Prier pour la protection du Sanatana Dharma
Je n'aurai sans doute pas le courage de consulter tous les liens que Sraddhalu propose dans le descriptif de la vidéo, de traduire et de lire tous les textes qu'il propose, mais... qu'est-ce que c'était intéressant !
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Et parfois même très touchant, très émouvant, au point que cela a éveillé un besoin de me centrer dans les profondeurs du cœur pour prier les Forces spirituelles de descendre et de protéger le Sanatana Dharma, partout sur la terre.
Si ma mémoire est bonne, la Mère a parlé dans l'Agenda que c'est en Inde que le dernier Asoura devait périr... et à vrai dire, le combat qui se livre là-bas... cela paraît très très loin, et je n'y connais à peu près rien. Mais Sraddhalu avec quelques vidéos récentes parvient à nous faire toucher du doigt les violences et la perversité des attaques qui se déroulent sur le sol de l'Inde. La situation n'est pas brillante en France et en Europe, ça nous le vivons au quotidien, mais là-bas aussi, le combat occulte fait rage, avec une violence tout aussi sordide que ce que nous vivons ici.
Mais dans cette dernière vidéo, Sraddhalu réussit très bien à nous faire comprendre, qu'au-delà de l'Inde, c'est toute la terre, toutes les nations, tous les peuples qui sont concernés par la protection du Sanatana Dharma.
C'est curieux, j'ignore si c'est la même chose pour les autres, mais quand mentalement je ne connais pas très bien le sujet, quand le mental n'est pas encombré par toutes sortes de "connaissances" préconçues, le cœur est bien plus touché...
Nous relier intérieurement avec le Sanatana Dharma enclenche quelque chose.
Par contre, Sraddhalu évoque brièvement ce passage de La Vie Divine dans lequel Sri Aurobindo nous explique ce que la spiritualité n'est pas, et ce qu'elle est.
Mal nommer les choses contribue au malheur du monde est une citation célèbre d'Albert Camus, et il est vrai que la spiritualité est mise à toutes les sauces ; aussi, je trouve utile de nous rafraîchir la mémoire avec ce paragraphe remarquable.
Au début, la vérité de l’esprit et de la spiritualité n’est pas évidente pour le mental.
L’homme commence par percevoir mentalement son âme comme quelque chose d’autre que son corps, supérieur à son mental et à sa vie ordinaires ; mais il n’en a pas une perception claire, il n’a qu’une vague sensation de certains effets qu’elle produit sur sa nature.
Et comme ces effets revêtent une forme mentale ou vitale, la distinction n’est pas rigoureusement marquée, la perception de l’âme n’a pas encore acquis un caractère distinct et bien établi.
D’une manière générale, en effet, on confond l’âme avec une formation complexe faite d’influences partielles provenant du psychique et de sa pression sur les parties mentales et vitales, formation qui est mélangée d’aspiration mentale et de désir vital ; de même, on confond l’ego séparé avec le moi, bien que le moi, en son être véritable, en son essence, soit universel aussi bien qu’individuel, et la spiritualité avec un mélange d’aspiration mentale, d’ardeur et d’enthousiasme vital, rehaussés par une croyance ou une consécration suffisamment intense ou élevée, ou par un élan altruiste.
Mais ce vague et cette confusion sont inévitables ; c’est une étape de l’évolution, qui, puisque l’ignorance est son point de départ et le sceau de notre nature primitive, doit nécessairement commencer par une perception intuitive imparfaite et par un élan instinctif ou une recherche qui ne s’appuie sur aucune expérience acquise, aucune connaissance claire.
Même les formations qui sont les premiers effets de cette perception ou de cet élan, ou les premiers indices de l’évolution spirituelle, ont inévitablement ce caractère incomplet et provisoire.
Mais l’erreur qui en résulte est un obstacle sérieux, qui nous empêche de comprendre la vraie nature de la spiritualité.
Il faut donc insister sur le fait que celle-ci ne se réduit pas à une haute intellectualité ni à un idéalisme, à un penchant éthique du mental ou à une pureté et une austérité morales, ni à une religiosité ou une ferveur émotive ardente et exaltée, ni même à un composé de toutes ces excellentes choses.
Les croyances, les credo ou la foi du mental, l’aspiration du cœur, la réglementation de la conduite suivant une formule religieuse ou morale, ne sont pas l’expérience spirituelle ni la réalisation spirituelle.
Ces choses ont une valeur considérable pour le mental et la vie ; elles ont de la valeur pour l’évolution spirituelle elle-même en tant que mouvements préparatoires qui disciplinent, purifient la nature et lui donnent une forme appropriée.
Mais elles appartiennent encore à l’évolution mentale ; on n’y trouve pas le commencement d’une réalisation, d’une expérience et d’une transformation spirituelles.
Dans son essence, la spiritualité est
➡ l’éveil à la réalité intérieure de notre être, à l’esprit, au moi, à l’âme qui est autre que notre mental, notre vie et notre corps ;
➡ c’est une aspiration intérieure pour connaître, sentir, être Cela, pour entrer en contact avec la Réalité plus vaste qui dépasse l’univers et le pénètre, et qui demeure également en notre être ;
➡ c’est une aspiration pour entrer en communion avec cette Réalité et pour s’unir à elle, et,
➡ comme résultat de l’aspiration, du contact et de l’union, c’est un renversement, une conversion, une transformation de tout l’être, une croissance ou un éveil dans un nouveau devenir ou un nouvel être, un nouveau moi, une nouvelle nature.
Sri Aurobindo – La Vie Divine
Livre 2 – chapitre 24 – page 907
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