Ouverture : méthode et détails
Introduction et contexte
L'ouverture au Divin est l'un des mouvements essentiels de la sadhana et je me suis aperçu que j'étais encore dans une certaine ignorance sur son importance et ses effets et encore dans une confusion par rapport à la pratique.
Nous savons qu'il y a la nécessité d'une double ouverture : une ouverture vers l'intérieur, vers le psychique, vers la Présence divine dans le cœur et une ouverture vers le haut, vers les plans de conscience supérieurs, vers la Conscience spirituelle et tout ce qu'elle contient. Et puis, si ma mémoire est correcte, nous pouvons commencer par l'un ou par l'autre, mais l'idéal est de pratiquer les deux.
Cette concentration-aspiration sur l'ouverture peut-elle, dans une même pratique, se faire simultanément vers le cœur et vers le haut, où s'il était préférable de les pratiquer l'une, et puis l'autre, successivement ?
Et puis, pour prendre un exemple un peu bête, est-ce que nous devons pratiquer l'ouverture vers le cœur les jours pairs et l'ouverture vers le haut les jours impairs ou, au contraire, choisir l'ouverture qui nous est la plus facile, la plus naturelle et nous y tenir, jour après jour, jusqu'à qu'il y ait un résultat significatif ?
Car si j'ai bien compris, cela marche dans les deux sens. Une fois l'ouverture vers le haut obtenue, une Force peut descendre et aider à l'ouverture du centre psychique. Et inversement, si nous commençons par l'ouverture du cœur, l'ouverture psychique peut aider à ouvrir le mental et à faire descendre la Force d'en haut.
En clair, comment ces deux concentrations sur l'ouverture s'articulent, comment les combiner ?
J'en suis venu à me poser ces questions parce que, ma méthode qui est de passer de l'un à l'autre, au petit bonheur la chance, selon l'impulsion du moment, ne semble pas être la meilleure méthode.
À moins qu'un autre paramètre m'échappe. Quelque chose de l'ordre de la détermination, de la foi, de la volonté... parce que, pour prendre une image un peu exagérée, si l'on ouvre tout grand les bras et qu'on attend passivement que la Force descende, il est possible qu'on attende longtemps...
L'ouverture ne fonctionne pas toute seule, elle doit être reliée à d'autres paramètres...
Le fait même que ces questions se présentent signifient qu'il reste des points à éclaircir.
En tout cas, mes explorations quotidiennes des espaces intérieurs, me démontrent constamment que certains espaces en nous sont encore verrouillés, cadenassés, barricadés... ça doit être le côté vierge, méticuleux, qui voudrait que la moindre petite chose à l'intérieur, que chaque partie de cette "carcasse", soit ouverte et réceptive à l'influence divine, car il est pour le coup absolument évident que tant qu'une chose est fermée, par définition, elle ne peut pas rien recevoir...
Compte-rendu d'une expérience
Je me suis donc tourné vers les Lettres sur le Yoga de Sri Aurobindo et j'en ai trouvé des dizaines qui décrivent le mouvement d'ouverture. Certaines sont si évocatrices que plus tard, dans ma pratique nocturne, cela a enclenché une pratique assez profonde marquée par trois étapes assez distinctes et quelques caractéristiques que j'ai pu observer :
1. Concentré, concentré, concentré dans le centre de la tête sur le mouvement d'ouverture du mental vers le haut... tout à fait comme ce petit dessin très inspirant de Sujata du 10 février 1975...
/image%2F7051723%2F20260209%2Fob_83e8d9_ouverture-du-mental-vers-le-haut.jpg)
...cette première phase a été marquée par beaucoup de pensées parasites. Par exemple, j'ai vu ressurgir toutes sortes de pensées politiques qui traînent dans mon mental car c'est un sujet qui m'a beaucoup intéressé dans le passé et qui, même si j'ai pris quelques distances et que désormais je regarde les choses de loin, cela m'intéresse encore un peu.
Et puis ma deuxième observation générale est que... cela faisait mal. Il y avait une tension intérieure. C'est un phénomène qui revient à chaque intériorisation. La conscience qui observe se tient en retrait, observe tranquillement les phénomènes intérieurs, mais ici et là, dans le corps apparemment, ou dans le physique subtil, il peut y avoir des tensions extrêmes.
Concentré dans la tête, je me suis demandé si ces douleurs, ces tensions ne représentaient pas les rigidités du mental, toutes son opposition, toutes ses résistances à se laisser transformer... sans réponse particulière sur les causes.
Je me suis demandé aussi, si ce que j'observais se passait dans mon mental ou dans mon cerveau.
En tout cas, il y a toujours le même constat perplexe : on se tourne vers le haut, et il est censé descendre le calme, la paix, la lumière, des trucs sympas quoi, et ce que j'observe factuellement la plupart du temps, c'est que... c'est difficile, comme si, quelque chose dans la nature, résistait de toute ses forces : c'est tout de même un peu bizarre. Je n'ai pas encore bien compris ce phénomène...
Mais malgré tout, au bout d'un moment, ça commence à lâcher, et si la conscience qui observe est déjà dans un certain calme, un calme plus profond encore commence à s'installer...
2. La deuxième phase donne le sentiment d'être entré dans quelque chose de bien plus profond... et d'autres images commencent à apparaître, comme si j'étais entré dans un autre espace intérieur. Il semblerait que nous ayons BEAUCOUP d'espaces intérieurs.
Quand je suis dans cette zone, je vois souvent des gens mais on n'a pas été présenté 😊, je ne les connais pas, et ce que je vois n'a pas grande signification.
Cette deuxième phase a été plus courte que la première, environ une vingtaine de minutes, peut-être un peu moins... quoi que la notion du temps dans ces intériorisations restent un peu aléatoire.
3. Alors, il y a eu l'impression d'entrer dans une nouvelle profondeur –la qualité était différente – et les choses ont commencé à devenir plus intéressantes, à faire sens.
À un moment donné, à force de concentrer, concentrer, concentrer l'attention sur l'ouverture, l'ouverture, l'ouverture... il m'a semblé toucher une... VOLONTÉ CENTRALE... qui confirmait : C'EST ÇA QUE JE VEUX : l'ouverture !
Et pour toute chose, il faut savoir ce que l'on veut : le contact avec la Mère, avec le psychique, avec l'intuition, on veut la paix, la joie, l'amour, la connaissance... Dans ce genre de pratique, il est nécessaire de fixer son attention sur quelque chose, sinon, on reste éparpillé dans tous les sens, et on est comme un petit bouchon trimballé sur un océan au gré des vagues...
Au début, j'ai commencé ma méditation avec la volonté mentale de ma conscience extérieure, et là, autre chose semblait prenait le relais ou venait renforcer mon intention initiale. À un moment donné, j'ai même eu l'impression que le psychique venait en soutien de la volonté mentale. Oui, dans cette zone, la qualité était différente.
Et puis tout à coup, je me suis fait une drôle de réflexion : "c'est curieux, je suis concentré dans la tête et vers le haut... et ça répond dans le ventre." En effet, à plusieurs reprises s'établissait une connexion très claire et très précise entre une zone dans la tête, et avec le plexus solaire, ou le nombril, ou un point sur le flanc gauche et d'autres points encore que j'ai oublié.
Alors je me suis dit que mon aspiration concentrée sur l'ouverture avait dû faire descendre quelque chose qui travaillait en moi, alors que la descente en elle-même, je ne m'en suis pas aperçu.
Encore que, tout à la fin, une sorte d'éclair de lumière blanche d'au-dessus de la tête est descendu tout droit, directement tout en bas, probablement dans le centre sexuel, et y a retiré une image glauque, symbolisant sans doute quelque chose de ma vie, de ma construction intérieure...
Et cette image symbolique, a été littéralement arraché, déracinée de... plus bas que le nombril, pour la tirer tout en haut, bien au-dessus de la tête. C'est la première fois qu'il se passe quelque chose de cette nature. Cela n'a duré qu'une seconde, peut-être une fraction de seconde, mais je pense que c'est une expérience importante. En tout cas, cet éclair de lumière blanche fut d'une irrésistible efficacité.
Voilà ce dont j'ai pu prendre conscience, mais il y a dû se passer d'autres choses, trop subtiles ou trop rapides pour que je m'en rende compte.
/image%2F7051723%2F20260209%2Fob_d68e16_ouverture.jpg)
3. Extraits des Lettres sur le Yoga
La sâdhanâ de notre yoga ne procède par aucun enseignement mental fixe ni par des formes prescrites de méditation, mantra ou autres, mais par aspiration, par concentration à l'intérieur ou vers le haut, par l'ouverture à l'Influence, au Pouvoir divin au-dessus de nous et à son action, à la Présence divine dans le cœur, et par le rejet de tout ce qui leur est étranger. Ce n'est que par la foi, l'aspiration et la soumission que cette ouverture peut se faire.
🌹
La sâdhana a pour but l'ouverture de la conscience au Divin et la transformation de la nature. La méditation ou contemplation est l'un des moyens d'atteindre ce but, non le seul : la bhakti en est un autre, le travail un autre encore.
🌹
Si l'on réfère tout au Pouvoir qui est en haut, on peut arriver à le sentir au-dessus de soi, à sentir sa descente et l'ouverture à une conscience et à une connaissance croissantes. Finalement, travail, bhakti et connaissance vont ensemble, et la perfection de soi devient possible – c'est ce que nous appelons la transformation de la nature.
🌹
Par la concentration dans le cœur on s'ouvre vers le dedans et en poursuivant cette ouverture intérieure, en pénétrant profondément, on devient conscient de l'âme ou être psychique, de l'élément divin dans l'individu. Cet être dévoilé commence à venir au premier plan, à gouverner la nature, à l'orienter, elle et tous ses mouvements, vers la Vérité, vers le Divin, et à appeler en elle tout ce qui est au-dessus. Il apporte la conscience de la Présence, la consécration de l'être au Suprême, il fait descendre dans notre nature une Force, une Conscience plus grande qui attendait au-dessus de nous.
La concentration dans le centre du cœur, accompagnée de l'offrande de soi au Divin et de l'aspiration à cette ouverture intérieure et à la Présence dans le cœur, est le premier mode de concentration et, si on peut le pratiquer, c'est un début naturel ; car son résultat, une fois acquis, rend le chemin spirituel beaucoup plus aisé et sûr que si l'on commence d'une autre manière.
Cette autre manière consiste à se concentrer dans la tête, dans le centre mental. Si elle apporte le silence dans le mental de surface, elle ouvre au-dedans un mental intérieur plus vaste et plus profond qui est davantage capable de recevoir l'expérience et la connaissance spirituelles. Mais une fois que l'on est concentré à cet endroit, il faut ouvrir la conscience mentale silencieusement vers le haut à tout ce qui est au-dessus du mental.
Après un certain temps, on sent la conscience s'élever au-dessus ; elle monte enfin au-delà du couvercle qui l'a si longtemps tenue enfermée dans le corps et trouve au-dessus de la tête un centre où elle se libère dans l'Infini.
Là, elle commence à entrer en contact avec le Moi universel, la Paix, la Lumière, le Pouvoir, la Connaissance, la Béatitude du Divin, à y pénétrer, à devenir tout cela et à en sentir la descente dans la nature. Se concentrer dans la tête en aspirant à la tranquillité du mental et à la réalisation du Moi et du Divin au-dessus est le deuxième mode de concentration.
Il est important, cependant, de se souvenir que la concentration de la conscience dans la tête n'est qu'une préparation à l'ascension de cette conscience vers le centre qui se trouve au-dessus ; autrement on peut rester enfermé dans son propre mental et ses expériences ou, au mieux, atteindre seulement un reflet de la Vérité qui est au-dessus au lieu de monter dans la transcendance spirituelle pour y vivre.
Pour certains la concentration mentale est plus facile, pour d'autres c'est la concentration dans le centre du cœur ; certains sont capables de faire les deux alternativement, mais il est préférable, si l'on en est capable, de commencer par le centre du cœur. ….
(La suite de cette lettre n'est pas dans le sujet de cet article consacré à l'ouverture, mais comme elle conclut si magnifiquement la description de la sadhana que je trouve qu'il est pertinent de la publier.)
L'autre aspect de la discipline concerne les activités de la nature, du mental, du moi-de-vie ou vital, de l'être physique. Ici le principe consiste à harmoniser la nature à la réalisation intérieure afin de ne pas être divisé en deux parties discordantes. Plusieurs disciplines ou méthodes sont possibles.
Dans l'une on offre toutes les activités au Divin, on appelle le guide intérieur et on demande que la nature soit prise en charge par un Pouvoir supérieur. Si l'on est ouvert à l'âme au-dedans, si l'être psychique vient au premier plan, alors il n'y a pas grande difficulté : cet état s'accompagne d'une discrimination psychique, d'une indication constante, et enfin d'une direction qui révèle toutes les imperfections et, tranquillement et patiemment, les élimine, introduit dans le mental et le vital les mouvements justes et donne aussi une forme nouvelle à la conscience physique.
Une autre méthode consiste à faire un pas en arrière en se détachant des mouvements de l'être mental, vital et physique, à ne considérer leurs activités que comme une formation habituelle de la Nature générale dans l'individu, formation qui nous est imposée par les fonctionnements du passé et qui ne fait nullement partie de notre être vrai ; dans la mesure où nous réussissons, où nous nous détachons, où nous voyons le mental et ses activités comme n'étant pas nous, la vie et ses activités comme n'étant pas nous, le corps et ses activités comme n'étant pas nous, nous commençons à percevoir un Être intérieur en nous – mental intérieur, vital intérieur, physique intérieur – silencieux, calme, non lié, non attaché, qui reflète le vrai Moi au-dessus et peut être son représentant direct ; de cet Être intérieur silencieux proviennent le rejet de tout ce qui doit être rejeté, l'acceptation de ce qui peut être gardé et transformé à l'exclusion du reste, une Volonté profonde qui tend vers la perfection ou un appel au Pouvoir divin pour qu'il fasse à chaque pas ce qui est nécessaire à la transformation de la nature.
Cet Être intérieur peut aussi ouvrir le mental, la vie et le corps à l'entité psychique intérieure et à son influence qui nous guide, ou à son gouvernement direct.
Dans la plupart des cas ces deux méthodes apparaissent simultanément et vont de pair, puis finissent par se fondre en une seule. Mais on peut commencer par l'une ou par l'autre, celle que l'on trouve la plus naturelle et la plus facile à suivre.
Enfin, dans toutes les difficultés où l'effort personnel est entravé, l'Instructeur peut intervenir et apporter l'aide nécessaire pour nous faire parvenir à la réalisation ou pour nous faire franchir la prochaine étape.
(C'est magistral : en quelques lignes, nous avons tout le mode d'emploi de nos premiers pas. Je l'avais déjà lu, et relu et je le redécouvre encore, presque avec stupéfaction que tant de choses puisse être dite en si peu de mots.)
🌹
Ce n'est pas en "réfléchissant" à la réalité totale, mais par un changement de conscience qu'on peut passer de l'ignorance à la Connaissance — la Connaissance par laquelle nous devenons ce que nous connaissons. Passer de la conscience extérieure à une conscience directe et intimement intérieure ; élargir la conscience hors des limites de l'ego et du corps ; l'élever par une volonté et une aspiration intérieures et une ouverture à la Lumière jusqu'à ce qu'elle passe, dans son ascension, au-delà du Mental ; amener une descente du Divin supramental par le don de soi et la soumission avec pour conséquence une transformation du mental, de la vie et du corps — telle est la voie intégrale vers la Vérité.1 C'est ce que nous appelons ici la Vérité et c'est le but de notre yoga.
1. J'ai dit que l'idée du supramental existait déjà depuis les temps anciens — il y a eu, en Inde et ailleurs, des tentatives pour l'atteindre en s'y élevant ; mais ce qui manquait était la manière de l'intégrer à la vie et de le faire descendre pour que la nature entière soit transformée, jusqu'à la nature physique.
🌹
L'Intuition est le premier plan où il y ait une réelle ouverture à la pleine possibilité de réalisation – c'est à travers elle que l'on va plus loin : d'abord au surmental et ensuite au supramental.
🌹
L'expérience de l'éclatement du front par le milieu et du déversement de lumière indiquait l'ouverture du centre de la vue, de la volonté et de la vision à cet endroit. Quand celui-ci s'ouvre, il y a une ouverture de la conscience mentale intérieure à travers laquelle la lumière de la conscience supérieure peut se déverser-ici, c'est la lumière blanche de la Mère qui se déversait à travers l'ouverture.
(Ainsi, nous devons être attentif à une ouverture complète très minutieuse. Chaque partie de l'être, tout entier, doit s'ouvrir.
Ici, plusieurs lettres évoque l'ouverture des chakras, mais je les ai déjà partagé dans l'article précédent, alors continuons notre exploration.)
🌹
Ce son ne peut pas être quelque chose de physique : il ne peut être qu'une sensation physique subtile. L'oreille est le passage de la communication entre le centre mental intérieur et les forces de pensée ou vagues de pensée de la Nature universelle. Le son en question évoque une sensation d'ouverture et d'élargissement de ce passage.
(Et que se passe-t-il lorsqu'on a un acouphène ? Est-ce que cela pourrait signifier que le passages évoqué par Sri Aurobindo est plus ou moins bloqué, perturbé ? En tout cas, il m'est arrivé quelques fois de me faire sonner les cloches 😊 et cela n'a pas résolu le problème de l’acouphène.
La lettre suivante n'est pas tout à fait dans notre sujet, mais elle est tellement importante.)
🌹
Vous devez vous débarrasser de certaines idées fausses que vous semblez avoir au sujet du yoga, car elles sont dangereuses et tout sâdhak devrait les rejeter :
1. L'objet du yoga n'est pas de devenir "comme" Sri Aurobindo ou la Mère. Ceux qui caressent cette idée sont facilement amenés à en déduire qu'ils peuvent devenir aussi grands et même plus grands qu'eux. Cela ne fait que nourrir l'ego.
2. L'objet du yoga n'est pas d'acquérir des pouvoirs ou d'être plus puissant que d'autres, d'avoir de grandes siddhi ou d'accomplir des actions grandioses, merveilleuses ou miraculeuses.
3. L'objet du yoga n'est pas de devenir un grand yogi ou un surhomme. Cette manière égoïste d'aborder le yoga ne peut rien amener de bon ; évitez-la à tout prix.
4. Parler du supramental et penser à le faire descendre en vous est de tout le plus dangereux. Cela peut conduire à une mégalomanie et à une perte d'équilibre totales. Ce que doit rechercher le sâdhak, c'est une pleine ouverture au Divin, la transformation psychique de sa conscience, la transformation spirituelle.
De ce changement de conscience, l'absence d'ego, l'absence de désir, l'humilité, la bhakti, le don de soi, le calme, l'égalité, la paix, une sincérité tranquille sont les composants nécessaires.
Jusqu'à la transformation psychique et spirituelle, penser à devenir supramental est une absurdité, et une absurdité arrogante de surcroît.
🌹
Le Divin a pour nous trois aspects :
1. Il est le Moi et l'Esprit cosmique qui est dans et derrière toutes les choses et tous les êtres ; tout dans l'univers est manifesté à partir de lui et en lui, même si cette manifestation se produit maintenant dans l'Ignorance.
2. Il est l'Esprit et le Maître de notre propre être en nous ; nous devons le servir, nous devons apprendre à exprimer sa volonté dans tous nos mouvements, afin de pouvoir, par notre croissance, sortir de l'Ignorance pour entrer dans la Lumière.
3. Le Divin est Être et Esprit transcendant, tout béatitude et lumière, connaissance divine et pouvoir divin ; nous devons nous élever vers cette suprême existence divine et sa Lumière, et en faire descendre progressivement la réalité dans notre conscience et notre vie.
Dans la nature ordinaire, nous vivons dans l'Ignorance et ne connaissons pas le Divin. Les forces de la nature ordinaire sont des forces non divines parce qu'elles tissent un voile d'ego, de désir et d'inconscience qui nous dissimule le Divin. Pour entrer dans la conscience plus haute et plus profonde qui connaît le Divin et vit lumineusement en lui, nous devons nous débarrasser des forces de la nature inférieure et nous ouvrir à l'action de la Shakti divine qui transformera notre conscience en celle de la Nature divine.
C'est de cette conception du Divin qu'il nous faut partir ; la réalisation de sa vérité ne peut venir qu'avec l'ouverture de la conscience et sa transformation.
(Voilà qui a le mérite d'être clair sur l'importance de l'ouverture !
Dans la lettre suivante, Sri Aurobindo nous propose à nouveau un magistral résumé des différentes approches.)
🌹
C'est très sérieusement que je parlais du progrès que vous avez accompli par le mouvement psychique et l'effort de détection et d'élimination de l'ego. Je vous avais déjà écrit que j'approuvais vigoureusement cette méthode. C'est, dans notre yoga, la voie qui mène à la dévotion et au don de soi ; car le mouvement psychique conduit à la dévotion pure et constante et l'élimination de l'ego rend possible le don de soi. De fait, les deux vont ensemble.
L'autre voie, qui est la voie de la connaissance, consiste à méditer dans la tête ; elle amène l'ouverture au-dessus, la tranquillité ou le silence du mental et la descente de la paix, etc. de la conscience supérieure en général, jusqu'à ce que cette conscience enveloppe l'être, emplisse le corps et commence à prendre en charge tous les mouvements. Mais il faut alors passer par le silence et par un certain vide des activités ordinaires : celles-ci sont poussées au-dehors et accomplies comme une action purement superficielle... et vous avez une forte aversion pour le silence et le vide.
Dans la troisième voie, qui est l'une des deux voies du yoga par les œuvres, le Pourousha se sépare de la Prakriti, l'être intérieur silencieux de l'être extérieur actif, de sorte que l'on a deux consciences ou une conscience double : l'une, en arrière, surveille, observe et enfin maîtrise et transforme l'autre, celle qui est active au premier plan. Mais là aussi il faut vivre dans une paix et un silence intérieurs et accomplir les actions comme si elles étaient quelque chose à la surface. L'autre manière d'aborder le yoga des œuvres consiste à les accomplir pour le Divin, pour la Mère, et non pour soi-même, à les consacrer et à les dédier jusqu'à ce que vos sentiez concrètement la Force divine s'emparer des activités et les accomplir à votre place.
S'il y a pour mon yoga une clé, un secret que vous dites ne pas avoir découvert, il réside dans ces méthodes ; en réalité elles ne contiennent rien en elles-mêmes de tellement mystérieux, de si impossible ni même de nouveau. Seuls le développement ultérieur, à un stade plus avancé, et le but du yoga sont nouveaux. Mais il n'est pas nécessaire de s'en préoccuper aux premiers stades, sauf si l'on veut en faire l'objet d'une connaissance mentale.
🌹
L'amour, la bhakti, le don de soi, l'ouverture psychique sont les seuls raccourcis vers le Divin... ou peuvent l'être ; car si l'amour et la bhakti sont de nature trop vitale, alors un va-et-vient risque de se produire entre l'attente extatique et le viraha, l'abhimâna, le désespoir, etc. qui feront de la route non un raccourci mais un détour, un zigzag, non un vol direct mais un tournoiement sans fin autour de l'ego au lieu d'une course en droite ligne vers le Divin.
🌹
Il est tout à fait évident que X s'est ouvert à l'expérience spirituelle avec une soudaineté qui peut paraître surprenante ; mais cette ouverture se produit souvent ainsi, surtout lorsque dans l'être extérieur le mental est sceptique alors qu'au-dedans l'âme est prête. Dans ces cas l'ouverture vient souvent aussi à la suite d'un choc comme la maladie de son frère, mais je pense qu'il était déjà préparé par un certain penchant du mental.
(Beaucoup sans doute se reconnaîtront dans cet extrait !
Est-ce à dire, cependant, qu'il est des cas où l'âme ne serait pas prête ? Que le mental, le centre émotif, le vital, la nature physique ne soient pas prêtes, au vu de leurs obstructions, c'est presque naturel. Mais que l'âme elle-même puisse ne pas être prête devrait nous interpeller. Que veut-il dire ?)
🌹
On doit être satisfait de ce que l'on reçoit et pourtant continuer tranquillement, sans lutte, d'aspirer à recevoir davantage, jusqu'à ce que tout soit venu. Pas de désir, pas de lutte : aspiration, foi, ouverture... et la grâce.
(Ah ! Voilà une nouvelle subtilité...
(Ainsi, nous devons être sans désir mais aspirer à recevoir davantage. Pour cela, nous devons faire une claire différence entre le désir et l'aspiration. C'est peut-être plus ou moins évident pour nous, mais ce ne l'est sans doute pas pour tout le monde.
Et puis, nous devons aspirer... et que cela soit compatible avec l'injonction de la Gîta d'être complètement détaché du résultat. Pas si simple !)
🌹
Mais pour vous, je recommanderais une ouverture constante, une aspiration tranquille et continue, sans ardeur excessive, une confiance et une patience joyeuses.
(Ainsi, Une ouverture constante est donc possible...)
🌹
Pour que l'action de la Force soit complète, il lui fallait cependant descendre dans la conscience physique et y établir la tranquillité et l'ouverture. La conscience physique est toujours, chez tout le monde et par sa nature même, un peu inerte, et une aspiration constante et forte ne lui est pas naturelle, il faut la créer. Mais d'abord une ouverture, une purification, une ferme tranquillité doivent s'établir ; autrement le vital physique changera la forte aspiration en ardeur exagérée et en impatience, ou plutôt il essaiera de lui donner cette forme. Ne soyez donc pas troublé si votre nature vous semble trop neutre et trop calme, ne semble pas contenir assez d'aspiration et de mouvement. Cet état de transition est nécessaire au progrès ; le reste viendra.
🌹
Il existe un état où le sâdhak a conscience de la Force divine qui travaille en lui, ou tout au moins de ses résultats, et où il ne fait pas obstruction à sa descente ou à son action par ses propres activités mentales, son agitation vitale ou son obscurité et son inertie physiques. C'est cela, l'ouverture au Divin. La soumission est le meilleur moyen de s'ouvrir ; mais tant que la soumission n'est pas faite, l'aspiration et la tranquillité peuvent y mener jusqu'à un certain point. Se soumettre signifie consacrer au Divin tout ce qui est en soi, lui offrir tout ce que l'on est et tout ce que l'on a, ne pas insister sur ses idées, ses désirs, ses habitudes, etc., mais permettre à la Vérité divine de les remplacer par sa connaissance, sa volonté et son action partout.
🌹
L'ouverture se produit d'elle-même par la sincérité de la volonté et de l'aspiration. Être ouvert, c'est être capable de recevoir les forces supérieures qui viennent de la Mère.
🌹
L'ouverture de soi a pour but de permettre à la force du Divin de se déverser au-dedans, apportant la lumière, la paix, l'Ânanda, etc., et d'y accomplir la transformation. Quand l'être reçoit ainsi la Divine Shakti et qu'elle agit en lui et produit des effets (qu'il soit entièrement conscient du processus ou non), on dit qu'il est ouvert.
🌹
Ce sont des actes du mental, alors que l'ouverture est un état de la conscience dans lequel celle-ci reste tournée vers la Mère, sans autres mouvements ; un état où elle se tient dans l'attente de ce qui peut venir du Divin et est capable de le recevoir.
🌹
C'est par la confiance en la Mère que viendra l'ouverture nécessaire quand votre conscience sera prête.
Ce n'est pas par la méditation seule que viendra ce qui est nécessaire. C'est par la foi et l'ouverture à la Mère.
🌹
Veillez à rester ouvert à la Mère, souvenez-vous d'elle toujours et laissez sa Force travailler en vous, en rejetant toutes les autres influences ; c'est la règle du yoga.
🌹
Dans la pratique du yoga, le but cherché ne peut être atteint que par l'ouverture de l'être à la force de la Mère et par le rejet persistant de tout égoïsme, de toute exigence, tout désir, tout motif, sauf l'aspiration à la Vérité divine. Si l'on fait cela comme il convient, la lumière et le Pouvoir divins se mettront à l'œuvre et amèneront la paix et l'équanimité, la force intérieure, la dévotion purifiée, une conscience et une connaissance de soi croissantes, car tels sont les fondements nécessaires à la siddhi du yoga.
🌹
Le principe même de notre yoga est de s'ouvrir à l'Influence divine. Elle est là, au-dessus de vous, et si vous pouvez une fois en être conscient, vous n'avez qu'à l'appeler en vous. Elle descend dans le mental et dans le corps comme une Paix, une Lumière, une Force qui travaille, une Présence divine avec ou sans forme, un Ânanda. Avant d'avoir cette conscience, il faut avoir la foi et aspirer à s'ouvrir. L'aspiration, l'appel, la prière, ne sont que des formes différentes d'une seule et même chose, et toutes sont efficaces. Vous pouvez adopter la forme qui se présente à vous ou celle qui vous est la plus facile.
L'autre manière est la concentration ; vous concentrez votre conscience dans le cœur (certains le font dans la tête ou au-dessus de la tête), vous méditez sur la Mère dans le cœur et vous l'appelez là. On peut suivre l'une ou l'autre méthode, ou les deux à des moments différents, selon ce qui vient à vous naturellement ou ce que vous êtes porté à faire sur le moment.
(On dirait une réponse à mes questions...)
La seule grande nécessité, surtout au commencement, est de tranquilliser le mental, de rejeter pendant la méditation toutes les pensées et tous les mouvements étrangers à la sâdhanâ. Dans le mental tranquille se fera une préparation progressive à l'expérience. Mais vous ne devez pas vous impatienter si tout ne se fait pas immédiatement ; il faut du temps pour établir dans le mental une tranquillité parfaite ; vous devez persister jusqu'à ce que la conscience soit prête.
🌹
Dans notre yoga, tout dépend si l'on peut s'ouvrir à l'Influence ou non. S'il y a une aspiration sincère et une patiente volonté d'arriver à la conscience supérieure en dépit de tous les obstacles, l'ouverture viendra sûrement sous une forme ou une autre. Mais cela prend plus ou moins de temps suivant l'état du mental, du cœur et du corps, et leur degré de préparation. Ainsi, si l'on n'a pas la patience nécessaire, les difficultés du commencement peuvent faire abandonner la tentative.
(Ah ! C'est bien ce qui me semblait, il faut aussi la volonté, sans une volonté suffisante, on n'arrive à rien du tout...)
Il n'y a pas de méthode dans notre yoga, sauf de se concentrer – de préférence dans le cœur – et d'appeler la présence et le pouvoir de la Mère pour qu'elle occupe l'être et que par l'action de sa force, elle transforme la conscience. On peut se concentrer dans là tête ou entre les sourcils ; mais pour beaucoup, c'est une ouverture trop difficile. Quand le mental se tranquillise et que la concentration devient forte et l'aspiration intense, c'est qu'il y a un début d'expérience. Plus grande est la foi, plus on peut s'attendre à un résultat rapide. Pour le reste, on ne doit pas dépendre de son propre effort seulement, mais réussir à établir le contact avec le Divin et une réceptivité au Pouvoir et la Présence de la Mère.
(Oui c'est difficile, c'est peut-être pour ça que je sens toutes ces tensions dans la tête quand je m'y concentre...)
🌹
L'ouverture est la même pour tous. Elle commence par une ouverture du mental et du cœur, puis du vital proprement dit ; quand elle atteint le vital inférieur et le physique, elle est complète. Mais l'ouverture doit s'accompagner du plein don de soi à ce qui descend : c'est la condition de la transformation complète. La vraie difficulté apparaît au dernier stade et c'est là que tout le monde trébuche jusqu'à ce qu'elle soit surmontée.
🌹
L'ouverture et, chaque fois que c'est nécessaire, la passivité, mais à la conscience supérieure, pas à tout ce qui se présente.
🌹
Vous avez raison aussi de parler d'obstacles imaginaires... C'est pourquoi nous avons toujours dénigré les constructions mentales et les formations vitales : elles sont les lignes de défense qu'élèvent le mental et le vital pour ne pas être la proie du Divin. Quoi qu'il en soit, la première chose à faire est de prendre conscience de tout cela, ce que vous avez maintenant réalisé ; le secret est de continuer avec fermeté à tout jeter à bas et à faire une table rase, à établir une fondation de calme, de paix, d'ouverture heureuse où puisse s'élaborer la vraie construction.
🌹
L'impatience est toujours une erreur, elle n'aide pas mais retarde. Une foi et une confiance heureuses et tranquilles sont la meilleure fondation pour la sâdhanâ et, pour le reste, une ouverture large et constante de soi pour recevoir et une aspiration qui peut être intense, mais doit toujours être calme et soutenue. La pleine réalisation yoguique ne vient pas tout d'un coup, elle vient après une longue préparation de l'Âdhâr, qui peut prendre beaucoup de temps.
🌹
L'ouverture dans le travail signifie la même chose que l'ouverture dans la conscience. La même Force qui travaille dans votre conscience pendant la méditation et qui dissipe les nuages et la confusion toutes les fois que vous vous ouvrez à elle peut aussi se charger de vos activités ; et non seulement elle peut vous faire percevoir les défauts de vos actions, mais elle peut vous rendre conscient de ce qu'il faut faire et guider votre mental et vos mains pour l'accomplir. Si vous vous ouvrez à elle dans votre travail, vous commencerez à sentir de plus en plus sa direction, jusqu'à ce que derrière toutes vos activités, vous perceviez la Force de la Mère.
(L'ouverture dans le travail, dans les activités ordinaires de la vie, est que quelque chose que je cherchais confusément : ce passage est très intéressant.)
🌹
Ce qui vous est arrivé montre les conditions de l'état où le Pouvoir divin prend la place de l'ego et dirige l'action, faisant du mental, de la vie et du corps son instrument. Un silence réceptif du mental, un effacement de l'ego mental, la réduction de l'être mental à la position de témoin, un contact intime avec le Pouvoir divin et une ouverture de l'être à cette unique Influence et à nulle autre, telles sont les conditions requises pour devenir un instrument du Divin, mû par lui et par lui seul.
🌹
Que la grande ouverture qui est venue en vous se développe et que votre être tout entier, jusqu'au matériel, s'emplisse de la vraie conscience et du vrai pouvoir.
(Qu'il en soit ainsi pour nous tous ! )
🌹
Le mantra ÔM doit par conséquent amener l'ouverture de la conscience à la vision et au sentiment de la Conscience unique dans tous les objets matériels, dans l'être intérieur et dans les mondes supraphysiques, sur le plan causal au-dessus – qui est pour nous, à présent, supraconscient – et enfin à la transcendance suprême et libérée qui est au-dessus de toute existence cosmique. Cette dernière réalisation est en général la préoccupation majeure de ceux qui se servent de ce mantra.
🌹
ÔM employé de la bonne manière (non mécanique) pourrait fort bien faciliter l'ouverture au-dessus et au-dehors (vers la conscience cosmique) ainsi que la descente.
(Ah ? Je ne devrais pas être surpris... et pourtant, je le suis tout de même. Il ne me semble tout de même pas que je prononce OM de façon mécanique, mais je ne le prononce pas non plus avec la pleine conscience de ce qu'il représente ni de ce qu'il permet. Et je ne suis probablement pas le seul. C'est intéressant.)
🌹
Le travail a été créé pour le service du Divin, pour fournir un domaine où pratiquer l'ouverture intérieure au Divin, la soumission au Divin seul, le rejet de l'ego et de tous les mouvements vitaux ordinaires, où s'entraîner à l'élévation psychique, à l'absence d'ego, à l'obéissance, au renoncement à toute affirmation mentale, vitale ou autre de la personnalité limitée. Le but n'est pas de s'affirmer, ce n'est pas non plus la formation d'un ego vital collectif.
Fondre le petit ego dans l'union avec le Divin, purifier l'être, le consacrer, substituer la direction divine à votre propre direction ignorante fondée sur vos propres idées et vos sentiments personnels, tel est le but du karma yoga ; c'est la soumission de votre volonté à la Volonté divine.
🌹
La force est là dans l'atmosphère, mais on doit la recevoir de la bonne manière, dans un esprit de don de soi, d'ouverture, de confiance. Tout le reste en dépend.
🌹
Étant donné les circonstances de sa vie, la seule chose qu'elle puisse faire pour entrer dans la sâdhanâ est de se souvenir du Divin sans cesse, en acceptant les difficultés comme des épreuves par lesquelles il faut passer, de prier sans relâche et de chercher l'aide du Divin et sa protection, de demander l'ouverture du cœur et de la conscience à la Présence divine qui soutient l'effort.
🌹
Ce qu'il faut, dans la sâdhanâ, c'est arriver à une certaine tranquillité du mental intérieur qui rend la méditation fructueuse, ou à une tranquillité du cœur qui crée l'ouverture psychique. C'est seulement par une concentration régulière, une aspiration constante et une volonté de purifier le mental et le cœur de ce qui les trouble et les agite que l'on peut y parvenir.
🌹
La spiritualité ne peut venir que d'une ouverture du mental, du vital et du physique à l'âme profonde, au Moi supérieur, au Divin, et de leur subordination aux forces spirituelles, de leur utilisation comme des canaux de la Lumière intérieure, de la Connaissance et du Pouvoir supérieurs. Les autres activités — mentales, esthétiques, vitales — sont souvent appelées "spiritualité", à tort, car il leur manque le caractère essentiel sans lequel ce mot perd sa vraie signification.
🌹
C'est souvent le cas. Lorsqu'un progrès a été fait (ici, l'ouverture de la vision intérieure), les forces hostiles attaquent avec furie. Vous devez être particulièrement sur vos gardes quand vous faites un progrès, afin de repousser les attaquants avant qu'ils ne puissent pénétrer en vous.
(Cela aussi me paraît d'une grande importance)
🌹
La douleur dans la poitrine provient seulement d'une résistance vitale ; elle persiste parce que vous vous identifiez à cette résistance. C'est seulement par la tranquillité et l'ouverture à la Mère que ces ennuis peuvent disparaître. Il n'y a pas d'autre moyen de progresser.
🌹
Le prochain progrès devrait être la descente du calme et de la paix spirituels complets et l'ouverture de la conscience dans l'immensité. En attendant, restez ferme et ne laissez aucune de ces attaques ébranler la base de votre sâdhanâ.
🌹
Ensuite, il est beaucoup d'autres lettres dans lesquelles Sri Aurobindo explique aux disciples que tel rêve, telle expérience de vision, d'audition est une ouverture d'un partie de l'être à tel ou tel plan, telle ou telle chose... mais nous là, je crois, fais un tour assez exhaustif de notre sujet.
Et pour finir en beauté, voici les liens vers les fleurs consacrées à l'ouverture.
/image%2F7051723%2F20260209%2Fob_d53ada_motions-collectives-ouvertes-au-divin.jpg)
Émotions collectives ouvertes au Divin
Les foules qui répondent à l'impulsion venant du Divin. Un événement qui marque les grandes étapes de la vie terrestre.
*
L'ouverture est une libération de la conscience par laquelle elle commence à admettre en elle-même l'action de la Lumière divine et du Pouvoir.
*
Ouverture à la force de Sri Aurobindo
L'aide de Sri Aurobindo est constante. À nous de savoir la recevoir.
*
S'accorde à tout ce qui peut l'amener vers la lumière.
*
/image%2F7051723%2F20260209%2Fob_24379e_ouverture-dans-le-physique-a-l-amour.jpg)
Ouverture dans le physique à l'Amour Divin
Le plus sûr chemin pour trouver le bonheur.
*
Ouverture du centre émotif à la Lumière
Un événement important dans le développement humain.
*
Le premier pas du mental vers la transformation.
*
Le vital est prêt à recevoir l'influence divine.
*
Ouverture du vital à la Lumière Supramentale
*
Ouverture du vital à l'Amour Divin
Peu à peu ce n'est plus l'ego qui gouverne, c'est le Divin.
*
Un des premiers pas sur le chemin de la transformation.
*
Ouverture du vital matériel à la Lumière
Une des conditions essentielles pour la paix.
*
Ouverture du vital supérieur à la Lumière
Le vital qui n'existe que pour le Divin. Le vital qui ne connaît pas d'autre maître que le Divin.
*
Le progrès des émotions vers le Divin.
*
Ouverture intégrale à la Lumière
L'assurance de la paix et de la joie prochaines.
*
Ouverture intégrale de l'être au Divin
Le premier pas de l'ascension.
/image%2F7051723%2F20260209%2Fob_8b0a41_ouverture-integrale-de-l-etre-au-div.jpeg)
Ce que vous devriez faire, c'est d'ouvrir toutes grandes au Divin les portes de votre être. À partir du moment où vous cachez quelque chose, vous entrez tout droit dans le Mensonge. La moindre dissimulation de votre part vous tire immédiatement vers le bas, dans l'inconscience. Si vous voulez être pleinement conscient, tenez-vous toujours face à la Vérité ; ouvrez-vous complètement et faites tout votre possible pour la laisser pénétrer profondément en vous, dans tous les coins de votre être. Cela seul vous apportera la lumière et la conscience, et tout ce qu'il y a de plus vrai.
La Mère – Entretiens 1929-1931 – L’union avec la Conscience et la Volonté divines (page 152)
🌹
Élargis-toi jusqu'à l'extrême limite de l'univers... et par-delà. Prends sur toi toujours toutes les nécessités de progrès, et résous-les dans l'extase de l'Unité. Ainsi tu seras divin.
La Mère – Agenda du 13 novembre 1957