L'Europe vue de dos
Après le discours historique de JD Vance et l'interview du Général Henri Roure qui tous deux remettent puissamment en cause l'Union Européenne, c'est peut-être l'occasion de partager le Carnet d'une Apocalypse du 21 septembre 1992 (non moins historique) dans lequel Satprem, alors retiré depuis 10 ans dans les montagnes du Nilgiris, a eu une vision si prémonitoire de ce qu'allait devenir l'Europe de Maastricht : vagues migratoires, délinquance, mafia, néonazis, corruption généralisée, une Europe sans âme, sous le poids d'une bureaucratie écrasante, et sous la domination de la finance et de l'Allemagne... il a tout vu.
Carnets d'une Apocalypse
21 septembre 1992
Le référendum français (Maastricht) : ils vont épouser les maux de toute l'Europe – musulmans, mafias et néonazis compris.
Un pullulement de crasse. Naturellement ! le plus crasseux se précipitera sur ce qui est le plus exploitable (banquiers et gangsters compris). Jusqu'à ce que tout soit également ruiné et corrompu.
Cela fait partie du processus de décomposition générale – un vaste cadavre "humain", mais qui marche encore et répand partout sa puanteur et sa vermine.
"Un changement rapide ou une lente désintégration ?" se demandait Sri Aurobindo au début du siècle.
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Mon corps me dit que cette ignoble chose ne va plus durer longtemps.
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Conversation avec Sujata
L'arbre Bande Mataram en France
La voiture de l'Europe (Maastricht)
(Satprem : Avec un sourire dans la voix) Alors, dis-moi TOUT !
Sujata : Nous sommes le 21 septembre ?
Oui.
C'est-à-dire ?
Ah, c'est un ...
Équinoxe ?
Équinoxe, oui. Il y a des grandes marées en Bretagne, il y a des tempêtes.
Ah-ah !
(Riant) Bon, alors, dis-moi !
Moi, je me suis fait [faire] cette opération de l'œil le 21 septembre.
Ah ! oui.
Ça fait trois ans déjà. (Riant) Le temps passe. Alors, après longtemps, j'ai fait des rêves…
Je nous ai vus, vous et moi, dans une voiture, qui s'est arrêtée (juste une petite halte), puis j'ai aperçu X et peut-être Z qui étaient là, et qui montraient des arbres au loin. Et ils m'ont demandé si j'avais vu l'arbre Bande Mataram...
(Riant) Tiens !
Si je connaissais ? Vous étiez resté dans la voiture, j'étais juste sortie et appuyée contre la voiture, et j'ai regardé un peu loin et puis j'ai dit : "Oui, récemment quand nous avons fait le tour de [la] France en voiture (c'était la même voiture), pendant qu'on roulait j'ai aperçu de loin un arbre qui était le Bande Mataram."
Tiens ! En France.
Oui, et il a dit : "C'est un arbre comme ça, non?" Je crois qu'il montrait un oak [chêne] ou quoi ? – quel arbre ?… j'ai oublié. Il montrait quelque chose, j'ai dit : "Non-non-non-non, ce n'était pas du tout comme ça, c'était différent." En fait, dans mon esprit j'avais vu l'arbre de loin, et nous ne nous étions pas arrêtés, on avait continué le chemin. Et dans mon esprit c'était un grand arbre. Les branches étaient... c'est-à-dire de loin je voyais le tronc, les branches, [d'un] brun très clair – parfois il y a des eucalyptus qui sont d'un brun clair :
Oui.
L'écorce, hein ?
Oui.
Brun très clair, même de loin. Un grand arbre, et au-dessus c'étaient des feuillages légers, très agréables, mais [il y en avait] plein ! Voilà.
En France.
C'était en France, dans une forêt, loin, on allait ... En France, oui. Voilà, c'est tout.
Oh ! s'il y a un pays où il y a une possibilité quelconque parmi toutes les nations de la terre, c'est encore en France où il peut y avoir (il peut y avoir, hein!), une petite compréhension, chez un petit nombre. Après tout c'est en France que Mère et Sri Aurobindo ont été le plus accueillis à travers le monde, hein!
Mais beaucoup grâce à vous. (Sujata rit)
Oh ! ma Douce, ça, c'est accessoire. D'abord, je suis français (rires). Français de culture en tout cas, pas de... De culture.
(silence)
(Amusé) Bande Mataram, en France !
L'arbre Bande Mataram, c'est X qui me demandait si je connaissais l'arbre Bande Mataram ! (Sujata rit)
Qu'est-ce que c'est que ça ! Il y a une capacité de compréhension. Dans tous les autres pays, c'est tordu. Chez les Anglais c'est tordu, chez les Américains c'est tordu.
Oh ! alors... !
Oui, bien entendu. Les Allemands, c'est tordu. C'est tordu partout. En France il y a une capacité d'intelligence claire – je ne dis pas qu'elle soit répandue.
De moins en moins.
De moins en moins, mais il y a.
Après tout, est-ce que tu trouverais un éditeur pour cet Évolution II ailleurs qu'en France, hein ?
Oui.
Qui a essayé de comprendre Mère ou Sri Aurobindo ? C'est vraiment en France. Et pourtant je n'aime pas les Français! (Rires)
Mais d'ailleurs – vous savez ce que je disais ? D'ailleurs c'est H qui nous a montré, qui nous a indiqué quel arbre c'était. Curieux. Vous voyez, c'étaient tous des Français, y compris X et Z et H. Mais vous-même vous avez vu...
Quoi ?
...ces Français. (D'un ton taquin) Oui, dites ... (Rires)
Tu es attendrissante. Eh bien, écoute, je vais te le dire, je ne sais pas quel sera le résultat de ce référendum en France, mais j'ai vu – la Nouvelle Conscience m'a montré ce Maastricht.
Oui.
Et avec une exactitude comme est la Nouvelle Conscience et son humour, n'est-ce pas. J'ai compris après que c'était Maastricht : sur le moment je ne comprenais pas du tout. Bon, j'étais dans une voiture, une immense voiture, j'étais à gauche, devant, sur le siège de devant, à gauche. J'ai regardé à ma droite – c'était immense, la voiture, le premier siège de devant (ce n 'était pas un camion, c'était une voiture) avait peut-être dix mètres de long.
Oh !
Et le conducteur devait se trouver au centre de la voiture.
Le conducteur, au centre ?
Et puis il n'y avait personne, et on me disait : "Le conducteur, le chauffeur est invisible." Et à la minute même où on me disait "le chauffeur est invisible", est apparu, au centre, un dos, le dos d'un homme, un dos un peu voûté, n'est-ce pas, mais large, lourd, lourd ! fort, mais voûté comme ça, tu sais ? Comme quelqu'un qui est penché sur quelque chose, avec un veston d'une couleur sans couleur marron, grisâtre, un peu poussiéreux, quelque chose qui est sans couleur.
Oui, comme…
Comme de la grisaille brune.
Comme pourraient être aussi des conducteurs de camions ?
Il avait l'air d'un homme... ça avait l'air d'un bureaucrate. Tu sais, l'homme qui est penché sur son bureau. Il était en veston, il était bien habillé, n'est-ce pas, c'était une voiture luxueuse. Et plus loin vers la droite... alors, ce qui est très curieux : j'ai vu ce dos apparaître, j'étais assis donc à la gauche de ce type, j'aurais dû le voir, mais il n'y avait pas de visage, il y avait juste UN dos, rond, lourd, épais, penché. Comme un fonctionnaire, en fait. Comme quelqu'un qui est penché sur un bureau.
Et pas de visage. Et alors, après, je me suis dit : "Mais où est le volant ?"
Il n'y avait pas de volant.
"Steering wheel."
Oui, le volant de la voiture, il n'y en avait pas. Oh ! peut-être que c'était une voiture (tu sais, avec leur supertechnologie), qui se conduisait d'un coup d'œil ! C'est possible (rires). Je me suis dit : "Mais qu'est-ce que c'est que ce conducteur qui doit être au centre et qui est invisible, on voit juste un dos, et cette énorme voiture." Il n'y avait personne d'autre.
Oh ! et à droite du conducteur aussi ?
Il y avait... le siège était complètement vide. J'aurais dû voir son visage ou son profil puisque j'étais à sa gauche.
Oui.
Pas de visage, un dos.
C'est l'énorme truc qui est soi-disant conduit, hein! Par quel genre ... quelle Force ? Quoi ? Qui ? Quelle personne ? Manifestement c'était pour moi comme le dos d'un type penché à sa table, un bureaucrate, quoi, évidemment. Un homme sans visage.
Mais tout d'abord on m'a dit: "Le chauffeur est invisible", ça c'était dit par la Conscience. Alors tu vois, ils veulent faire une Europe conduite par quoi ? Par qui ? Par quelle Force ?
(silence)
C'est typiquement le dos d'un... Épais et lourd, mais bien vêtu, seulement sans couleur, sans... C'était évidemment, le dos (pour moi) d'un fonctionnaire. Ce sont des gens qui sont habitués à être penchés sur de la paperasse. Un fonctionnaire : je n'en sais rien, ça pourrait être un businessman, ça pourrait être... mais c'était rien, c'était personne.
Oui, sans visage, oui.
Alors qui ? Quelle est la Force ? Quelle est la Chose ? Hein ! Ce n'est pas lumineux ! (Satprem rit) Voilà, eh bien après je me suis dit : "Qu'est-ce que c'est que ça ?" Puis j'ai compris que... C'était vers le 15.
Oh !
C'était au début de la semaine dernière. Puis, après, j'ai compris que c'était ce Maastricht.
Oui, conduit par qui ?
Oh ! tout ça c'est évidemment des finances, du business des politiciens qui se cachent l'un derrière l'autre.
Et ils ont une voiture "superluxe".
Eh bien oui, puissante, énorme.
(silence)
Un monstre. Conduit par qui ? par quoi ?
(silence)
C'est l'Europe "incognito".
(Sujata rit) Oui.
(silence)
Vous l'avez noté ?
J'ai noté ça [allongé] sur mon matelas, sur des bouts de papier. Voilà, c'est tout, ma Douce. Voyons si les Français vont voter pour le monstre sans visage. (Rires)
Oui.
Oh ! la voiture, c'était riche ! Tu comprends, c'était une luxueuse voiture, énorme. (Riant) En tout cas, j'étais à gauche du chauffeur pour... (on me montrait ce que c'était), du chauffeur invisible, pardon. On me montrait.
(pause)
Mais est-ce que ça ne veut pas dire, cette voiture luxueuse, comme vous dites, puissante...
Ça devait être puissant, je ne la voyais pas de l'extérieur.
Oui. Mais est-ce que c'était la voiture de [la] France ?
Je ne crois pas.
Non, c'était de l'Europe.
Je ne peux pas dire, il n 'y avait pas d'étiquette, n'est-ce pas.
Non.
J'ai vu juste l'image que je t'ai dite. Ma surprise, d'abord, de cette énorme voiture. Ensuite la surprise que le conducteur devait se trouver au centre de la voiture et non pas à droite comme d'habitude [ici].
Ah ! oui.
Et puis c'était invisible. Rien n'était dit de plus, vu de plus, que ça. C'était à moi de comprendre ce que ça voulait dire. Mais pour moi, après, quand j'ai regardé, je me suis dit : "Mais c'est le symbole de l'Europe." De ce qu'ils veulent faire, ou conduire, ou, comment dirais-je ?... de la voiture qui devrait conduire l'Europe.
Ah ! oui, c'est ça.
Bon, ce n'est pas français, c'est la voiture de l'Europe, qui conduit l'Europe. Enfin, ils voudraient que cette voiture conduise l'Europe.
C'est ça que je voulais comprendre.
Non-non, ce n'était pas une voiture... Justement, ça ne me donnait pas la sensation... même ce dos-là ne me donnait pas une sensation... C'était, évidemment, un Occidental, n'est-ce pas, je te dis, ça aurait pu être un businessman, un politicien – plutôt un businessman, ou un bureaucrate qui ne donnait pas du tout spécialement une impression française, ç'aurait plutôt été une carrure allemande, si je puis dire, tu comprends ?
Oui.
(Riant) Ou ç'aurait pu être suisse aussi ! (Sujata rit) En effet, quand j'y pense, ça n'avait pas cette espèce d'allure un peu particulière qu'on pourrait dire française, autant que je puisse dire parce que c'était un non-personnage. Voilà. Mais c'était peut-être allemand ; je ne serais pas surpris (rires). Ou suisse. C'était lourd. C'était épais et lourd, ce dos-là.
(silence, puis rires)
L'Europe vue de dos !
Voilà, c'est un bon titre : "L'Europe vue de dos."
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