La Femme – Quelques extraits
Quelques extraits de la compilation de textes des oeuvres de Sri Aurobindo-Mère sur la femme... mais les hommes sont aussi concernés.
La Mère – Éducation
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D’ailleurs, tout en reconnaissant que dans notre corps nous appartenons encore terriblement à l’animalité, il ne faudrait pas en conclure que cette partie animale étant la plus concrète et celle qui est pour nous la plus réelle, nous sommes obligés de lui être soumis et que nous devons la laisser nous gouverner. C’est malheureusement ce qui arrive le plus souvent dans la vie et les hommes sont certainement beaucoup plus les esclaves de leur être physique que ses maîtres. Pourtant, c’est le contraire qui devrait être, car la vérité de la vie individuelle est tout autre.
Nous avons en nous une volonté intelligente qui est le premier instrument, plus ou moins éclairé, de notre être psychique. C’est de cette volonté intelligente que nous devons nous servir pour apprendre à vivre non comme un homme animal, mais comme un être humain candidat à la Divinité. Et le premier pas vers cette réalisation est de devenir les maîtres de notre corps au lieu de rester ses esclaves impuissants.
Une des aides les plus efficaces vers ce but est la culture physique.
Depuis un siècle environ (1) s’est produit le renouveau d’une connaissance très en faveur dans les temps anciens, puis partiellement oubliée. Maintenant elle se réveille, et avec les progrès de la science moderne, elle prend une ampleur et une importance toutes nouvelles. Cette connaissance traite du corps physique et de l’extraordinaire maîtrise que l’on peut obtenir sur lui à l’aide d’une éducation physique éclairée et systématisée. Ce renouveau a été le résultat de l’action d’une puissance et d’une lumière nouvelles qui se sont répandues sur la terre pour la préparer aux grandes transformations qui doivent avoir lieu dans un avenir assez proche.
1. Songeons que ce texte a été publié dans le Bulletin de septembre 1960.
Nous ne devons donc pas hésiter à donner une importance de premier plan à cette éducation physique qui a pour but de rendre nos corps capables de recevoir et d’exprimer la force nouvelle qui veut se manifester sur la terre.
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C’est un fait bien connu que si vous vous attendez à une douleur vous l’aurez vraisemblablement, et, une fois qu’elle est là, si vous vous concentrez dessus, alors elle augmente de plus en plus jusqu’à ce qu’elle soit ce qu’on appelle couramment « insupportable », quoique avec un peu de volonté et de courage il n’y ait presque aucune douleur qu’on ne puisse supporter.
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Quel serait l’idéal, en éducation physique, pour une fille étant donné son sexe ?
Je ne vois pas pourquoi il y aurait un idéal spécial d’éducation physique pour les filles différent de celui des garçons. L’éducation physique a pour but de développer toutes les possibilités du corps humain, possibilités d’harmonie, de force, de souplesse, d’habileté, d’agilité, d’endurance, et d’augmenter le contrôle sur le fonctionnement des membres et des organes, de faire du corps un instrument parfait à la disposition d’une volonté consciente. Ce programme est excellent pour tous les êtres humains également, et il n’y a pas lieu de vouloir en adopter un autre pour les filles.
Sri Aurobindo – Lettres sur le Yoga
La solitude intérieure ne peut être guérie que par l'expérience intérieure de l'union avec le Divin : aucune relation humaine ne peut remplir ce vide. Dans la vie spirituelle, l'harmonie avec les autres doit de même se fonder non sur des affinités mentales et vitales, mais sur la conscience divine et l'union avec le Divin. Quand on sent le Divin et que l'on sent les autres dans le Divin, alors vient l'harmonie réelle. En attendant, il peut y avoir la bienveillance et l'unité fondées sur la perception d'un but divin commun et sur le sentiment que l'on est, comme tous les autres, un enfant de la Mère... L'harmonie réelle ne peut venir que d'une base psychique ou spirituelle.
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Délicate, attentive et fidèle, toujours prête à répondre à la moindre sollicitation.
Et au fond, le meilleur ami que l'on puisse avoir, n'est-ce point le Divin, à qui l'on peut tout dire, tout révéler ? Parce que c'est là qu'est la source de toute miséricorde, de tout pouvoir d'effacer l'erreur quand elle ne se reproduit plus, d'ouvrir la route vers la réalisation véritable ; celui qui peut tout comprendre, tout guérir, et aider toujours sur le chemin à ne pas faillir, à ne pas broncher, à ne pas tomber, à marcher tout droit vers le but. C'est Lui, l'ami vrai, l'ami des bons et des mauvais jours, celui qui sait comprendre, qui sait guérir et qui est toujours là quand on a besoin de Lui. Quand on L'appelle sincèrement, Il est toujours là pour vous guider, pour vous soutenir – et pour vous aimer de la façon vraie.
Entretien de Mère du 13 mars 1957