Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Dans la foulée de l'article précédent, voici trois autres confidences.

Lotus

Dans une autre intériorisation, j'ai vu pendant une seconde un lotus rose une vingtaine de centimètres au-dessus de ma tête. Sauf qu'à la différence de celui de la photo, complet, équilibré, magnifiquement formé... 

...le mien n'avait que 4 ou 5 pétales, et encore, pas tous joliment alignés vers le ciel. Et puis, au lieu d'être parfaitement aligné avec le canal central qui relie le périnée au somment de la tête, et d'être bien au centre, il était décalé, au-dessus du cerveau gauche. Ça, que je sois un peu bancal 😄... ce n'est pas une découverte : cela fait trente ans que j'ai remarqué des différences assez sensibles entre mon côté gauche et mon côté droit. 

Mais pour moi, cela reste une belle expérience, le signe que dans les plans subtils la préparation continue.

Pour cet article j'ai cherché dans les Lettres sur le yoga, et j'ai trouvé ceci :

Le lotus est le symbole de l'ouverture des centres à la Lumière.

Cela correspond bien au travail intérieur le plus fréquent depuis quelques temps : inspiré par la série de vidéos de Sraddhalu sur la connaissance divine, l'effort principal est de se tourner vers le haut, tourner vers le haut... 

🔥

Du chaos à la paix

Je me souviens avoir lu disait que l'on pouvait se concentrer dans la tête, mais que l'on pouvait alors se laisser séduire et enfermé dans ses expériences mentales et qu'il était préférable, aussi rapidement que possible de se concentrer au sommet de la tête et un peu au-dessus. Ainsi, lorsque je ne me concentrais pas dans la poitrine pour la connexion avec le psychique c'est ainsi que je fais habituellement.

Or, pour une fois, je me suis concentré au centre de la tête et alors est venu une expérience qui m'a fait penser : quel chaos ! Cela restait encore un peu flou mais c'est comme si je sentais et voyais des mouvements à l'intérieur du cerveau, des mouvements de pensées, des mouvements d'énergie, des choses qui circulaient... une intense activité dans le cerveau... si rapide que je n'avais pas le temps de bien voir ce dont il s'agissait.

Oh la la... il est question avec le yoga intégral de faire descendre la paix, d'installer une base de paix dans toute notre nature et je voyais que, dans le cerveau en tout cas, je n'y étais pas du tout. Alors, après les invitations précédentes (plus fort, plus haut, plus vaste et plus profond) est venu : plus de paix. 

Et depuis, lorsque je ressens quelque part dans la conscience, quelque chose qui est agité, je me souviens de ces mots : plus de paix. Quelque part dans l'Agenda, Mère a parlé d'augmenter en nous la proportion de vérité. C'est peut-être la même chose. Si quelque chose en nous est agité, en désordre, sombre, ignorant...c'est peut-être qu'à cette endroit, il n'y a passez de paix, de cette vibration d'Ordre et d'Harmonie, en désordre, pas assez de lumière, pas assez de connaissance...

Alors il y eu pendant vingtaine de minutes une sorte de pression douce de la volonté pour faire entrer la paix dans toute cette substance cérébrale agitée... et petit à petit, le cerveau a commencé à se calmer, les choses à se poser, tout à devenir calme, tranquille, pas encore parfaitement ni totalement, mais déjà avec une différence très sensible... et puis je ne sais plus. Peut-être me suis-je endormi... 

🔥

L'aide de Sri Aurobindo est constante. À nous de savoir la recevoir.

Oser Sri Aurobindo

Dans une vidéo récente Emmanuel de la chaîne Mère Divine partage le fait qu'est pas en relation directe avec Sri Aurobindo, qu'il n'est en relation avec lui qu'à travers les livres. Et au moment où il disait cela, j'ai sursauté et je me suis dit : et pourquoi nous n'aurions pas une relation directe avec Sri Aurobindo ? En tout cas, nous pouvons essayer.

La remarque m'a mis en face du fait que je recherche rarement ce contact direct. Peut-être par bêtise, timidité, peur ou orgueil. Peut-être pour ne pas déranger le Maître avec mes histoires et qu'il est plutôt conseillé de se tourner vers la Mère.

(Encore que, c'est un peu idiot, parce que depuis quelques jours, ce conflit-là est apaisé. Je ressens mieux ce vers magnifique de Savitri...

Tout ce vaste monde est seulement Lui et Elle

...et que chaque fois que je me tourne vers le Divin, je sens la Mère divine derrière, et chaque fois que je me tourne vers Elle, je sens Sa présence derrière.) 

Peut-être par ce que ma tendance naturelle est de me tourner vers des aspects plus neutres du Divin, l'être psychique, la Flamme, ou le Moi supérieur, l'Impersonnel, le Brahman, la Volonté divine. Peut-être par sentiment d'indignité ou pour d'autres raisons dont je n'ai pas conscience.

Je suis fatigué de notre indignité. Mais ce n'est pas au repos que ce corps aspire, c'est à la gloire de Ta Conscience, la gloire de Ta Lumière, la gloire de Ton Pouvoir, et surtout à la gloire de Ton Amour tout-puissant et éternel.

Agenda du 21 juillet 1965
L’une des prières du 2e japa de la conscience des cellules

Sraddhalu a souvent raconté que ceux qui avaient un contact avec Sri Aurobindo avait la sensation de rentrer dans une immensité solide. Et dans un Carnet, Satprem parle des effets d'invoquer le nom de Sri Aurobindo.

Lors de mon premier séjour à Auroville en 2006, je logeais dans une petite maison à Révélation et c'était à une époque où je faisais encore le japa plusieurs heures par jour. Et à un moment donné, je suis traversé par une pensée parasite, un questionnement et je me pose devant une photo de Sri Aurobindo et immédiatement, du dessus de la tête, tout droit pour le coup, bien au milieu il descend : "Sri Aurobindo n'a pas a te rendre des comptes sur les affaires du monde."

Je m'en souviendrai sans doute toute ma vie. Mais ce qu'il est impossible à traduire par écrit, c'est le ton. Évidemment, aucune agressivité, aucune colère... mais aucune complaisance non plus. Ce n'était pas cet humour délicieux que nous pouvons sentir ici et là dans quelques aphorismes... mais je me demande s'il n'y avait pas un peu de ça, tout de même. En tout cas, je crois me souvenir que cela m'a presque fait rire, et je n'ai pas insisté.

Une morale de l'histoire est peut-être que nous ne devrions pas nous faire tant de soucis pour les désordres du monde : Dieu s'en occupe, Sri Aurobindo s'en occupe. Tâchons plutôt de faire émerger le Divin en nous...

C'est à peu près la seule fois où j'ai le sentiment d'avoir eu une rencontre directe avec Sri Aurobindo. Mais je me fourvoie peut-être. C'est peut-être mon Moi supérieur qui a servi d'intermédiaire et m'a dit cela. Je ne sais pas. 

Faire effort pour réaliser l'idéal de vie qu'il nous a tracé.

Au samadhi, dans la intérieure du Matrimandir, au Lotus Pond, sous le grand banyan, j'ai bien parfois senti des trucs... mais apparemment rien de très décisif puisque je ne m'en souviens pas. Quant à ma première expérience dans la chambre de Sri Aurobindo : j'en suis sorti avec une sorte de déception surprise, car il n'y a pas eu ces expériences dont les gens parlent tout le temps, l'immensité, la paix, la joie, l'amour... mais il a dû tout de même se passer quelque chose puisque les trente minutes sont passé comme 5 minutes et j'étais un peu à côté de mes godasses, un peu hébété. 

Une fois, la lecture d'un vers de Savitri (ou d'une autre œuvre), a enclenché quelque chose. Il était question de l'Avatar qui avait un cœur si grand qu'il pouvait contenir l'humanité entière. Alors je me suis imaginé dans le cœur de Sri Aurobindo, est immédiatement, j'ai fondu en larmes. Là pour le coup, c'était direct ! Automatique !

J'ai souvent l'impression que le Divin reste silencieux à mes questions, et pourtant, il y a manifestement parfois une Réponse d'une stupéfiante efficacité. Comment expliquer cela ? Cela vient peut-être de qui pose la question. Claire dans sa vidéo avec Emmanuel dit quelque chose d'assez formidable : elle parle d'une joie enfantine et qu'il est même préférable d'être un peu naïf que d'avoir ce mental très sophistiqué. Eh bien c'est cela, quand la question vient du cœur, qu'elle est candide, spontanée... une Réponse vient, j'en suis à peu près certain. C'est quand la question vient du mental extérieur, superficiel que tout devient si laborieux... 

Donc... je me suis mis en mode intériorisation, relaxation et....  

(Quelque part, Satprem raconte comment Mère prononçait le nom de Sri Aurobindo. Si chaque fois que nous prononçons, écrivons son nom, pensons à lui, nous le faisons avec tout ce que nous pouvons mettre de respect, de gratitude, de confiance, d'amour... sans doute que cela serait une façon d'entrer dans un contact direct avec lui... et peut-être même de vivre en lui.)

.....et j'ai répété, invoqué quelques dois son nom, lentement, doucement, tranquillement, en conscience... et cela avait un effet, il se passait des choses...

L'appeler par son nom est la méthode la plus simple pour entrer dans une relation directe avec Sri Aurobindo. Tout dépend de la façon dont nous le faisons. Et si nous réussissons à entrer dans une relation directe avec Sri Aurobindo, plus intime, moins impersonnelle que par les livres, il est inévitable que cela change des choses en nous, à commencer par notre sadhana. 

Et pendant toute cette intériorisation, il y avait à l'arrière plan l'idée d'oser Sri Aurobindo.

Innombrable, toujours présente, et efficace dans tous les cas.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
"... elle parle d'une joie enfantine et qu'il est même préférable d'être un peu naïf que d'avoir ce mental très sophistiqué. Eh bien c'est cela, quand la question vient du cœur, qu'elle est candide, spontanée... une Réponse vient, j'en suis à peu près certain. C'est quand la question vient du mental extérieur, superficiel que tout devient si laborieux..."<br /> <br /> Cela me parle beaucoup !<br /> <br /> "Et pendant toute cette intériorisation, il y avait à l'arrière plan l'idée d'oser Sri Aurobindo."<br /> <br /> J'ai vécu une situation qui m'a semblé importante à la fin d'une retraite.<br /> Il y avait une photo de Mère et une de Sri Aurobindo présentées sur une petite table, et plusieurs participants formaient une file pour se recueillir tour à tour devant elles.<br /> Une partie de moi était un peu "gênée" par tout cela (je ne sais plus exactement si je ne me sentais pas à la hauteur, et/ou si je ne voulais pas trop me soumettre à des "inconnus", ou ne pas trop les mettre sur un piédestal...),<br /> mais une autre partie, plus discrète, était interpellée, appelée peut-être même ?<br /> Au final j'ai eu un mouvement intérieur et extérieur "mitigé", je me suis placé à côté de la file, pas très loin de la table, face à elle.<br /> Et assez rapidement une personne de la file m'a invité à passer devant elle, et en l'espace d'un instant je me suis retrouvé pile devant la table, à faire face directement à ces 2 visages que je trouvais impressionnants.<br /> Et à ce moment-là j'ai eu la sensation d'une forme de "fierté" de leur part à mon égard, comme celle de parents, à travers leur regard, un peu comme s'ils me félicitaient d'avoir "franchi le pas", et d'avoir cherché à progresser dans ma vie jusqu'à faire la retraite...<br /> Après coup je me suis demandé si j'avais été influencé par ce que je vivais avec mes propres parents, avec qui la relation était alors délicate et ambiguë, de longue date (depuis elle a joliment évolué).<br /> <br /> A ce jour, moi non plus je n'ai pas l'impression d'une présence spectaculaire de Sri Aurobindo ou de Mère, comme celle dont j'entends souvent parler par ceux qui sont allés à Pondichéry ou à Auroville.<br /> Même lors de cette retraite ce n'était pas une évidence pour moi.<br /> Pourtant depuis que je les ai découverts il a quelques années, je perçois leur immense valeur.<br /> Parfois je me demande si ce sont mes capteurs qui sont dans le coton ;)<br /> <br /> Ce qui me reste de cette expérience c'est cette saveur "d'oser", et de se retrouver dans une situation légère et chaleureuse, aux antipodes de l'aspect impressionnant ou inaccessible perçu au premier abord.<br /> Comme une réconciliation, un trait d'union entre soi et Soi, une dédramatisation, une simplification du rapport à plus grand que soi, un apaisement, une légitimité et une valeur enfin retrouvées, un douce joie d'être, à la fois dans le respect et dans la connivence, sans décalage ni embrouille, avec toute chose, y compris les plus grandes...<br /> Tout ce qu'un enfant peut souhaiter quand il grandit avec ses parents (et qu'il n'a pas si souvent de la part des adultes, et même des autres enfants),<br /> tout cela est manifestement à portée de main, à tout âge, à condition d'oser :)<br /> <br /> Merci pour ces expériences que tu partages et qui sont des points d'appui précieux !
Répondre
À mon tour, je te remercie pour ce beau partage...<br /> OM
Y
Merci pour ce partage.<br /> Je te rejoins complètement, il ne suffit pas de lire Sri Aurobindo il faut en faire l'expérience et le vivre à chaque instant.<br /> <br /> Comme disent les yogis, une once de pratique vaut 10 tonnes de théorie.
Répondre
Merci Yvon...