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Dans un article précédent sur la fin des livres j'ai partagé un passage des Entretiens où Mère explique comment recevoir une réponse en ouvrant certains livres au hasard. J'ai appliqué la méthode, je me suis concentré, et j'ai posé mes questions sur mon dharma, la vérité de mon être. 

Et je suis tombé sur ce passage de l'Agenda du 10 janvier 1961 sur la guérison du mal dans lequel Mère donne une méthode négative  ne pas parler du mal, ne pas perpétuer les vibrations du mal  et une méthode positive : voir la bonté fondamentale derrière toute chose. Ensuite, est c'est sur ce passage que je suis tombé, Mère répond à une question de Satprem sur le pouvoir de l’amour.

Mais si l’on veut connaître ou comprendre la nature de la Force ou de la Puissance qui permet et qui accomplit cette transformation (et surtout quand il s’agit du Mal, mais aussi de la laideur dans une certaine mesure), on voit que c’est évidemment l’Amour qui, de tous les pouvoirs, est le plus puissant, le plus intégral – intégral, en ce sens qu’il s’applique à tous les cas. Il est plus puissant même que le pouvoir de purification qui dissout les mauvaises volontés et est le maître en quelque sorte des forces adverses, mais qui n’a pas le pouvoir direct de transformation, parce que le pouvoir de purification dissout D'ABORD pour reformer après, il détruit une forme pour pouvoir en faire une meilleure, tandis que l’Amour n’a pas besoin de dissoudre pour transformer : il a le pouvoir direct de transformation.

L’Amour est comme une flamme qui change ce qui est dur en une chose malléable et qui sublime même cette chose malléable en une sorte de vapeur purifiée – ça ne détruit pas : ça transforme.

Dans son essence, dans son origine, l’Amour est comme une flamme blanche qui a raison de TOUTES les résistances. On peut soi-même en faire l’expérience : quelle que soit la difficulté dans son être, quelle que soit l’alourdissement des erreurs accumulées, les ignorances, les incapacités, les mauvaises volontés, une seule SECONDE de cet Amour – pur, essentiel, suprême – dissout comme dans une flamme toute-puissante. Un seul moment, et tout un passé peut disparaître ; un seul instant où on TOUCHE Ça dans son essence, et tout un fardeau est épuisé.

Alors – faut-il être un peu ballot – je n'ai pas très bien compris le rapport entre ma question et la réponse. Alors j'ai changé de livre – des fois que j'aurais une réponse plus conforme à mes conceptions 😊 . Avec Prières et Méditations, je me suis de nouveau concentré et j'ai reformulé ma question. Et je suis tombé sur celle-ci :

Playlist Prières et Méditations – L'autre Conscience

Le 23 mai 1914

Ô Seigneur, Toi dont je voudrais avoir la constante conscience et que je voudrais réaliser dans les moindres cellules de mon être, Toi que je voudrais connaître comme moi-même et voir manifesté en toutes choses, Toi qui es l’unique réalité, l’unique raison et l’unique but de l’existence, permets que mon amour pour Toi aille sans cesse grandissant afin que je sois tout amour, Ton amour même, et qu’étant Ton amour, je m’unisse intégralement à Toi.

Que cet amour devienne de plus en plus intense, complet, lumineux, puissant ; que cet amour soit l’irrésistible élan vers Toi, l’invincible moyen de Te manifester.

Que tout en cet être devienne amour pur, profond, désintéressé, divin, depuis les insondables profondeurs jusqu’à la substance la plus extérieure.

Que le Dieu en forme, qui se manifeste dans cet agrégat, soit tout entier pétri de Ton complet et sublime amour, cet amour qui est à la fois la source et la réalisation de toute connaissance ; que la pensée soit clarifiée, classifiée, éclairée, transformée par Ton amour ; que toutes les forces vitales uniquement pénétrées, pétries de Ton amour, y puisent l’irrésistible pureté et la constante énergie, la puissance et la droiture.

Que cet être intermédiaire, affaibli, profite de sa faiblesse pour se reconstituer avec des éléments qui soient tout entiers pétris de Ton amour, et que ce corps, devenu brasier ardent, rayonne Ton divin, impersonnel, sublime et calme amour par tous ses pores…

Que le cerveau soit reconstitué par Ton amour.

Enfin que Ton amour déborde, inonde, pénètre, transfigure, régénère, anime toute chose, avec la puissance, la splendeur, la douceur et la force qui lui sont propres.

En Ton amour est la paix, en Ton amour est la joie, en Ton amour est le souverain levier de travail de Ton serviteur.

Ton amour est plus vaste que l’univers et plus durable que tous les âges ; il est infini, éternel, il est Toi-même. Et c’est Toi-même que je veux être et que je suis, puisque telle est Ta loi, telle est Ta volonté.

🔥

Alors – toujours de plus en plus perplexe, je n'ai rien dit...

Il faut dire que depuis toutes ces années, j'ai à peu près mis la recherche de l'amour de côté – peut-être par tempérament ou par peur des éventuels débordements liés à la bhakti, ces fameux états d'exaltation que je refuse. Et puis, je préférais appuyer ma sadhana sur ces idées qui expliquent qu'avant que l'amour ne puisse se manifester sur terre, il fallait d'abord établir la vérité, que sans la vérité, l'amour pouvait être déformé, perverti, que l'amour était une vibration si puissante qu'il fallait d'abord une solide base de calme, d'égalité, que l'amour sans la connaissance pouvait devenir fanatique, et si quelques fois dans l'Agenda la Mère parle de l'Amour, presque à toutes les pages il est question du corps et des cellules... 

Donc, l'essentiel de l'effort de ma sadhana était d'ouvrir le corps, de descendre dans le corps... et j'ai à peu près réussi à me convaincre que, pour le moment, se tourner vers l'Amour n'était pas la propriété, dont de tout toute façon, je ne serais sans doute pas capable de recevoir quelque chose d'aussi formidable. 

Il faut faire attention avec leurs paroles, et les paroles de sagesses en général, nous pouvons les interpréter de travers – en en toute bonne foi – et si la compréhension est incorrecte, leur mise en application le sera aussi : elles ne seront pas à la bonne place. Très probablement  aussi, des forces en nous prennent un malin plaisir à désorienter notre jugement. 

N'empêche : à deux questions sur le dharma et sur la vérité de l'être, je tombe deux fois sur un texte qui parle de l'amour...

Cela m'a beaucoup interpelé, toujours pas compris ! Donc, plus tard, dans mon intériorisation nocturne, je me suis tourné vers l'Amour. Bien sûr, il m'est arrivé de ressentir de l'amour pour Sri Aurobindo, pour Mère, pour le Divin... mais j’insiste, il ne me vient pas spontanément de me tourner vers l'aspect d'Amour du Divin, ça ne me vient même pas à l'idée. Je me tourne vers l'Un, le Divin impersonnel, la Conscience divine, la Volonté divine, vers le mental intuitif, vers la Paix, la Lumière, la Connaissance ou la Vérité, vers le Moi supérieur au-dessus, vers le psychique à l'intérieur, de temps en temps vers Agni et quelques fois d'autres divinités védiques, vers le Guide intérieur, l'Instructeur, le Maître du Yoga, vers l'Infini... mais à peu près jamais je ne pense à me relier à l'Amour. Comme quoi... tout arrive !   

Et une expérience est venue.

Dans une première étape d'une bonne trentaine de minutes, à l'intérieur, cela ressemblait à un travail de pacification et d'égalisation ; petit à petit tout se posait et semblait devenir homogène. 

Et puis, il y a eu la sensation que quelque chose de blanc descendait, comme une substance subtile ou une énergie légèrement dense et se mélangeait à ma propre substance ou à mon physique subtil. Je ne voyais aucune couleur et pourtant j'avais une sensation de blanc. Et c'était parfaitement silencieux, et cela n'entraînait aucune émotion particulière, et cela n'expliquait rien et restait seulement dans le domaine de la sensation, donc dans le corps ou très près du corps.

D'ailleurs, j'ouvre une parenthèse, depuis quelques temps, je tends à lâcher l'effort même de comprendre pour privilégier le ressenti des vibrations.

Pour le moment, cela n'a donné lieu qu'à une seule expérience claire. Pendant l'intériorisation, j'ai tout à coup ressenti une vibration de mécontentement au niveau du flanc gauche. Alors, j'ai observé cette vibration et cherché le moyen de la dissoudre. J'ai d'abord été surpris qu'une chose aussi insignifiante puisse perturber tout le système, interrompre et bloquer tout le processus.

Dans un article précédent, Mère nous dit qu'avec Sri Aurobindo, il faut arriver à ce que la Terre apparaisse comme une toute petite chose. Et je me disais que si la terre était toute petite, nous devions n'être qu'un grain de poussière, et cela a donné une belle expérience.

Mais alors, une vibration de mécontentement, c'est encore beaucoup plus petit qu'un grain de poussière, et qu'une chose si petite puisse causer un si grand désordre, m'a beaucoup surpris. À l'évidence, ça ne va pas. 

Alors je suis resté aussi consciemment et concrètement que possible en contact avec cette vibration et je l'ai orienté vers l'amour et en même temps, j'ai appelé l'amour a entrer en contact avec ce mécontentement, qui s'est trouvé dissous.

Beaucoup de mots, une explication bien laborieuse pour quelque chose dans les faits qui est très simple et ne prend que quelques secondes.

Enfin bon, l'expérience m'a intéressé car elle était aussi consciente que possible.

Cette deuxième étape a sans doute été un peu plus courte que la première.

Et puis, tout à coup, dernière phase, la sensation s'est transformé en compréhension, en quelque chose qui avait du sens sur le plan psychologique. Mais ce fut si intense quelle ne dura que quelques secondes, quelques minutes tout au plus. C'est curieux, tant que l'expérience se déroulait au niveau de la sensation, la conscience  est restée très tranquille, très silencieuse, et à partir du moment où cela s'est transformé en compréhension psychologique, le mental a commencé à s'enflammer, s'exciter... 

Modeste dans son apparence, mais tenace et charmant ; ne fait pas de tapage mais est très fidèle.  

En quelques secondes ou quelques minutes trois compréhensions successives sont venues.

1. À propos de l'amour

J'ai commencé par ressentir que l'essence de notre être, la vérité de notre être, c'était de l'amour...

Et puis il est revenu cette sensation qui m'avait déjà traversé que cet amour est de la même substance que celle de la Mère divine... 

Même si, en tout cas au moment où je le vivais, c'était un drôle d'amour, un amour sans émotion ni sentiment.... mais le temps se déroulait si vite que je n'ai peut-être pas bien observé.

2. À propos des expériences

Habituellement, nous sommes dans une pensée linéaire : ceci engendre cela, ceci engendre cela et ainsi de suite. Là, c'était un autre mode de pensée, global, circulaire, simultané, dans lequel je voyais rassemblés dans une même image, toutes sortes de circonstances infimes de ma vie : quelques mots de Sri Aurobindo-Mère, telle lecture, une aspiration qui m'avait traversé, une réaction à un moment donné, telle expérience passée, d'autres choses que j'ai maintenant oublié..., et toutes ces choses, chacune à leur façon, avaient participé à l'expérience que j'étais en train de vivre. En cet instant, tout cela était très clair dans la conscience, très simple, très naturel. 

3. À propos de l'infini

Et enfin, un dernier moment encore plus fort est venu. Tout à coup je me suis dit : 

Nous sommes les enfants de l'Infini 
et si nous sommes des enfants de l'Infini
nous devrions avoir accès à toutes les potentialités de l'Infini...  

Alors aussitôt, j'ai ressenti une ouverture horizontale à une immensité avec la sensation d'être traversé par un puissant courant de Force. Cela n'aura duré qu'une fraction de seconde – ces fameuses secondes...

À ce propos, il m'est revenu en mémoire un texte de Sri Aurobindo où il dit que lorsque un premier déchirement du voile était fait, une première expérience du contact avec le Divin, le résultat final était inévitable. Mais je ne me souviens plus des mots exacts, je retrouverai peut-être le passage exact. En tout cas, nous ne devons pas être déçus par une expérience qui ne dure qu'une seconde, elles devraient nous réjouir...

🔥

Sûr de soi, sans crainte, généreux et souriant.

Puisque mon premier message évoque une seule SECONDE de cet Amour j'ai fais une recherche dans l'Index de l'Agenda avec pour mots clefs : une goutte de Ça. Voici le résultat est très prometteur. Extraits :

27 juin 1962 : Et qu'une goutte de Ça, une étincelle de Ça : tous les problèmes sont résolus.

15 novembre 1966 : un tout petit rayon ou une goutte de Ça qui tombe, et alors la personne qui est là se met à trembler ! Elle ne sait pas pourquoi, elle se met à trembler.

19 novembre 1966 : C'est très particulier. Et c'est très haut, très haut... Et pourtant, de temps en temps, je vois une goutte de ça ici.

6 septembre 1967 : N'est-ce pas, on voit une goutte de «Ça» dans sa perfection, et toutes les ombres disparaissent – toutes les désharmonies...

15 novembre 1967 : une goutte de Ça... cela devient la lumière et le progrès.

11 juillet 1970 : c'est une chose curieuse : une goutte de ça sur les forces hostiles, ça les dissout. Elles fondent comme cela (geste à vue d'œil).

Il suffit de cliquer sur les dates, dans le lien ci-dessous, et cela donne accès au texte intégral... 

Voilà qui pourrait orienter notre aspiration vers Ça, vers l'Amour...

...et advienne que pourra !

😊

🙏

OM

💓

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L
"... voir la bonté fondamentale derrière toute chose."<br /> "L’Amour est comme une flamme qui change ce qui est dur en une chose malléable et qui sublime même cette chose malléable en une sorte de vapeur purifiée – ça ne détruit pas : ça transforme."<br /> <br /> Je souhaite que ces paroles que tu rappelles s'installent durablement en moi.<br /> Depuis que j'ai découvert ces éclairages de Mère (il y a quelques mois je crois, dans d'autres textes), je sens que si j'arrive sincèrement à avoir ce regard "aimant" sur les personnes ou les choses qui me dérangent encore aujourd'hui, alors je serai au rendez-vous avec moi-même,<br /> et un motif clé de mon incarnation deviendra réalité (au moins en partie).<br /> <br /> Je tiens à me le rappeler aussi souvent que possible, car c'est si vite fait de glisser :)<br /> Il y a rapidement une "bonne raison" qui se débrouille habilement pour nous chauffer, et faire en sorte que nous nous emballions, et que la division s'exprime à travers nous.<br /> Comme si elle avait parié une belle somme sur le fait de parvenir à ce résultat.<br /> Coquines de forces adverses joueuses et avides !<br /> <br /> Il est bien sûr difficile pour nous humains de percevoir ce qu'est l'Amour "vrai" du Divin, tant nous sommes conditionnés sur la notion d'aimer (famille, couple...), et parfois même plus ou moins traumatisés.<br /> Je suis heureux d'avoir mieux compris certaines choses sur ce plan ces dernières années,<br /> et je vois comme cela simplifie / fluidifie / allège ma vie.<br /> Finie la tragédie grecque :)<br /> <br /> La lecture de ton article m'a permis de réaliser que l'expérience que j'ai évoquée dans un précédent commentaire,<br /> concernant cette sorte de "fierté" à mon égard, que j'ai perçue dans le regard de Mère et celui de Sri Aurobindo (à la fin d'une retraite, devant leur photo),<br /> est sans doute en réalité cet Amour décrit dans les 2 textes de Mère sur lesquels tu es tombé.<br /> Pour moi, dans leurs yeux, il y avait une présence chaleureuse et lumineuse, une attention dédiée.<br /> <br /> Aujourd'hui le soleil s'est assez bien montré dans le ciel, et en le regardant mettre en valeur le jardin, j'ai à nouveau vu à quel point il est un représentant matériel de cet Amour divin,<br /> de cette présence chaleureuse et lumineuse qui se suffit à elle-même et soutient tout.<br /> Je trouve qu'il est comme un indice dans un jeu de piste.<br /> <br /> La reconnaissance et la dévotion immenses envers le Divin que Mère exprime dans Prières et méditations sont précieuses pour l'exploration de cet Amour.<br /> <br /> Dans le contexte actuel, ces belles découvertes sont des plus réjouissantes :)
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