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À propos du guérisseur de passage à l'Ashram...

Agenda du 18 octobre 1969

Alors, qu'est-ce que tu apportes ?... Rien. Aujourd'hui, il n'est pas très tard !... Tu n'as rien ?... Moi non plus, excepté des nouvelles de A.R. Il est sous sa hutte et il dit qu'il est très bien, mais il s'inquiète un peu : « Est-ce que je ne serais pas plus utile si je voyais des gens ?...» Je lui ai fait répondre que lui-même avait dit qu'il avait besoin d'être seul. Il avait deux hernies, il en a guéri une (il t'a dit tout cela), et volontairement il n'a pas guéri la seconde parce qu'il s'est mis dans la tête que quand il aura la vraie conscience, ça guérira tout seul...

Théoriquement, c'est vrai, mais... Est-ce réalisable en une vie ? Je ne sais pas.

Tandis que moi, j'avais vu que s'il la faisait rentrer (c'est possible), elle guérirait. Mais il s'y refuse – il demande là presque un miracle... Alors il m'a fait demander par F s'il ne valait pas mieux qu'il recommence à voir des gens. J'ai dit : «C'est exclusivement SON affaire, il doit savoir ce qu'il veut.» – Pas «ce qu'il veut» : ce qu'il DOIT faire – recevoir l'Ordre et faire ce qu'il doit faire. Moi, je ne peux rien dire. Je lui ai donné les conditions physiques qu'il voulait. J'avais vu quand tu m'en avais parlé (j'avais vu, j'avais concentré), et j'avais vu clairement que s'il faisait rentrer sa hernie, elle guérirait. Mais il s'y refuse. Alors je ne sais plus. N'est-ce pas, théoriquement, c'est tout à fait vrai ce qu'il dit, mais, MAIS...

Il a opéré plusieurs miracles, lui-même, sur d'autres.

Oui, il l'a fait, il peut le faire. C'est possible, je te dis : théoriquement, c'est tout à fait possible – nous allons voir.

Mais quel genre de réalisation lui manque ?

Je ne sais pas, il m'a fait dire qu'il voulait pouvoir dire : « Je suis. »1 Et le «je», je crois que c'est la Conscience (je ne sais pas s'il a la notion du Divin ou d'une «suprême Harmonie» ou de quoi, je ne sais pas – peut-être ne le sait-il pas lui-même). C'est cela qu'il veut : pouvoir dire «Je suis»...

Pour moi, le procédé est... Je dis, il n'y a rien d'impossible, mais j'aime beaucoup mieux le procédé : «Tu es.» Tu comprends, que le «je» disparaisse.

1. Voir texte en addendum.

"J'avais deux hernies. J'en ai guéri une, et j'ai gardé l'autre volontairement, car ce que je cherche, c'est l'ouverture de Conscience maximum qu'un être humain puisse obtenir. Si ma Conscience s'élargit suffisamment, ma hernie, et la maladie de mon ami [paralytique] guériront automatiquement. Le jour où. je m'éveillerai sans trace de maladie, j'aurai la preuve, sur mon corps, que ma Conscience s'est ouverte toute grande. Ce que je veux, c'est pouvoir dire en réalité : Je Suis."

Mais c'est un homme qui n'a pas de je.

Il en a un. Il est extrêmement généreux et désintéressé, mais il en a un.

Pourtant, je n'ai jamais eu l'impression qu'il disait : «Je guéris.»

(après un silence)

J'ai fortement l'impression qu'il veut tirer là... Il dit «le Divin est en tout», et alors il veut dire : «Je suis le Divin.» J'ai trouvé qu'au point de vue (comment dire ?), au point de vue yoguique, au point de vue discipline, il est très préférable de dire: «Tu es», que de dire je suis. Tu comprends la différence ?

Je comprends bien.

Et c'est parce qu'il a encore très fort le sentiment d'un corps individuel.

Mais depuis que ce corps-ci ne sent plus son individualité, c'est tout à fait spontanément et naturellement que c'est «Tu es» – toutes les cellules, chaque cellule : Tu es.

Il n'y a pas de moi pour les cellules.

Seulement, il est très concevable que chacun ait son chemin, par conséquent je ne lui ai pas dit : «Il ne faut pas cela.» Je m'en suis bien gardée.

Oui, parce qu'il a été très influencé, après sa réalisation, par les enseignements des Swamis, pour qui c'est toujours: « Tu es Cela. »2

2. Tat tvam asi.

Ils ont tort.

C'est-à-dire que, pour tout l'ancien yoga indien, le corps est une chose intransformable, et par conséquent c'est une nécessité momentanée qui disparaîtra ; tandis que pour Sri Aurobindo, le corps est transformable, et de la minute où il est transformable, au lieu de se penser lui-même individuellement, il se pense le Seigneur. Et ça, tu sais, je garantis que c'est spontané, c'est naturel, c'est... et c'est béatifique. Et l'idée de personne séparée est une calamité douloureuse.

J'étais avec A.R. quand il était à méditer ici... son corps est encore un corps.

Mais il a la réalisation de «Ça».

Oui-oui, d'une certaine manière.

Et c'est pour cela (parce qu'il est très conscient de la Présence Divine), c'est pour cela que j'ai dit : «Ne me demandez pas ce que vous devez faire : c'est dans votre corps que vous devez savoir.» Moi, je ne peux pas parce que... parce que le Divin se réalise de façon différente dans chacun – autrement il n'y aurait qu'une personne !

Je ne veux pas du-tout-du-tout lui donner des conseils, je m'y refuse absolument.

Ce que je trouve remarquable dans son cas, c'est la façon dont il a incarné sa réalisation, parce que, vraiment, ce n'est pas quelque chose qu'il a les jambes croisées en méditation: il est solidement plein de cette Conscience. On le sent, n'est-ce pas. C'est cela que je trouve assez extraordinaire.

(après un silence)

Mais ça, l'immobilité vient ici, dans l'Inde, du mépris pour le corps : il faut qu'on l'annule autant que possible. Que l'on annule son existence. Et c'est justement contre cela que Sri Aurobindo s'est élevé en disant : «Non ! il faut que le corps PARTICIPE à l'expérience.» Alors, naturellement, A.R. est convaincu que le corps doit participer à l'expérience, et c'est pour cela qu'il a la bonne attitude. Mais il veut, pour être convaincu, réaliser MAINTENANT la conscience qui sera la conscience de ce que Sri Aurobindo appelle le Supramental. C'est-à-dire ÊTRE le Divin, sans distinction entre le corps et le reste – être le Divin...

Si le moment est venu de cela, c'est très bien ; et c'est pour cela que je ne veux pas intervenir. Mais pour cela, je ne sais pas, je ne sais pas si le moment est venu... Il y a des moments où le corps est tout à fait convaincu – des moments où il paraît impossible que ce moment ne soit pas venu –, mais il y a d'autres moments où ça se voile tout à fait. Et ça vient de ce que, malgré tout, encore maintenant, la conscience du mélange devient très claire. C'est-à-dire que la réalisation est partielle; elle est partielle, elle est fragmentaire. Et pour une raison très simple (c'est sans argument) : c'est que d'une façon ou d'une autre, l'apparence devra changer.

Ce corps a des capacités – c'est visible –, il a des capacités que beaucoup d'autres corps n'ont pas, mais c'est encore incertain, pas établi et pas total. Alors, dans cette période de transition, il y en aura sûrement un qui passera de l'autre côté, c'est-à-dire qui arrivera à la réalisation – il faut bien, n'est-ce pas, à un moment donné, qu'il y ait une réalisation. Eh bien, il faut que ce soit...

En tout cas, chez lui, A.R., l'attitude est bonne, par conséquent il n'y a rien à dire. Mais comme, mentalement, il n'est pas développé, c'est là qu'il reste un mélange d’influences3 c'est là. Ce n'est pas le mental : c'est dans le mental. Et je ne veux pas remplacer ce mélange par une... (Mère fait un geste d'autorité qui s'impose)... Tout ce que je peux faire, c'est de donner l'atmosphère qu'il faut, et puis voilà.

3 C'est ce que le disciple avait vivement senti, ce décalage entre l'expérience vivante de A.R. et sa mentalisation de l'expérience, comme s'il voulait enfermer la mer dans un thermomètre gradué.

(...)

Dans cet Agenda Satprem s'interroge sur la nature de sa réalisation d'A.R. et en vient à une découverte majeure sur la spécificité du yoga de Mère.

Ensuite Mère revient sur le "je suis". Le sujet est d'une grande importance car toute notre attitude vis-à-vis du Divin, toute notre position peut-être changée.  

Agenda du 25 octobre 1969

Moi, je comprends très bien comment ça se passe : il y a une certaine (je ne sais pas si c'est une réalisation) mais il y a quelque chose qui est là [geste au-dessus], on attrape Ça, et on peut l'attraper en se prosternant devant un caillou, en se prosternant au Samâdhi, en étant dans la rue et partout, et c'est la-même-Chose.

Oui-oui.

Et c'est irréfutable.

Oui, c'est cela.

Alors, il peut être devant toi, attraper ça, et puis c'est «la même chose» !

(Mère rit)

Mais je suis convaincue que la première fois que je l'ai vu, il n'y a pas eu de différence pour lui : il était entièrement enfermé dans sa propre création. Seulement c'est entré, mais il n'a pas senti que c'était quelque chose de nouveau... N'est-ce pas, la subtilité du discernement vient d'un raffinement de conscience qui n'est pas à la portée de tout le monde. La subtilité de discernement.

Pour moi, ce qui est mystérieux, c'est que l'on puisse avoir la conscience divine et ne pas voir. Comment est-ce possible? Parce qu'il a une conscience divine, c'est sûr. Mais comment ne voit-il pas ? 

(Après un silence) Tel que je le vois, lui, c'est parce qu'il a besoin que ce soit manifesté par une conscience personnelle. Une «conscience personnelle», je veux dire quelqu'un (Mère) qui est «conscient de porter le Divin» et qui sent «je porte le Divin», tu comprends ? Quand ça, ce n'est pas là (le Divin est là, c'est tout, mais il n'y a pas le «je suis le Divin»), il ne peut pas sentir.

Et je vais plus loin : je ne crois pas qu'il y ait beaucoup d'Européens ou d'Occidentaux qui puissent le sentir. Les Indiens, c'est à cause de l'atavisme. Et tous ceux qui sont westernized [occidentalisés] ne peuvent plus sentir. Ils ont besoin du sens de la personne, la personne qui dit : «Je suis», tu comprends.

Mais ce corps... (riant) le corps a dépassé le stade où il dit «je suis» ! L'idée même le fait rire.

C'est pour cela.

Pourtant, moi, je sens une différence. J'ai été très longtemps à me creuser la tête et à essayer de comprendre. Je me disais : quand je touche Ça là-haut, c'est la même chose, et c'est toujours la même chose... jusqu'au jour où je me suis dit : «Voyons, quelle est la différence quand je suis avec Mère et quand je suis seulement avec Ça?»

Tu as senti la différence ?

Et alors là, j'ai compris quelque chose (il n'y a pas longtemps de cela).2 J'ai eu l'impression que quand j'étais avec toi, ce n'était pas quelque chose que j'attrapais là-haut, c'était plutôt quelque chose qui était du dedans.

2. En fait, c'était un grand tournant dans la vie du disciple : la compréhension expérimentale de la différence entre le grand Ça et ce «quelque chose d'autre» qui passe par Mère. Il a donc fallu quinze ans au disciple pour s'approcher de Mère...

Ah !

Comme si j'étais pris du dedans.

Oui-oui.

Et que tout s'allumait du dedans.

Oui, c'est ça ! c'est ça. C'est ça même, c'est exact.

Ce n'était pas quelque chose qui me tombait sur les épaules.

Oui, c'est cela. Mais c'est la raison d'être de ça (Mère touche son corps), de la présence ici. C'est pour que ce soit... du dedans – pas une descente miraculeuse.

Oui, c'est la différence.

Je ne sais pas... il me semble que c'est un passage très important... voyons la suite.

Mais alors, lui, ça l'a encore plus convaincu, tu comprends ? Il s'est senti (devant Mère) tout à fait, oui, confortable. C'est pour cela que je t'ai dit que l'ego physique n'est pas parti... Ça lui a paru tout naturel. Il devait se sentir très confortable !

(silence)

L'état maintenant est tel que lorsque le corps se sent (se sent, c'est-à-dire qu'il a conscience d'être un corps), c'est instantanément le malaise, quelle que soit la condition.

Même quand il se sent comme dans un état d'adoration ou d'aspiration ou..., c'est accompagné d'un malaise ; et c'est seulement quand il n'y a plus du tout la conscience de son existence séparée qu'il est à l'aise.

Et alors, l'état normal, c'est le silence, l'immobilité ; mais... (comment expliquer, parce que l'image n'est pas juste), n'est-ce pas, quand la Présence, non pas passe au travers mais irradie comme cela (geste), irradie dans une activité, alors tout va bien, et il n'y a plus du tout la sensation de «ça (le corps) à travers quoi» : ça à travers quoi le Divin passe – non.

C'est comme cela (geste immuable), et c'est immobile et inexistant, ça n'a pas conscience de soi-même, ça a conscience seulement de... l'Action Divine, comme ça. Alors tout va bien. Et dès qu'il y a seulement même une simple impression de la Chose qui passe «à travers», alors vient le malaise. N'est-ce pas, c'est devenu un état très aigu.

Tiens, je pourrais dire (ça a l'air d'être de la littérature), mais dans un certain état, dans cet état où il ne se sent plus, où il n'y a plus que la conscience du Divin, c'est le sens d'une Immortalité, de l'Éternité ; et s'il y a la moindre sensation de «quelque chose dans quoi» le Divin se manifeste, ça devient absolument le sens de la mort – on redevient mortel immédiatement. Et aigu, tu sais, aigu comme cela.

Et alors c'est très subtil parce que... la sensation (la sensation, la perception, le sentiment) de «je» a complètement disparu, tout le temps, tout le temps – ça vraiment, complètement ; c'est le «quelque chose», le quelque chose qui est encore un peu différent, et alors ça, ça devient terriblement douloureux – il n'est parfaitement à l'aise que quand il ne se sent plus.

C'est difficile à expliquer, mais c'est comme cela.

(long silence)

Ce doit être cela... Il y a d'innombrables couches de conscience. Le développement (le développement universel) a permis progressivement la prise de conscience de chaque couche ; plus on est développé, plus on perçoit les différences de couches ; et c'est seulement quand on est conscient de TOUTES les couches de conscience et que ça ne forme plus qu'une unité (mais une unité consciente de sa multiplicité), qu'alors ce qui est tout au fond... la Suprême Conscience peut se manifester pleinement.

Et dans les corps, il y a encore des couches qui ne sont pas pleinement conscientes ; il y a encore des couches qui restent comme un résidu de tout ce qui a précédé : le minéral, le végétal, l'animal, tout cela.

Alors, toute la partie pleinement consciente des cellules est pleinement illuminée, mais... Il n'y a qu'à voir, d'ailleurs (Mère montre la peau de ses mains, intransformée visiblement)...

C'est devenu EXTRÊMEMENT sensible, le moindre choc produit un... C'est devenu extrêmement sensible... Ça paraît ne pas avoir la même «densité»... mais l'apparence est tout à fait la même. Ceux qui ont une vision intérieure voient quelque chose (une autre forme de Mère), mais c'est seulement parce qu'ils ont la capacité de vision intérieure.

Alors c'est cela (ce résidu). N'est-ce pas, dans la conscience des cellules, il y a la conscience pour ainsi dire «intérieure» aux cellules qui est pleinement-pleinement consciente, mais il y a quelque chose qui reste comme cela (le résidu, Mère fait un geste qui recouvre comme une croûte).

Et alors, ce travail-là, un homme comme A.R. ne l'a pas fait, n'est-ce pas : c'est une espèce de conscience globale floue. Il est lui-même conscient de quelque chose qui est «plus fort que son corps» et qui «se sert» de son corps, me paraît-il... Dans le monde, c'est très utile, et ça peut faire naître toutes sortes de choses. Mais il n'est pas prêt pour la transformation, tu comprends : lui-même, son corps. Il a l'espèce de certitude intérieure que ça PEUT être, mais... Je ne sais pas... à moins que le Seigneur ne veuille que ce soit comme cela ; alors ce serait amusant – vraiment ça m'amuserait beaucoup !

Parce qu'il parle, lui, d'un travail de transformation des cellules.

Il parle, oui.

Mais alors, qu'est-ce qu'il veut dire justement ?

(Mère rit) C'est vrai, n'est-ce pas !

Mais je te l'ai dit, j'ai fait l'expérience quand je l'ai vu : quand il est parti, au moment où il est parti, j'ai voulu toucher sa main pour savoir – mais j'ai touché une main, tu comprends? J'ai touché une main (Mère palpe une dureté), il y avait sa main –je n'ai pas touché le Divin : j'ai touché une main... Et alors il a l'impression, je crois, que c'est à travers sa main que la Force agit.

Oui (pour lui), il s'agit toujours d'une «descente»; ce n'est pas quelque chose qui irradie du dedans. C'est une Force qui descend.

Il a toujours cette impression ?

C'est l'impression que j'ai, moi, avec lui.

C'est l'impression que j'ai aussi. Quand il était assis là, je voyais la Force qui descendait-descendait-descendait en lui, mais enfin il y avait un monsieur qui s'appelait A.R. qui était là !

Ce n'est pas du tout quelque chose qui irradie du dedans.

Non. Mais la conscience qui est là (geste au-dessus de Mère) est très consciente que ça (Mère touche ses mains), ce ne sont pas des mains ! (Mère rit) On aurait beau essayer, cela n'est pas ! Ça peut être un corps raffiné, mais ce ne sont pas des mains. Mais quand je suis assise là, comme ça, quand ce corps est assis et qu'il y a quelqu'un, il n'est plus conscient de lui-même ; il n'est pas du tout conscient d'une Force qui passe à travers lui, plus conscient de lui-même – il y a la Présence Divine qui agit. Et il devient conscient de la réceptivité de l'autre, de l'action que fait cette Force chez les autres, tout cela – et ça (le corps), ça n'existe plus.

Mais ce n'est qu'un commencement.

C'est un commencement.

Qu'est-ce qui se passera?...

(silence)

Tout ce qui est conscient dans ça (corps), tout cela n'a qu'une, qu'une... qu'un mouvement : c'est qu'il n'y ait plus de différence. C'est tout. Et pas du tout l'impression de «tirer» ici ou là, ni de «monter» là-haut – ce n'est pas cela : plus de différence.

Et la différence devient de plus en plus douloureuse – beaucoup plus douloureuse qu'une maladie (ce n'est pas le même genre de chose : c'est une sorte d'angoisse intérieure).

(silence)

Alors tu le verras ce soir, après sa visite. (Mère rit, moqueuse)

En résumé, passer de attitude  "je suis" au ''tu es" ressemble à s'oublier... 

En tout cas, ce changement dans la concentration change intérieurement quelque chose...

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