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Il va sans dire, c'est une évidence, que nous pouvons saluer l'immense travail pédagogique de Sraddhalu. Pourtant, il y a un petit quelque chose qui me laisse perplexe. Après avoir regardé des centaines de vidéos, j'ai réalisé qu'il y avait un sujet qui, à ma connaissance, n'avait JAMAIS été évoqué par Sraddhalu, et ce sujet, c'est SATPREM !

Pourtant, Mère a dit quelque chose d'extraordinaire qui mériterait toute notre attention.

Agenda du 10 janvier 1973

(...) Pour me consoler, il y a là-haut comme ça une sorte de certitude que si j’arrive jusqu’au centenaire, après je remonterai l’échelle. Mais c’est encore long. Combien d’années ?

Cinq ans, douce Mère.

Mon petit ! cinq ans de cet enfer !...

On tâchera d’aller jusqu’au bout avec toi.

Ah ! toi... (après un silence) Toi, tu iras jusqu’au bout.

Oh ! douce Mère... Mais je ne peux aller jusqu’au bout que si tu y vas !

(Mère rit silence)

N'est-ce pas une parole de Mère extraordinaire qui mériterait d'être expliquée ? Qu'est-ce que c'est que ce bout ? 

Est-ce à dire, que tout ce que Satprem A FAIT À partir de 1982 et qu'il a raconté dans les Carnets d'une Apocalypse serait un sujet sans importance ? Pourtant, à propos d'Évolution 2, quand Satprem parle par exemple du Nouvel Oxygène, le maître de Sraddhalu, M.P. Pandit, a confirmé et validé l'expérience de Satprem.

Voir à ce propos cet extrait traduit par Diksha : 

Le prochain saut évolutif.

Lorsque nous regardons la vie, l'action et les œuvres de Sri Aurobindo, Mère, Satprem de façon chronologique, nous percevons une évolution avec des étapes marquantes : les études en Angleterre, le retour en Inde avec l'étude des textes sacrée, l'entrée dans la lutte politique, le passage par la case prison, le retrait de la vie publique pour entrer dans une intense sadhana, la création de l'ashram, la nécessité du départ, le travail confié à Mère, la période des Entretiens, l'expérience de l'Agenda avec les étapes marquantes de 56, 62, 65, la création d'Auroville en 68, la descente du surhomme en 69, le départ de 1973, et Satprem qui commence, dit-il en 82, le vrai travail, jusqu'à son départ en 1967.

Presque derrière tous ces événements, on sentirait l'action de la Force évolutive qui se sert de différents êtres.

Bref, trouvant curieux que Sraddhalu n'aborde jamais le travail de Satprem, 'ai donc envoyé un mail à Integral Studies. On verra bien s'il y a un jour une réponse ou mieux, une vidéo consacrée à ce sujet. 

Peut-être que Sraddhalu considère que parler de ce bout-là est encore prématuré...

Ou bien, en tant qu'indien, j'ai souvent constaté qu'il était extraordinairement à l'aise avec l’œuvre de Sri Aurobindo, avec la spiritualité traditionnelle et en général... mais force est de constater que, même l'Agenda, il n'en parle quasiment jamais... alors qu'il y a dedans tant d'indications inestimables pour notre sadhana. Je ne sais pas, c'est un peu bizarre, je ne comprends pas très bien et cela me laisse un peu perplexe. Ce qui n'enlève rien par ailleurs à son immense connaissance du sujet du yoga intégral. 

Pour saisir la nature de cette évolution entre Sri Aurobindo, Mère et Satprem, peut-être est-ce le moment d'écouter à nouveau ces 4 vidéos de Diksha, ou d'en faire une nouvelle 😊 qui résumerait toute la courbe, avec y compris si possible quelques éléments contemporains depuis la disparition de Satprem en 2007.  

Quelques heures plus tard

Voici la traduction du mail que je viens de recevoir :

Cher Pascal,

Nous examinerons tes suggestions au cours des semaines et des mois à venir.

En attendant, si cela t'intéresse, tu pourrais peut-être participer à la retraite de méditation que Sraddhalu animera en France au mois de juin. Tu trouveras en copie le courriel contenant de plus amples informations.

Avec nos salutations chaleureuses,

L'équipe d'Integral Studies

Pour info, dans le mail que j'ai envoyé, j'ai aussi proposé à Sraddhalu de traiter un autre sujet qui m'est cher, qui me semble d'une suprême importance, le thème de l'identification dont j'ai parlé à quelques reprises. 

Voici ce que j'ai écrit :

Entretien du 12 mars 1953

Vous savez, la seule façon de connaître le Divin, c'est de s'identifier à Lui. Il n'y en a pas d'autre, il n'y en a qu'une, une seule manière.

Par conséquent, une fois que vous êtes maître de ce procédé d'identification, vous pouvez vous identifier. Alors vous choisissez votre objet d'identification, vous vous identifiez au Divin.

Mais tant que vous ne savez pas vous identifier, il y aura toujours cent et une choses qui viendront en travers vous tirer par ici, vous tirer par là, vous éparpiller, et vous ne vous identifierez pas à Lui.

Mais si vous avez appris à vous identifier, alors vous n'avez qu'à orienter l'identification, la placer à l'endroit où vous voulez, et puis vous en tenir là jusqu'à ce que vous ayez un résultat. Il viendra très vite si vous êtes maître de votre pouvoir d'identification. Ça viendra très vite. Râmakrishna disait que cela pouvait varier entre trois jours, trois heures ou trois minutes. Trois jours pour les gens qui étaient très lents, trois heures pour ceux qui étaient un peu plus prompts, trois minutes pour ceux qui avaient l'habitude.

Ramakrishna est bien gentil parce qu'après 3 semaines, 3 mois 3 ans et parfois 30 ans, nous n'avons toujours pas réussi à nous identifier au Divin. 

Pour ma part, cela fait 21 ans que je suis dans la sadhana, et je progresse, j'ai des expériences qui deviennent plus profondes, plus intéressantes, plus sérieuses, mais l'identification, je ne l'ai toujours pas. 

Mais je ne suis pas le seul dans ce cas. Combien de saddhaks, après des années de sadhana n'ont toujours pas réalisé cette connaissance du Divin qui vient avec l'identification ?  

C'est un sujet, à mon avis, TRÈS important. 

Voilà un autre texte qui confirme indirectement son importance.

Agenda du 8 octobre 1956 

«Être toujours au sommet de toi-même, quoi qu’il arrive.»

Alors je me suis demandé quand et comment je suis au sommet de moi-même ? Et j’ai vu ceci :

Deux choses qui étaient parallèles et concomitantes, c’est-à-dire qui sont toujours ensemble :

L’une : l’identité avec l’Origine, qui donne dans l’action une sérénité absolue et un détachement parfait.

L’autre : une identité avec la Grâce suprême, qui donne dans l’action l’effacement, l’abolition de toutes les erreurs commises par qui que ce soit et quoi que ce soit – et l’annulation de toutes les conséquences de ces erreurs.

Mais si nous ne savons pas nous identifier, comment pourrons-nous nous identifier avec l'Origine ou avec la Grâce ? 

Et puis, le procédé d'identification est aussi le mode principal de la connaissance par identité..

Je crois que pour apprendre à s'identifier, il faut aussi apprendre à se désindentifier... mais ce n'est qu'un aspect du problème que nous avons à résoudre. Il doit y avoir aussi une question de volonté, une question de capacité de concentration, une question d'amour et de dévotion aussi sans doute... parce que c'est évidemment plus facile de devenir un avec quelque chose que l'on aime. Mais il y a sans doute beaucoup de choses à expliquer sur le sujet.  

Conversation avec un ami

À l'instant, je viens d'avoir une conversation avec un ami à qui je disais que j'avais lu deux fois Le Yoga de la Connaissance intégrale dans lequel Sri Aurobindo explique très bien qu'il est nécessaire de cesser de s'identifier au mental, au vital, au physique en se répétant sans cesse "Je ne suis pas le corps, je ne suis pas le vital, je ne suis pas le mental" et qu'au fur et à mesure où l'identification avec la personnalité extérieure diminue, automatiquement la Vraie personne peut émerger de l'intérieur. 

Il n'y a rien de compliquer, c'est très facile à comprendre, sauf que... dans la pratique, ça bug. C'est peut-être que dans tout cela, c'est le "sans cesse" qui fait défaut. Un manque de volonté, de persévérance, de force... 

Mais je ne me jette pas la pierre car des milliers de disciples sont dans ce cas. Il n'y a pas à tortiller, la parole de Mère est sans équivoque possible :

Vous savez, la seule façon de connaître le Divin, c'est de s'identifier à Lui. Il n'y en a pas d'autre, il n'y en a qu'une, une seule manière.

Donc, si nous ne connaissons toujours pas le Divin, après des années de sadhana, c'est que nous ne sommes pas encore devenu maître de ce procédé d'identification.

Et je disais à mon ami, qu'avec son immense connaissance du Yoga, Sraddhalu devrait être en mesure de nous donner des indications inestimables pour nous aider à devenir maître de ce procédé d'identification. Et j'ai ajouté que, sans doute, la toute première chose à comprendre, c'est de trouver ce qui bloque, ce qui empêche l'identification. 

En conclusion,

Le mail d'integral Studies laisse ouvert la possibilité que Sraddhalu traite plus tard ces sujets. Autant, le premier sujet sur Satprem, je peux comprendre, ou imaginer, les réticences de Sraddhalu, car comment parler du travail fait dans les Carnets, sans avoir lu les Carnets : c'est impossible. Par contre, mon ami m'a laissé entendre qu'il avait lu Évolution 2. Or justement, ce petit livre est en soi un extraordinaire sujet de vidéo.

Par contre, sur le sujet de l'identification, c'est en droite ligne de tout ce que publie Sraddhalu. Le sujet en soi n'a même rien de nouveau en soi, il est tout à fait courant dans le yoga traditionnel de la connaissance. 

Finalement, par curiosité, je vais poser une question à Grok sur la phrase de Ramakrishna.  

En somme, je crois avoir été assez inspiré en publiant cet article : de toute part, ça réagit, car je vois que deux personnes m'ont envoyé un mail. Je vais donc aller les consulter.

À suivre... 

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