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10 décembre 1935

Dilip : Désormais, j'essaierai de bêler la foi comme un agneau docile au lieu de rugir les doutes comme un lion mourant.

Sri Aurobindo : Bien, d'autant plus qu'il faut être l'agneau de Dieu avant d'être Son lion.

🌸

24 décembre 1935

J'écris d'après ma connaissance du processus de la sadhana, qui, étant d'ordre spirituel, œuvre à l'intérieur et pas seulement par des moyens de surface. Si ma connaissance est fausse ou imparfaite, soit ; mais ce que je peux affirmer, c'est que ce que je dis n'est jamais une insincérité ou un mensonge "bien intentionné".

J'espère que vous acquerrez la foi et la patience auxquelles vous aspirez et que ces fluctuations cesseront.

Pour moi, le chemin du yoga a toujours été une bataille autant qu'un voyage, une histoire de hauts et de bas, de lumière suivie par l'obscurité, suivie par une plus grande lumière, mais personne n'est plus heureux que moi quand un disciple peut sortir de tout cela et parvenir à la voie tranquille et claire que le mental physique humain désire ardemment, à juste titre.

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25 décembre 1935

Votre impression de la lumière déclinante vient aussi de ce mental et lui est naturelle, en particulier durant ses périodes d'obscurité ; d'ailleurs lorsque des épisodes sombres s'abattent sur un sadhak, ils semblent toujours plus obscurs qu'auparavant ; c'est la nature de l'obscurité de donner toujours cette impression.

C'est aussi la règle pour ces réactions d'apparaître immédiatement après un progrès considérable de bhakti et de volonté de consécration de l'être intérieur – car elles proviennent de l'esprit d'obscurité qui attaque le sadhak dès qu'il le peut, et cet esprit est extrêmement agacé par tout progrès effectué, hait l'idée même de progrès, et toute sa politique consiste, par ses attaques et suggestions, à convaincre le saddhak qu'il n'a pas avancé, ou que s'il a fait un progrès, celui-ci est en fin de compte nul et peu concluant.

(...)

Les lois du monde tel qu'il est sont celles de l'Ignorance, et le Divin dans le monde les maintiennent tant que l'ignorance existe – s'il ne le faisait pas, l'univers se désagrégerait : utsîdeyur ime lokâḥ, dit la Gītā.

Utsîdeyur ime lokâḥ na kuryâm karma cedaham
Sankarasya ca kartâ syâm upahaniyâm imâh prajâh.
Si je n’avais pas œuvré, tous ces mondes auraient péri. J’aurais été une cause de confusion parmi les hommes et de leur destruction ultime. (Gita, 3.24)

Bien naturellement, il existe aussi des conditions pour sortir de l'ignorance et entrer dans la Lumière.

L'une d'elles implique que le mental du sadhak coopère avec la Vérité et que sa volonté coopère avec la Puissance Divine, qui, même si son action paraît lente pour le vital ou le mental physique, soulève la nature vers la Lumière.

Quand cette coopération est totale, alors le progrès peut être suffisamment rapide, mais le sadhak ne doit pas rechigner devant le temps et le travail nécessaires pour rendre cette coopération efficace et tout à fait possible pour l'aveuglement et la faiblesse de la nature humaine.

Tout l'appel à la foi, à la sincérité et à l'abandon de soi n'est qu'une invitation à rendre cette coopération plus aisément possible.

Si le mental physique cesse de juger toute chose, y compris celles qu'il ne connaît pas ou qui le dépassent, comme les faits plus profonds de l'esprit, alors il lui est plus facile de recevoir la Lumière et de connaître, par illumination et expérience, les réalités qu'il ne connaît pas encore.

Si le mental et le vital se remettent sans réserve entre les Mains Divines, il est alors plus facile pour le Pouvoir d'agir et de produire des effets tangibles.

S'il y a une résistance, il est naturel que cela prenne plus de temps et que le travail s'effectue de l'intérieur ou, comme il pourrait sembler, de façon souterraine, afin de préparer la nature et d'ébranler la résistance. Il ne me semble pas que le fait de demander de la patience soit si terriblement déraisonnable.

[Arrêtons-nous quelques instants pour mesurer la densité de connaissance en ces quelques lignes. En très peu de mots finalement, Sri Aurobindo nous donne presque une recette pour nous aider à sortir de l'ignorance dans laquelle nous nous trouvons. Sur ce sujet difficile et complexe, nous aurions pu patauger pendant des mois et des années sans avoir la moindre idée de comment faire. Rien qu'avec ces quelques indications, nous pouvons faire un chemin.]

🌸

Décembre 1935

[Le début de cette lettre évoque les constructions mentales erronées de Dilip envers Sri Aurobindo.]

Laissez-moi néanmoins montrer par un exemple comment elles se sont placées inutilement sur votre chemin et comment, de manière très inutile, vous les avez laissées faire, si bien que mon insistance, dans The Mother (La Mère) ou ailleurs sur la nécessité de se débarrasser des constructions mentales n’est après tout pas sans fondement.

La Mère vous a très simplement dit que si vous lui aviez adressé vos prières (celles adressées à Krishna n’ayant, pour vous, pas d’effet), vous auriez reçu une plus grande aide. Ce n’était que dans le but de vous aider : elle est là, près de vous et des autres, et un certain nombre d’entre vous ici ont obtenu de l’aide en l’appelant de manière simple et directe, sans questions ni craintes, bien entendu.

En ce moment même, certains sont en train d’émerger d’une maladie similaire à la vôtre, une habitude, qui subsiste depuis de nombreuses années, de longues attaques de sombre découragement, accompagnées des rondes habituelles de suggestions, "je suis inapte, ce yoga est sans espoir pour moi, il n’y a pas de réponse, pas d’expériences, le Divin ne m’aime pas, Mère est distante et lointaine, combien de temps puis-je continuer, comment peut-on vivre ainsi, je dois m’enfuir, me suicider, etc..." et ils en émergent parce qu’ils ont soudain réussi à se tourner vers elle de manière simple et directe.

Ce que je veux dire n’est donc pas infondé, ce n’est pas seulement une idée qu’elle a. C’était une simple suggestion destinée à vous aider. Comment votre mental a-t-il pu arriver à la conclusion que c’était un ordre à suivre sous peine de mécontentement, de pendaison spirituelle ou de rejet et d’exil ? Par l’habitude des constructions mentales, c’est tout. Peur ? Mais la peur elle-même est une construction mentale, qui n’aurait eu aucun fondement si vous vous étiez souvenu de l’indulgence et de la patience constantes que la Mère a toujours manifestées à votre égard... (lettre incomplète)

[Soit ! Il y a dans ce chemin avec Sri Aurobindo et Mère, des ouvertures possibles vers de hauts niveau de conscience et de connaissance... mais si nous pouvions revenir dans le coeur et retrouver cette attitude très candide de l'enfant envers sa Mère... nous serions sans doute bien vite comblé de grâces. Mais nous n'avons pas encore assez confiance en Elle. Sri Aurobindo a une façon très touchante de nous inviter à nous tourner vers la Mère.] 

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30 décembre 1935

L'offrande de soi n'est jamais aisée, mais quand l'âme le désire, le reste est sûr de suivre, quels que soient les obstacles.

Dernière lettre du Tome 2  Sans date

[C'est l'occasion pour nous et pour tous d'avoir une pensée de gratitude envers Maryse pour son travail de traduction des deux premiers volumes de ces Lettres à Dilip qui nous ont tant apporté et nous ont touché l'extraordinaire patience de Sri Aurobindo. Nous attendons avec patience le tome suivant. 🙏 💗 🌼]

Est-ce parce que le corps n'accepte pas les pensées de sexe et les désirs ?

Si c'est le cas, vous avez le droit de les rejeter comme quelque chose d'extérieur à vous ou qui n'existe tout au plus que dans le subconscient. Car ce qu'on peut appeler nôtre, c'est seulement ce qu'une partie de nous accepte et soutient, ce à quoi elle prend plaisir ou répond manière encore mécanique. S'il n'y a rien de tout cela, alors la chose appartient à la Nature générale, mais pas à nous. Bien sûr, cela revient et essaie de prendre possession de son territoire perdu, mais c'est en tant qu'invasion étrangère.

La règle de ces choses, c'est qu'elles doivent être expulsées de la conscience individuelle.

Rejetées par le mental et le vital supérieur, elles tentent encore de s'agripper au vital inférieur et au physique.

Rejetées du vital inférieur, elles tiennent encore le corps par le désir physique.

Rejetées par le corps, elles se retirent dans la conscience environnementale (parfois aussi dans le subconscient et reviennent dans les rêves) – par environnemental, j'entends une sorte d'atmosphère environnante, que nous véhiculons et par laquelle nous communiquons avec les forces universelles – et essaient de nous envahir à partir de là.

Rejetées de là, elles deviennent enfin trop faibles pour être davantage que des suggestions extérieures, jusqu'à ce que cela aussi cesse ; elles sont alors finies et non-existantes.

Vous n'avez aucune raison de penser que quoi que ce soit puisse faire changer notre attitude envers vous. Ce que nous vous offrons n'est pas un amour vital humain, qui peut être modifié par des événements extérieurs : il subsiste, et nous essaierons toujours de vous aider, de vous élever et de vous conduire vers la Lumière, où, dans l'union de l'âme et du cœur, vous reconnaîtrez l'Ami et la Mère.

Liens vers les fleurs ayant une influence sur le centre sexuel

Centre sexuel transformé

Influence supramentale dans le centre sexuel

Le centre sexuel aspire à la purification

Le sexe dominé

Lumière Supramentale dans le centre sexuel

Paix dans le centre sexuel

Sexe purifié

Tranquillité du centre sexuel quand il est sous l'influence de la Lumière Supramentale

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