De la relation divine à la communion divine
De la relation à la communion
Il y a quelques semaines je m'étais dit qu'il était intéressant de se demander quelle relation avons-nous avec le Divin. À l'arrière plan, je sentais l'influence de ce passage de l'Agenda 13 mai 1962 :
(Peu après, à propos d'un ancien Entretien du 22 août 1956 que l'on va publier dans le prochain Bulletin, où Mère dit : « Vous recevez du Divin, quand vous êtes en état de le recevoir, la TOTALITÉ de la relation qu'il vous est POSSIBLE d'avoir, et ce n'est ni un partage ni une partie ni une répétition, mais c'est exclusivement et uniquement la relation que chacun peut avoir avec le Divin. Donc, au point de vue psychologique, on est TOUT SEUL à avoir cette relation directe avec le Divin. » Puis Mère ajoute, comme si sa voix venait de très loin, très loin :)
On est tout seul avec le Suprême.
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Puisqu'il est question de l'Entretien du 22 août 1956, c'est l'occasion de le relire. La première partie concerne une question sur la transe, le samadhi, les expériences spirituelles. Je suppose que la réponse de Mère ferait grincer quelques dents spiritualistes traditionalistes 😁... Extrait :
Dans l’ancien temps, c’était considéré comme une condition très supérieure. On pensait même que c’était le signe d’une grande réalisation, et les gens qui voulaient faire le yoga ou la sâdhanâ essayaient toujours d’entrer dans un état comme celui-là. On a dit toutes sortes de choses merveilleuses de cet état-là — on peut en dire tout ce que l’on veut, puisque justement on ne se souvient pas ! et que les gens qui y sont entrés sont incapables de dire ce qui leur est arrivé. Alors, on peut dire tout ce que l’on veut.
Je pourrais incidemment vous dire que, dans toutes sortes de littératures soi-disant spirituelles, j’avais toujours lu des choses merveilleuses sur cet état de transe ou de samâdhi, et il se trouvait que je ne l’avais jamais eu. Alors, je ne savais pas si c’était un signe d’infériorité. Et quand je suis arrivée ici, une de mes premières questions à Sri Aurobindo a été: «Que pensezvous du samâdhi, de cet état de transe dont on ne se souvient pas? On entre dans une condition qui paraît être béatifique, mais quand on en sort, on ne sait pas du tout ce qui est arrivé.» Alors il m’a regardée, il a vu ce que je voulais dire et il m’a dit : «C’est de l’inconscience.»
Alors un peu plus loin Mère donne ce conseil :
«Bien, tâchez de développer votre individualité intérieure, et vous pourrez entrer dans ces mêmes régions en pleine conscience, et avoir la joie de la communion avec les régions les plus hautes, sans pour cela perdre toute conscience et revenir avec un zéro au lieu d’une expérience.»
Et ajoute :
Le signe du progrès, c’est quand il n’y a plus d’inconscience, quand on peut monter dans les mêmes régions sans entrer en transe.
Et conclut avec un paragraphe très intéressant qu'elle résume ainsi :
«Il faut toujours être plus grand que son expérience.»
Mais vraiment, le texte n'est pas très long, je vous invite à le lire dans son intégralité :
Mère. Entretiens (1955-58): Tape recordings
Mère Entretiens Le 22 août 1956 Douce Mère, qu'est-ce que Sri Aurobindo appelle "le ciel du mental libéré"? Le ciel du mental libéré? C'est une comparaison imagée. Quand le mental est libé...
https://aurobindoru.auromaa.org/workings/ma/playground_audio/56-08-22.htm
Reprenons maintenant la fin de cet Entretien :
Il y a une chose que l’on m’a demandée il y a quelque temps, à laquelle je n’ai pas encore répondu, c’est celle-ci. J’ai écrit quelque part :
«L’absolu de chaque être est sa relation unique avec le Divin et son mode unique d’exprimer le Divin dans la manifestation.»
C’est ce qu’on appelle ici, dans l’Inde, la vérité de l’être, ou la loi de l’être, le dharma de l’être: ce qui est le centre et la cause de l’individualité.
Chacun porte sa vérité en soi-même, qui est une vérité unique, qui lui appartient en propre et qu’il doit exprimer dans sa vie. Alors quelle est cette vérité ? On m’a posé cette question :
«Quelle est cette vérité de l’être, et comment se traduit-elle extérieurement dans la vie physique ?»
Elle se traduit comme ceci : chaque individualité a une relation directe et unique avec le Suprême, l’Origine, Ce qui est au-delà de toute création. C’est cette relation unique qui doit s’exprimer dans sa vie, par un mode unique d’être en relation avec le Divin. Par conséquent, chacun est directement, et exclusivement, en relation avec le Divin — la relation que l’on a avec le Divin est unique et exclusive. Ce qui fait que vous recevez du Divin, quand vous êtes en état de le recevoir, la totalité de la relation qu’il vous est possible d’avoir, et que ce n’est ni un partage, ni une partie, ni une répétition, mais que c’est exclusivement et uniquement la relation que chacun peut avoir avec le Divin. Donc, au point de vue psychologique, on est tout seul à avoir cette relation directe avec le Divin.
On est tout seul avec le Suprême2.
2. Cette phrase a été ajoutée par Mère le 13 mai 1962.
La relation que l’on a avec Lui n’aura jamais de second, d’identique. Il n’y en a pas deux pareilles, et par conséquent rien ne peut vous être pris pour être donné à un autre, rien ne peut vous être retiré qui soit donné à un autre. Et si cette relation disparaissait de la création, elle disparaîtrait réellement — ce qui est impossible.
Ce qui fait que, si l’on vit dans la vérité de son être, on est une partie indispensable de la création. Naturellement, je ne veux pas dire si l’on vit ce que l’on croit que l’on doit être, je dis si l’on vit la vérité de son être, si, par développement, on arrive à entrer en contact avec la vérité de son être, on est immédiatement dans une relation unique et exclusive avec le Divin, qui n’a pas sa semblable.
Voilà.
Et naturellement, étant la vérité de votre être, c’est cela qu’il faut exprimer dans votre vie.
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J'ignore pour les autres, je trouve cela d'un intérêt formidable. Cela me rappelle une parole de Satprem qui dit qu'il n'y avait qu'une expérience, que tous les événements de la vie sont fait pour nous amener là : à la vérité de ce que l'on est.
Nous pouvons même nous demander à quoi peuvent servir toutes les explications les plus fameuses et mêmes les plus pertinentes sur tous les sujets du monde, si nous ne possédons pas l'essentiel, la vérité de notre être.
«Everyone has in him something divine, something his own, a chance of perfection and strength in however small a sphere which God offers him to take or refuse.»
Chacun a en soi quelque chose de divin, quelque chose qui est à lui, une chance de perfection et de pouvoir dans un domaine, si petit soit-il, que Dieu lui donne à prendre ou à refuser.
(Sri Aurobindo cité par Satprem dans une lettre à Mère publiée dans l'Agenda du 18 janvier 1957)
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Pour en revenir à notre point de départ : quelle relation avons-nous avec le Divin ? C'est intéressant d'en prendre conscience et de construire cette relation. C'est même plus qu'intéressant, c'est nécessaire, c'est indispensable à notre réalisation, c'est vital.
Et puis, comme d'habitude quand une idée forte me traverse, j'ai tout oublié et quelques semaines se sont écoulées... avant qu'elle resurgisse sous une nouvelle forme, plus puissante encore.
J'ai décidé de consacrer mon année 2026 à lire et relire l'intégralité des œuvres de Satprem et de le faire de façon chronologique. J'ai donc terminé L'Orpailleur publié en 1960 que je n'avais jamais lu, et si je n'avais pas été paresseux, j'aurais partagé bien des passages pour montrer que déjà en 1960, il y avait la présence de quelques idées fortes.
Et depuis quelques jours je suis en train de relire Sri Aurobindo ou l'aventure de la conscience que j'ai dure lire il y a vingt ans et je suis saisi par la force de ce qu'écrit Satprem. J'avais dû le lire... comme ça, sans trop me rendre compte qu'il était possible d'en extraire des indications très pratiques à mettre en place dans notre sadhana. Par exemple, dans les chapitres 4 à 6, Satprem développe l'importance du silence mental, de la pacification du vital et de l'immobilité intérieure et explique magistralement le pouvoir dissolvant de ce triptyque sur les vibrations négatives, de désordre et même parfois des maladies.
Nous avons toujours l'impression que la paix est un état passif, un moment où rien, ni à l'extérieur ni à l'intérieur, ne vient nous embêter. Or, dans ce passage du dernier paragraphe du chapitre 6, Satprem nous montre que la paix peut être un état actif... et puissant.
Dans cette tranquillité, non seulement nous aurons la joie qui rayonne, mais la vision qui dissipe
les ombres ; spontanément nous percevrons toutes les vibrations, et pouvoir les distinguer, c’est pouvoir les manipuler, les apaiser, les écarter, ou même les changer. La tranquillité, dit la Mère, est un état très positif ; il y a une paix positive qui n’est pas le contraire du conflit — une paix active, contagieuse, puissante, qui domine et qui calme, qui met en ordre, qui organise.
Pour info, curieusement, Satprem ne donne pas les références des citations de Mère. J'ai recherché et cette citation vient de l'Entretien du 17 octobre 1956.
Les chapitres 7 sur le centre psychique et 8 sur l'indépendance physique apportent d'autres éléments tout à fait utiles pour notre sadhana. Et puis, au début du formidable chapitre sur l'unité, Satprem cite ce passage de Sri Aurobindo (Karmayogin 2.3) :
« Quand je fus arrêté et emmené précipitamment au dépôt de Lal Bazar, ma foi fut ébranlée un moment, car je n’arrivais pas à pénétrer Ses intentions. J’étais troublé et m’écriais vers Lui dans mon cœur : « Qu’est-ce qui m’est arrivé ? je croyais avoir pour mission de travailler pour mon pays et qu’aussi longtemps que le travail ne serait pas terminé, j’aurais Ta protection. Alors pourquoi suis-je ici, et sous pareille inculpation ? »
Un jour passa, puis deux. Le troisième, une voix me vint du dedans : « Attends et regarde ». Alors je devins calme et j’attendis. Je fus transféré de Lal Bazar à la prison d’Alipore et mis au secret pendant un mois. Là j’attendis nuit et jour d’entendre la voix de Dieu en moi et de savoir ce qu’Il voulait que je fasse. Puis je me souvins qu’un mois avant mon arrestation, un appel intérieur m’était venu d’abandonner toute activité et de regarder en moi-même afin d’entrer en communion plus étroite avec Lui. J’étais faible et ne pus accepter l’appel. Le travail que je faisais m’était très cher* ; dans la fierté de mon cœur je pensais que sans moi il souffrirait, ou même échouerait et serait perdu ; je ne voulais pas le quitter.
* Pour la libération de l’Inde.
Il me sembla qu’Il me parlait encore et Il disait : « Les liens que tu n’avais pas la force de briser, je les ai brisés pour toi, parce que ce n’était pas mon intention ni ma volonté que tu continues. J’ai autre chose pour toi et c’est pour cela que je t’ai amené ici, pour t’apprendre ce que tu ne pouvais pas apprendre par toi-même et t’entraîner à mon Travail.
Ce « travail » devait être la réalisation de la conscience cosmique ou Unité, et l’exploration des plans de conscience au-dessus du mental ordinaire, ou Supraconscient, qui allait mettre Sri Aurobindo sur la piste du Grand Secret. « Ce qui m’arriva pendant cette période, je ne suis pas poussé à le dire, sinon que jour après jour, Il me montra Ses merveilles... Pendant douze mois d’emprisonnement, jour après Jour, Il me donna la Connaissance. »
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Les 10 premiers chapitres sont tous très intéressants... mais le 11e sur sur l'unité passe un stade et laisse impression tout à fait extraordinaire... peut-être parce qu'il cite quelques Upanishads qui ont été écrit à partir du mental intuitif. Je vous invite vivement à le lire et à vous faire votre propre impression.
Satprem. Sri Aurobindo, or The Adventure of Consciousness
Satprem Sri Aurobindo ou l'Aventure de la Conscience 3e édition Les citations de la Mère sont extraites des Entretiens 1950-1958 (Stock / Sri Aurobindo Ashram), ou, en grande partie, de l'Agenda de
https://aurobindoru.auromaa.org/workings/satprem/adventure_of_consciousness_f.htm
En attendant, cette idée d'un retrait pour entrer en communion plus étroite avec Lui a vivement résonné.
Déjà, depuis 4 ou 5 ans, au lieu de déménager tous les ans, voir plusieurs fois par an comme je le faisais depuis mes 17 ans, je me suis posé et j'ai bien remarqué que les liens avec la vie sociale se réduisaient de plus en plus, au point de devenir quasiment inexistants.
Et puis, j'ai bien été obligé de remarquer que le fait de m'éloigner aussi des interactions que l'on peut avoir sur les réseaux sociaux aidait la conscience à se focaliser sur l'intérieur... et bien qu'il y ait encore toutes sortes d'agitations mentales et émotionnelles, le calme et le silence sont bien plus constants.
J'ouvre une parenthèse avec une autre confidence en passant, deux amis m'ont fait remarqué que je passais sans doute trop de temps à envoyer des messages, des courriers... et cela a fait un chemin puisqu'à un moment donné j'ai été traversé par une sensation qu'il était possible de se mettre en relation avec... le mental universel. Pour le dire autrement, par exemple, au lieu de publier un commentaire sous une vidéo YouTube, il est possible de faire une concentration et en quelque sorte de semer consciemment, intentionnellement son Idée dans le mental universel, dans la conscience collective. Il est sans doute possible aussi de se concentrer sur la personne et de projeter sa réponse conscience dans son mental. Ce serait amusant de faire d'expérimenter ces choses.
Quoiqu'il en soit, entre regarder continuellement des émissions d'actualité comme ce fut le cas il y a quelques années, et puis regarder une dizaines d'émissions par semaine comme ce fut le cas jusqu'à il y a quelques mois, et deux ou trois comme c'est désormais le cas, pour la conscience, cela fait une différence. Toute personne capable de passer d'écran pendant quelques jours se rendra aisément compte de l'effet sur son état de conscience. Chaque fois que nous sommes en relation avec quelque chose, y compris de façon virtuelle, cela nous met en contact avec la vibration de cette chose, son niveau de conscience. Et la plupart du temps, cela nous tire en bas.
Si d'un côté, nous nous accordons des moments de concentration pour nous ouvrir et nous élever aux plans de conscience supérieurs au-dessus de la tête, ou plus profond et que de l'autre, nous sommes constamment en relation avec des personnes et des situations et des vidéos qui nous font constamment retomber dans la conscience extérieure et les vibrations du monde, cela ressemble fort à une incompatibilité, une incohérence.
Ceci dit, il n'y a rien de neuf, tout cela nous le savons très bien... mais Sri Aurobindo et Mère ont tant insisté sur le fait que le yoga intégral n'est pas fait pour se couper du monde, que la réalisation doit se faire dans la vie et toutes sortes de paroles du même genre, que j'étais tout de même très très perplexe de constater que la vie m'amenait avec une certaine insistance à un isolement assez prononcé.
Alors ce passage m'invite à penser que, même si nous n'avons pas vocation à devenir des ermites, ad vitam eternam, il est possible que pour une période au moins, qu'un certain retrait du monde nous soit nécessaire, voir salutaire, pour retrouver ce que nous avons perdu, oublié, à savoir cette relation avec Divin, pour entrer en communion plus étroite avec Lui, ou avec nous-même, c'est... paraît-il... LA MÊME CHOSE, découvrir notre âme, trouver la vérité de notre être.
Le penser, le croire, le comprendre... ne suffit plus, il faut le réaliser, en avoir l'expérience. Et si nous consacrions 2026 à cela ?
Tant que nous ne serons pas en possession claire et conscience de la vérité de notre être, il me semble que nous en sommes encore à ce fameux proverbe : au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.
Entrer en relation conscience avec le Divin est insuffisant, nous voulons être en communion avec Lui...
Il est beau ce mot de communion...
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Pour celui qui l'a vraiment, toutes les circonstances peuvent en devenir l'occasion.
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D'abord, je me suis aperçu que l'aspiration a entrer en communion induisait un état particulier dans la conscience, quelque chose d'agréable, une paix, une douceur, un sentiment d'entrer dans les profondeurs, dans une proximité, une intimité avec... quelque chose qui ressemblait à une Présence silencieuse.
Une chose m'a surpris. Si apparemment il ne se passait rien, rien de particulier, aucune GRANDE expérience, pourtant, il y avait le sentiment, la perception, la compréhension, que dans ce silence, dans cette immobilité intérieure, j'apprenais quelque chose...
Cela a été dit, redit, nous le savons mentalement, mais en avoir conscience, c'est autre chose. Dans ce silence immobile, des choses se révélaient d'elles-mêmes, se transformaient d'elles-mêmes...
Ce fut une belle intériorisation, et le lendemain, au lieu de me replonger dans cette communion intérieure, j'ai regardé une série...
Il y a beaucoup de traîtres dans le pays; la trahison des élites est même un sujet récurant dans la conscience collective... mais comment est-ce possible, après avoir goûté un petit peu à la communion avec le Divin, ou en tout cas, avec quelque chose d'une qualité très supérieure à la conscience ordinaire, que l'on puisse préférer revenir à des distractions tout à fait stériles ? ? ? Ça aussi, c'est une trahison, sans arrêt, nous nous trahissons nous-mêmes, nous trahissons notre volonté vraie, notre aspiration vraie...
Nos erreurs et nos chutes sont très intéressantes, elles pointent quelque chose qui ne va pas, qui doit être purifié, transformé ou conquis...
Une réponse parmi d'autre à la trahison est peut-être de cultiver de la fidélité. Fidélité, ça aussi, c'est un joli mot qui contient beaucoup de choses...
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On peut compter sur Toi, Tu ne manques jamais quand on a besoin de Toi.
La fidélité, [c'est] n'admettre et ne manifester que les seuls mouvements dictés et guidés par le Divin. Premier commentaire
Quand j'ai parlé d'être fidèle à la lumière de l'âme et à l'Appel divin . . . j'affirmais seulement le grand besoin, dans toutes les crises et toutes les attaques, de refuser d'écouter aucune suggestion, aucune impulsion, aucun leurre, et de leur opposer à tous l'appel de la Vérité, le signe impérieux de la Lumière. Dans tous les doutes et toutes les dépressions, dire : "J'appartiens au Divin, je ne peux pas échouer." À toutes les suggestions d'impureté et d'incapacité, répondre : "Je suis un enfant de l'Immortalité, choisi par le Divin ; je n'ai qu'à être fidèle à moi-même et à Lui, la victoire est certaine ; même si je tombais, je me relèverais." À toutes les impulsions de départ pour servir un plus petit idéal, répliquer : "Celui-ci est le plus grand, il est la Vérité qui seule peut satisfaire mon âme ; j'endurerai toutes les épreuves et toutes les tribulations jusqu'à l'aboutissement final du voyage divin." Voilà ce que j'entends par fidélité à la Lumière et à l'Appel.
Sri Aurobindo – Lettres sur le Yoga
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Avant même ces grandes épreuves et ces moments difficiles, la fidélité, c'est peut-être aussi d'apprendre à vivre au jour le jour, de seconde en seconde, en communion avec le Divin, ou au moins avec cette aspiration...
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Rien ne peut te détourner du devoir que tu t'es choisi.
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Ce lien d'amour qui rend toute fidélité si facile.
Soyez fidèle au Divin et vous jouirez d'une paix constante.
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