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Les premiers mois de 1969 sont marquée par "l'omniprésence" d'une Nouvelle Conscience sur terre pour aider l'humanité à évoluer et que Mère a appelé la Conscience du surhomme. Sous l'influence de cette "aube dorée" l'ambiance générale de ces premiers mois est à l'apaisement, au progrès de la sadhana, et même à une certaine légèreté. En effet Mère revient à plusieurs reprises sur l'humour impayable de cette Nouvelle Conscience... très active. 

Or, le départ de Pavitra le 16 mai 1969 semble marquer un tournant difficile, une étape de plus dans le travail de transformation. Rassembler tous les extraits des Agendas concernés aurait donné un article bien trop long, aussi je me focaliserai ici sur l'Agenda du 17 mai 1969 qui décrit les circonstances de la mort de Pavitra et la façon tout à fait exceptionnelle qu'il a eu de quitter son corps en se fondant dans le corps de Mère. 

Extraits :

entre le 15 et le 16, la nuit, après neuf heures (je n'ai pas regardé l'heure, alors je ne sais pas exactement, mais j'étais sur mon lit), toute la conscience individualisée de Pavitra (mais pas en forme), la conscience tout à fait éveillée, consciente, et jusqu'à tout ce qui peut sortir des cellules, a commencé à venir et à entrer en moi selon l'ancienne, la très vieille pratique yoguique de se fondre dans le Suprême – de la même façon, cette pratique-là. C'est arrivé, j'étais sur mon lit; ça a commencé et c'était tellement matériel qu'il y avait une très forte friction dans toutes les cellules, partout. Et ça a duré trois heures. Après trois heures, c'est devenu... pas positivement, immobile, mais plus actif.

Et alors, le lendemain matin, j'ai vu A (c'était le 16), j'ai vu A à peu près à huit heures et demie (naturellement, Pavitra était couché depuis la veille, on l'avait couché), et il m'a dit, le matin, que juste au moment où il allait venir, Pavitra a ouvert les yeux et l'a regardé... Alors je lui ai dit : «Je ne sais pas, mais avec une connaissance yoguique du procédé, tout à fait extraordinaire (parce qu'il ne s'est jamais vanté qu'il le savait), son être conscient s'est fondu la nuit dernière, est entré dans mon corps, dans ce corps-là... » Je lui ai dit : on verra. Mais une demi-heure après, on me disait que c'était juste au moment où je parlais à A que le docteur a déclaré qu'il était parti.

(…)

C'était fait comme un super-yogi peut le faire ! – il ne s'était jamais vanté, je ne sais même pas s'il le savait activement. Il l'a fait merveilleusement. Tu sais, les histoires que l'on nous raconte, de ceux qui s'enfermaient dans une cave et puis qui s'en allaient comme cela – c'est cela.

(…)

Mais je ne m'y attendais pas, je n'y pensais pas, je ne savais même pas qu'il savait sortir comme cela – ce devait être quelque chose au fond de lui qui savait –, je ne savais même pas qu'il savait le faire.

(...)

Et alors, quelque temps après que je me sois couchée, ça a commencé à venir, mais alors avec une SCIENCE du procédé extraordinaire ! Et pendant trois heures sans arrêt, continu, tout ce qu'il y a de plus steady [régulier], comme cela : une action. Au bout de trois heures, c'était comme maintenant ; j'avais l'impression qu'il disait : «Maintenant, c'est fini.» Seulement, on ne sait jamais, n'est-ce pas, s'il y avait une conscience attardée dans le corps... Je me suis dit : il vaut mieux attendre cet après-midi, pas l'enfermer avec quelque chose dans son corps.

Et ça a apporté à la conscience du corps comme un sens de satisfaction : l'apaisement que donne la satisfaction. Et ça, tout à fait concret.

Est-ce qu'il le savait d'une autre vie ou...? Je ne sais pas, ou bien il n'en parlait pas simplement. Parce que, d'après sa façon de parler, il avait l'air de ne pas savoir les secrets des procédés yoguiques.7 Ça a été fait avec une perfection rare... Trois heures, sans arrêt, sans fléchissement – trois heures –, continu-continu. Naturellement, j'étais étendue sur le lit…

7. Nous sommes persuadé qu'il avait appris beaucoup de choses dans les lamaseries de Mongolie où se pratique une science occulte très poussée.

Et puis, dans les paragraphes suivants, Mère compare cette expérience avec les départs de Sri Aurobindo et d'Amrita du 31 janvier de cette même année qui est venu directement à Mère... mais en gardant sa forme subtile. 

Mais dans le cas de Pavitra, c'est tout à fait autre chose : c'est l'être conscient tout entier qui a abandonné... (comment dire ?) ses limites, la limite personnelle et la forme, pour s'identifier totalement – il est entré comme cela, comme un courant de conscience et de force, mais très matériel, très matériel : ça produisait une friction, on sentait une friction, et pendant trois heures. Et ça, je ne l'avais jamais vu avant, c'était la première fois – j'avais entendu parler de cela très souvent (ils en parlent beaucoup), comment les grands yogis savaient faire: ils s'en allaient comme cela volontairement.

Et ça a AJOUTÉ quelque chose à la conscience du corps. Dans l'attitude spontanée du corps et dans sa manière d'être, j'ai remarqué un petit changement ; ça a ajouté une sorte de... stabilité dans le corps : stabilité satisfaite, comme cela. Et ce n'est pas comme quelque chose qui vient et qui peut s'en aller, ce n'est pas cela : c'est là (en Mère). Ça a été vraiment tout à fait intéressant – et inattendu.

Le départ de Pavitra semble avoir été pour Mère l'occasion de découvrir beaucoup de choses, mais avant d'aller plus loin revenons quelques jours en arrière. Au début de cet Agenda Mère évoque l'état de santé précaire de Pavitra et la date du 13 mai, quelques jours avant son départ...

Tu sais que je voyais Pavitra tous les jours, le soir. Il était en mauvais état. Mais j'avais été prévenue (il y a longtemps) que son être intérieur attendait le retour d’A2 pour s'en aller. Je ne sais pas si, dans la conscience extérieure, il savait quelque chose, mais en tout cas il n'avait jamais rien dit. Mais moi, je savais... Le jour où A est arrivé, le jour même de l'arrivée (le 13 mai), juste avant de venir ici, il est tombé par terre. Il est arrivé tout à fait égratigné. Je pensais que cela s'arrêterait là, mais le lendemain de l'arrivée de A (je ne me souviens plus, je ne garde jamais le souvenir clair des dates), en tout cas entre le 15 et le 16...

2. A vit à Paris.

Or, l'Agenda du mercredi 14 mai 1969 est très intéressant car il suggère l'importance de ce qui est en train de se jouer :

(Depuis quelques jours, Mère n'est pas bien portante : une crise «cardiaque».)

Le mouvement se précipite.

C'était le tour du cœur, alors le docteur a défendu que je voie du monde – mais ce n'est pas possible. Avant-hier, j'étais occupée ; hier, j'ai vu un peu... En tout, cela devient une cinquantaine de personnes ! Fantastique.

Oui, ça a commencé dimanche (je t'ai vu samedi 10 et ça a commencé dimanche). Ça a commencé par une espèce de rage de dents, mais ce n'était pas cela... Il y a toute une résistance qui est centrée là (geste montrant la gorge et la bouche). Alors ça a pris ici, et puis les douleurs sont devenues tellement aiguës (et puis naturellement pas manger), et puis... (naturellement je me suis concentrée, j'ai voulu savoir), alors je me suis aperçue que tout cela était la préparation pour... (Mère fait un geste au cœur).

Alors c'est un peu difficile. Voilà. Mais intéressant, très intéressant.

(Mère reste en contemplation jusqu'à la fin de l'entrevue)

Je dirai après, dans plusieurs jours. C'est extrêmement intéressant, mais c'est... ça touche au cœur même des choses. Dans trois-quatre jours, c'est-à-dire peut-être samedi, peut-être mercredi prochain, je te dirai.1

1. Notons que deux jours plus tard, le 16 mai, Pavitra a quitté son corps.

🔥

Revenons maintenant à cet Agenda du 17 mai 1969 et à cette question assez formidable de Satprem et à la non moins formidable réponse de Mère qui en vient à partager des informations d'une importance incalculable. 

Est-ce que cela veut dire que son individualité est dissoute ?

Tu sais, ces notions d'individualité... elles ont beaucoup-beaucoup changé pour moi, beaucoup. Encore toute la matinée de ce matin... Mais depuis longtemps, depuis au moins un mois, c'est autre chose.

Quand les hommes parlent d'individualité, il y a toujours comme un... au moins un arrière-fond de séparation, c'est-à-dire quelque chose qui existe indépendamment et qui a son destin propre ; et maintenant, telle que la conscience dans ce corps la connaît, c'est presque comme une pulsation de «quelque chose» qui, MOMENTANÉMENT, a une action séparée, mais qui est profondément, essentiellement, toujours UN ; comme quelque chose qui est projeté comme cela (geste d'expansion) momentanément avec une forme, et puis qui... (geste de contraction) qui peut à volonté annuler cette forme.

C'est très difficile à expliquer, mais le sens, en tout cas de la permanence de la séparation, a tout à fait disparu, tout à fait.

L'univers est une extériorisation (même geste de pulsation) de la Conscience Suprême ; c'est notre incapacité de vision totale qui nous permet d'avoir ce sens de fixité : il n'y en a pas, c'est quelque chose comme des pulsations ou des... vraiment un jeu de formes – il n'y a qu'UN être. Il n'y a qu'un être. Il n'y a qu'une, qu'une Conscience, qu'un Être.

La séparation, c'est vraiment... Je ne sais pas ce qui est arrivé... Et c'est cela qui a fait tout le mischief – tout le malheur, toute la misère...

La souffrance, la misère, le malheur et toute la question du mal hante l'humanité depuis toujours et des kilomètres de livres ont été écrits sur ces sujets, or, en une toute petite phrase, Mère nous rappelle, nous fait toucher, le cœur même de tout le problème, la cause des causes. D'une façon ou d'une autre, nous devons trouver le moyen de sortir, de guérir ce sens de la séparation.

Ce corps vient, pendant quelques jours, de passer par une série d'expériences (beaucoup trop longues pour raconter), par tous les états de conscience dans lesquels on peut passer, depuis le sens de l'unique réalité de ça (Mère pince la peau de ses mains), de la substance, avec toutes les misères, toute la souffrance qui est la conséquence de ce que l'unique réalité c'est la matière ; depuis ça, jusqu'à la libération. Ça a été, heure après heure, un travail. Et cet incident de Pavitra est venu comme un exemple, comme une démonstration.

Mais déjà avant cela, la conscience des cellules avait réalisé l'unité – l'unité vraie, essentielle – et qui PEUT devenir totale... si cette espèce d'illusion disparaît.

Ainsi, l'enjeu est vraiment considérable, sortir de cette illusion, non l'illusion bouddhiste, nihiliste qui prétend que le monde est une illusion. Ce n'est pas le monde qui est illusion, mais notre perception du monde. Mère parle ici de l'illusion de la séparation. Il serait logique de penser que plus nous serons pénétrés de l'Idée que tout est UN, plus cette illusion perdra du terrain, mais bien des éléments dans notre nature humaine si complexe se moque éperdument de la logique et de la raison. 

N'est-ce pas, l'illusion qui a créé toute cette misère était vécue d'une façon tellement intense que ça devenait presque insupportable, avec toutes les horreurs et toutes les épouvantes que cela a créé dans la conscience humaine et sur la terre... Il y a eu des choses... effroyables. Et juste après – juste après : la libération.

Ce qui reste à vivre, c'est-à-dire l'expérience qui reste à faire, c'est... le prochain progrès de la création, de la matière – le prochain pas pour retourner à la Conscience véritable. Ça, c'est...

Retourner à la Conscience véritable implique que... nous ne sommes pas dans la Conscience véritable. Le reconnaître fait naître l'aspiration à y retourner.  

Il semble qu'il a été décidé que quelque chose comme un commencement, ou un essai d'expérience, va être fait (Mère touche son corps).

C'est une question d'intensité de foi, et du pouvoir de supporter que donne cette foi. Tout dépend de la capacité de passer à travers les expériences nécessaires.

En tout cas, toutes les anciennes notions, toutes les anciennes façons de comprendre les choses, tout cela est bien fini, c'est passé.

Là encore, en deux toutes petites phrases de Mère, tant de choses sont suggérées. 

Et tout cela, nécessairement, c'est le chemin du retour ; il a fallu passer par là et il faut encore passer par là (mais pas la même chose), mais toujours avancer jusqu'à ce qu'on puisse... jusqu'à ce que ça (le corps) soit prêt pour vivre la Vérité. Je ne sais pas, l'impression est que ça va aussi vite qu'il est possible d'aller ; vraiment la Conscience est en train de nous faire avancer aussi vite qu'il est possible. Ce n'est plus l'heure d'une somnolence qui s'étale.

(long silence)

Je peux dire (et ça a été presque comme une surprise, c'est-à-dire que je ne le savais pas) : la conscience qui est sortie du corps de Pavitra était une conscience sans ego – sans ego. Sans SENS de l'ego. Il y avait une volonté claire de se fondre, une volonté avec une intensité d'aspiration, c'était formidable! – formidable. 9

9. Notons que Pavitra était atteint d'un cancer. Le cancer avait été miraculeusement enrayé, puis tout d'un coup, il a regagné du terrain.

Quoi que nous faisions, quelle que soit notre aspiration, si nous pouvions y ajouter l’intensité, une calme intensité, une volonté claire et déterminée, concentrée, il se passerait sans doute quelque chose de très intéressant. Mais revenons à cet Agenda et une autre question de Satprem :

Mais par individualité, je n'entends pas un ego : j'entends le «quelque chose» qui est identique à travers toutes les vies, la même chose qui progresse à travers toutes les vies. Le quelque chose qui est semblable et qui poursuit son développement.

Ça, c'est le Suprême.

Oui, mais il y a quelque chose qui...

C'est le Suprême conscient de Lui-même...

Oui.

...partiellement.

Oui, c'est cela, il y a quelque chose...

Le Suprême conscient de Lui-même partiellement.

... qui poursuit une voie de développement.

Oui, c'est le procédé. 

C'est le procédé qui a été utilisé pour l'évolution.

Oui, c'est cela que j'appelle individualité.

Ça, c'est entendu. Ça, c'est le procédé – ça a été le procédé de la création.

Et c'est parce que c'était le procédé de la création, que les hommes ont confondu cela avec...

La séparation.

La séparation : l'ego.

Mais ça, c'est évident (ce «quelque chose» qui persiste). C'est là, très fort, dans cette action de Pavitra, c'était très fort. Justement, c'était libre de l'illusion de l'ego et ça avait toute la force de Ça. Mais ça (ce centre-là), ça reste ! ça ne peut pas disparaître.

(silence)

Si nous pouvions le trouver, ce centre-là, qui reste, qui ne peut pas disparaître, qui progresse de vies en vies, notre individualité vraie... bien des choses seraient résolues. À vrai dire, je me suis souvent dit que la seule chose à trouver dans la vie, c'était soi-même. La société met toujours en avant certaines idées concernant le succès, la réussite, la valeur d'un individu par rapport à un autre...

Je me souviens d'une parole de Sri Aurobindo qui dit que la valeur d'un homme, c'est ce qu'il rend possible. Je n'ai jamais compris. Ainsi, n'importe quel "abruti" qui gagnerait au loto et donnerait des millions pour Auroville, pour créer des centres de yoga intégral dans le monde entier ou pour faire traduire dans les principales langues du monde les œuvres de Sri Aurobindo... Assurément, si un tel homme faisait cela, ce ne serait pas un abruti et il permettrait à ce que beaucoup de choses deviennent possibles... mais aurait-il pour autant réalisé le moins du monde la vérité de son être ? Assurément non ! 

Et par cette parole, Sri Aurobindo a l'air de supposer que ce que nous rendons possibles à l'extérieur a plus d'importance que ce que nous réalisons à l'intérieur. Assurément, je ne comprends pas ce qu'il a voulu dire.

Pour fermer cette parenthèse, j'ai plutôt l'impression que si dans notre vie, nous ne trouvons pas notre être psychique, la vérité de ce que nous sommes, c'est le véritable échec, la chose la plus terrifiante qui soit : finir sa vie sans s'être trouvé ! 

Mais ce n'est qu'un point de vue et revenons à cet Agenda.  

Qu'est-ce qui va se passer ? Je ne sais pas.

Parce que c'est très clairement une partie du travail (cette fusion de Pavitra) : il n'y a pas d'accident, il n'y a rien-rien (tout cela s'est évanoui), très clairement tout est arrivé exactement comme cela devait arriver.

Et ça a l'air de vouloir dire qu'«on» est en train d'essayer quelque chose (Mère touche son corps). Mais quoi ? Je ne sais pas... Le corps ne se préoccupe pas du tout, il est comme cela (Mère ouvre les mains) ; ça, tout le temps : «Ce que Tu voudras, Seigneur, ce que Tu voudras...» et avec un sourire et une joie parfaite – comme ça, comme ça, comme ça (geste mouvant, comme pour désigner ce côté du monde ou l'autre, ou toutes sortes d'autres côtés)...

Très étrangement, on lui a donné une conscience qui n'a plus rien à voir avec le temps : tu comprends, il n'y a pas «quand il n'était pas», il n'y a pas «quand il ne sera plus», il n'y a pas... Ce n'est pas comme cela, c'est tout quelque chose qui bouge. Mais c'est vraiment très intéressant. Et toutes-toutes ces réactions, ces sensations, ces sentiments, tout cela a tout à fait changé – changé même d'apparence. C'est autre chose.

N'est-ce pas, les états dans lesquels on pouvait être quand on était dans les consciences les plus hautes – celles qui s'unissaient, qui étaient une automatiquement avec la Conscience Suprême et avaient la conscience du tout –, cet état-là est devenu l'état naturel du corps. Sans effort, spontané: il ne peut pas être autrement. Alors qu'est-ce qui va se passer, comment ça va se traduire ? Je ne sais pas.

C'est contraire à toutes les habitudes.

Est-ce que cette conscience sait ce qu'il faut faire matériellement...? Je ne sais pas. Mais le corps ne s'en préoccupe pas, il fait à la seconde la seconde ce qu'il a à faire sans se poser de questions. Pas de complications et pas de plans, rien-rien.

Voilà. On verra, c'est intéressant !

🌹

Dans les Agendas ultérieurs, Mère reviendra encore sur le départ de Pavitra, ce qui nous montre que cela a enclenché différentes prises de conscience... mais nous verrons cela dans un prochain article. 

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