Le sens supramental – Description + Vision tactile
Sri Aurobindo – Le Yoga de la Perfection de Soi
Chapitre 24 – Le sens supramental
Dans les quatre paragraphes suivants Sri Aurobindo nous offre une description du sens supramental et commence par nous expliquer le fonctionnement vrai de nos sens.
Il n’est pas facile de faire comprendre la nature du sens supramental à une mentalité qui ne s’est pas encore familiarisée avec lui par un élargissement de son expérience, car notre conception du fonctionnement des sens est gouvernée par l’expérience limitative du mental physique. Nous supposons que le fait fondamental dans l’acte de sentir est l’impression laissée sur l’organe physique de la vue, de l’ouïe, de l’odorat, du toucher, du goût, par un objet extérieur, et que la tâche du mental, l’organe central de notre conscience actuelle, consiste simplement à recevoir l’impression physique et sa traduction nerveuse, et, ainsi, à devenir intelligemment conscient de l’objet.
Pour comprendre le changement supramental, il faut d’abord savoir que le mental est le seul sens véritable, y compris pour le fonctionnement physique ; s’il dépend des impressions physiques, cela est dû aux conditions imposées par l’évolution matérielle, et ce fait n’a rien de fondamental ni d’indispensable. Le mental est capable d’une vision indépendante de l’œil physique, d’une ouïe indépendante de l’oreille physique — et de même pour le fonctionnement de tous les autres sens.
En utilisant ce qui nous paraît être des impressions mentales, il peut percevoir des choses qui ne sont pas transmises ni même suggérées par l’intermédiaire des organes physiques : s’ouvrir à des rapports, des événements, même à des formes ou à l’action de forces dont les organes physiques auraient été incapables de témoigner.
Quand nous devenons conscients de ces pouvoirs plus rares, nous disons que le mental est un « sixième sens », mais en fait c’est le seul véritable organe des sens ; les autres sont simplement ses outils, ses instruments secondaires ; mais comme il en est devenu dépendant, ils lui ont imposé des limitations et ses moyens de communication sont par trop exclusifs ; il nous faut en outre reconnaître — et cela est difficile pour nos conceptions ordinaires en la matière — que le mental lui- même est simplement l’instrument spécifique du pouvoir de sentir, mais que le fait en soi, le sens dans toute sa pureté, sanjñâna, existe derrière et par-delà le mental dont il se sert, et qu’il est un mouvement du moi, une activité directe et originelle du pouvoir infini de la conscience du moi.
Le fonctionnement pur du pouvoir de sentir est un fonctionnement spirituel, et le sens pur lui-même est un pouvoir de l’esprit.
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À sa manière — différente de celle de la pensée supramentale ou de l’intelligence ou compréhension spirituelle, vijñâna, la connaissance par identité —, le sens spirituel a le pouvoir de connaître toutes choses, quelles qu’elles soient, matérielles ou immatérielles pour nous, toutes les formes et tout ce qui est sans forme. Car tout est la substance spirituelle de l’être, la substance de la conscience et de la force, la substance de la félicité ; le sens spirituel, le Sanjñâna pur, est la perception tactile, substantielle, de la substance même, élargie, de son moi et, en lui, de tout ce qui s’y trouve et qui participe d’une substance infinie ou universelle.
Nous pouvons non seulement connaître
➡ par une identité consciente,
➡ par une compréhension globale et spirituelle du moi qui embrasse les principes et les aspects, les forces, les mouvements et l’action,
➡ par une connaissance-pensée directe, spirituelle, supramentale et intuitive,
➡ par les sentiments, l’amour et la félicité d’un cœur spirituellement et supramentalement illuminé,
➡ mais aussi avoir le sens, dans toute l’acception de ce terme — la connaissance sensorielle ou la sensation — de l’esprit, du moi, du Divin, de l’Infini.
Je me suis permis de décortiquer la phrase en morceaux car Sri Aurobindo nous énumère ici différents modes de Connaissance supramentale qui sont très surprenants pour notre conscience ordinaire.
À notre niveau, la connaissance est pratiquement réservée au mental, à la pensée, à l'intellect et il est déjà difficile d'admettre que les sentiments, l’amour et la félicité d’un cœur puissent avoir quelque chose à voir avec la connaissance.
Mais plus encore, dans la conscience inférieure, il a été dit et répété que les sens nous trompent, et si une certaine connaissance sensorielle existe, elle est de toute façon inférieure en qualité à la connaissance qui peut s'obtenir avec le mental.
Or, Sri Aurobindo nous explique que dans le monde supramental, le sens supramental peut lui aussi accéder a une connaissance totale. C'est très intéressant. Continuons.
L’état décrit par l’Upanishad où l’on voit, on entend, on éprouve, on touche, on sent le Brahman de toutes les manières et lui seul — car, pour la conscience, toutes choses sont devenues seulement Cela et n’ont pas d’autre existence séparée ni indépendante — n’est pas simplement une image littéraire mais la description exacte du fonctionnement fondamental du sens pur ; c’est l’objet spirituel du pur Sanjñâna.
Dans ce fonctionnement originel — qui pour notre expérience est un fonctionnement transfiguré des sens, un fonctionnement glorifié, infiniment béatifique, un palper direct en nous, autour de nous, partout, du moi pour embrasser, toucher, saisir tout ce qui est en son être universel —, nous pouvons percevoir de la manière la plus émouvante et la plus délicieuse l’Infini et tout ce qui se trouve en lui, prendre connaissance de tout ce qui est dans l’univers par un contact intime de notre être avec toute l’existence.
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Dans son action, le sens supramental repose sur la vérité de ce qu’il est réellement : une organisation de ce sanjñâna pur, spirituel, infini, absolu.
Quand il agit ainsi au moyen des sens, le supramental sent que tout est Dieu et en Dieu, tout est le toucher manifeste, la vision, l’ouïe, le goût, le parfum évidents de l’Infini, tout est l’expérience directe, sentie, vue, de la substance et du pouvoir, de l’énergie et du mouvement de l’Infini, du jeu, de la pénétration, la vibration, la forme, la proximité, la pression de l’Infini et des relations substantielles de l’Infini.
Dans cette courte phrase, Sri Aurobindo emploie deux fois le mot "Dieu" et quatre fois le mot "Infini".
Pour lui, rien n’existe indépendamment : tout est senti comme un seul être, un mouvement unique ; chaque chose est indivisible du reste et contient en soi tout l’Infini, tout le Divin.
Ce sens supramental a la sensation et l’expérience directes non seulement des formes, mais des forces, de la qualité et de l’énergie dans les choses, et d’une substance, d’une présence divine en elles et autour d’elles, et en laquelle elles s’ouvrent, se répandent par leur moi subtil et leurs éléments secrets, et se prolongent, au sein de l’unité, dans l’illimité.
Pour le sens supramental, rien n’est vraiment « fini » ; son fondement même est la sensation du tout en chaque chose et de chaque chose en tout ; la netteté de son sens, bien que plus précise et plus complète que celle du mental, n’engendre pas de murs limitatifs ; c’est un sens océanique et éthéré où toute connaissance sensible, toute sensation particulières sont comme des vagues, des mouvements ou des scintillements, des gouttes où est concentré l’océan tout entier et qui sont inséparables de l’océan.
Son fonctionnement est le résultat d’une extension et d’une vibration de l’être et de la conscience dans un éther supra-éthéré de lumière, un éther de pouvoir, un éther de béatitude, l’Ânanda-Âkâsha de l’Upanishad, qui est la matrice et le contenant de l’expression universelle du Moi — que nous éprouvons ici dans le corps et dans le mental mais dans une extension restreinte et avec des vibrations limitées —, et c’est le véhicule de son expérience véritable.
Même à son degré de puissance le plus bas, ce sens brille d’une lumière révélatrice qui contient le secret de ce qu’il sent. Il peut donc servir de point de départ et de base à l’ensemble de la connaissance supramentale — à la pensée supramentale, à l’intelligence et à la compréhension spirituelles, à l’identité consciente — et, à son degré le plus haut ou dans les suprêmes intensités de son fonctionnement, il s’ouvre à la connaissance supramentale et à l’identité consciente, ou les contient et les libère instantanément.
Il est pétri d’un pouvoir lumineux qui porte en soi la force de sa propre réalisation, une efficacité intense ou infinie ; l’expérience de ce sens peut donc être l’origine et servir de première impulsion à une action créatrice et réalisatrice de la connaissance et de la volonté spirituelles et supramentales.
Il contient l’extase d’une félicité lumineuse et puissante qui fait de lui et de tous les sens et de toutes les sensations une clef et un vaisseau de l’Ânanda divin et infini.
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Multiple, complexe, percevant la variété des détails.
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Le sens supramental peut agir d’une façon autonome ; il est indépendant du corps, de la vie physique et du mental extérieur, et transcende également le mental intérieur et ses expériences.
Il peut tout percevoir, dans tous les mondes, sur tous les plans et sous toute forme que s’est donnée la conscience universelle. Il peut percevoir les phénomènes de l’univers matériel jusque dans la transe du samâdhi. Il les perçoit tels qu’ils sont ou tels qu’ils apparaissent aux sens physiques, et peut même percevoir d’autres états d’expérience, ceux du vital pur, du mental, du psychique, ou la représentation supramentale des choses.
Il peut, à l’état de veille de la conscience physique, nous présenter ce qui est inaccessible à nos organes physiques dont la réceptivité est limitée : des formes, des scènes et des événements éloignés, des choses surgies de l’existence physique ou qui n’y sont pas encore entrées ; des scènes, des formes, des événements, des symboles du monde vital, du monde psychique, du monde mental, du monde supramental, du monde spirituel, perçus dans leur vérité vraie et leur vraie signification autant qu’en leur apparence.
Il peut se servir de tous les autres états de la conscience sensorielle et de leurs sens ou de leurs organes correspondants en y ajoutant ce qu’ils n’ont pas, en corrigeant leurs erreurs et en palliant leur insuffisance, car il est la source de toutes les autres facultés sensorielles, qui sont simplement des dérivés inférieurs de ce sens supérieur, ce sanjñâna vrai et sans limites.
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Voyons maintenant, deux extraits de l'Agenda sur la vision tactile expérimentée par Mère.
1. Agenda du 27 juin 1961
Est-ce que le passé... Il reste présent quelque part, nous le savons, et par le fait qu’il reste présent quelque part, est-ce qu’il peut participer au mouvement progressif (qui, pour nous, est progressif) de changement universel, dans la manifestation ? – Il n’y a pas de raison que non.
Mais il reste présent par ses conséquences...
Non-non-non ! le passé en lui-même. En lui-même. Pas par ses conséquences, c’est autre chose : en lui-même. Et cela, dans l’atmosphère terrestre (pas dans le plan le plus matériel, mais très-très près, très près).
J’ai une impression, que l’on pourrait appeler tactile, que le contenu de l’atmosphère subtile augmente (ce qui n’appartient pas à l’espace matériel tel que nous le concevons ou le voyons tout à fait matériellement où il faut déplacer une chose pour en mettre une autre – Mère déplace la gomme sur la table –, et encore cela – riant –, je crois que c’est une illusion ! c’est comme cela parce que cela nous paraît comme cela !)
Eh bien, pas là, pas dans le plan tout à fait matériel, mais juste derrière ou dedans (comment dire cela ?)... le contenu augmente. Et comme c’est dans les dimensions intérieures, ça peut augmenter pour ainsi dire indéfiniment ; ce sont des choses qui s’imbriquent, n’est-ce pas, de plus en plus : là où il y avait un phénomène de conscience, il peut y en avoir maintenant des centaines imbriqués dans les dimensions intérieures ; c’est-à-dire que, par exemple, si nous prenons seulement notre petite, toute petite terre, elle devient de plus en plus compacte et riche avec tout ce qui a été depuis le commencement de la formation de la terre – parce que c’est là, c’est encore là.
Au fond, dès que l’on n’est pas tout à fait, tout à fait lié par les organes des sens matériels...
Par exemple, je fais cette expérience de plus en plus, de la qualité de la vision qui change. Ces jours derniers (c’était hier ou avant-hier, ou il y a deux jours, enfin tout dernièrement), j’étais assise dans la salle de bains en train de m’essuyer la figure avant de sortir, et puis j’ai levé les yeux (j’étais assise devant un miroir ; je ne me regarde généralement pas), mais j’ai levé les yeux et j’ai regardé, et j’ai vu beaucoup de choses (Mère rit, très amusée)...
Et à ce moment-là, j’ai eu une expérience, et je me suis dit : «Ah ! c’est pour cela que j’ai une vision qui, au point de vue physique, purement matériel, semble être blurred, un peu floue, parce que, ce que je voyais, était beaucoup plus clair et infiniment plus expressif. Et alors je me suis souvenue que c’est avec ces yeux-là que je vois au balcon et que je reconnais mes gens (je reconnais tous mes gens au balcon). Et c’est cette vision-là (mais c’est avec les yeux ouverts !) qui... C’est un autre genre.
Quand j’en serai là dans le Yoga de la Perfection de Soi, je vais étudier ce que dit Sri Aurobindo. Il dit qu’il y a un moment où les sens changent – ce ne sont pas les sens d’un autre plan, que vous employez (ça, c’est entendu, depuis le commencement on a des sens partout), mais c’est tout à fait différent : ce sont les sens eux-mêmes qui changent. Il annonce cela, il dit que ça arrive. Mais je crois que ça commence comme cela.
Le contenu est différent, mon petit. Je vois... je vois, mais...
Par exemple, l’état de conscience dans lequel se trouve la personne que je regarde change, pour mes yeux physiques, son apparence physique. Et ce n’est pas une question ordinaire de psychologie quand on dit que le sentiment qu’on éprouve vous change la physionomie ; ce n’est pas ces banalités-là : le contenu de ce que je vois est différent.
Et alors les yeux de celui que je regarde ne sont pas les mêmes, et c’est assez... Je ne pourrais pas faire un dessin, mais peut-être que si je faisais une peinture, ça donnerait quelque chose (il faudrait un procédé qui, lui-même, soit un peu flou, pas trop précis).
Les yeux ne sont pas tout à fait pareils, et puis le reste de la figure aussi, même la couleur et la forme, et c’est cela qui fait que, parfois, j’ai des hésitations. Je vois les gens (je vois mes gens tous les matins, n’est-ce pas) et je les reconnais, et pourtant ils sont différents, ils ne sont pas tous les jours la même chose (certains sont toujours-toujours-toujours pareils, comme une pierre, mais il y en a qui ne sont pas tous les jours les mêmes), il y en a même, il m’est arrivé d’avoir une hésitation : «Est-ce bien celui-là ? Mais alors il est très... C’est celui-là pourtant mais je ne le connais pas tout à fait bien», et généralement ça coïncide avec des changements de conscience.
Tu sais, conclusion : on ne sait rien.
(silence)
C’est ce fait indéniable de la... (oh ! comment dire ?) la Présence constante – mais «Présence», ça ne veut rien dire... (Mère reste longtemps silencieuse, puis renonce à s’expliquer)
Oh ! plus on essaye de l’attraper, plus ça vous glisse des mains.
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2. Agenda du 26 août 1964
...Et plus j'entre dans les détails, plus je... Plus on a l'impression que l'ON-NE-SAlT-RlEN. Ce qu'on appelle «savoir», c'est vouloir définir et réglementer, classer les choses – ça ne correspond à RIEN.
(silence)
Chaque année qui passe m'amène près d'une certitude que l'on ne sait rien ; et pourtant, la conscience va croissant-croissant-croissant... Tout devient une conscience VIVANTE, chaque chose émane sa propre conscience et EXISTE à cause de ça.
Par exemple, comme je te l'ai déjà dit, savoir exactement une seconde, une minute avant dans la conscience : «La pendule va sonner, quelqu'un va entrer, quelqu'un va bouger»... Et ce sont des choses qui ne sont pas mentales, qui appartiennent au mécanisme, et pourtant ce sont tous des phénomènes de conscience ; ce sont les choses qui vivent (on dit «vivre», ce n'est pas cela), mais qui font savoir où elles sont, où elles se trouvent ; d'autres choses qui sortent de la conscience subitement et disparaissent. Tout un monde – un monde de petits microscopiques phénomènes qui sont une autre manière de vivre, et qui paraît être le produit de la conscience sans l'intervention de ce que nous appelons la «connaissance»: c'est quelque chose qui n'a rien à voir avec la connaissance ou la pensée.
Il y a des hauts et des bas, des moments où c'est plus, des moments où c'est moins ; pour être exact : des moments où c'est actif, des moments où ce ne l'est pas. Et chaque fois qu'il y a une période où ce n'est pas actif, quand ça recommence, ça recommence à un échelon supérieur, c'est-à-dire plus intensément et plus clairement.
L'ensemble est évidemment dans un processus de développement.
Et c'est une sorte de... le mot awareness serait le plus près ; ce n'est pas une perception, qui est encore du mental : c'est une sorte de phénomène de vision. Et ça a un caractère absolu ; par exemple, de temps en temps, j'entends les gens parler d'une chose, d'une autre, dire : «Ce sera comme cela et comme cela», immédiatement il y a une sorte de «vision tactile»... comment expliquer cela ?... Ça ressemble au toucher et à la vision (et ce n'est ni le toucher ni la vision, ce sont les deux ensemble) : c'est la chose telle qu'elle est, c'est ça ; et ils peuvent dire n'importe quoi, c'est ça et c'est irréfutable. Et jusqu'à présent, il n'y a jamais eu de contradiction.
C'est une conscience où l'élément mental est absent. Ça vient comme ça, et c'est si clair ! C'est comme un contact immédiat avec la chose telle qu'elle est.
C'est une autre manière de vivre.
Et alors je me rends compte, quand je suis dans cet état, j'ai l'air très absente – je dois avoir l'apparence d'une automate ; et au contraire, la conscience est tellement aiguë, c'est tout le contraire de l'absence ! La conscience est tellement-tellement éveillée, éveillée, éveillée – mais pas mentalisée, pas d'interférence mentale.
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En conclusion
1. Je me souviens d'un prof de qi gong chinois qui invitait pendant la pratique à avoir une vision un peu floue, sans doute pour nous faire sortir de cette vision mentale, pouvant être très précise, mais un peu dure...
2. Nous pouvons méditer sur ce que nous dit Mère, le passé qui reste présent, les changements de conscience qui changent même notre apparence, et cette "Présence" qui ne veut rien dire et ne se laisse pas saisir, notre ignorance réelle des phénomènes...
3. L'expérience de Mère ressemble fichtrement à la description faite par Sri Aurobindo.