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Cette douleur au niveau des temps, ce moulin à paroles... voilà quelque chose dont nous sommes probablement nombreux à avoir l'expérience. 

Agenda du 11 octobre 1960

Mais ce que tu dis, cette espèce de moulin à sons, ou de moulin à paroles qui répète indéfiniment la même chose, j’ai attrapé cela tout d’un coup, deux ou trois fois (pas très souvent et à de longs intervalles). Ça m’a toujours paru fantastique ! Comment arrêter cela ?... Toujours de la même manière. N’est-ce pas, c’est quelque chose qui se passe dehors (ce n’est pas dedans, c’est dehors, à la surface ; généralement quelque part ici : Mère désigne les tempes), et la méthode, c’est de tirer sa conscience, aller là – blanc – vers le haut. C’est toujours ce blanc, ce blanc-là, comme une feuille, comme une planche. Une surface absolument plate et blanche et immobile – blanche ! Blanc comme du lait lumineux, comme ça, tourné vers le haut. Pas transparent : blanc.

Quand ce moulin commence (généralement c’est de ce côté-ci : Mère désigne le côté droit de la tête) ça rabâche, ça prend un son quelconque, un mot, et puis ça tourne. Cela m’est arrivé peut-être une dizaine de fois, mais ça ne vient pas de moi : ça vient du dehors, de quelqu’un ou de quelque chose ou d’un certain travail. Alors on prend ça – on prend comme avec des pinces, et puis... (Mère fait le geste de tirer la chose vers le haut) et puis je le garde là, dans ce blanc immobile – pas besoin de le garder longtemps !

Tu n’es pas conscient de cette chose là-haut ? Cette plaque blanche au sommet du crâne ? C’est cela qui reçoit les intuitions. C’est simplement comme une plaque qui reçoit, et qui même n’est pas active : ça passe au travers sans qu’on s’en aperçoive. Et alors quand on est un peu concentré, tout s’arrête, tout s’arrête.

Je me souviens, il y a quelques jours je voulais savoir quelque chose qui devait se produire. Et j’ai pensé : avec la conscience du temps supramental, je peux savoir – je dois savoir ce qui va arriver. Qu’est-ce qui va arriver ? – Pas de réponse. Alors j’ai fait comme d’habitude, je me suis concentrée là, j’ai tout arrêté et j’ai regardé en haut – silence complet. Rien. Pas de réponse. Et j’ai eu une toute petite impatience : «Mais enfin, pourquoi ne pas savoir ?!» Et ce qui est venu (je traduis avec des mots), c’était l’équivalent de : «Ça ne te regarde pas»!!

Alors de plus en plus je comprends : tout ce qui est arrangé, tout ce qui est mis ensemble comme ça, toutes ces cellules, ces nerfs, tout ça qui vous donne les impressions, c’est fait uniquement pour le travail, ça n’a pas d’autre but que le travail ; toutes les imbécillités que l’on fait, c’est pour le travail ; toutes les sottises que l’on pense, c’est pour le travail ; Ça vous a arrangé comme cela, tel que vous êtes, parce que c’est comme cela que vous pouvez faire le travail – et ça ne vous regarde pas de chercher à être autre part.

Voilà ma conclusion. «Très bien, comme Tu veux, que Ta volonté soit faite !» – Non, pas «soit faite» : elle EST faite ; c’est comme Tu veux, exactement comme Tu veux !

Et ça finit par être très amusant !

La condition idéale du progrès. Riche, profond, multiple.

4 remarques pour notre pratique

1. Avec Mère, cela paraît si simple : on tire le bavardage qui mouline à l'intérieur vers le haut, dans le blanc, et voilà, sans même le besoin que cela dure très longtemps dit-elle. Et si nous essayions ?

2. Prendre conscience de ce cette plaque blanche au-dessus de la tête qui reçois les intuitions. Évidemment, cela ne peut fonctionner que si la plaque est parfaitement neutre, impersonnelle. Dès qu'il y a la moindre préférence personnelle, la moindre réaction personnelle, la réception sera déformée. 

3. Ne plus nous faire de soucis pour toutes les imbécilités qu'on fait, savoir que c'est pour le travail, que tout est pour le travail. Peut-être que nous pourrions être encore plus attentif à ne plus rien séparer des banalités de la vie et du travail de purification et de transformation. Tout jeter dans le Travail afin que nous consécration soit complète. 

4. Quand à trouver ça... amusant, ce sera peut-être le plus difficile, parce que, pour le moment, avec notre conscience habituelle et tout ce qui se passe dans le monde, c'est un peu difficile de trouver ça amusant. Mère riait tout le temps, paraît-il, et je me suis souvent demandé ce qu'elle trouvait de si drôle. Et il paraît que Sri Aurobindo ne riait jamais. Comme quoi ! 😊

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