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Dans notre humanité, il est courant d'avoir des jugements sur les autres ; voici une courte de lettre de Sri Aurobindo à Dilip du 9 février 1935 qui nous donne quelques précieuses indications sur le sujet.

Anikkumar a rapporté les observations de la Mère de façon exacte, mais il ne semble pas les avoir comprises. La Mère n’a jamais voulu dire qu'on pouvait savoir tout de suite ce qui se trouve dans quelqu'un d'autre par un simple effort de volonté, ni que toutes les impressions que l'on aurait de cette personne seraient spontanément et infailliblement correctes.

Ce qu'elle voulait dire, c'est qu'il existe une faculté ou un pouvoir, (faculté occulte ou yoguique) qui permet d'avoir des les perceptions et impressions justes, et qu'on peut la développer si on en a la volonté. Pas tout d'un coup, pas par une méthode facile (tralala, et voilà) : cela peut prendre des années et exige qu'on soit très prudent et très scrupuleux. Car il s'agit-là de perceptions intuitives, et l'intuition peut facilement être imitée par de nombreux autres mouvements de conscience beaucoup plus faillibles.

Votre impression peut être mentale ou vitale, et il est possible qu'une impression soit justifiée par quelque chose, ou non – mais même dans le premier cas, il n'existe aucune certitude qu'elle sera juste : même si elle semble exacte, elle peut être captée de façon incorrecte ou mélangée à beaucoup d'erreurs, déformée au point de devenir un mensonge, mal interprétée, etc.,etc.

Il peut aussi n'y avoir aucune justification ; cela peut être une simple formation erronée de votre mental ou de votre vital, ou une mauvaise impression transmise par quelqu'un d'autre et que vous avez acceptée comme vôtre. Vos impressions peuvent être le résultat d'un manque d'affinité entre vous et l'autre, et par conséquent, si cette personne vous donne la sensation d'être insignifiante, c'est parce que vous ne pouvez pas sentir ce qui est en elle, que ce n'est pas évident pour vous ; ou si vous sentez qu'elle se trouve dans une mauvaise condition, c'est peut-être seulement parce que ses vibrations vitales prennent le vôtres à rebrousse-poil.

Il existe de nombreuses choses de cette nature, et on doit posséder le pouvoir de les distinguer avec grand soin et exactitude ; tant qu'on ne connaît pas bien sa propre conscience et ses façons d'opérer, on ne peut pas connaître le fonctionnement de la conscience des autres.

Néanmoins, il est possible de développer une certaine vision directe ou un certain sentiment ou contact direct qui permettent de savoir – mais seulement après beaucoup de temps, d’entraînement et d'observation minutieuse, scrupuleuse et vigilante. Avant cela, on ne peut pas entreprendre d'affirmer qu'untel est un sadhak avancé, qu'un autre n'est pas avancé et qu'un autre encore n'est bon à rien. Même si l'on sait, il n'est pas toujours nécessaire d'exposer sa connaissance.

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