Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

C'est curieux, cela ne fait qu'une semaine que je n'ai pas publié de confidences, et cela me paraît... une très longue absence. 

Peut-être parce que la sadhana dans le corps a baissé d'intensité et tourne apparemment un peu au ralenti. 

Peut-être parce que j'expérimente, sans trop m'en rendre compte, la puissance des vibrations. Comment dire ? Par exemple, parfois, je suis dans la vibration du qi gong et je pratique avec facilité, cela coule tout seul. Et si je ne suis plus dans la vibration, je n'y pense même pas, et le qi gong me paraît loin, si loin que c'est comme si cela n'existait plus dans ma vie. Et avec plusieurs choses, c'est comme ça. Et apparemment, la vibration de la sadhana a changé, ou est en train de changer. 

C'est peut-être en raison de l'influence des Agendas que j'ai lu récemment et dans lesquels Mère revient plus souvent sur le fait que... nous ne comprenons rien, que c'est incompréhensible, qu'il est impossible d'exprimer...  Toutes les idées qui tournent un peu autour de ça semblent avoir gagné en influence.

Non que je vive des trucs extraordinaires... ce n'est pas ça du tout. Mais il y a le sentiment, par exemple, que les sensations que je vis dans mon corps, le processus qui est en cours dans notre être est... je ne sais pas... trop complexe et trop subtil pour que nous puissions le comprendre. Et en plus, ce sentiment de l'impossibilité de la parole, est parfois doublé du sentiment de la vanité de la parole, de la futilité de la parole. 

D'autant plus que pour CHACUN, la relation avec le Divin est UNIQUE... et que nous n'avons AUCUNE IDÉE de ce qui se passe en l'autre, à quelle étape il en est, comment il est construit, par quel chemin il doit passer. C'est comme si les 12 Qualités du symbole de Mère  et toutes les paroles qu'ils ont dites  était des ingrédients et que pour chacun, il y avait une "recette unique" pour l'alchimie intérieure, la découverte intérieure, l'évolution-transformation. 

Alors parler, prétendre expliquer des choses... tout ça fait peut-être partie de la grande illusion dans laquelle nous baignons. 

 

C'est peut-être un approfondissement ou une conséquence de l'intériorisation. Exprimer quelque chose, c'est projeter une partie de son énergie vers l'extérieur, et c'est peut-être ça qui me paraît vain... il y a le sentiment que cette énergie, au lieu de la tourner vers l'extérieur, je ferais mieux de la tourner vers le Divin intérieur. 

Tout cela est un peu le climat intérieur du moment... 

N'étant plus en ce moment dans la vibration de faire mes pratiques de qi gong, ni dans celle de faire le japa, ni dans celle de lire assidûment tel ou tel texte, ni dans celle de m'allonger pendant de longs moments en intériorisation... comme s'il y avait une sorte de désorientation, réorganisation intérieure... depuis quelques jours, j'ai pris l'habitude de m’asseoir en tailleur devant la photo de Sri Aurobindo que j'ai à côté du futon sur lequel je dors pendant la belle saison. Et j'en suis venu à me dire : c'est de la sadhana facile. 

J'invoque leur Présence et je m'imagine devant eux. Je commence par joindre les mains devant le front, puis devant la gorge et enfin devant le cœur et je m'incline un instant.

C'est comme si, tous les jours, j'avais mon darshan personnel... 

Non qu'il se passe des choses extraordinaires, je n'ai pas la vision de leur Présence, je ne ressens pas leur Compassion infinie, je ne suis pas rempli d'une intense gratitude pour la Grâce qu'ils me font, je ne suis pas extase devant la Lumière... je n'ai rien de des grandes expériences spirituelles dont on entend parfois parler. Tout est beaucoup plus simple, avec pourtant le sentiment presque immédiat qu'alors un travail se fait. 

Se placer devant la photo de Sri Aurobindo-Mère, c'est de la sadhana simple... qui m'a rappelé cette pub pour Mac Donald : venez comme vous êtes. Que l'on soit dans un bon jour ou dans un mauvais jour, dans de bonnes conditions ou morose, quel que soit notre état intérieur, on se présente, tel qu'on est dans l'instant, au Maître du Yoga et à la Mère divine et on laisse le travail intérieur s'enclencher et se dérouler. Cette attitude, je dois le reconnaître, est assez confortable : ne plus avoir à jouer de personnage, mais pas le personnage du disciple aimant... 

Cette méthode est liée à la sincérité, cette transparence, cette volonté de ne rien Leur cacher (2e image du don de soi)...

La méthode a aussi à voir avec la pureté : La pureté : n'accepter aucune influence exceptée celle du Divin. (Sri Aurobindo – Lettres sur le Yoga). Assis devant eux, c'est comme si je mettais tout mon être et tout ce qu'il contient sous leur exclusive influence.

La méthode est liée aussi au surrender, à la qualité du surrender... apprendre à se donner sans même chercher à savoir, un don de soi désintéressé... parce que, quand on se tourne vers le Divin, quand on prétend se donner à lui, à l'arrière plan, il y a comme une idée de recevoir quelque chose en échange, un bénéfice... Ce n'est pas ouvertement un marchandage mais il y a... oui, quelque chose qui n'est pas tout à fait désintéressé. Eh bien... on lâche complètement prise sur le résultat. Ce que tu voudras, ce que tu voudras... comme le répète si souvent Mère. 

Alors, depuis quelques jours, je suis resté chaque jours une petite heure assis devant la photo de Sri Aurobindo-Mère et observé le travail intérieur qui se faisait.

Dans ces Agendas de 1971 que j'ai lu et partagé dans quelques articles précédents, il est assez souvent question de la Pression de la Force pour que les choses changent, se transforment. Ce que je ressens ressemble assez à cela. Sauf que... je l'ai déjà mentionné, j'ai le sentiment que la Force divine est tellement subtile, qu'on ne la perçoit pas facilement, et ce que l'on ressent très bien par contre, c'est tout ce qui résiste en nous. Là les sensations sont fortes. 

Toutes sortes de choses résistent en nous, des énergies résistent et j'ai commencé à percevoir que notre substance même résiste...  

Je me suis souvent dit que le surrender sans la plasticité... ne servait pas à grand chose. Nous pouvons nous tourner vers le Divin, nous pouvons nous ouvrir au Divin, nous donner à lui et parfois recevoir en nous quelque chose de Lui... mais si nous n'avons pas cette capacité de laisser travailler ce quelque chose... tout le travail est... peut-être pas gâché, mais entravé, rendu plus compliqué, plus difficile. Apprendre à se laisser faire, à se laisser travailler de l'intérieur, comme l'argile avec le sculpteur. C'est sans doute le sens de la parabole du Christ sur la bonne terre

Cette idée d'un abandon confiant amène souvent l'image du chat ou du chien couché sur le dos et les pattes en l'air qui se laisse caresser le ventre, sa zone la plus vulnérable, dans une absolue confiance. 

Le début de la méditation est généralement marqué par une certaine agitation... ou plutôt, par la prise de conscience de ce qui est agité, troublé, en résistance, et petit à petit, petit à petit... je comprends que Mère ait parlé d'un travail très modeste.... autant que cela est possible, dans telle ou telle partie du corps, cela se détend, se tranquillise, s''apaise, s'ouvre, se fond... et au bout d'un certain temps, il y a une paix et un silence relatif qui s'installent.

Et depuis quelques jours, c'était toujours un peu la même chose, le même genre de sensations... et ce matin, quelque chose de tout à fait nouveau et d’inattendu s'est produit. 

Curieusement, pour une fois, j'ai eu quelques difficultés à m'intéresser aux sensations du corps et le mental est parti en promenade : j'ai pensé à une question que je pourrais poser à Asselineau lors de son direct du mercredi soir. La formulation avait quelques difficultés à se préciser mais cela ressemblait un peu à cela :

Toute chose émet une vibration propre et il n'est pas très difficile de ressentir qu'entre les pyramides d’Égypte, les monuments sacrés, ou même simplement des architectures belles et harmonieuses et des immeubles cubiques, il n'y a pas la même qualité vibratoire.

De nos jours, la laideur semble essayer de nous envahir et de nous submerger. Monsieur Asselineau, si vous êtes élu, que pensez-vous d'inclure aux normes de construction pour le logement des critères de beauté, d'harmonie ? 

Et puis, les Présidents de la République ont souvent à cœur de laisser un monument... à leur gloire, qui porte leur nom. Si vous êtes élu, seriez-vous un Président de la beauté en incitant à ce qu'une partie significative de la dotation de fonctionnement attribuée aux communes soit consacrée à créer dans chaque ville, dans chaque village, des lieux de beauté avec des monuments, des jardins... 

En toute franchise, assis devant Sri Aurobindo-Mère, soucieux essentiellement par la transformation intérieure, je ne m'attendais absolument pas à ce qu'un tel sujet de réflexion se présente. Alors je suis resté quelques minutes dans un silence perplexe. 

Et tout à coup... quelque chose m'a sauté aux yeux. Un déclic ! Et je me suis dit... mais s'il s'agit de créer des "lieux de beauté et d'harmonie", le premier d'entre eux devrait être notre corps

Dans la formulation de ma question à Asselineau, le mot temple était venu... mais notre corps est censé être et devenir le temple du Divin

L'idée-force sous-jacente à ma question, c'était l'architecture sacrée. C'est peut-être venu suite à une vidéo politique dans laquelle il était évoqué que la laideur des nos habitats contemporains étaient peut-être... délibérée... pour nous maintenir dans une basse vibration. Je ne sais pas. Elle n'est sans doute pas délibérée par les politiques et les administrations qui décident, qui semblent surtout dans une ignorance et d'une inconscience crasse. Par contre, dans l'invisible, dans le plan occulte, les forces qui contrôlent ces politiques et ces administrations ignorantes agissent peut-être de façon tout à fait délibérées.

Mais l'architecture sacrée, ce n'est pas que pour l'extérieur. Notre corps, tout notre être, lui aussi, doit s'inscrire dans cette architecture sacrée, l'incarner, la manifester.

C'est curieux... je m'intéresse beaucoup au corps et je ne n'avais jamais trop regardé la chose sous cet angle.

Alors, dans ma méditation, c'était comme si je laissais le Divin intérieur faire le travail nécessaire pour installer cette architecture sacrée dans le corps, ou pour l'éveiller, ou pour faire ce de corps ce temple du Divin...  Jusqu'où est-ce allé ce travail ? Je l'ignore. D'autant qu'il y a des choses qui se sont infiltrées en nous, qui se sont agglomérées à notre structure et qui doivent être purifiées, évacuées, transformées. Notre être a été blessé, abîmé par la vie, nous avons tous pris des coups... et cela nous a déformé. Tout le processus pour nous redresser, nous réaligner, etc... prend nécessairement du temps. 

En tout cas, la perception générale du travail intérieur était tout à fait différence des sensations habituelles. L'état d'esprit était très différent.

Cela rejoint quelque chose que j'ai remarqué et sur lequel j'ai un peu travaillé... et qui est aussi lié au surrender. Nous nous donnons au Divin, nous essayons de le faire aussi bien et aussi sincèrement que possible... mais j'ai remarqué qu'il y a quelque chose de très subtil qui... malgré tout... souhaite que cela se fasse À SA MANIÈRE ! Selon ses conceptions. J'ai mis longtemps à m'en rendre compte. C'est comme s'il y avait une "aspiration" secrète, inconsciente à ce que, non seulement le Divin fasse en nous, ceci, cela, mais qu'il le fasse comme ceci et comme cela. 

En fait, c'est quelque chose qui ne s'abandonne pas vraiment et qui veut garder le contrôle et faire par lui-même. Ou bien, après avoir tellement lu Sri Aurobindo, Mère et Satprem que nous avons toutes sortes d'idée sur ce que doit être la sadhana, le travail intérieur, la transformation. Et notre compréhension repose sur ces idées. Ce n'est pas si facile que cela de se laisser faire, de ne rien faire, d'être passif... sans être inerte. Alors depuis quelques temps, il y a cette idée qui revient de me laisser faire, de laisser faire le Divin, comme il veut, dans l'ordre qu'il veut... 

Car aussi juste, aussi vaste, aussi profonde que soit notre compréhension, nous sommes peut-être ENCORE à côté de la plaque. Nous ne savons pas encore à quel point nous ne savons pas... comment doit s'effectuer ce processus de transformation.

Ah ! il me revient le souvenir de l'une de ces micro expérience de quelques secondes. Je devais être plus ou moins conscient de la façon dont l'aspiration se manifestait dans mon mental ordinaire et dans mon vital... quand tout à coup je me suis tourné vers le corps en lui demandant quel était son aspiration À LUI. Cela devait être sincère car aussitôt le silence s'est fait, tout à fait comme quand on est vraiment à l'écoute de quelqu'un... alors une réponse silencieuse a émergé sous la forme d'une sensation... et je n'ai absolument rien compris... et c'était comme si j'étais tout de suite remonté dans mon mental, dans cette conscience observatrice.

Comme quoi... il est possible de faire un travail corporel, aussi sérieux et assidu que possible... sans être encore vraiment en contact son corps. La conscience du corps semble tout à fait particulière, et en tout cas, cette aspiration qui a émergé du corps était tout à fait surprenante. 

Mais ce n'est pas une expérience "ratée", car depuis cette seconde, j'ai l'impression que quelque chose a changé dans la sadhana. C'est peut-être cette seconde-là qui m'a donné l'idée de m'accorder tous les jours un moment de méditation devant la photo de Sri Aurobindo-Mère. Après tout, cette photo est là depuis des semaines et je n'y avais jamais pensé. Elle était là, mais je n'y prêtais pas plus d'attention que cela...

Alors, pour en revenir à cette méditation sur l'architecture sacrée du corps... quelque chose m'a surpris. 

Que notre corps devienne un temple du divin, installer dans notre corps l'architecture sacrée... oh la la... l'ego peut s'enflammer... et certains peuvent s'écrier vanité, vanité, vanité... Ou en tout cas, il peut être ressenti comme quelque chose de tout à fait extraordinaire. Mais ce qui m'est apparu, ce que je ressentais pendant ce travail, c'était que c'était normal et naturel.

Cette impression de quelque chose de tout à fait naturel m'a beaucoup surpris... 

Retrouver notre architecture divine n'est pas quelque chose d'exceptionnel – ou en tout cas, cela ne devrait pas l'être – c'est comme cela que nous sommes construits, c'est pour cela que nous avons été faits... c'est naturel ! Il n'y a peu-être rien qui soit plus naturel.

Voilà. j'ai trouvé cette expérience suffisamment intéressante pour la partager. Elle sera peut-être inspirante pour quelques personnes. 

😊 🌹 🌞

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article