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3 mai

Cette Conscience est très intéressante. Elle a (souriant)... ce n'est pas un mépris, c'est une sorte d'indifférence lointaine pour toutes les idées humaines – toutes les conventions, tous les principes, toutes les moralités, tout cela... ça lui paraît absolument grotesque. De temps en temps, elle est mise en contact avec les idées humaines (Mère prend un ton étonné) : «Aah ! ils pensent que...» C'est amusant !

Il y a deux choses. D'abord, elle ne comprend pas du tout ce que nous voulons dire, l'importance que nous donnons (ça, pas du tout) à l'argent ; pour cette conscience, c'est une bouffonnerie ; l'argent, ce système, avoir inventé ce système-là, que l'on ne peut pas faire quelque chose sans tirer un billet, vraiment c'est pour elle une bouffonnerie.

C'est drôle, je m'aperçois tout d'un coup que l'être psychique (geste dominant, derrière)... l'être psychique, il est presque comme un témoin, il assiste à toute l'évolution des choses et il sait (il comprend les raisons profondes, il sait comment les choses sont) ; et c'est dans le corps que cette Conscience est tellement active, et alors chaque fois que le corps continue les petites habitudes du temps où il y avait un mental, un vital, vraiment ça lui paraît une bouffonnerie. Et l'attitude vis-à-vis de l'argent, c'est comme...

La mort, la nourriture et l'argent, cette Conscience a l'impression que ce sont les trois choses qui sont «formidables» dans la vie humaine, que la vie humaine tourne autour de ces trois choses – manger, (riant) mourir et avoir de l'argent –, et les trois, pour elle, ce sont... ce sont des inventions passagères qui sont le résultat d'un état qui est tout à fait transitoire et qui ne correspond pas à quelque chose de très profond ni de très permanent.

Voilà son attitude. Et alors, elle apprend au corps à être autrement.

Elle tolère la nourriture, à condition que cela ne prenne pas trop de place et que ce ne soit ni trop encombrant ni trop important ; elle dit : «C'est bien, tu es bâtie comme cela, tant pis pour toi, il faut manger.» (Mère rit)

Et alors, la mort...

(Alors Mère raconte les circonstances tout à fait étonnantes concernant la noyade d'une jeune femme qui tendent à montrer que l'âme voulait partir et que tout à été "organisé".)

(...)

Et cette Conscience si consciente du mouvement dans tous ! de la réaction de tout cela, c'était extraordinaire. Et c'est elle qui a vu cela, qui m'a montré cela : un psychique comme cela (même geste immuable), comme une décision irrévocable. Et pour elle, n'est-ce pas, c'est comme quelqu'un qui décide de changer de maison, ou de changer de chambre, ou même de changer de vêtement... «Pourquoi faites-vous tant-tant d'embarras pour ça ?»

(…)

Pour cette Conscience, à part quelques individus, les êtres humains sont faibles. Ce sont des êtres faibles. Très spéculatifs, imaginatifs et très-très actifs dans le mental, oh ! formidablement actifs (ça leur donne l'impression de...) oh-oh ! quelle agitation ! Mais comme cela, au point de vue psycho-physique : faibles.

Je t'ai dit plusieurs fois, depuis le commencement, ce sentiment d'une FORCE, d'une force absolument inaccoutumée (je ne suis pas la seule : tous ceux qui sont en rapport avec cette Conscience disent qu'ils sentent une force... une force extraordinaire). Et c'est elle. Et c'est d'une autre nature: c'est une force qui voit les choses différemment, tout à fait différemment.

Et alors, par exemple, ces deux-là dont j'ai parlé (P et sa sœur, tous deux chefs de groupe), au point de vue humain, on dirait vraiment qu'ils sont insensibles – c'est parce qu'ils sont insensibles et trop égocentriques que l'accident est arrivé. C'est-à-dire un reproche. Pour cette lumière-là: «Ah! ce sont de bons instruments, on peut s'appuyer dessus5 (geste solide), ils ne fléchiront pas, ils sont assez forts pour que l'on s'appuie.»

5. Notons que P et sa sœur sont tous deux très musculairement solides.

Et tout cela est montré au corps, qui vraiment commence... (riant) à savoir des choses que jamais encore il n'avait apprises avant – jamais. Et à voir la vie d'une façon tout à fait différente. Il se sent... (riant) tu sais, il se sent stupide, c'est-à-dire que, consciemment, il est d'une façon, et puis par atavisme, par construction, il est lié de l'autre façon ; alors il se sent très bête, très bête. Mais la Conscience l'a tenu (avec l'événement d'hier), l'a TENU dans sa Conscience comme cela, présent, jusqu'à ce qu'il ait bien compris tout en détail, et puis quand il a eu bien compris, poff ! parti, fini. Alors il comprend que quand quelque chose est tenu comme cela, c'est qu'il y a quelque chose à comprendre, c'est qu'il a une leçon à apprendre, et quand la leçon est apprise, qu'il a compris – qu'il a vu clair, qu'il voit clair, que c'est simple et très clair –, ça y est, poff ! parti, fini (geste montrant que la Conscience le lâche), comme si c'était tout à fait enlevé.

(…)

Et cette nuit a été tellement paisible, mais d'une paix !... c'est à dix échelons au-dessus de la «paix» matérielle ordinaire, tout à fait. N'est-ce pas, la paix d'une volonté psychique si puissante (Mère étend ses bras d'un geste souverain), si tranquille... que toutes nos émotions, nos réactions, tout cela, ça paraît absolument des enfantillages. Mais il comprend bien (il commence à comprendre beaucoup de choses depuis cette Conscience), il comprend que c'était (les émotions, les réactions) un chemin nécessaire pour préparer des réceptivités.

C'est vraiment intéressant.

Il y a toutes les vibrations, les petites crispations qui sont dans les êtres, et cette Conscience-là montre (ça montre très clairement) comment c'est ça, la cause des désorganisations, des maladies, des déformations, des... tout le temps cette vibration qui trépide – une vibration de faiblesse.

(…)

Mon petit, nous ne savons rien! Jour après jour, jour après jour, j'en suis de plus en plus convaincue : nous ne savons rien. Et nous croyons savoir, nous croyons... nous ne savons rien. Nous sommes en présence de merveilles cachées qui nous échappent complètement parce que nous sommes des imbéciles. Voilà.

Mais avec cette Conscience, il y a le pourquoi de tout : les réactions de chacun, et pourquoi il agit de cette façon, et... Et depuis qu'elle est là, pas une fois je n'ai vu un reproche dans cette Conscience – pas une fois elle n'a fait un reproche. Elle expliquait tout de telle façon que cela devient tellement lumineux, tellement compréhensif qu'on se dit : «Pourquoi ferait-on des reproches ?...» Oh ! les notions morales, pour elle, c'est une chose... une chose ultra-stupide. Mais je lui ai dit (je continue à lui dire) que c'était nécessaire au cours de l'évolution pour raffiner la matière et pour ouvrir à certaines forces : si les gens avaient été si satisfaits d'eux-mêmes depuis le commencement, ils n'auraient jamais progressé. Mais maintenant, il est temps de voir – temps de voir.

L'immense majorité humaine est inconsciente (ce que, moi, j'appelle inconscience, c'est-à-dire qu'elle n'est pas en rapport avec la Conscience, n'est pas consciemment en rapport avec la Conscience), l'immense majorité ; mais celui qui est capable d'être au-dessus des circonstances avec une vision claire et précise du pourquoi et du comment... c'est merveilleux.

Voilà.

(…)

Est-ce que j'ai un contact avec cette Conscience ?

Est-ce que...?

J'ai un contact avec cette Conscience ?

(Mère ouvre de grands yeux) Je ne me suis même jamais posé la question! C'était entendu.

Mais je ne me rends pas compte: pour moi, c'est toujours de la «force», alors... Je ne sais pas la différence qu'il y a entre les forces.

(…)

Mon petit, je peux te dire (je n'aime pas dire des choses qui ont l'air d'être des compliments ou des flatteries, c'est pour cela que je ne dis rien, mais puisque tu m'as posé la question...)

Justement, j'ai l'impression que cette Conscience circule en toi sans rencontrer d'obstacles. Il n'y a que matériellement : le physique a besoin d'un petit encouragement pour se laisser... triturer, pour ainsi dire, pour que tu deviennes vraiment physiquement réceptif – mais moi, mon corps n'a rien à dire, parce que, lui aussi, est comme cela : il a cette même difficulté, mal ici, mal là, ici, ça, ça... tout le temps des petites choses qui... Il faut qu'il se souvienne pour que ça disparaisse. C'est la seule chose, c'est analogue à toi. Mais la Conscience circule (Mère fait un geste onduleux, montrant le corps du disciple), je la vois circuler toujours sans obstacle – sans obstacle, comme une chose naturelle. Tu comprends, c'est comme une chose naturelle : ça passe au travers comme cela (même geste onduleux), tout à fait naturel. Alors ça va ! (Mère rit)

🔥

7 mai

(Mère reste longtemps en méditation)

Cette Conscience a commencé à travailler dans le vital des gens. Tu as remarqué ? Parce que certaines gens avaient de grosses difficultés vitales – elle commence à travailler dedans. C'est tout à fait inattendu pour moi. Tu n'as pas remarqué ?

J'ai l'impression qu'il y a plus de facilité, que les difficultés sont moins violentes – que l'on a plus de maîtrise, si tu veux. C'est l'impression que j'ai.

(Mère hoche la tête, silence)

Et elle s'est mise dans la tête de m'obliger à m'occuper de politique, et ça m'ennuie. Mais si le moment est venu...

J'ai l'impression que de même qu'elle a voulu, pas positivement dissoudre les religions mais entrer au-dedans et enlever les barrières, elle s'est mise dans la tête de faire la même chose pour la politique (si je puis dire cela). Elle a l'air de travailler pour créer, non pas une désharmonie, mais une sorte de... enlever la cohésion des gens : la cohésion des partis, la cohésion des religions. Comme si cette Conscience faisait cela.

(Toute ressemblance avec la situation actuelle
serait-elle fortuite ?)

C'est curieux.

(silence)

Mais tu as remarqué quelque chose dans le vital ?

Oui... J'ai remarqué... (comment dire ?) la présence de cette Conscience dans le vital. Certaines personnes que je vois, sont presque exclusivement dans le vital, et la présence de cette Conscience est là, travaillant là.

Et puis je suis contrainte d'intervenir (pas extérieurement, mais intérieurement) dans les actions des gens qui font de la politique. On verra.

Elle continue son action de mentor pour le corps d'une façon absolument remarquable. Mais ça, ça va. Mais il s'ajoute à cela des contacts dans le vital, et aussi l'obligation d'intervenir dans certaines actions politiquesOn verra.

🔥

10 mai 1969

Tu sais, c'est comme un bâton qui remue un étang : tout remonte... une chose après l'autre, partout, dans tout le pays – une pourriture. C'est comme si tout-tout-tout était exposé.

(…)

Oh ! mais il y a vraiment une Grâce qui agit ici constamment pour garder... au moins une harmonie d'apparence, autrement il y a des choses... Et alors, cette Conscience, il y a deux choses qui semblent la tirer : c'est l'argent et le... (Mère passe sa main sur son front comme si elle avait oublié)... Ah ! c'est parti – elle ne veut pas que je le dise.

La politique ?

Non. Ça, la politique, elle m'a fourrée dedans, en plein ! On m'a demandé de choisir le Président pour remplacer celui qui vient de mourir!2 Et le plus beau de l'affaire, c'est qu'elle suggère immédiatement ce qu'il faut faire... On verra.

2. Zakir Hussain, décédé le 3 mai.

Mais vis-à-vis de l'argent, elle ne me dit pas comment elle le remplace. N'est-ce pas, elle veut que l'argent soit une force qui circule. C'est tout à fait vrai, mais...

(...)

Tu sais, c'est jour après jour et chaque jour, quelque chose de nouveau ; et toujours, la conclusion immédiate : je ne sais rien, comprends rien, connais rien, suis rien... La négation de TOUT – tous les échafaudages du mental et de la conscience humaine... tombés.

Et pour les petites choses, pour les grandes choses, pour tout. Et ça, cette question de la mort : «Qu'est-ce que la mort, qu'est-ce qui arrive ?...» Pour cette Conscience, c'est... c'est évidemment ce que l'on pourrait appeler un «accident», mais un accident qui... qui s'est prolongé. Et elle est en train de montrer comment on meurt, c'est-à-dire comment, tout d'un coup, le corps se disloque – et puis il aurait très bien pu ne pas se disloquer.

Et avec des démonstrations sur les gens, figure-toi. Il y en a un qui vient, qui me supplie de mourir ; et alors, la seule chose que je fais et que je puisse faire, c'est d'établir le contact d'une façon constante et sans mélange entre... (comment dire ?) la destinée de ce corps et la Conscience Suprême, comme cela. Alors il est arrivé toutes sortes de choses : en une heure, parti – mourant absolument bien portant, tu comprends ? Mais j'ai eu encore tout dernièrement un exemple extraordinaire : quelqu'un qui vient et qui me supplie de s'en aller ; et alors, je mets la pleine Force dessus – maintenant il est tout guéri ! On me l'avait amené sur une chaise, il ne pouvait plus marcher... et il trotte, il vient tout seul! Et vieux: très près de quatre-vingt-dix ans7...

7. Il s'agit d'un médecin. Il y a quelque temps, il avait eu une péritonite
et il avait refusé de se faire opérer, sachant parfaitement que 
c'était la mort certaine –  et la mort n'est pas venue. 
Aucun des médecins de l'hôpital où il avait été transporté
n'a pu s'expliquer le miracle.

Un autre qui s'obstinait ; alors sa fille m'a dit : «Il est malheureux, il est misérable, est-ce que vous ne pouvez pas le faire partir ?» Je regarde : je vois, serré comme cela (Mère pince deux doigts ensemble, de toutes ses forces), un nœud noir, là. Je dis à la fille : «Oui, je veux bien, mais moi, je ne peux pas lui couper la tête ! (riant) Ça tient comme cela (même geste).» Deux jours après, parti !

Mon procédé est toujours le même, n'est-ce pas : pleine concentration de la Conscience Suprême sur la personne, en enlevant tous les obstacles. Et ça fait comme cela, comme cela, comme cela... (geste qui se promène ici et là). Et c'est comme si c'était une démonstration par le fait que TOUTES les règles que nous avons établies dans notre conscience, tout cela est absolument idiot. Ça ne correspond pas à la vérité. Il y a... quelque chose. Il y a quelque chose.

(…)

C'est incroyable. C'est incroyable, c'est une histoire... Une histoire plus extraordinaire que tout ce que l'on peut imaginer.

(…)

Pourquoi ? Pourquoi cette habitude de dislocation tout d'un coup, pourquoi ?... Évidemment, ce n'est pas nouveau avec la venue de l'homme parce que c'était la même chose avec tout ce qui précédait : ça se formait, se dissolvait, se formait – formait, existait, croissait et se dissolvait –, tout-tout: les plantes, les... Le règne minéral, à force d'inconscience (!) était plus stable, mais tout le reste était comme cela, tout le temps à se former, se déformer, se former, se déformer...

Alors l'homme en a fait une histoire, n'est-ce pas, et un drame. Il en a fait un drame, et c'est parce qu'il en a fait un drame qu'il fait un effort... pas pour en sortir mais pour s'ajuster – pour comprendre et pour s'ajuster. Et quand on est dans une certaine conscience, ça a tout simplement l'air d'une stupidité, pas autre chose que cela. Mais pourquoi ?...

Mère elle-même, ne comprends pas, ou pas encore...

(…)

Et alors, les gens viennent avec toutes leurs pensées... Il y en a qui viennent et qui s’assoient en face de moi et qui se mettent à penser : «C'est peut-être la dernière fois que je la vois!» Des histoires comme cela, tu comprends. Alors tout cela vient (geste comme un tombereau qui se déverse), et à cause de cela, c'est... un peu difficile.

Il n'y a pas, dedans, l'affirmation de oui ou de non : rien du tout, il n'y a rien, c'est comme cela (geste neutre, immobile). Il y a seulement une Présence constante. Une Présence constante, et c'est dans cette Présence que le corps se réfugie.

Dans un article précédent je me suis interrogé sur la suprême parole de la Guîtâ qui nous invite à abandonner tous les dharmas et à prendre refuge dans le Divin. Mère nous donne ici une précieuse indication.

(...)

Le corps sait beaucoup-beaucoup-beaucoup de choses sur ce qui se passe (je crois, en fait, sur tout ce qui se passe dans le rayon de son activité), mais avec une interdiction de le dire. Et c'est mis de telle façon que ça ne peut pas être dit, parce que tel que c'est mis, ce serait incompréhensible pour les autres. Pas parler, pas parler.

Mais la quantité de formations que l'on pourrait qualifier de «défaitistes» qui sont dans l'atmosphère terrestre, c'est for-mi-da-ble ! On s'étonne que tout ne soit pas écrabouillé tellement c'est... Tous les gens, tout le temps, tout le temps forment des catastrophes : s'attendent au pire, voient le pire, n'observent que le pire...

Prenons garde à ne pas nous-mêmes
être dans ce cas-là, à tout le temps imaginer le pire,
sur un sujet OU un autre,
à ne pas ouvrir la porte aux vibrations défaitistes.

Il n'y a qu'à prendre la mesure de la quantité de négativités
qui nous traversent pour nous faire une idée de la situation.

Les réactions... Oh ! tu sais, c'est jusque dans les plus petites choses : le corps observe tout. Alors, quand la réaction est en harmonie, tout va bien ; quand il y a cette réaction que j'appelle maintenant défaitiste : quelqu'un prend un objet, il le laisse tomber. Ça arrive tout le temps.

Effectivement...

Il n'y a aucune espèce de raison pour que ça arrive : c'est la présence de la conscience défaitiste. Quelqu'un prend un objet, le fait tomber ; il veut faire quelque chose, ça fait faire quelque chose d'autre... Et si (le corps s'est aperçu de cela), s'il a le malheur de dire à quelqu'un la chose telle qu'elle est, cette personne est complètement bouleversée !... C'est arrivé encore il y a deux jours – une chose toute simple, n'est-ce pas, c'est-à-dire telle qu'elle est: [et la personne est] complètement bouleversée !

Mais tu sais, elle est amusante, cette Conscience, elle a mis ce corps en rapport avec (si ce n'est pas tout) mais un nombre considérable de désirs qu'il meure ! Partout ! il y en a partout ! Il voit ça, il voit ça comme ça – ça ne l'affecte plus du tout, ça lui est tout à fait égal. Il semble être complètement protégé de toutes les choses qui viennent. Ça lui est tout à fait égal. Même, la plupart du temps, ça le fait rire. Mais c'est formidable !...

Et alors, de temps en temps, une petite flamme, et c'est si joli ! Et puis cette Présence... Cette Présence, cette Présence...

Et ces cellules sont comme des enfants ; quand elles sentent, tout-tout disparaît, excepté cette Présence ; alors, c'est comme... comme un soupir de soulagement.

Mais extérieurement, c'est invisible : s'il souffrait, ça reviendrait à la même chose. Généralement, il ne se plaint pas quand il souffre : il appelle... Il appelle, il appelle, il appelle... Et il sait très bien que c'est tout à fait inutile, que si seulement il savait... rentrer dans l'immobilité, rentrer dans le silence, ça suffirait. Dès qu'il le fait...

Effectivement...Nous avons là de précieuses indications pour notre sadhana : la présence, la petite flamme, l'appel, entrer dans l'immobilité et le silence...

(...)

L'impression que l'on a : c'est parce qu'on est trop petit que l'on ne comprend pas.

🔥

Toutes les parties de l'être s'élargissent pour pouvoir progresser.

Quand la conscience est étroite et personnelle ou enfermée dans le corps, il lui est difficile de recevoir quoi que ce soit du Divin ; plus elle s'élargit, plus elle peut recevoir. Vient un moment où elle se sent vaste comme le monde et capable de recevoir en elle le Divin tout entier.

Sri Aurobindo – Lettres sur le Yoga

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17 mai 1969

Je ne sais pas, l'impression est que ça va aussi vite qu'il est possible d'aller ; vraiment la Conscience est en train de nous faire avancer aussi vite qu'il est possible. Ce n'est plus l'heure d'une somnolence qui s'étale.

(…)

N'est-ce pas, les états dans lesquels on pouvait être quand on était dans les consciences les plus hautes – celles qui s'unissaient, qui étaient une automatiquement avec la Conscience Suprême et avaient la conscience du tout –, cet état-là est devenu l'état naturel du corps. Sans effort, spontané : il ne peut pas être autrement. Alors qu'est-ce qui va se passer, comment ça va se traduire ? Je ne sais pas. C'est contraire à toutes les habitudes.

Est-ce que cette conscience sait ce qu'il faut faire matériellement...? Je ne sais pas. Mais le corps ne s'en préoccupe pas, il fait à la seconde la seconde ce qu'il a à faire sans se poser de questions. Pas de complications et pas de plans, rien-rien.

🔥

Si nous mettons en pratique ces dernières indications données par Mère, ne plus nous poser toutes ces questions inutiles, ne plus faire de plans sur la comète, sans doute que les petites voix de l'inquiétude commencerons à nous laisser davantage en paix...

Ci-dessous, compilation des textes des 5 premiers mois sur la Nouvelle Conscience.

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