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Confidence d'une expérience un peu énigmatique qui s'est déroulée lors de ma retraite précédente avec Sraddhalu.

Première nuit de la retraite – Phase 1

Réveil au milieu de la nuit, je n’arrive pas à me rendormir alors je rentre en observation-intériorisation… et je ressens mon corps tout à fait différemment.

Je veux dire que cela fait 57 ans que je vis dans ce corps, j’y suis habitué, j’ai un rapport très intime avec lui, j’ai une façon habituelle de le ressentir et de le comprendre. Mais dans certains cas, je suis dans une autre conscience et ma façon de le comprendre et de le ressentir est TOTALEMENT différente. C’est un phénomène qui se présente régulièrement, notamment dans ces réveils nocturnes.

Donc, je me réveille et je suis à nouveau dans une perception de mon corps tout à fait différente de celle que j’ai d’habitude. Alors, je me place en observation du ressenti et j’attends… Au bout de quelques instants, je ressens mon corps comme un banal bout de bois que l’on ramasse en forêt, sauf que c’est un bois blanc, de la couleur du parquet de la salle de méditation pendant la retraite, peut-être du hêtre.

Alors je me tourne vers le haut avec une sorte d’invocation très douce, silencieuse de la Mère, sans formulation précise, avec seulement un vague sous entendu pour qu’elle en fasse quelque chose, de ce bout de bois. Et puis j’attends.

Et tout à coup, il y a une sensation précise qui s’éveille… et ma colonne vertébrale devient… comme le manche d’un instrument de musique, violoncelle ou contrebasse. Et les méridiens énergétiques et/ou les nerfs deviennent les cordes de l’instrument de musique. Alors je sens la Force qui travaille sur un nerf à l’intérieur de la jambe gauche et la jambe tressaille, comme un spasme… c’est une douleur vive, que je connais bien car elle est survient régulièrement quand je sens la Force qui travaille en mois. 

Parfois c’est à l’autre jambe que j’ai ce spasme. Parfois, il y a la sensation d’une décharge éclectique qui semble partir du mollet et se propage dans la cuisse, mais cela se produit plutôt dans la chair et c’est très agréable. Par contre ce spasme désagréable qui se propage sur une ligne me fait plutôt supposer que c’est sur un nerf que cela travaille.

Alors j’ai eu la sensation que cette corde de musique, ce nerf (?), cette ligne à l’intérieur de la jambe était attachée, entortillée autour de la cheville gauche.

Alors j’ai été un peu triste car j’ai compris que mon corps n’était pas encore devenu un bon instrument de musique, que mon instrument n’était pas encore au point, pas encore accordé… Pourtant, dans mes intériorisations, il y a souvent une aspiration qui vient à être parfaitement aligné sur la Volonté divine.

Alors une parole m’est venue en tête. Les hommes sont malheureux parce qu’ils ne sont pas encore des instruments du Divin. Quand ils seront des instruments du Divin, ils seront parfaitement heureux. J’ai trouvé ça joli.

Pour info : dans ma conscience qui observait l’expérience, j’avais la sensation d’être dans une conscience immense, peut-être pas universelle… mais très grande. C’est un phénomène que j’ai eu souvent… dans ces réveils nocturne. C’est comme si je me retrouve allongé dans un ciel étoilé. Alors je ne suis pas tout le ciel… mais il y a vraiment cette sensation d’être dans une conscience très très vaste, et c’est quand je suis dans cette conscience-là que… le corps est perçu d’une toute autre façon, tellement différente de la façon ordinaire. Dans cette conscience là, je me suis souvent dit que le corps, en fait, était une sorte d’interface entre soi et le monde.

Et puis, par exemple, pendant toute une période il y a quelques années, j’avais une sensation qui me rappelait tout à fait les représentations de ces bouddhas couchés, très-très grands. Je ne sais pas du tout ce qu’ils symbolisent, mais une bonne dizaine de fois, j’avais la sensation d’avoir un corps immense, qui faisait… pas des millions de km mais… 150 mètres. Maintenant, cela ne me le fait plus.

Et puis, il m’est arrivé aussi quelques fois, d’avoir la sensation, qu’à l’intérieur du corps, il y a des espaces immenses. Mais cette sensation-là, vient sans doute de ma pratique du zhi neng qi gong.

Dernière nuit de la retraite – Phase 2

Insomnie. Agitation. Émotionnel au court bouillon. Je m’assoie dans le lit en observation intériorisation. Je sens un travail de la Force au niveau de la colonne vertébrale. En soi, c’est plutôt habituel, régulier… mais là, tout à coup, j’ai une vision sensation… de sortes de tiges métalliques, fines et souples, qui sont jointes, reliées à l'intérieur de la colonne vertébrale, dans la vertèbre à la hauteur de l’estomac, du plexus solaire.

Et les tiges métalliques internes montent et sortent du corps… au niveau de la vertèbre qui se situe à la hauteur de la gorge, à l’endroit où il y a une bosse (le point Da Zhui en MTC – 14 DM). Il y en a 5, 6, 7… je ne sais pas trop et elles font comme un bouquet et montent jusqu’à une cinquantaine de centimètres au-dessus de la tête. J'ai demandé à Grok de générer une image et... c'est tout à fait ça... sauf que je n'étais pas en lotus, mais confortablement assis dans mon lit avec l'oreiller dans mon dos. 

J’ignore complètement ce que cette vision représente, mais elle signifie sans doute quelque chose. Mais c’était plus qu’une vision, je ressentais ces « tiges » reliées dans la colonne au niveau du plexus et sortir à cet endroit.

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