Des montagnes dans le cœur
Le travail intérieur se poursuit et a même eu tendance à s'intensifier.
Pour commencer, avant l'anniversaire de Mère, j'ai senti pendant quelques jours émerger des profondeurs de la poitrine la présence d'une gratitude, presque constante, très tranquille, non mentale et non émotionnelle.
Et puis, il y a eu deux concentration assez résolue sur l'enveloppe nerveuse, le centre nerveux pour y amener le calme, la paix, l'égalité, et deux autres, plus intenses encore, dans la poitrine, pour "voir Dieu" et m'identifier au Divin.
Des montagnes dans le cœur
Dans ces intériorisations vers le cœur, il est tout à coup apparu une jeune fille en uniforme de collégienne. Alors avec mon conscience je l'ai suivie et j'avais tout à fait la sensation de descendre l'escalier intérieur, marche après marche, de descendre, descendre...
Cette jeune fille symbolisait peut-être l'intuition... qui connaît le chemin.
Et tout à coup la jeune fille a disparu et je me suis retrouvé dans un paysage de montagne dans la poitrine. Cela m'a rappelé ces deux petits dessins de Sujata...
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Aspiration de Dhoum, descente de la Pluie de Mère
11 décembre 1975
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Un Mystère souriant
19 octobre 1975
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Sujata Nahar - Petits dessins de ma douce. Vol. 1
Présenté par Satprem, un recueil de plus de 80 dessins de Sujata Nahar, sa compagne, entre les années 1970 et 1984. ©Electre 2026
https://www.laprocure.com/product/366095/nahar-sujata-petits-dessins-de-ma-douce-vol-1
Autant il est sain d'essayer de ne pas se leurrer soi-même, et je me suis demandé si cette image était une fabrication de mon mental ou s'il s'agissait d'une expérience authentique, autant nous ne pouvons toujours douter de tout ce que nous vivons intérieurement, et avec différentes indications j'en ai plutôt conclu que ma conscience était entrée, ou s'était ouverte à un autre plan de mon être.
Des montagnes dans la tête
C'est la première fois que je voyais des montagnes dans la poitrine, dans le cœur, mais j'en ai vu quelquefois en me concentrant dans la tête et l'image ressemblait aux montagnes sacrées en Chine.
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Cordillère Kunlun
Quelquefois aussi, il m'est arrivé de voir une porte immense, de plusieurs mètres de haut, d'un temple qui me donne une impression bouddhiste. Cela me fait penser à une réalisation passée car dans cette vision, la porte est toujours sur ma gauche – et d'après Mère, la gauche dans les visions symbolise le passé.
Et puis, lorsque j'essaye avec ma conscience d'entrer dans le temple, comme je suivais cette jeune fille, je n'y arrive pas, c'est noir, je deviens agité...
Et très pragmatique, je me demande souvent à quoi cela sert de voir des montagnes majestueuses, l'imposante et majestueuse porte d'un temple si l'on n'en revient pas dans sa conscience ordinaire avec une paix, une lumière, une connaissance, une joie...
En tout cas, les montagnes et cette porte de temple qu'il m'arrive quelquefois de voir lorsque je me concentre dans la tête me donne tout à fait une impression de haute montagne... alors que les montagnes dans le cœur m'ont laissé une toute autre impression.
La conclusion de l'expérience ?
Je ne saurais dire. Comme si je m'étais ouvert à une autre conscience et que... les mots me manquent, comme si, cela ne correspondait à rien d'habituel, de connu...
Faut-il que l'on se trompe à ce point sur soi-même ?
Je regardais cette chaîne de montagnes dans la poitrine et j'essayais de... ne rien faire, de rester bien tranquille, de m'immerger. Mère a expliqué cela, l'importance de laisser les expériences se dérouler... car au bout d'un moment, elles peuvent se transformer en autre chose.
La jeune fille qui m'avait conduit jusque-là avait disparu – j'ignore pourquoi – et j'en étais bien désolé car c'était très pratique : je n'ai eu qu'à la suivre. C'est beaucoup plus simple que d'avoir à chercher son chemin dans les dédales des mondes intérieurs.
Alors il y a eu, à l'intérieur de ces montagnes, comme un filament blanc... cela pouvait ressembler à nos crevasses, mais c'était BEAUCOUP plus fin qu'une crevasse, oui, c'était aussi fin qu'un filament blanc, et il semblait partir dans les profondeurs de ces montagnes.
Alors j'ai essayé de le suivre mais j'ignore ce qui s'est passé... c'est comme si je n'y arrivais pas, ou comme si j'étais tombé dans les pommes, ou comme si je m'étais endormi... C'était il y a quelques jours et je n'arrive pas à me souvenir.
Par contre je me souviens qu'à ce moment-là je me suis souvenu de cette parole de Satprem dans La Genèse du surhomme que je suis en train de relire et qui dit qu'en réalité, nous sommes cherchés.... et aussitôt, toute l'attitude intérieure à changé : je laissais tomber tous ces efforts de concentration, d'aspiration pour chercher, pour trouver, et je me suis laissé allé à... ce qui est !
Il suffit d’un simple appel. Il suffit d’un petit cri de vérité pure. En fait, nous ne cherchons pas : nous sommes cherchés ; nous n’appelons pas : nous sommes appelés. Et nous tâtonnons aussi longtemps que nous voulons faire tout par nous-mêmes. Il n’y a rien à faire ! Il y a tout à défaire, et laisser passer le nouveau monde, laisser couler ses rivières et ses chemins inattendus sous nos pas. Une petite seconde d’abandon, et ça entre, c’est là, ça sourit. Tout est déjà là !
Dernier paragraphe du chapitre 8
Comme c'est beau ! Comme c'est puissant !
Et depuis ?
L'intensité est retombée mais l'expérience continue, elle se modifie et s'oriente vers le feu intérieur. Parmi toutes les puissantes paroles que nous pouvons trouver dans cette Genèse, ce sont celles sur le feu qui semblent le plus me travailler...
Il est dans son feu d’être et il regarde, il regarde chaque chose comme une révélation qui attend, une vérité qui se cache ; et si rien ne se révèle, il persiste, observe tout, enregistre tout : les pas vains, les détours inutiles, les visages clos, les accidents sans raison.
(…)
Il est clair, il est bien centré dans son feu, porté par sa cadence…
(…)
Il y a longtemps que le chercheur s’est débarrassé de la mécanique mentale, il a mis de l’ordre aussi dans la mécanique vitale, et si de vieux désirs, de vieilles volontés, vieilles réactions viennent encore troubler sa clairière, c’est plutôt comme une image de cinéma qui vient se projeter sur l’écran, par habitude, mais qui n’a pas de substance réelle : la chercheur a perdu l’habitude de s’asseoir dans l’écran et de se prendre pour un personnage ou un autre – il regarde, il est clair, il observe tout, il est centré dans son feu qui dissout tous ces nuages.
Il y a quelques mois j'ai rassemblé quelques articles sur ce que Mère a pu dire de la Flamme d'aspiration, de purification... car je sentais bien qu'il y avait-là quelque chose de puissant. Mais, au vu de ces derniers jours, je dois bien reconnaître que c'était encore comme perçu de loin... Depuis cette intense concentration pour "voir Dieu" et m'identifier au Divin dans le cœur, depuis cette vision des montagnes dans le cœur, ce feu intérieur semble devenir plus proche, plus concret et plus réel, ne serait-ce que par cette sensation de chaleur dans la poitrine.
Tout cela m'a donné envie de relire quelques passages sur le psychique... que je partagerai dans un prochain article.