Les 4 premières règles d'or de la Genèse du surhomme
Je continue mon aventure de la conscience avec le chapitre 8 de la Genèse du surhomme 😊 et je tombe sur ceci :
Et le chercheur a posé son doigt sur la quatrième règle d’or du passage : chaque seconde totalement et clairement.
Et je suis frappé d'incrédulité car je ne saurais dire les trois premières règles. Et vous ?
Je me suis souvent dit que nous devrions réapprendre à lire autrement afin de mieux intégrer et transformer en expérience ce que nous lisons.
Je reviens encore sur l'Entretien du 6 juillet 1956 qui m'a tant marqué...
Mais alors, vous, quand vous êtes sincère et que vous avez une aspiration, vous émanez une certaine vibration, la vibration de votre aspiration, qui va rencontrer la force correspondante dans le livre, et c’est une conscience supérieure qui vous donnera la réponse.
Tout est contenu potentiellement. Chaque élément d’un tout contient potentiellement ce qui est dans le tout. C’est un peu difficile à expliquer, mais vous allez comprendre par un exemple : quand les gens veulent faire de la magie, s’ils ont un morceau d’ongle ou de cheveu, cela leur suffit, parce qu’il y a là-dedans, potentiellement, tout ce qui est dans l’être lui-même. Et dans un livre, il y a potentiellement (pas exprimé, pas manifesté) la connaissance qui est dans celui qui a écrit le livre.
Ainsi, Sri Aurobindo représentait une totalité de compréhension et de connaissance et de puissance, et chacun de ses livres est à la fois un symbole et une représentation. Chacun de ses livres contient symboliquement, potentiellement, ce qui est en lui. Par conséquent, si vous vous concentrez sur le livre, vous pouvez, à travers le livre, remonter jusqu’à l’origine. Et même, en passant par le livre, vous pourrez recevoir beaucoup plus que ce qui est simplement dans le livre.
Il y a toujours une façon de lire et de comprendre ce qu’on lit...
Nous avons là des indications précieuses pour lire autrement...
Il me semble que nous négligeons deux moments, l'introduction et la conclusion. Avant de lire, nous devrions peut-être préparer notre cerveau, apaiser notre mental, ouvrir notre conscience, nous relier au livre et à l'auteur du livre et mettre en pratique ce que nous dit Mère faire en sorte que notre aspiration rencontrer la force contenue dans le livre, la connaissance qui est dans celui qui a écrit le livre et même de recevoir plus que ce qui est simplement dans le livre.
Alors, le livre contre mon ventre, contre mon cœur, pendant quelques minutes j'ai repensé aux propos de Mère tout en établissant le calme et le silence intérieur, l'ouverture réceptive... et curieusement, avant de commencer ma lecture, j'ai tourné les pages du chapitre que j'allais lire et les ai regardé quelques secondes, d'une façon globale, comme si j'avais regardé une image. Pourquoi ai-je fait cela ? Et puis j'ai commencé ma lecture du chapitre 7 dont j'ai partagé quelques extraits.
Et plus tard, dans mon intériorisation nocturne, je me suis souvenu de l'anecdote célèbre où il fut demandé à Sri Aurobindo s'il se souvenait de telle ou telle la page, et il fut capable de la réciter sans erreur.
Et je me suis dit, que c'était peut-être comme cela qu'il faisait. Si nous prenons mentalement en photo la page d'un livre, nous devrions être capable quand nous en avons besoin, d'en réactiver l'image intérieure et simplement de la lire.
Il ne m'était jamais venu une idée pareille, et si ça se trouve, cela ne tient pas debout. En tout cas, l'idée m'est venue... avant de lire le chapitre 7, alors que le chapitre 8 et consacré au... changement de vision !
Et après notre lecture, sans doute faudrait-il aussi prendre quelques minutes d'immobilité intérieure pour laisser descendre en nous ce que nous venons de lire. Ou au minimum, prendre l'habitude de nous recentrer dans la gratitude pour ce que nous venons de recevoir.
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Pour revenir à notre sujet, j'ai donc recherché les trois règles d'or précédentes. Les voici :
1. Et le chercheur commence à mettre le doigt sur la première règle du passage : tout va dans le sens ! Il n’y a pas d’encombrements ! Pas d’adversaires, pas d’obstacles, pas d’accidents, pas de choses négatives – tout est suprêmement positif, tout nous fait signe, nous pousse à la découverte. Il n’y a pas de choses infimes, il n’y a que des moments d’inconscience. Il n’y a pas de circonstances contraires, il n’y a que des attitudes fausses.
2. Alors le chercheur aura posé le doigt sur la deuxième règle du passage et le plus grand de tous les simples secrets : regarde la vérité qui est partout.
3. Il a posé le doigt sur la troisième règle d’or du passage : du dedans au dehors.
4. Et le chercheur a posé son doigt sur la quatrième règle d’or du passage : chaque seconde totalement et clairement.
Chaque mentalité est construite différemment, mais il me semble que c'est plus facile à mémoriser quand c'est simple, clair, structuré...
Vers la mise en pratique
Notre première difficulté sera de douter, car à moins d'accepter la parole de Sri Satprem comme infaillible, sans réfléchir, nous pouvons vraiment nous demander si les raves parties des jeunes, le suicide des enfants, l'abattage des vaches, les masses sous hypnoses médiatiques, Epstein, le trafic humain et la pédocriminalité, si nos petits jeux sur internet, les séries TV, les addictions diverses avec tout ce qui traîne dans la conscience inférieure... si vraiment tout va dans le sens, et qu'il n'y a ni obstacles, ni adversaire, et que tout est suprêmement positif. Tout cela est peut-être joliment dit mais nous ne pouvons nous demander si ce ne sont pas des mots d'écrivain, et que la réalité est bien différente.
Si tout tout va dans le sens à quoi cela servirait de rejeter les mouvements faux ?
Pourtant, le mental peut faire des contorsions et tout justifier, et puisque la fausseté totale n'existe pas, il doit pourtant y avoir une vérité dans cette apparente exagération de Satprem. Si c'est le cas, c'est sans doute une TRÈS HAUTE vérité est il nous faudrait pour y accéder et la comprendre, un escalier avec les vérités intermédiaires.
Par contre, les trois règles suivantes ne posent de difficulté particulière, en tout cas dans leur acceptation intellectuelle.
Que se passerait-il si nous décidions de les mettre en pratique dans nos vies ? Ce serait intéressant, d'observer presque scientifiquement, objectivement ce qu'elles enclenchent, ce qu'elles induisent.
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Et puisque j'en suis maintenant au chapitre 8, en voici quelques extraits :
Et que découvrons-nous ? Un souffle, un rien, un grain d’or qui brille un moment puis s’esquive. Il n’y a rien de sensationnel, c’est le contraire du sensationnel, c’est un microscopique sans histoire, c’est peut-être rien et c’est tout.
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Il n’y a rien de nouveau sous les étoiles, rien à attendre ! Il y a cette seule petite seconde à creuser, creuser, approfondir, à vivre totalement comme pour les siècles des siècles ; il y a cette unique chose qui passe, cet être unique, ce grain de pollen ou de poussière, cet unique évènement du monde.
.../...
Mais en quoi ces petites secondes claires aident-elles à changer le monde ? Peut-être qu’en rien d'autre que cette petiote seconde distraite du singe – distraite de ses intérêts immédiats – aidait à naître la première pensée ? Car c’est tout un monde qui se met à affluer dans cette transparence, mais par petits souffles imperceptibles, par petites gouttes de rien – en vérité, l’« inutilité » des choses est un terrible piège, c’est la trappe de chaque instant, la vieille bévue qui engouffre le monde dans son obscure vision fausse. À chaque instant, le chercheur doit lutter contre la vieille façon de voir, se reprendre, se pincer sur le fait. C’est un long apprentissage de la vision neuve, on ne sait pas où l’on va ni à quoi ça sert.
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Et une fois de plus, un même phénomène nous arrête. Ce que nous découvrons, ce ne sont pas des vérités éternelles et sublimes, pas des triomphes du mental géométrique qui enferme le monde dans une équation, pas des semences de dogmes ni des révélations sur les Sinaï du monde, mais des petites vérités minuscules, vivantes, légères, des sourires de vérité au bord du chemin et dans les banalités qui passent – une minuscule vérité contagieuse qui semble s’allumer de proche en proche et faire briller même les cailloux : une vérité de la terre, une vérité de la matière.
Et quand nous avons pris au piège un seul de ces petits sourires fantasques, nous sommes plus comblés que par toutes les illuminations des sages réunis, parce que nous avons touché la vérité les yeux grands ouverts et avec notre corps – peut-être parce que la vérité suprême est là aussi, dans un infinitésimal fétu de paille autant que dans la totalité des êtres.
Voilà qui rappelle la Mère dans cet Agenda du 17 décembre 1960
"Et c’est surtout cela, ce sens de l’«important» et de ce qui n’est «pas important» : ça, c’est une chose qui s’évanouit, qui ne laisse aucune trace. On est comme ça, avec... rien. Il n’y a pas d’échelle dans l’importance ; ça, c’est absolument notre imbécillité mentale : ou rien n’est important ou tout est également important.
Le grain de poussière, là, qu’on essuie, ou la contemplation extatique – c’est TOUT PAREIL."
Si nous arrivions à vivre ce mystère-là... alors nous découvrions sans doute qu'il n'y a pas de mystères et de choses mystérieuses, et que tout est à notre disposition, si nous savons le voir.
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Voyons maintenant la fin de ce chapitre qui décrit si merveilleusement la voie ensoleillée, si simple, si nous voulions bien l'emprunter. C'est merveilleux comme il envoie d'un sourire bouler toutes nos vieilles pratiques...:
Il faut vraiment avoir longtemps marché dans le noir pour comprendre la merveille de cette réponse-là. Ça répond, ça bouge, ça entend, ça sait où nous allons ! Comme si le nouveau était tout là, déjà fait, tracé innombrablement sous nos pas et sous chaque pas de chaque être et sous chaque instant – et peu à peu nous entrons dans sa géographie.
Et c’est le signe vraiment du nouveau monde : il est là, il n’y a pas de distance à parcourir, pas d’attentes en prières, pas de cris à jeter à travers des espaces vides pour séduire la divinité voilée dans les nuages, pas d’intensité de concentration ni de longues années ni de longs efforts et de répétition ardentes pour tenter de mouvoir une Force sourde – c’est là, c’est la réponse instantanée, l’exaucement dans les faits, le signe vivant, la démonstration sur le vif. Il suffit d’un simple appel. Il suffit d’un petit cri de vérité pure.
En fait, nous ne cherchons pas : nous sommes cherchés ; nous n’appelons pas : nous sommes appelés. Et nous tâtonnons aussi longtemps que nous voulons faire tout par nous-mêmes. Il n’y a rien à faire ! Il y a tout à défaire, et laisser passer le nouveau monde, laisser couler ses rivières et ses chemins inattendus sous nos pas. Une petite seconde d’abandon, et ça entre, c’est là, ça sourit. Tout est déjà là !
Et le singe, un jour, qui croyait faire tant d’efforts pour saisir cette petite vibration subtile, qui attrapait une pensée, par hasard, sans savoir comment ni pourquoi, au moment où sa mécanique simiesque n’allait plus comme d’habitude, marchait lui aussi, peut-être, déjà, dans une nouvelle géographie mentale qui attendait ses défaillances de singe et une petite seconde d’abandon au mystère du nouveau monde.
Nous croyons que tout sort de nos merveilleux cerveaux, mais nous sommes les outils d’un moi plus grand, les traducteurs d’une merveille qui s’approche, les transmetteurs d’une musique qui grandit.
Seulement, il faut laisser couler la musique, il faut que l’instrument soit clair. Et l’on peut concevoir que si le monde accordait son instrument à cette autre musique, il s’en trouverait radicalement changé.