Éther
S'il y a bien un sujet sur lequel je ne comprends à peu près rien ou si peu, il s'agit de la physique et des technologies. Maintenant, mon ignorance ne m'empêche pas de comprendre qu'il s'agit d'un sujet important pour notre avenir.
Le premier intérêt majeur que j'ai vu aux informations apportées par Sraddhalu dans cette vidéo est d'évoquer le fait qu'à partir d'Einstein, la physique avait cessé de prendre en considération l'éther. Considérer qu'à partir de là que là les conclusions de la physiques sont devenues erronées est un débat scientifique qui dépasse mes compétences, mais il est intéressant de noter que Sraddhalu qui est scientifique de formation semble le croire.
Sraddhalu appuie son argumentation sur ce livre, dont j'ai trouvé le PDF, pour ceux que le sujet intéresse et qui comprennent l'anglais.
from:PHYSICS WITHOUT EINSTEIN MODERN AETHER SCIENCEI first heard about the physicist Harold Aspden here.
https://archive.org/details/PhysicsWithoutEinsteinAspdenHarold
Sraddhalu évoque alors les 20 équations de Maxwell qui incluait encore l'éther. Bien entendu, je n'ai aucune idée du bonhomme ni de quoi il s'agit. Je me suis donc tourné vers Grok, qui m'a donné des réponses auxquelles je ne comprends strictement rien, mais qui intéresseront peut-être les esprits scientifiques.
Éléments de réponse de Grok
20 équations originales de James Clerk Maxwell publiées en 1865 dans son article « A Dynamical Theory of the Electromagnetic Field ».
Maxwell les a écrites sous forme de 20 équations scalaires (en composantes cartésiennes x, y, z) avec 20 variables. Oliver Heaviside et d’autres les ont ensuite simplifiées en utilisant le calcul vectoriel, pour aboutir aux 4 équations vectorielles modernes (parfois regroupées en « trois lois » principales + une de continuité, d’où l’expression de Sraddhalu).
Voici les 20 équations originales, regroupées en 8 équations (les 6 premières sont vectorielles et comptent donc 3 composantes chacune → 18 équations ; les deux dernières sont scalaires → total 20).
Je les donne dans la notation moderne équivalente (telle que présentée sur la page Wikipedia de l’article de Maxwell), avec une explication très brève pour chacune.
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En résumé :
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Les 18 premières équations (A à F) sont les 6 groupes de 3 composantes (x, y, z).
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Les 2 dernières (G et H) sont déjà scalaires.
C’est cette écriture très détaillée et non vectorielle qui explique le chiffre de 20. La simplification ultérieure (Heaviside, Gibbs) a rendu le tout beaucoup plus compact et invariant par rotation, mais elle a aussi éliminé les potentiels A et φ (qui ont pourtant un sens physique, comme l’effet Aharonov-Bohm le montrera plus tard).
Ne comprenant strictement rien au sujet, j'ai alors demandé à Grok pourquoi et comment nous étions passés de 20 à 8, et je lui ai demandé une liste exhaustive des 20 équations. Voici sa réponse.
Maxwell n’a pas écrit 20 équations vectorielles, mais 8 relations dont 6 sont vectorielles (écrites en 3 composantes cartésiennes x, y, z chacune → 18 équations) et 2 sont déjà scalaires (→ total 20). Il utilise une notation cartésienne pure (pas de vecteurs ni de ∇), avec des variables spécifiques :
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F, G, H : composantes du potentiel vecteur (momentum électromagnétique, notre A)
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α, β, γ : intensité magnétique (notre H)
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P, Q, R : force électromotrice (notre E ou f)
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p, q, r : courant de conduction (J)
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f, g, h : déplacement électrique (D)
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p′, q′, r′ : courant total (J_tot)
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e : quantité d’électricité libre (ρ)
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Ψ : potentiel électrique (scalaire)
Voici les 20 équations scalaires regroupées par type (j’utilise la notation moderne équivalente pour plus de clarté, mais elles correspondent exactement aux composantes x, y, z de Maxwell) :
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Comment et pourquoi sommes-nous passés de 20 à 8, puis aux 4 équations modernes ?
Étape 1 : de 20 à 8 (années 1880)
Oliver Heaviside (et indépendamment Josiah Willard Gibbs) a introduit le calcul vectoriel moderne (opérateurs ∇· et ∇×).
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Les 18 premières équations (groupes A à F) se regroupent naturellement en 6 équations vectorielles (A à F ci-dessus).
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Les deux dernières restent scalaires (G et H).
→ On obtient les 8 équations que j’avais listées précédemment (et que Wikipedia présente exactement ainsi). C’est beaucoup plus compact et surtout indépendant du choix des axes (x,y,z). Maxwell écrivait tout en composantes cartésiennes car le calcul vectoriel n’existait pas encore sous sa forme actuelle.
Étape 2 : de 8 à 4 (Heaviside, 1884)
Heaviside a encore simplifié :
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Il a éliminé les potentiels auxiliaires A (F,G,H) et Ψ. Ils sont utiles pour calculer, mais pas nécessaires pour décrire les champs observables. En prenant le rotationnel des équations (D) et (B), on obtient directement la loi de Faraday et on fait disparaître A.
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Il a gardé uniquement les champs E (ou f) et B (ou μH), D et H.
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Il en a dérivé la loi de Gauss magnétique...
→ Résultat : les 4 équations vectorielles que tout le monde connaît aujourd’hui (deux lois de Gauss + Faraday + Ampère-Maxwell).
Pourquoi cette réduction ?
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Raison mathématique : le calcul vectoriel (développé à la même époque) rend tout plus élégant, court et universel.
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Raison physique : les potentiels A et Ψ ne sont pas directement observables (ils dépendent du choix de jauge), alors que E et B le sont. Heaviside les considérait presque comme des « artifices ».
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Raison pratique : cela facilite énormément les calculs en ingénierie, la propagation des ondes électromagnétiques, etc. Rien n’est perdu mathématiquement (les équations sont équivalentes), mais c’est bien plus clair.
Sraddhalu (dans la vidéo) regrette probablement cette simplification car elle fait disparaître les potentiels, qui ont pourtant un sens physique profond (effet Aharonov-Bohm, jauge, etc.). Mais historiquement, c’est ce qui a permis à la théorie de devenir utilisable par tous.
Pourquoi « revenir en arrière » ? (1861 vs 1865)
Si tu veux encore plus en arrière, il y a le papier de 1861 « On Physical Lines of Force ». Maxwell y décrit explicitement l’éther comme un océan de tourbillons moléculaires (vortices) + particules électriques fines. Les équations y sont dérivées hydrodynamiquement du mouvement de l’éther.
Les 20 équations de 1865 sont la version généralisée et plus abstraite de ce modèle de 1861, mais elles gardent exactement le même esprit éthéré.
C’est après 1865 que l’éther « disparaît » progressivement :
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Heaviside (1880s) → passe aux 4 équations vectorielles, supprime les potentiels (A et Ψ) et rend le tout abstrait (plus besoin du modèle mécanique).
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Einstein (1905) → relativité spéciale : plus de référentiel absolu d’éther.
Maxwell lui-même n’a jamais abandonné l’éther ; c’est la simplification mathématique + la relativité qui l’ont fait « disparaître » des équations enseignées aujourd’hui. Voilà donc les 20 équations qui incluent encore l’éther : exactement celles de 1865 que je t’ai listées en détail. Elles sont celles que Sraddhalu considère comme les « vraies » (non réduites).
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Sraddhalu évoquant aussi des textes védiques sur l'éther, j'ai demandé à Grok de me trouver quelques références. Sa réponse nous ramène sur le plan tout de même plus familier que celui des équations de la physique.
Sur l’éther (akasha) en particulier
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Taittiriya Upanishad 2.1.1 : akasha est le premier à émerger, le plus subtil, le support de tout.
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Chandogya Upanishad 1.9.1 : « Quel est le but de ce monde ? — L’akasha. De l’akasha naissent tous les êtres, et en l’akasha ils retournent. L’akasha est leur support ultime. »
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Dans la tradition, l’akasha est lié au son (shabda), à l’ouïe, à l’espace et à la conscience (c’est le « fluide subtil » dont parle Sraddhalu).
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Pour aller plus loin (textes post-upanishadiques qui systématisent)
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Philosophie Samkhya (Kapila, vers 500 av. J.-C.) : développement philosophique complet des cinq éléments à partir des tanmatras (subtils).
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Ayurveda (Charaka Samhita, Sushruta Samhita) : application pratique aux doshas, au corps, à la santé.
Voici les versets les plus importants sur les cinq éléments (pancha mahabhuta) et particulièrement sur l’éther (akasha), avec le texte sanskrit original (en devanagari), une translittération IAST, et une traduction française fidèle et fluide.
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1. Taittiriya Upanishad (Yajurveda) – 2.1.1
C’est le verset central qui décrit l’émergence successive des cinq éléments à partir du Soi (Atman/Brahman).
Sanskrit :
तस्माद्वा एतस्मादात्मन आकाशः संभूतः । आकाशाद्वायुः । वायोरग्निः । अग्नेरापः । अद्भ्यः पृथिवी । पृथिव्या ओषधयः । ओषधिभ्योऽन्नम् । अन्नात्पुरुषः । स वा एष पुरुषोऽन्नरसमयः ।
Translittération IAST :
tasmād vā etasmād ātmanā ākāśaḥ sambhūtaḥ | ākāśād vāyuḥ | vāyor agniḥ | agner āpaḥ | adbhyaḥ pṛthivī | pṛthivyā oṣadhayaḥ | oṣadhibhyo ’nnam | annāt puruṣaḥ | sa vā eṣa puruṣo ’nnarasamayaḥ |
Traduction française :
« De ce Soi (Atman), en vérité, l’éther (akasha) est né. De l’éther naît l’air (vayu). De l’air naît le feu (agni). Du feu naît l’eau (apas). De l’eau naît la terre (prithivi). De la terre naissent les plantes. Des plantes naît la nourriture. De la nourriture naît l’homme (purusha). Cet homme, en vérité, est fait de l’essence de la nourriture. »
Commentaire bref :
C’est la séquence classique de création : akasha → vayu → agni → apas → prithivi. L’éther est le premier élément subtil à émerger du Brahman.
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2. Chandogya Upanishad (Samaveda) – 1.9.1
Ce verset met l’accent sur l’akasha comme support ultime de tout.
Sanskrit :
आकाशो ह्येवैषां सर्वेषां भूतानां निधनम् । आकाशः परायणम् । आकाशः परमः ।
Version complète du contexte :
कोऽयं लोक इति । आकाश इति होवाच । सर्वाणि ह वा इमानि भूतान्याकाशादेव समुत्पद्यन्ते आकाशं प्रत्यस्तं यन्ति । आकाशो ह्येवैषां परायणम् ।
Translittération IAST :
ākāśo hy evaiṣāṃ sarveṣāṃ bhūtānāṃ nidhanam | ākāśaḥ parāyaṇam |
sarvāṇi ha vā imāni bhūtāny ākāśād eva samutpadyante ākāśaṃ pratyastaṃ yanti | ākāśo hy evaiṣāṃ parāyaṇam |
Traduction française :
« L’éther (akasha) est en vérité le support ultime de tous ces êtres. L’éther est leur but suprême. Tous ces êtres naissent de l’éther, ils retournent dans l’éther, et l’éther est leur refuge ultime. »
Commentaire bref :
L’akasha est présenté comme le milieu subtil qui contient et soutient tout, un thème que Sraddhalu relie à l’idée d’un « fluide » ou d’un champ subtil en physique.
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3. Bhagavad Gita – 7.4
Synthèse claire des cinq éléments comme la « nature inférieure » de Krishna (prakriti).
Sanskrit :
भूमिरापोऽनलो वायुः खं मनो बुद्धिरेव च । अहंकार इतीयं मे भिन्ना प्रकृतिरष्टधा ॥
Translittération IAST :
bhūmir āpo ’nalo vāyuḥ khaṃ mano buddhir eva ca | ahaṃkāra itīyaṃ me bhinnā prakṛtir aṣṭadhā ||
Traduction française :
« La terre, l’eau, le feu, l’air, l’éther (khaṃ = akasha), le mental, l’intellect et l’ego : telle est Ma nature inférieure (prakriti), divisée en huit parties. »
Commentaire bref :
Ici les cinq éléments sont explicitement nommés ensemble, suivis des aspects psychiques. C’est une référence très accessible et souvent citée.
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Autres mentions complémentaires
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Dans la Taittiriya Upanishad (suite du même chapitre 2), on développe les koshas (enveloppes) qui sont construites à partir de ces éléments (annamaya kosha = enveloppe faite de nourriture/terre, etc.).
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Dans la Chandogya Upanishad (chapitre 6, dialogue Uddalaka-Shvetaketu), on trouve d’autres développements sur la création à partir de l’Être unique, avec des références indirectes aux éléments.
Ces versets sont les plus directs et les plus cités dans la tradition védantique et ayurvédique.
Pour terminier, j'ai demandé à Grok de me rassembler ce que Sri Aurobindo a pu écrire sur l'éther. Voici sa réponse.
Sri Aurobindo n’a pas écrit un traité systématique dédié à « l’éther » (akasha). Il l’évoque dans une perspective yogique, cosmologique et védantique, en reliant les pancha mahabhuta (cinq éléments) à la création, aux plans subtils de la matière et de la conscience, et à la distinction entre espace matériel et substance essentielle.
L’éther/akasha est pour lui le plus subtil des cinq éléments grossiers du plan physique, mais aussi un support de vibration consciente (shabda), un milieu d’énergie et de formes symboliques, et un symbole de l’infini. Il va au-delà de la physique moderne de son époque (qu’il critique pour son matérialisme étroit) en y voyant un pont vers les plans vitaux, mentaux et spirituels de la manifestation.
1. Les cinq éléments et l’akasha comme partie du plan physique grossier (le passage le plus détaillé)
Ici, Grok me renvoie sur une lettre entre Sri Aurobindo et Pavitra publiée en appendice de l'Entretien de Mère du 20 mai 1953. Voir page 71 à 73 dans le PDF ci-dessous.
2. L’éther comme milieu originel de la vibration créatrice
Source : The Hour of God (SABCL, vol. 17, p. 28 ; section « The Evolutionary Aim of Yoga [2] » ; également dans CWSA).
Extrait clé traduit :
« De même que dans l’éther immobile surgit, premier signe de l’impulsion créatrice de la Nature, la vibration, Shabda, et que cette vibration est une ligne de mouvement éthérique, c’est l’éther entrant en contact avec l’éther dans son propre champ de force mobile de soi, et que cette agitation primordiale suffit à initier toutes les formes et toutes les forces, de même est le mouvement originel de l’Infini.
Mais cette vibration n’est pas l’agitation d’une force ou d’une substance matérielle, et ce contact n’est pas un contact matériel. C’est une vibration de conscience dans l’essence spirituelle ; c’est le contact de la conscience avec elle-même dans la substance spirituelle. »
Ici, l’éther est le support immobile où naît la première vibration consciente (shabda) qui initie toute création.
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3. Distinction entre éther et espace matériel
Source : « Man and Superman » (dans Essays Divine and Human, écrits manuscrits, vers 1927 ; SABCL/CWSA vol. 12 ou 37 selon l’édition).
Extrait clé traduit :
« L’éther et l’espace matériel sont des noms différents pour la même chose. L’espace, au moins dans son origine sinon dans son caractère universel, est une extension de la substance de la conscience dans laquelle le mouvement de l’énergie peut avoir lieu […].
L’éther est l’espace qui supporte les œuvres de l’énergie matérielle et les formes symboliques qu’elle crée ; il est, pour parler paradoxalement mais justement, une matière immatérielle ou essentielle. »
Autres mentions brèves ou contextuelles
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Dans Letters on Yoga (CWSA vol. 28-31) : l’akasha/éther est associé à l’infini (« Akasha en tant qu’éther indique aussi l’infini ») et au « ciel dans le cœur » (méditation sur l’akasha intérieur).
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Dans les études védiques et philologiques : akasha comme milieu du son (shabda) et de l’ordre cosmique.
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Dans des compilations thématiques (ex. Panch Bhutas – The Five Elements) : reprises des passages ci-dessus, sans nouveaux textes originaux.
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En résumé :
Sri Aurobindo réinterprète l’éther védique (akasha) non comme une hypothèse physique dépassée, mais comme une substance subtile de conscience qui sous-tend la matière, porte la vibration créatrice et ouvre sur les plans supérieurs. Il l’utilise pour montrer que la science matérialiste reste superficielle face à la connaissance yogique ancienne.
Ces références sont les plus directes et substantielles dans l’œuvre intégrale (je n’ai pas trouvé de développement équivalent dans The Life Divine, The Secret of the Veda ou The Synthesis of Yoga, où le sujet reste plus symbolique ou implicite).
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L'éther dans les Lettres sur le Yoga
Ce récit décrit des méthodes bien établies qui sont celles du Jnâna-yoga :
1. concentration fixée sur un point, suivie de suspension de la pensée,
2. méthode qui consiste à distinguer le vrai moi ou à le trouver en le séparant du mental, de la vie, du corps, et à venir au pur "Moi" derrière ; lui aussi peut disparaître dans le Moi impersonnel.
Le résultat habituel est une immersion dans l'Âtman ou le Brahman — qui est ce que signifie, pourrait-on supposer, le Surmoi, car c'est cela qui est le véritable Surmoi.
Ce Brahman ou Âtman est partout, tout est en lui, lui en tout, et cependant il est en tout non comme un être individuel dans chacun, mais comme le même en tous — comme l'Ether est en tout.
Quand l'immersion dans le Surmoi est complète, il n'y a pas d'ego, pas de Moi distinct, aucune forme de personne ou de personnalité séparée. Tout est une Unité indivisible et indiscernable, libre de toute formation ou portant en elle toutes les formations sans en être affectée ; elle peut être réalisée d'une manière ou de l'autre. C'est une réalisation où toutes choses se meuvent dans le Moi unique et ce Moi est là, stable dans tous les êtres ; il y en a une autre plus complète et plus approfondie où non seulement c'est ainsi, mais où tous sont réalisés avec éclat comme le Moi, le Brahman, le Divin.
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Ce principe de division suit partout la connaissance mentale de l'homme, et même quand il croit être parvenu à l'unité définitive, ce n'est qu'une unité fabriquée, fondée sur un Aspect. Ainsi, l'homme de science cherche à fonder l'unité de la connaissance sur un aspect physique originel des choses, Énergie ou Matière, Électricité ou Éther ; ainsi, le mâyâvâdin se croit arrivé à l'Adwaïta absolu en coupant l'existence en deux, appelant la partie supérieure Brahman et la partie inférieure Maya. C'est pourquoi la connaissance mentale ne peut jamais parvenir à une solution définitive en quoi que ce soit, car les aspects de l'Existence tels qu'ils sont dispersés par le surmental sont innombrables et on peut continuer à multiplier sans fin philosophies et religions.
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Les symboles qui sont intrinsèquement justes et possèdent un pouvoir qui leur est propre. L'âkâsha ou espace éthérique est un symbole du Brahman infini et éternel qui pénètre tout. Dans n'importe quel pays, il aurait le même sens. Le soleil est aussi, un symbole universel : il représente la Lumière supramentale, la Gnose divine.
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Le ciel symbolise la conscience mentale (ou psychique) ou une autre conscience au-dessus du mental, par exemple le mental supérieur, l'intuition, le surmental, etc. Le ciel, en tant qu'éther, symbolise aussi l'infini.
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On voit en général la conscience supérieure comme un ciel ou un éther, mais quand on la sent par l'intermédiaire du vital, elle est souvent perçue comme un océan.
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Votre première expérience est une ouverture qui vous fait pénétrer dans le moi mental intérieur ; l'espace entre les sourcils est le centre du mental intérieur, de la vision intérieure, de la volonté intérieure, et la lumière bleue que vous avez vue était celle d'un plan mental supérieur, d'un mental spirituel, pourrait-on dire, qui est au-dessus de l'intelligence mentale humaine ordinaire.
L'ouverture à ce mental supérieur s'accompagne en général d'un silence de la pensée mentale ordinaire. Nos pensées ne se créent pas vraiment en nous d'elles-mêmes, dans la petite machine à penser étriquée que nous appelons notre intellect ; en fait, elles nous viennent d'un vaste espace ou éther mental, soit comme des vagues de force mentale porteuses d'une signification qui prend forme dans notre mental personnel, soit comme des formations de pensée toutes faites que nous adoptons et appelons nôtres.
Notre mental extérieur est incapable de voir ce processus de la Nature ; mais par l'éveil du mental intérieur, nous pouvons en devenir conscients.
Ce que vous avez vu était le reflux de cette invasion mentale constante et le recul des formes de pensée derrière l'horizon du vaste espace de la Nature mentale. Vous avez senti cet horizon quelque part en vous-même, mais il se trouvait évidemment dans cet espace plus vaste du moi qui, même dans son domaine limité – juste entre les sourcils – vous a semblé plus grand que l'espace physique correspondant.
En fait, bien que les espaces mentaux ordinaires soient bornés par des horizons, ils s'étendent au-delà, à l'infini. Le mental intérieur est quelque chose de très vaste qui se projette dans l'infini et qui, en fin de compte, s'identifie à l'infini du Mental universel.
Quand nous brisons les étroites limites du mental physique extérieur, nous commençons à voir et à sentir, au-dedans, cette immensité et finalement cette universalité et cet infini de l'espace du moi mental.
Les pensées ne sont pas l'essence de l'être mental, elles ne sont qu'une activité de la nature mentale ; si cette activité cesse, ce qui se manifeste à sa place, et qui apparaît alors comme une existence dénuée de pensée, n'est pas un blanc ou un vide, mais, pour ainsi dire, quelque chose de très réel, de substantiel, de concret ; un être mental s'étend largement et peut devenir son propre champ d'existence silencieux ou actif, et aussi le Témoin, le Connaisseur, le Maître de ce domaine et de son action.
Certains le ressentent tout d'abord comme un vide, mais c'est parce qu'ils n'observent pas assez, n'y étant pas entraînés ; alors la cessation de l'activité leur donne un sentiment de vide ; ce vide est là, mais c'est un vide dépourvu d'activités ordinaires, non dépourvu d'existence.
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Ce que vous avez senti comme un air puissant et subtil était l'expression concrète de la conscience ou de l'existence consciente en elle-même, indépendante du corps. Jusqu'à présent l'expérience est encore limitée par le corps, mais quand elle perd ses limites, on a le sentiment d'un vaste éther qui remplit tout l'espace, Âkâsha Brahman.17 À mesure qu'elle se développe, le sens corporel disparaît, et lorsque le mental est devenu lui aussi tout à fait inactif, on sent que l'on est soi-même cette conscience qui s'étend à tout l'Infini.
17. Le Brahman éthéré.
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Si ces phénomènes étaient imaginaires, vous seriez capable de les reproduire exactement chaque fois que vous y pensez. L'idée qu'ils sont imaginaires appartient au mental physique qui ne peut croire à rien de supraphysique.
Cette ouverture de la poitrine dans le vide (pas réellement le vide, mais l'Âkâsha infini du Chit universel et illimité) est toujours le signe d'une ouverture de l'être émotif à l'immensité du Divin universel.
Les sâdhak voient souvent l'image de l'Âkâsha en dhyâna. Quand la conscience se libère, que ce soit dans le mental ou dans une autre partie de l'être, on a toujours cette impression de vide immense et infini.
Du haut de la tête à la gorge se trouve le plan mental de l'être ; si une ouverture et un vide ou une immensité comme celle-ci s'y produisent, c'est le signe que l'être mental se libère dans l'Universel. De la gorge au ventre s'étend le vital supérieur ou région émotive. Au-dessous se trouve le plan vital inférieur.
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Il y a une Force commune qui travaille en tous ; une vibration de cette Force ou l'un quelconque de ses mouvements peut (elle ne le fait pas toujours) éveiller la même vibration chez quelqu'un d'autre.
Il y a un mouvement constant (Prakriti) et un constant silence (Pourousha).
Selon l'Oupanishad, il y a un éther d'Ânanda dans lequel tous vivent et respirent ; s'il n'était pas là, nul ne pourrait vivre ni respirer.
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