la faim et la soif comme des habitudes du corps, non comme des contraintes absolues. D’un point de vue évolutif pratique, elles étaient le mécanisme nécessaire pour que le corps impose ses besoins à l’énergie vitale ou au mental, qui autrement les ignoreraient.

Il y a souvent un mélange des plans physique, vital et mental, de sorte que l’un peut reproduire les symptômes de l’autre. Une première purification dans le yoga intégral consiste à séparer ces parties pour qu’elles fonctionnent librement selon leur rythme et leur principe naturels, puis à libérer leurs limitations une par une.

Minimiser puis éliminer l’habitude de la faim et de la soif implique une responsabilité accrue : le conscient doit alors veiller consciemment à nourrir et hydrater le corps selon ses besoins réels.

Sraddhalu distingue cela des méthodes techniques (pranayama, certaines feuilles, etc.) qui suppriment ou tuent simplement les instincts de faim et de soif : ces méthodes modifient un processus en le remplaçant par un autre, sans mentaliser ni libérer la conscience physique. Elles peuvent être utiles dans des systèmes qui ne visent pas la transformation physique, mais ce n’est pas ce que décrit Sri Aurobindo ici.

Le discours reste centré sur l’explication du chapitre « Perfection of the Body », en le reliant à des passages de The Synthesis of Yoga.

Citations d’autres ouvrages :

  • The Synthesis of Yoga de Sri Aurobindo, chapitre 7 de la partie sur le yoga de la connaissance intégrale : « The Release from Subjection to the Body » (pages indiquées par Sraddhalu : 331 et 333 de son édition). Extrait paraphrasé/cité ci-dessus sur le changement des habitudes (faim, soif, maladie) par la volonté mentale et l’augmentation du pouvoir du mental sur le corps.

Aucune autre citation d’ouvrages extérieurs (avec extrait précis et référence) n’apparaît dans le contenu disponible.

Conseils pratiques

1. Poursuite de la méthode centrale

Continuer à appliquer la clé déjà vue :

  • Le mental prend en charge les instincts et automatismes de l’énergie vitale, de la conscience physique subtile et du corps.

  • Il les contrôle.

  • Il y entre consciemment, les utilise et les « mentalise » pleinement.

Résultat : ces énergies deviennent plus conscientes d’elles-mêmes et plus parfaites.Quand le mental s’ouvre à une intuition supérieure et à une volonté intuitive, les limites de ce qu’il peut faire sur le physique disparaissent presque complètement. Il devient même possible d’intervenir par la volonté dans le fonctionnement automatique des organes.

2. Changer les habitudes du corps par la volonté mentale

Sri Aurobindo (passage de La Synthèse des Yogas – « Release from Subjection to the Body ») indique que :

  • Si la volonté mentale persiste sans renouveler l’ancienne sanction et sans indulgencer l’habitude,

  • alors le changement finit par s’installer.

Applications concrètes :

  • Les habitudes de faim et de soif peuvent être minimisées, inhibées, puis écartées.

  • L’habitude de la maladie peut être minimisée et progressivement éliminée.

  • Pendant ce processus, le pouvoir du mental pour rectifier les désordres du corps augmente considérablement (soit par manipulation consciente de la force vitale, soit par simple fiat mental).

3. Attention importante : ne pas supprimer, mais libérer

Ne pas utiliser de techniques externes qui étouffent simplement la faim/soif (certains prāṇāyāma, plantes spécifiques, etc.).

Ces méthodes modifient un processus mais ne mentaliser ni ne libèrent la conscience physique.

Le but est de rendre la conscience du corps libre et consciente, pas de la forcer à se taire.

4. Responsabilité qui en découle

Dès que la contrainte de la faim/soif diminue, on doit assumer consciemment la responsabilité de nourrir et d’hydrater le corps selon ses vrais besoins (puisqu’il ne force plus).

Cela exige une attention permanente à la conscience physique.

5. Purification préalable utile

Séparer clairement les plans physique, vital et mental pour qu’ils fonctionnent chacun selon leur rythme naturel, sans interférence mutuelle.

Cela soulage déjà le corps et prépare le terrain pour le travail de mentalisation.

6. Attitude de fond

Travailler avec persistance et patience.

Le mental (puis l’intuition) doit progressivement devenir le maître conscient des automatismes corporels, non pour les réprimer, mais pour les perfectionner et les libérer.

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