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Sri Aurobindo – Essai sur la Guîtâ
Livre 2 – Chapitre 13 (Extraits)

Me voilà bien embêté 🙂... je continue ma lecture de cet Essai et j'ai parfois trouvé les chapitres si enthousiasmant que je les ai partagé en entier – mais cela n'a pas beaucoup de sens : les gens peuvent lire par eux-mêmes s'ils en ont envie. Et couper en petits morceaux un chapitre qui a une formidable unité, cela ne me semble pas très satisfaisant non plus. Faute de mieux, c'est pourtant ce que je vais faire une fois de plus... en essayant de retenir les paroles particulièrement synthétique qui apporte directement quelque chose pour notre connaissance ou pour notre pratique.

Ainsi, dans les six premiers chapitres, accordait-on la première place à la connaissance qu'il faut pour distinguer entre le moi immuable et l'âme voilée dans la nature.

Voilà par exemple une première indication sur quoi nous pouvons méditer, focaliser notre concentration. Mais il y en a bien d'autres. 

C'est au Seigneur, à l' Îshwara, c'est à la distinction entre la nature supérieure et la nature inférieure, et à la vision du Divin, origine et constituant de tout dans la Nature, c'est à l'Un dans tous les êtres qu'est attribué le premier rôle dans les six adhyâyas suivants (7-12) afin de fonder une unité radicale des œuvres et de l'amour avec la connaissance. 

Mais pour le moment, il est nécessaire de faire ressortir plus nettement les relations précises qui existent entre le Pourousha suprême, le Moi immuable, le djîva et la Prakriti en son action et ses gounas. A Ardjouna, dès lors, de poser une question qui appelle une plus claire élucidation de ces problèmes encore mal éclairés. Il demande à être renseigné sur le Pourousha et la Prakriti ; il s'enquiert du champ de l'être, du connaissant du champ, de la connaissance et de l'objet de la connaissance. Ici, se trouve contenue la somme de toute la connaissance du moi et du monde dont il est encore besoin si l'âme doit rejeter son ignorance naturelle et si, affermissant ses pas grâce à un juste usage de la connaissance, de la vie, des œuvres et de ses relations avec le Divin dans ces choses, elle doit s'élever en l'unité de l'être avec l'Esprit éternel de l'existence.

Si nous ne comprenons pas encore comment il nous sera possible de réaliser une telle chose, nous comprenons cependant aisément l'importance décisive de ce qui est en jeu dans ce chapitre. 

Tout au long du livre Sri Aurobindo propose régulièrement des phrases qui résument ce qui a été dit avant. Par exemple quelques lignes plus loin : 

L'action étant admise, une action divine accomplie avec la connaissance de soi étant prise comme instrument de la Volonté divine dans le cosmos et acceptée et tenue pour parfaitement conciliable avec l'état brahmique et pour une part indispensable du mouvement vers Dieu, cette action étant intérieurement élevée en un sacrifice plein d'adoration au Très-Haut, comment cette méthode affecte-t-elle dans la pratique le grand objet de la vie spirituelle, qui est de s'élever de la nature inférieure en la nature supérieure, de l'être mortel en l'être immortel ?

Accomplir nos actions en un sacrifice plein d'adoration au Divin... Ça, c'est un point qui ne me donne pas la sensation de "savoir le faire" et souvent, je n'y pense même pas, je l'oublie tout le temps. Ce n'est pas pour nous faire culpabiliser, mais pour pointer du doigt un aspect très important du yoga que nous pouvons améliorer.  

Ensuite Sri Aurobindo en vient a parler de l'Âme et de la Nature inférieure et supérieure :

S'élever vers Éternel grâce à cette nature plus haute et au moyen de la connaissance et de l'amour divins et des œuvres divines fondées sur une universalité spirituelle, voilà la clef de la libération spirituelle complète. Cela en tout cas a été clarifié ; nous devons maintenant voir plus en détail les considérations nouvelles qu'implique ce changement d'être, et surtout quelle différence il y a entre ces deux natures, comment notre action et le statut de notre âme son affectés par la libération.

Dans ce dessein, la Guîtâ va jusqu'au bout de certains détails de la plus haute connaissance, qu'elle avait jusque-là laissés à l'arrière-plan. Elle insiste en particulier sur les rapports entre l'Être et le devenir, l'Âme et la Nature, l'action des trois gounas, la plus haute libération, le don de soi le plus grand et le plus complet de l'âme humaine à l'Esprit divin. Dans tout ce qu'elle dit au cours de ces six derniers chapitres, il est bien des choses de la plus haute importance, mais c'est l'ultime pensée sur laquelle elle s'achève qui est d'un suprême intérêt ; car nous y trouverons l'idée centrale de son enseignement, la grande parole qu'elle adresse à l'âme humaine, son message suprême.

Ces différents aspects seront examinés en détail dans les chapitres suivants mais pour le moment... 

D'abord, il faut considérer l'existence entière comme un champ où l'âme construit et agit au milieu de la Nature. La Guîtâ explique le kshétram, le champ en disant que c'est ce corps que l'on appelle le champ de l'esprit, et qu'en ce corps il y a quelqu'un qui prend conscience du champ, kshétradjña, le connaissant de la Nature. Cependant, il ressort des définitions qui suivent que le champ n'est pas seulement le corps physique, mais aussi tout ce que soutient le corps, le fonctionnement de la nature, la mentalité, l'action naturelle de l'objectivité et de la subjectivité de notre être¹.

1. L'Oupanishad parle d'un corps ou fourreau quintuple de la Nature : physique, vital, mental, idéal [supramental] et divin. C'est cela que l'on peut considérer comme la totalité du champ, kshétram.

Ce plus vaste corps n'est lui aussi que le champ individuel ; il existe un corps plus grand, universel, à l'échelle du monde, un champ mondial du même connaissant. Car dans chaque créature incarnée, se trouve ce Connaissant unique… (...) Mais physiquement, c'est un microcosme dans un macrocosme, et le macrocosme aussi, le vaste monde aussi est un corps et un champ qu'habite le connaissant spirituel.

Notre tendance la plus naturelle est de toujours établir une séparation entre l'observateur, l'action d'observer, et la chose observée... mais à un moment donné, nous commençons à comprendre que ce mode de fonctionnement est insatisfaisant et que nous pouvons fonctionner autrement. Je partageais il y a quelques jours une expérience pendant laquelle j'étais en train d'observer ce qui se passait en moi quand tout à coup, je n'ai plus voulu OBSERER l'expérience qui se déroulait en moi, mais DEVENIR l'expérience qui se déroulait en moi. Alors immédiatement, la QUALITÉ a changé...  

Dieu sait que je me suis fait bien du soucis... 😊 avec cette fameux processus d'identification sensé déboucher sur la connaissance par identité. Mais nous devons persévérer... on finit par comprendre le truc. Rebelote tout à l'heure : j'étais en train de faire un petit bout de japa quand tout à coup il n'y avait plus l'auteur du japa, l'action de faire le japa... tout était un. Ou plutôt, en passe de devenir UN car il n'y avait pas de sensation de fusion. J'avais encore le sentiment d'être, de l'action qui était en train de se dérouler, et du lieu où elle se déroulait, mais le sentiment d'unité était très fort, absolument ÉVIDENT ! tout était ensemble, avec le sentiment-sensation de marcher-baigner dans une grande clarté.

Et cela peut se décliner pour chacune de nos activités. Il n'y a pas celui qui mange, l'acte de manger et la nourriture ; celui qui marche, l'acte de marcher et le paysage dans lequel on marche... 

Dans les détails, je n'ai pas compris grand chose à ce chapitre... je veux dire que je ne pourrais pas le réexpliquer avec mes mots à moi, ce n'est pas intégré, je n'ai pas l'expérience de ce que dit Sri Aurobindo. Par contre, IL Y A UNE INFLUENCE ! Et je crois que ce chapitre sur le champ et le connaissant du champ a produit en moi quelque chose qui essaye D'ANNULER la séparation entre celui qui étudie, l'action d'étudier et l'objet de l'étude. Et c'est peut-être cela qui aboutit à ces phénomènes d'identification que j'ai tant essayé de décoder, décrypter... 

J'en suis même venu à me dire que, lorsque nous lisons Sri Aurobindo, Mère... nous pouvions annuler la séparation entre notre être, l'action de lire et ce que nous lisons, afin de nous identifier aussi complètement que possible à ce que nous lisons. Il y a quelques années je m'étais dit que... nous ne savions pas lire. 

Tout cela est très balbutiant mais j'adore ces balbutiements parce que je sens bien que derrière, il y a quelque chose en préparation...

Alors Sri Aurobindo explique des tas de choses sur le champ, sa composition, son fonctionnement... et en vient à rappeler la nécessité de nous intérioriser :

Prises ensemble, toutes ces choses constituent le caractère fondamental de nos premières transactions avec le monde de la Nature, mais ce n'est évidemment pas l'entière description de notre être ; c'est ce qu'actuellement nous sommes, ce n'est pas la limite de nos possibilités. Il est, au-delà, quelque chose à connaître, djñéyam, et c'est quand le connaissant du champ se détourne du champ proprement dit pour s'informer de lui-même en le champ et de tout ce qui est derrière les apparences, que débute la vraie connaissance, djñânam – la vraie connaissance du champ non moins que du connaissant.

Ce n'est qu'en se tournant vers l'intérieur que l'on est délivré de l'ignorance. Plus nous nous intériorisons, en effet, plus les réalités que nous saisissons sont grandes et pleines et plus nous comprenons la vérité complète à la fois de Dieu et de l'âme et du monde et de ses mouvements.

Par conséquent, dit le divin Instructeur, c'est la connaissance à la fois du champ et de son connaissant, kshétra-kshétradjñayor djñanam, une connaissance de soi et du monde unie et même unifiée, qui est l'illumination réelle et la seule sagesse. Car l'âme et la nature sont toutes deux le Brahman, mais seul le sage libéré qui possède aussi la vérité de l'esprit, peut découvrir la vraie vérité du monde de la Nature. Un Brahman unique, une réalité unique en le Moi et en la Nature, tel est l'objet de toute connaissance.

Multiple et minutieuse, elle n'oublie rien.

Dans le paragraphe suivant, la Guîtâ nous dit ce qu'est la connaissance spirituelle, ou plutôt elle nous dit quelles sont les conditions de la connaissance, les marques, les signes de l'homme dont l'âme est tournée vers la sagesse intérieure. Et puis Sri Aurobindo en vient à quelque chose d'important pour notre pratique : 

Le seul objet vers lequel doive se tourner le mental qui a la connaissance spirituelle, est l'Éternel ; fixée sur lui, l'âme obnubilée ici-bas et enveloppée dans les brumeuses bandelettes de la Nature recouvre et goûte sa conscience native originelle qui est d'immortalité et de transcendance.

Être fixé sur le transitoire, être limité par le phénomène, c'est accepter l'état mortel ; la vérité constante en les choses qui périssent, est cela qui est intérieur et immuable. Quand elle se laisse tyranniser par les apparences de la Nature, l'âme se manque et tourbillonne au hasard dans le cycle des naissances et des morts de ses corps. Y suivant passionnément et sans fin les mutations de la personnalité et ses intérêts, elle ne peut se retirer pour posséder son existence essentielle, impersonnelle et non née.

En être capable, c'est se trouver soi-même et revenir à son être vrai qui assume ces naissances mais ne périt pas lorsque périssent ses formes. Goûter l'éternité dont la naissance et la vie ne sont que des circonstances extérieures, telle est la véritable immortalité de l'âme et sa vraie transcendance.

Cet Éternel, ou cette Éternité est le Brahman. Le Brahman est Cela qui est transcendant et Cela qui est universel ; c'est l'esprit libre qui, à l'avant, soutient le jeu de l'âme avec la nature et qui, derrière, assure leur impérissable unité ; c'est à la fois le mutable et l'immuable, le Tout qui est l'Un. En son suprême statut supracosmique, le Brahman est une Éternité transcendante sans origine ni changement, bien au-dessus des oppositions phénoménales de l'existence et de la non-existence, de la persistance et de l'éphémère, entre lesquelles se meut le monde extérieur.

(.../...)

Toutes les relations de l'Âme et de la Nature sont des circonstances dans l'éternité du Brahman ; le sens et la qualité, ce qui les réfléchit et les constitue, sont les moyens qu'a cette Âme suprême pour représenter les opérations que son énergie dans les choses libère sans cesse dans le mouvement.

Il me semble que si nous nous laissons imprégner par cette dernière idée, alors nécessairement nous regarderons et comprendront le monde... autrement. 

Et un peu plus loin, ces lignes magnifiques :

Il est indivisible et il est l'Un, mais semble se diviser en formes et en créatures et apparaît comme toutes ces existences séparées. Toutes choses peuvent rentrer en lui, peuvent en l'Esprit retourner à l'indivisible unité de leur existence en soi. Tout naît éternellement de lui, est soutenu en son éternité, repris éternellement en son unité. Il est la lumière de toutes les lumières, il est lumineux par-delà toute l'obscurité de notre ignorance. Il est la connaissance et l'objet de la connaissance. La connaissance spirituelle supramentale qui inonde le mental illuminé et le transfigure, est cet esprit se manifestant dans la lumière à l'âme qu'obscurcit la force et qu'il a émise dans l'action de la Nature.

Cette Lumière éternelle est dans le cœur de tous les êtres ; c'est lui le connaissant secret du champ, kshétradjña, et, en tant que Seigneur, il préside dans le cœur des choses à cette province et à tous ces royaumes de son devenir et de son action manifestés.

Lorsque l'homme voit en lui-même ce Divin éternel et universel, lorsqu'il prend conscience de l'âme en toutes choses et qu'il découvre l'esprit dans la Nature, lorsqu'il sent tout l'univers comme une vague s'élevant en cette Éternité et tout ce qui est comme une unique existence, alors il revêt la lumière du Divin et il est libre au milieu des mondes de la Nature.

Le secret de la grande libération spirituelle réside en une connaissance divine et en ce que l'on se tourne parfaitement et avec adoration vers ce Divin.

La liberté, l'amour et la connaissance spirituelle nous élèvent depuis la nature mortelle jusqu'à l'être immortel.

Cela peut paraître un peu bizarre de partager des extraits du chapitre 13 du livre 2 à des personnes qui peut-être n'ont pas lu le premier chapitre. Pourtant, il me semble qu'une phrase pareille par exemple, même sortie de son contexte, est tout à fait extraordinaire. On nous la dit et répété de toutes les façons possibles, que nous avions le Divin à l'intérieur de nous. D'une certaine façon, ils disent toujours la même chose, ils en reviennent toujours là... mais à force de nous MARTELER LE MESSAGE, cela finit par rentrer et réveiller en nous l'aspiration à Le découvrir, à en faire l'expérience... Alors, cette présence divine en nous n'est plus tout à fait un savoir, une idée, ou même une foi... cela commence à devenir réel. 

Alors Sri Aurobindo en vient à parler de l'éternelle relation de l'Âme et de la Nature : 

La Nature sait qu'un jour elle pourra.

L'Âme et la Nature ne sont que deux aspects du Brahman éternel, une dualité apparente sur quoi reposent les opérations de son existence universelle.

L'Âme est sans origine et elle est éternelle ; la Nature elle aussi est sans origine et éternelle ; mais les modes de la Nature et les formes inférieures qu'elle revêt pour notre expérience consciente ont une origine dans les transactions de ces deux entités.

Ils viennent d'elle, portent de son fait la chaîne extérieure de la cause et de l'effet, de l'action et de ses résultats, de la force et de ses opérations, de tout ce qui est ici-bas transitoire et mutable. Ils ne cessent de changer, et l'âme et la Nature semblent changer avec eux, mais ces deux pouvoirs sont en soi éternels et toujours les mêmes.

La Nature crée et agit, l'Âme jouit de sa création et de son action ; mais dans cette forme inférieure de son action, la Nature change cette jouissance en les obscures et mesquines figures de la douleur et du plaisir.

L'âme, le Pourousha individuel est à toute force attiré par les opérations qualitatives de la Nature, et cette attraction des qualités l'entraîne sans cesse en des naissances de toutes sortes où il savoure la variation et les hauts et les bas, le bien et le mal de l'existence dans la Nature.

Mais ce n'est que l'expérience extérieure de l'âme conçue comme étant mutable par identification avec la Nature mutable.

Siégeant dans ce corps, se trouve notre Divinité, qui est celle de la Nature aussi bien, le Moi suprême, Paramâtman, l'Âme suprême, le puissant Seigneur de la Nature, qui observe son action, sanctionne ses opérations, soutient tout ce qu'elle fait, commande à sa multiple création, jouit avec la joie universelle qui lui est propre de ce jeu des figures de son être qu'elle lui propose.

Telle est la connaissance de soi à laquelle nous devons accoutumer notre mentalité avant de pouvoir vraiment nous connaître comme éternelles portions de l'Éternel.

Une fois cela établi, peu importe comment l'âme en nous peut se comporter extérieurement dans ses transactions avec la Nature ; quoi qu'elle puisse sembler faire, ou si fort qu'elle puisse sembler revêtir telle ou telle représentation de la personnalité, de la force active et de l'ego incarné, elle est libre en soi, n'est plus liée à la naissance, car elle est, grâce à l'impersonnalité du moi, une avec l'esprit intérieur et non né de l'existence.

Cette impersonnalité est notre union avec le suprême Je sans ego de tout ce qui est dans le cosmos.

Cette impersonnalité, nous devons la trouver, car elle aura son importance jusqu'au bout. Dans l'Agenda, alors que Mère travaille à la transformation du corps, cette impersonnalité est encore présente et Mère en parle à plusieurs reprises. Mes souvenirs des Carnets d'une Apocalypse sont plus vagues mais Satprem aussi en parle. 

Ensuite, Sri Aurobindo nous explique différentes voies d'approches possibles :

Cette connaissance vient par une méditation intérieure grâce à laquelle le moi éternel nous devient apparent dans notre existence essentielle.

Ou elle vient par le Yoga des sânkhyens, la séparation de l'âme d'avec la nature.

Ou elle vient par le Yoga des œuvres dans lequel la volonté personnelle se dissout grâce à l'ouverture de notre mental, de notre cœur et de toutes nos forces actives au Seigneur qui assume l'ensemble de nos œuvres dans la nature.

La connaissance spirituelle peut être éveillée par la pression de l'esprit en nous, par son appel à tel ou tel Yoga, tel ou tel chemin vers l'unité.

Ou elle peut nous venir de ce que nous entendons d'autres personnes parler de la vérité et de ce que le mental est alors façonné selon le sens de ce qu'il écoute avec foi et concentration.

(...ce qu'on écoute avec foi et concentration... ça c'est intéressant.)

Mais de quelque manière que nous y accédions, cette connaissance nous transporte au-delà de la mort vers l'immortalité. Bien au-dessus des transactions mutables de l'âme avec le caractère mortel de la nature, elle nous montre notre Moi le plus haut sous l'aspect du suprême Seigneur des actions de la nature, un et égal en tous les objets et toutes les créatures, non né quand un corps est revêtu, non soumis à la mort quand périssent tous ces corps. Telle est la vraie vision, la vision de ce qui, en nous, est éternel et immortel.

Voilà un autre sujet de contemplation intérieure... Je commence à comprendre cette "blague" qui dit que Dieu est tellement grand qu'on ne peut pas le louper. Puisqu'Il est tout, inévitablement, par n'importe quelle chemin, nous finissons par enfin Le rencontrer.

La fin de ce chapitre et le chapitre suivant évoquent à plusieurs reprises l'immortalité... mais précisons tout de suite que ce n'est pas ce que l'on imagine : il ne s'agit pas de la survie de notre corps physique ; il s'agit de tout à fait autre chose... que nous verrons dans le prochain article. 

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