Nouvelle Conscience – Agendas février 1969
Suite des résumés de l'Agenda sur la Nouvelle Conscience...
Résumé 8 février 1969
Activité éducatrice, éducation du corps – de la CONSCIENCE du corps, cette éducation, ce n'est pas du tout une chose personnelle: c'est la vision de l’évolution terrestre, surtout concentrée sur l’évolution humaine.
Sa méthode (surtout, pas exclusivement), consiste à éveiller un souvenir du corps qui était tout à fait oublié; ça éveille ce souvenir et ça montre comment c'était possible dans l’état général, et comment c'est le résidu du passé, et comment c'est inacceptable pour l’avenir.
C'est une éducation merveilleuse! Jamais-jamais aucune éducation humaine telle qu'elle est conçue, n'est semblable à cela, parce que c'est une vision d'ensemble, où tout est ensemble, on vous montre tout ensemble.
Et la Conscience est très évidemment active à une grande échelle, et avec des résultats tout à fait surprenants qui, vus sans l’accompagnement, semblent des miracles (des petits miracles, mais ça semble des miracles).
Vraiment, ce corps est infiniment reconnaissant qu'on l’ait libéré de la présence mentale de façon à pouvoir être ENTIÈREMENT sous l’influence de cette Conscience, sans tout ce fatras accumulé de soi-disant connaissance que l’on a…
C'est spontané, c'est naturel, ce n'est pas sophistiqué, c'est très-très simple, et presque enfantin dans sa simplicité. Et ça, c'est un grand avantage (la disparition du mental). Mais à cette allure-là, ça peut aller très vite – on apprend cent choses, deux cents choses À LA FOIS, tout vu en même temps.
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Résumé 15 février 1969
Très active, et active comme un mentor
Le caractère spécial de cette nouvelle conscience, c'est: pas de demi-mesures et pas d'à-peu-près. C'est son caractère. Elle n'admet pas l'idée: «Oh! oui, nous ferons cela, et petit à petit, nous...» Non-non, pas comme cela: c'est oui ou non, tu peux ou tu ne peux pas.
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Résumé 19 février 1969
Il est supporté, il est aidé: cette conscience du surhomme qui est venue l'aide beaucoup, et c'est à travers elle qu'il sent, et ça l'aide beaucoup. Quelquefois, quelqu'un entre, et avec lui (avec lui, ou elle, ou eux) un petit malaise aigu, et s'il avait senti cela avant de savoir, ç'aurait été pénible; maintenant, il peut sourire et attendre pour découvrir pourquoi c'est comme cela (Mère fait un geste comme poursuivre la vibration qui a provoqué le malaise). Il y en a au contraire, immédiatement l'atmosphère se remplit de la présence de cette Conscience (ça, c'est nouveau, et c'est très intéressant), et alors il se sent bien – il se sent bien, reposé.
Si nous apprenions à suivre et poursuivre ces vibrations de malaise, jusqu'au bout, alors nous comprendrions leur origine, et si cela trouve, nous aurions la connaissance et le pouvoir pour défaire le maléfice. À moins que, à ce niveau de profondeur-là, connaissance et pouvoir ne soit qu'un.
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Résumé 26 février
Dans cette Conscience, il y a quelque chose qui sourit dans une paix!... C'est absolument merveilleux, c'est... À moins qu'on ne l'ait senti, on ne peut pas comprendre ce que c'est. C'est quelque chose de merveilleux. Et naturellement, c'est cela qui essaie de... qui travaille – qui travaille à prendre le contrôle de toutes ces cellules.
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Texte intégral
Quelques indications complémentaires :
1er février 1969
«Quant à l'immortalité, elle ne peut pas venir tant qu'il y a un attachement au corps – car c'est seulement en vivant dans la partie immortelle de notre être, qui n'est pas identifiée au corps, et en faisant descendre dans les cellules sa conscience et sa force, que l'immortalité peut s'obtenir. Bien entendu, je parle des moyens yoguiques. Les savants déclarent maintenant qu'il est possible (théoriquement du moins) de découvrir des moyens physiques de surmonter la mort, mais cela signifie seulement une prolongation de la conscience actuelle dans le corps actuel. À moins qu'il n'y ait un changement de conscience et un changement de fonctionnement, ce serait un bien piètre gain.»
Sri Aurobindo
(Lettres, XXIV. 1234)
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(Puis Mère écoute une série de questions posées par les élèves de l'École sur la mort.)
La première question: «Que faut-il faire dans notre vie quotidienne pour arrêter le processus de la mort?»
Justement, Sri Aurobindo a dit que le procédé, c'est, au lieu de rester tout à fait attaché au corps, de s'attacher à l'Esprit, et de faire descendre l'Esprit dans les cellules du corps.
Le procédé est de détacher du corps sa conscience et de la concentrer sur la vie profonde de façon à amener cette conscience profonde dans le corps.
Deuxième question: «Si le sens de "moi" s'est identifié plutôt au mental dans la vie, est-ce que c'est le même sens de "moi" qui a toutes les expériences après la mort, c'est-à-dire qui garde en même temps les souvenirs de la vie – je demande pour le mental, car il reste formé un peu plus longtemps que les autres parties après la mort?»
Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai que le mental soit plus durable.
Relis-moi ça.
... Est-ce que c'est le même sens de "moi" qui a toutes les expériences après la mort?
Non, pas du tout.
C'est la conscience psychique qui s'est identifiée à la petite portion de physique, qui sort de cette petite personne physique. Dans la mesure où cette conscience a façonné la vie, elle se souvient de ce qu'elle a façonné, et le souvenir est étroitement lié à la conscience psychique dans les événements: là où la conscience psychique n'a pas participé aux événements, il n'y a pas de souvenir. Et c'est seulement la conscience psychique qui peut continuer.
Ce n'est pas le mental qui garde les souvenirs, c'est tout à fait une erreur.
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Dans les 86400 secondes d'une journée, combien ont été associée avec l'être psychique présent ? Si nous ne voulons pas que l'immensité de tout ce que nous vivons passe à la trappe au moment de notre mort, notre seule solution est de trouver comment associer le psychique au moindre fait de notre vie.
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15 février 1969
Dans cet Agenda Mère raconte une expérience absolument merveilleuse :
Je crois que le seul mot qui décrive la sensation que l'on a, c'est un Absolu – un Absolu. Absolu. C'est cela, la sensation: d'être en présence de l'Absolu. L'Absolu: Connaissance absolue, Volonté absolue, Pouvoir absolu... Rien-rien ne peut résister. Et alors, c'est un Absolu qui est (on a la sensation comme cela, concrète) d'une miséricorde! mais à côté de laquelle tout ce que nous considérons comme bonté, miséricorde... pouah! ce n'est rien du tout. C'est la Miséricorde avec le pouvoir absolu, et... ce n'est pas Sagesse, ce n'est pas Savoir, c'est... Ça n'a rien à voir avec notre procédé.
Et alors Ça: partout. Ça, c'est partout. Et c'est l'expérience du corps. Et à Ça, il s'est donné entièrement, totalement, sans rien demander – rien demander. Une seule aspiration (même geste, paumes ouvertes vers le haut): «Pouvoir être Ça, ce que Ça veut: servir Ça» – même pas: «être Ça.»
Mais cet état-là, qui a duré pendant plusieurs heures, jamais ce corps depuis les quatre-vingt-onze ans qu'il est sur terre, n'a senti un bonheur pareil: liberté, pouvoir absolu, et pas de limites (geste ici et là, partout), pas de limites, pas d'impossibilités, rien. C'était... tous les autres corps étaient lui. Il n'y avait pas de différence, c'était seulement un jeu de la conscience... (geste comme un grand Rythme) qui se promène.
Mais je n'ai pas su me dire si cette expérience de l'Absolu avait été amené par la Nouvelle Conscience ou si cet Absolu est en lui-même une caractéristique de cette Nouvelle Conscience... alors je ne l'ai pas inclus dans mon résumé.
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19 février 1969
Le travail consiste à changer la base consciente de toutes les cellules – mais pas toutes à la fois! parce que ce serait impossible; même petit à petit, c'est très difficile: le moment du changement de la base consciente est... il y a presque comme un affolement dans les cellules, et l'impression: «Aah! qu'est-ce qui va arriver?» Et comme il y en a beaucoup-beaucoup encore... Alors, de temps en temps, c'est difficile. C'est par groupe, presque par faculté ou par partie de faculté, et il y en a qui sont un peu difficiles.
C'est un sujet évidemment d'une EXTRAORDINAIRE importance. Plus loin dans cet Agenda, Mère en vient à ceci :
Au moment critique (il y a des moments critiques), au moment critique, alors ce «surrender» (c'est même plus que le «surrender»: c'est une abdication complète, de tout, de son existence et de tout), se remplit de lumière et de force. Ça, c'est la Réponse.
(...)
Il faut que tous les groupes de cellules, toutes les organisations de cellules fassent leur... pas «soumission»: un abandon total, dans une confiance totale. C'est indispensable. Et alors, il y en a pour qui c'est le mouvement spontané et inévitable et constant; il y en a, dès qu'il y a une difficulté, ça vient; il y en a d'autres qui doivent être un peu triturées pour qu'elles apprennent.
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22 février 1969
(Mère tend au disciple le message qu'elle a donné pour le 21 février, anniversaire de ses quatre-vingt-onze ans:)
«Ce n'est que la paix immuable qui peut donner l'éternité d'existence.»
Dans cet Agenda, Mère revient sur l'expérience qui a donné naissance à cette note, et ce qui est très étonnant, c'est que cette expression de "paix immuable" prend une... toute autre signification que ce que l'on imagine.
Et c'est la même chose avec cette Nouvelle Conscience – Mère emploie souvent les mots de bonté, de mansuétude, de miséricorde... pour la décrire, mais il semblerait que dans la Nouvelle Conscience, ces choses, la bonté, la mansuétude... soient poussées à un degré d'intensité tout à fait extraordinaire.
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Pour commander l'Agenda 1969 :
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Institut de Recherches Evolutives
" disait Sri Aurobindo. Cette transition de l'espèce à un autre état est la question de notre temps. C'est L'Homme est un être de transition, cette question même qui est en train d'être de pl...