Léo et Lumina
"Dans notre yoga, l'expression "être central" sert généralement à désigner la partie du Divin dans l'homme qui soutient tout le reste et qui survit à travers la mort et la naissance. Cet être central a deux formes : en haut, il est le jîvâtman, notre être véritable, dont nous prenons conscience quand vient la connaissance de soi supérieure ; en bas, il est l'être psychique qui se tient derrière le mental, le corps et la vie. Le jîvâtman est au-dessus de la manifestation dans la vie et y préside ; l'être psychique est présent derrière cette manifestation et la soutient."
Sri Aurobindo – Lettres sur le Yoga
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Luc nous laisse dans ce commentaire :
Si seulement ces quelques phrases pouvaient être présentées à tout être humain dès que possible dans sa vie, d'une façon ou d'une autre, sans doute idéalement grâce à un petit conte poétique illustré pour enfant 😊
N'ayant a priori pas ce talent pour ça j'ai choisi la solution de facilité et j'ai demandé à Grok de créer une petite histoire à partir de cette phrase de Sri Aurobindo. Et le résultat est tout à fait charmant...
Il était une fois un petit garçon nommé Léo, qui vivait dans une grande maison pleine de pièces : une chambre pour jouer (le corps), un salon pour rire et parler (la vie), et une bibliothèque pour penser et rêver (le mental). Mais Léo se sentait parfois perdu, comme si ces pièces changeaient tout le temps et qu’il ne savait plus qui il était vraiment.
Un soir, une luciole magique entra par la fenêtre. Elle s’appelait Lumina et brillait d’une lumière douce. « Léo, dit-elle, au cœur de ta maison, il y a un trésor secret : ton être central. C’est la partie de toi qui ne change jamais, même quand tu grandis, même quand tu dors, même quand tu n’es plus dans cette maison. »
Léo ouvrit grand les yeux. « Où est-il ? »
Lumina vola vers le plafond. « Regarde tout en haut : là-haut, il y a le jîvâtman, ton toi véritable, comme une étoile qui veille sur toute la maison. Il est toujours calme, toujours lumineux. Quand tu seras grand et que tu connaîtras vraiment qui tu es, tu le verras briller. »
Puis la luciole descendit doucement derrière le cœur de Léo. « Et ici, juste derrière tes pensées, tes jeux et tes câlins, il y a l’être psychique. C’est comme un petit feu chaleureux qui soutient tout. Il marche avec toi à chaque pas, il te pousse à être gentil, courageux et vrai. »
Léo posa sa main sur sa poitrine. « Alors… je ne suis pas seulement mes jouets, mes mots ou mes rêves ? »
« Non, répondit Lumina. Ces choses sont belles, mais elles changent. Ton être central, lui, reste. Le jîvâtman regarde d’en haut comme un roi sage. L’être psychique marche à tes côtés comme un ami fidèle. Ensemble, ils te gardent pour toujours, même quand la maison se transforme ou quand tu changes de chambre. »
Léo sourit. Il se sentait plus grand, plus léger. « Merci, Lumina. Maintenant, je sais que je suis toujours moi, même quand tout bouge. »
La luciole clignota une dernière fois. « Bonne nuit, Léo. Écoute ton cœur. Ton trésor brille déjà. »
Et Léo s’endormit, paisible, avec une petite étoile au-dessus de lui… et un feu doux tout près de son cœur.