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Compilation de textes issus des œuvres de Sri Aurobindo-Mère.

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Sri Aurobindo – La Mère – Chapitre 4

(Insistons sur le fait que, dans une ouvrage "spirituel" sur la Mère divine, Sri Aurobindo a trouvé nécessaire de consacrer un chapitre entier à la question "matérielle" de l'argent !)

L’argent est le signe visible d’une force universelle qui, dans sa manifestation sur la terre, travaille sur les plans vital et physique et est indispensable à la plénitude de la vie extérieure. En son origine et son action vraie, il appartient au Divin. Mais, comme les autres pouvoirs du Divin, il est délégué ici-bas et, dans l’ignorance de la nature inférieure, il peut être usurpé pour les satisfactions de l’ego ou détenu par les influences asuriques1 et détourné à leurs fins. C’est vraiment l’une des trois forces – le pouvoir, l’argent et le sexe – qui exercent la plus forte attraction sur l’ego humain et sur l’asura2et qui sont le plus généralement mal possédées et mal employées par ceux qui les détiennent.

(Il suffit de jeter un aperçu sur sbires aux commandes dans le monde, et cette parole de Sri Aurobindo se trouvera amplement confirmée par de moult exemples.)

1. Titaniques, démoniaques.
2. Le titan, la force d’obscurité.

Les chercheurs et les détenteurs de la richesse sont plus souvent possédés par elle qu’ils n’en sont les possesseurs ; bien peu échappent entièrement à une certaine influence déformante qui a été empreinte sur cette richesse par sa longue capture et sa perversion par l’asura. Pour cette raison, la plupart des disciplines spirituelles insistent sur le complet contrôle de soi, sur le détachement et le renoncement à tous les liens de la richesse et à tout désir personnel et égoïste de la posséder. Quelques-unes même bannissent l’argent et la richesse et déclarent qu’une vie pauvre et nue est la seule condition spirituelle. Mais c’est là une erreur qui laisse le pouvoir aux mains des forces hostiles. Reconquérir l’argent pour le Divin, à qui il appartient, et l’utiliser divinement pour la vie divine, telle est la voie supramentale pour le sâdhak.

Il ne faut ni vous détourner avec une répugnance ascétique du pouvoir de l’argent, des moyens qu’il donne et des objets qu’il apporte, ni entretenir un attachement râjasique1 pour ces choses ou un esprit de complaisance qui rend esclave des satisfactions qu’elles donnent. Regardez les richesses simplement comme une puissance qui doit être reconquise pour la Mère et mise à son service.

1. Vital, passionné.

Toutes les richesses appartiennent au Divin, et ceux qui les détiennent en sont les dépositaires et non les possesseurs. Elles sont avec eux aujourd’hui ; demain elles peuvent être ailleurs. Tout dépend de la manière dont ils s’acquittent de leur charge tant qu’elle leur est confiée, et dans quel esprit, avec quelle conscience ils s’en servent et à quelles fins.

Dans votre usage personnel de l’argent, considérez tout ce que vous avez, gagnez ou apportez, comme appartenant à la Mère. Ne lui demandez rien, mais recevez ce qui vous vient d’elle et utilisez-le aux fins pour lesquelles cela vous est donné. Soyez entièrement désintéressé, entièrement scrupuleux, exact, soigneux dans les détails   : un bon gardien. Souvenez-vous toujours que ce sont les possessions de la Mère et non les vôtres que vous administrez. D’autre part, tout ce que vous recevez pour elle, placez-le religieusement devant elle ; n’utilisez rien pour vous ni pour les desseins de quelqu’un d’autre.

N’ayez pas de respect pour un homme parce qu’il est riche et ne vous laissez pas impressionner par l’ostentation, le pouvoir ou l’influence. Quand vous demandez pour la Mère, vous devez sentir que c’est elle qui demande à travers vous un tout petit peu de ce qui lui appartient, et que celui à qui vous demandez sera jugé par sa réponse.

Si vous êtes libre de la souillure de l’argent, mais sans aucun recul ascétique, vous aurez un plus grand contrôle sur l’argent pour l’œuvre divine. L’égalité mentale, l’absence d’exigence et la complète consécration à la Shakti divine et à son œuvre, de tout ce que vous avez et recevez et aussi de votre pouvoir d’acquisition, sont les signes de cette liberté. Tout trouble de la pensée vis-à-vis de l’argent et de son usage, toute exigence, tout regret, est un sûr indice d’une imperfection ou d’un attachement quelconque.

En cette matière, le sâdhak idéal est celui qui peut vivre pauvrement si c’est nécessaire, sans qu’aucun sentiment de manque ne l’affecte ni ne dérange la plénitude du jeu intérieur de la conscience divine ; et si c’est nécessaire, vivre richement aussi sans jamais, à aucun moment, tomber dans le désir ou l’attachement à sa richesse ou aux choses dont il se sert, ni dans la servitude de la satisfaction de ses propres plaisirs, ni dans le lien de faiblesse des habitudes créées par la possession des richesses. La Volonté divine et l’Ânanda divin sont tout pour lui.

Dans la création supramentale, la force de l’argent doit être restituée à la puissance divine et employée à l’organisation et à l’équipement vrais, beaux et harmonieux d’une existence vitale et physique nouvelle, divinisée, selon ce que la Mère Divine elle-même en décidera dans sa vision créatrice. Mais d’abord, il faut que la force de l’argent soit reconquise pour elle, et seront les plus forts pour cette conquête, ceux qui, en cette partie de leur nature, sont fermes, larges, libres de l’ego et consacrés sans la moindre revendication, réserve ni hésitation   : de purs et puissants canaux de la Puissance suprême.

Multiple et blanche, elle aspire à la spiritualité.

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Agenda du 21 mars 1956

L’âge du Capitalisme et des affaires tire à sa fin. Mais l’âge du Communisme aussi va passer. Car le Communisme tel qu’il est prêché n’est pas constructif, c’est une arme de combat pour lutter contre la ploutocratie. Mais quand la bataille est terminée, les armées sont licenciées faute d’emploi, et le Communisme, n’ayant plus d’utilité, se transformera en quelque chose d’autre qui exprimera une plus haute vérité. Cette vérité, nous la connaissons et c’est pour elle que nous travaillons afin qu’elle puisse régner sur la terre.

Ainsi le communisme est censé se transformer en autre chose que ce qu'il est actuellement. Voilà qui est à méditer... 

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Agenda Sans date 1958

(À propos des Finances)

L’argent est une force et ne devrait pas être une possession individuelle, pas plus que l’air, l’eau ou le feu. Abolition, pour commencer, de l’héritage.

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La puissance financière est la matérialisation d’une force vitale qui se transforme en un des plus grands pouvoirs d’action : le pouvoir d’attirer, d’acquérir et d’utiliser. Comme tous les autres pouvoirs, il doit être mis au service du Divin.

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Agenda 4 octobre 1958

(Vers la fin de l’entrevue, à propos de l’argent :)

L’argent appartient à celui qui le dépense, c’est une règle absolue. Vous pouvez entasser de l’argent, il ne vous appartient pas, jusqu’au moment où vous le dépensez. Alors vous avez le mérite, la gloire, la joie, le plaisir de le dépenser !

L’argent est fait pour circuler. Ce qui doit demeurer, c’est le mouvement progressif d’accroissement de la production terrestre – ce mouvement progressif qui va s’amplifiant, s’amplifiant, d’accroissement de la production terrestre et de progrès de l’existence terrestre. Le progrès matériel de vie terrestre et l’accroissement de production terrestre, c’est cela qui doit aller en s’amplifiant, en grossissant, mais pas cette espèce de papier ou de métal inerte qu’on entasse et qui ne vit pas.

L’argent ne doit pas produire de l’argent : l’argent doit produire un accroissement de production, une amélioration de condition de vie et un progrès humain de conscience. C’est à cela qu’il doit servir. Ce que l’on appelle amélioration de conscience, progrès de la conscience, c’est tout ce que peut donner toute l’éducation sous toutes ses formes – pas telle qu’on la comprend, mais telle que nous la comprenons: l’éducation d’art, l’éducation de... depuis l’éducation corporelle, de progrès le plus matériel, jusqu’à l’éducation spirituelle de progrès du yoga; toute la ligne, tout ce qui conduit l’humanité vers sa réalisation future. L’argent doit servir à augmenter cela, et à augmenter la base matérielle de progrès de la terre, la meilleure utilisation de ce que la terre peut donner – l’utilisation intelligente, pas l’utilisation qui gaspille et qui perd les forces. L’utilisation qui permet aux énergies de se récupérer.

Il y a, dans l’univers, une source inépuisable d’énergies qui ne demandent qu’à se récupérer; si vous savez faire les choses comme il faut, elles se récupèrent. Au lieu de drainer la vie et les énergies de votre terre et d’en faire quelque chose de desséché et d’inerte, il faut savoir faire l’exercice nécessaire pour que l’énergie se récupère, tout le temps. Et ce ne sont pas des mots : je sais comment il faut que ce soit fait, et la science est en train de le trouver parfaitement – elle l’a trouvé admirablement. Mais au lieu d’utiliser cela pour satisfaire les passions humaines, au lieu d’utiliser ce que la science a trouvé pour que les hommes puissent se détruire un petit peu mieux qu’ils ne le font, il faut utiliser cela pour enrichir la terre: enrichir la terre, rendre la terre de plus en plus riche, active, généreuse, productrice et que toute la vie aille croissant vers son maximum d’efficacité. Voilà à quoi sert l’argent. Et s’il n’est pas utilisé comme cela, c’est un vice – un «court-circuit» et un vice.

Mais combien savent l’utiliser comme cela? Bien peu, et c’est pour cela qu’il faut leur apprendre. Ce que j’appelle apprendre c’est montrer, donner l’exemple. Nous voulons être l’exemple de la vraie vie dans le monde.

C’est un défi que je lance à tous les grands financiers: je leur dis qu’ils sont en train de dessécher et de ruiner la terre avec leur système idiot, et qu’avec moins même qu’ils ne dépensent maintenant pour des choses inutiles – et surtout pour gonfler quelque chose qui n’a pas de vie propre, qui ne doit être qu’un instrument pour la vie, qui n’a pas de réalité en soi, qui n’est qu’un moyen et pas une fin (ils font une fin de quelque chose qui n’est qu’un moyen), eh bien, au lieu d’en faire une fin, il faut qu’ils en fassent un moyen, et avec ce qu’ils ont ils pourraient... oh! si vite transformer la terre, la transformer, la mettre en rapport, vraiment en rapport avec les forces supra- mentales qui font que la vie sera généreuse et, n’est-ce pas, constamment renouvelée au lieu de se dessécher, de piétiner, de se recroqueviller – de devenir une lune future. Une lune morte.

On nous dit que dans quelques milliards de milliards d’années, la terre sera devenue une sorte de lune. Il faut que le mouvement soit opposé, que la terre devienne de plus en plus comme un soleil resplendissant, mais un soleil de vie. Pas un soleil qui brûle: un soleil qui éclaire – une gloire rayonnante.

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"L’argent ne doit pas produire de l’argent."

Nous savons que les trois religions ont toutes interdit l'usure. Je me suis demandé à partir de quand il a été autorisé aux banques de prêter de l'argent avec intérêt. Voici la réponse de voici une Grok.

Introduction

Le judaïsme l’interdit entre Juifs (Deutéronome 23), le christianisme l’a repris via l’Ancien Testament et les Pères de l’Église, et l’islam via le riba dans le Coran. Mais la question porte sur les banques en Occident, donc sur le christianisme européen où la finance moderne est née. Il n’y a pas une date unique où « on a autorisé les banques » : c’est un processus progressif, avec des contournements dès le Moyen Âge, une rupture théologique et légale au XVIe siècle chez les protestants, et une acceptation doctrinale tardive chez les catholiques.

Interdiction stricte au Moyen Âge (jusqu’au XIIe-XVe siècle)

L’Église catholique condamne fermement l’usure dès le IVe siècle (Concile de Nicée en 325 pour le clergé, étendu aux laïcs au XIIe siècle). Thomas d’Aquin et les scolastiques la voient comme un péché grave : l’argent ne « fait pas de petits » tout seul (Aristote + Luc 6:35). Les conciles (Latran II en 1139, Vienne en 1311) excommunient les usuriers et leur refusent la sépulture chrétienne.

Les premières « banques » (changeurs lombards, marchands florentins comme les Médicis à partir du XIVe siècle) existent dès le XIIe-XIIIe siècle grâce aux croisades et au commerce, mais elles contournent l’interdit par des fictions juridiques : change de devises, contrats de commenda (partenariat), lettres de change ou « intérêt » déguisé en pénalité de retard. Les juifs (autorisés à prêter aux non-juifs) comblent souvent le vide, ce qui entraîne des expulsions. Les monti di pietà (banques de charité franciscaines à partir de 1462) prêtent à taux très bas aux pauvres, mais restent des exceptions pieuses.

Le tournant au XVIe siècle : la Réforme et les premières autorisations légales

C’est là que tout bascule vraiment, avec la Réforme protestante et les besoins du commerce.

  • Jean Calvin (1545) : dans sa lettre De usuris à Claude de Sachins, il est le premier grand théologien à légitimer un intérêt modéré pour les prêts productifs (entre commerçants ou investisseurs, pas pour les pauvres). Il distingue « usure abusive » (exploitation) et « intérêt juste » (compensation du temps et du risque). Luther reste hostile, mais Calvin ouvre la voie au calvinisme (Genève, Pays-Bas, Angleterre).

  • Légalisations étatiques :

    • 1540 : aux Pays-Bas (Habsbourg), ordonnance autorisant jusqu’à 12 % pour les prêts commerciaux.

    • 1545 : en Angleterre, Henri VIII fait voter l’Act Against Usury qui autorise officiellement l’intérêt jusqu’à 10 %. C’est la première loi séculière majeure en Europe qui rompt avec l’interdit canonique.

À partir de là, les banques protestantes (Pays-Bas, Angleterre, Genève) pratiquent ouvertement le prêt à intérêt. La Banque d’Angleterre (1694) en est un exemple emblématique.

Chez les catholiques : lente acceptation (XVIIIe-XIXe siècles)

L’Église reste officiellement hostile plus longtemps :

  • Benoît XIV (encyclique Vix pervenit, 1745) condamne encore l’usure « pure ».

  • La doctrine s’ajuste empiriquement pendant la Révolution industrielle : l’Église « lève sa condamnation » vers 1830 (sans texte magistériel unique, mais par pratique et consultations d’évêques). Le Code de droit canonique de 1917 autorise explicitement le prêt à intérêt (à condition qu’il ne soit pas excessif). Le Code de 1983 supprime même la mention.

En France (catholique), l’ordonnance de Blois (1579) réaffirme l’interdit, mais la Révolution le balaie : décret du 11 avril 1793 déclare l’argent « marchandise » et autorise l’intérêt. Le Code civil napoléonien (1804) le consacre définitivement.

En résumé

  • Pratique bancaire avec intérêt « déguisé » : dès le XIIIe-XIVe siècle (Italie).

  • Autorisation théologique et légale ouverte : milieu du XVIe siècle (1540-1545) chez les protestants, grâce à Calvin et aux lois anglaises/néerlandaises.

  • Acceptation pleine et doctrinale : XIXe siècle chez les catholiques, avec la Révolution industrielle.

Aujourd’hui, l’« usure » désigne seulement les taux excessifs (lois anti-usure partout en Europe). L’islam maintient l’interdit du riba (d’où la finance islamique sans intérêt, via profit-sharing). L’Occident chrétien a donc « autorisé » les banques à prêter avec intérêt à partir du XVIe siècle, pour des raisons à la fois théologiques (Réforme), économiques (essor du capitalisme) et pratiques (besoin de crédit pour le commerce). C’est ce qui a permis l’explosion de la finance moderne.

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Agenda du 19 octobre 1963

Sri Aurobindo m'a dit qu'il y avait trois difficultés, et ce sont les trois choses à vaincre pour que la terre soit prête (du point de vue purement extérieur, il n'est pas question de facteurs psychologiques) : le gouvernement, l'argent, la santé.

Des trois, c'est la santé qui est le plus directement en rapport avec la transformation intérieure, mais pas complètement parce qu'elle dépend constamment de ce qui vient du dehors: les influences, les vibrations – les contagions du dehors. On est obligé de manger: tout ce que l'on reçoit avec la nourriture, c'est fantastique! Il y en a tellement que manger représente un travail considérable – la digestion physique n'est rien, mais le travail d'assimilation et d'adaptation de tout le reste est considérable. Par conséquent, des trois, c'est la santé qui est le plus directement sous l'influence du progrès intérieur, mais pas complètement comme je l'ai dit. Donc, ça aussi est à conquérir.

Pour l'argent, quand Sri Aurobindo était ici, il n'y avait pas de problème : tout ce dont on avait besoin venait. Pourtant les deux dernières années commençaient à être plus difficiles et je disais toujours, comme je crois te l'avoir déjà dit, que cela dépendait de la mauvaise attitude des gens autour ; ça représente un problème considérable, cette mauvaise attitude – ça a été de mal en pis, c'est devenu tout à fait aigu.

Pour le gouvernement, ça a suivi une courbe opposée : au début, c'était d'une hostilité effroyable, c'est-à-dire que pour simplement garder la possibilité de rester ici, c'était un problème de chaque minute. Et Sri Aurobindo m'a dit que, probablement les deux, santé et argent céderaient ensemble ; peut-être la santé d'abord et l'argent après mais pas avec une grande différence. Et il m'a dit : «Pour le gouvernement, il n'y a qu'une solution, une seule, c'est d'ÊTRE le gouvernement.» Si l'on n'est pas le gouvernement, on ne pourra jamais le vaincre, sauf quand la terre sera transformée ; mais alors il n'y aura plus de travail! Voilà la situation. Tout est comme cela depuis... quarante ans, cinquante ans – plus de quarante ans.

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Agenda du 3 mai 1969

Et l’attitude vis-à-vis de l’argent, c'est comme... La mort, la nourriture et l’argent, cette Conscience a l’impression que ce sont les trois choses qui sont «formidables» dans la vie humaine, que la vie humaine tourne autour de ces trois choses – manger, (riant) mourir et avoir de l’argent –, et les trois, pour elle, ce sont... ce sont des inventions passagères qui sont le résultat d'un état qui est tout à fait transitoire et qui ne correspond pas à quelque chose de très profond ni de très permanent. Voilà son attitude.

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Agenda du 22 mai 1969

Aux financiers et aux hommes d'affaires :

La possibilité de collaborer à l’avenir vous a été offerte, mais vous avez pensé que le pouvoir de l’argent était plus fort que celui de l’avenir. Et l’avenir vous écrasera de sa puissance irrésistible.

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La possibilité de collaborer à l’avenir a été offerte aux financiers et aux hommes d'affaires ; la plupart d'entre eux refusent, convaincus que le pouvoir de l’argent est plus fort que celui de l’avenir. Mais l’avenir les écrasera de sa puissance irrésistible.

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Agenda du 27 août 1969

(Mère tend la note)

l’argent ne doit pas servir à gagner de l’argent...

Je l’avais écrit en anglais, il y a très longtemps ; j'ai envoyé cela en Amérique : ça a fait une révolution ! – la majorité des gens : indignés que l’on puisse penser une chose pareille !

...l’argent doit servir pour préparer la terre à manifester la nouvelle création.

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Ces bases étant posées, suite avec un article d'actualité sur la souveraineté monétaire...

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