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Mitra, un ami ayant été touché par mon article Une leçon de dogmatisme m'a envoyé un message pour me raconter comme il a été lui-même confronté à la même expérience. Et puis, se souvenant que Ramakrishna avait eu de nombreuses réalisations du Divin, il a demandé à lumo, l'intelligence artificielle de proton.mail de lui en présenter une compilation – et ce qu'il a trouvé est si intéressant, que je lui ai demandé la permission de le partager. Les sources des références viennent de deepseek, une autre IA.

Un grand merci à lui pour son partage 🙏

Voyons maintenant quelques-unes des réalisations divines de Ramakrishna :

1. La voix de la dévotion (Bhakti-Yoga)

  • Kali : L'expérience de Ramakrishna avec la Mère Kali est le fondement de toute sa spiritualité. Les sources décrivent ses longues veillées d'extase, de pleurs et d'absorption complète (samadhi) devant le temple.

    • Source principale : The Gospel of Sri Ramakrishna (Introduction et passim). Swami Saradananda consacre de longs passages dans Sri Ramakrishna, The Great Master (la traduction anglaise de Līlaprasaṅga) pour décrire cette période, notamment son vif désir (vyakulātā) de voir la Mère face à face.

  • Radha-Krishna : Ramakrishna a pratiqué la sādhana vaisnavie sous la guidance d'une femme ascète, Bhairavi Brahmani. Il a vécu pendant des jours l'état d'esprit (bhāva) de Radha, dans la souffrance de la séparation (viraha) et l'extase de l'union.

    • Source principale : The Gospel of Sri Ramakrishna (discussions où il mentionne cette expérience). Le récit détaillé de cette période se trouve dans Sri Ramakrishna, The Great Master de Swami Saradananda, chapitres 7 à 10.

2. La voix du sage (Jnana-Yoga)

  • Shiva & le Nirguna Brahman : La réalisation de la réalité sans attributs (Nirguna Brahman) fut une étape cruciale. Elle fut guidée par un moine advaitin errant, Totapuri, qui lui enseigna les techniques de la non-dualité (Advaita Vedanta). Ramakrishna resta absorbé en samadhi dans cet état pendant des mois.

    • Source principale : The Gospel of Sri Ramakrishna (le récit de cette expérience est raconté à plusieurs reprises). Sri Ramakrishna, The Great Master, chapitre 14, "The Practice of Non-Dualism".

  • Le « Christ intérieur » : L'expérience avec le Christ est bien documentée. Alors qu'il visitait le jardin de Jadu Mallick à Calcutta, il fut fasciné par une image de la Vierge Marie et de l'Enfant Jésus. Alors qu'il méditait dessus, le Christ lui serait apparu et l'aurait absorbé en lui, lui faisant réaliser que le Christ était une manifestation du même Brahman absolu.

    • Source principale : The Gospel of Sri Ramakrishna (entry for September 26, 1884). Sri Ramakrishna, The Great Master, chapitre 16, "The Master's Practice of Other Faiths".

3. La voix de la prière universelle (Sadhana-Bhava)

  • Le Saint Coran (Islam) : Pendant environ trois jours en 1866, Ramakrishna a pratiqué l'Islam avec l'aide d'un maître musulman. Il a vécu en reclus, récitant le nom d'Allah, portant des vêtements musulmans et mangeant une cuisine halal. À la fin de cette période, il aurait eu la vision d'une "figure radieuse" (interprétée comme le Prophète ou un saint musulman) et réalisé l'essence divine de l'Islam.

    • Source principale : Sri Ramakrishna, The Great Master, chapitre 16, "The Master's Practice of Other Faiths". Mentionné également dans The Gospel.

  • Le Bouddha : Bien que les récits soient moins détaillés que pour l'Islam ou le Christianisme, les sources attestent que Ramakrishna a parlé du Bouddha avec une grande révérence. Il reconnaissait en lui une incarnation de Dieu (avatara) et admirait profondément sa compassion et son renoncement. Il n'y a pas de récit d'une "sadhana bouddhiste" formelle comme pour l'Islam, mais une reconnaissance profonde de la voie.

    • Source principale : The Gospel of Sri Ramakrishna (il mentionne le Bouddha dans plusieurs conversations, par exemple le 21 avril 1883). Ses disciples, comme Swami Vivekananda, ont souvent commenté cette vision inclusive qui incluait le Bouddha.

4. La voix du souffle (Prāṇa-Yoga)

  • La pratique du contrôle du souffle (pranayama) faisait partie intégrante de ses nombreuses sadhanas, surtout pendant sa période initiale de pratiques tantriques sous la guidance de la Bhairavi Brahmani. Il maîtrisa parfaitement le contrôle du prana, pouvant arrêter son souffle et son pouls, et entrer en samadhi à volonté.

    • Source principale : Sri Ramakrishna, The Great Master, chapitres détaillant ses pratiques tantriques (e.g., chapitre 9). The Gospel contient de nombreuses références où il explique le rôle du prana dans la spiritualité.

5. La voix du service désintéressé (Karma-Yoga)

  • C'est ici que la contribution de son disciple principal, Swami Vivekananda, est cruciale. Ramakrishna a vécu le service désintéressé dans son ashram à Dakshineswar, s'occupant de ses disciples avec un amour infini. Cependant, c'est Vivekananda qui a systématisé et mis en avant la doctrine du "service à l'homme en tant que service à Dieu" (où Jiva est Shiva – l'être vivant est Dieu lui-même) comme étant l'essence même des enseignements de son maître pour l'ère moderne.

    • Source pour l'attitude de Ramakrishna : The Gospel of Sri Ramakrishna est rempli d'exemples de son amour et de son attention pour ses visiteurs, qu'ils soient riches ou pauvres, célèbres ou inconnus.

    • Source pour la formalisation du Karma-Yoga : Les écrits et discours de Swami Vivekananda, en particulier son commentaire sur les Yoga Sutras et son livre « Karma Yoga » (compilation de ses conférences en Occident), où il fonde cette philosophie sur l'esprit et l'exemple de Ramakrishna.

Ainsi, Ramakrishna nous prouve par ses réalisations qu'il est possible d'atteindre le Divin par de nombreux chemins. N'est-ce pas une magnifique réponse au dogmatisme de M. Berton et à tous ceux qui pensent comme lui, qu'hors du Christ, point de salut, que le Christ est le seul vrai dieu, que tous les autres sont des faux dieux, que tous les enseignements qui ne correspondent à son credo, aux dogmes de son Église sont des hérésies, etc. ?

Mon ami Mitra m'a fait par ailleurs remarquer que, dans la mesure où nous ne parlons que de Sri Aurobindo, Mère, Sri Aurobindo, Mère, Sri Aurobindo, Mère... nous aussi, nous pouvons passer pour des sectaires dogmatiques aux yeux des autres. À ceci près, ajoute-t-il – et cela fait toute la différence – que ce qu'enseigne Sri Aurobindo et Mère est TELLEMENT OUVERT – si complètement ouvert à toutes les voies possibles – que toutes les voies d'approches sont admises, expliquées, présentées. Mon yoga commence où les autres s'arrêtent nous dit-il...

En tant que disciples de Sri Aurobindo et de Mère, nous pouvons admettre que M. Berton ait sa propre voie, mais M. Berton et l'Église à laquelle il appartient ne peuvent pas admettre une autre voie que la leur. Eux seuls détiennent la vérité, alors que Sri Aurobindo – c'est très frappant quand on lit La vie divine – commence par présenter la vérité de chaque voie, avant d'en montrer aussi les limites et de proposer une vérité synthétique plus haute et plus large.

Il y a même cette parole extraordinaire de Sri Aurobindo que je cite de mémoire, qu'il vaut mieux échouer dans sa propre voie que réussir dans la voie d'un autre.

Pour terminer, et revenir à Ramakrishna, mon ami m'a aussi partagé une magnifique anecdote, si belle et si riche d'enseignements que je vous la partage aussi. 

Voici la question qu'il a posé à L'IA :

"Peux tu me raconter l'histoire ou Ramakrishna s'est identifié à un bœuf qui recevait des coups de fouet qui lui seraient apparu sur le corps ?"

Absolument. Cette histoire est l'une des plus frappantes et des plus célèbres concernant la capacité d'empathie et d'identification totale de Ramakrishna avec toute forme de vie. Elle est racontée dans la biographie officielle écrite par son disciple direct, Swami Saradananda.

Le Contexte

Un jour, au temple de Dakshineswar où Ramakrishna résidait, un disciple nommé Purna arrive pour lui rendre visite. Purna était un jeune garçon pour lequel Ramakrishna avait un amour et une estime particuliers, le considérant comme une âme d'une pureté exceptionnelle.

L'Histoire

Alors que Purna approchait du temple, il a été témoin d'une scène cruelle. Un conducteur de charrette, probablement frustré ou pressé, fouettait sauvagement son bœuf qui peinait à tirer la lourde charge.

Le jeune Purna, au cœur très sensible, fut profondément choqué et attristé par cette scène. En arrivant auprès de Ramakrishna, il était visiblement perturbé. Bien qu'il n'ait rien dit, le Maître perçut immédiatement son état de détresse.

Ramakrishna lui demanda : « Qu'est-ce qui ne va pas ? Pourquoi as-tu l'air si triste ? »

Purna, les larmes aux yeux, raconta alors la scène du bœuf maltraité qu'il venait de voir, exprimant sa profonde compassion pour la souffrance de l'animal.

En entendant ce récit, Ramakrishna, connu pour son extrême sensibilité et sa capacité à s'absorber immédiatement dans n'importe quel état de conscience, fut saisi d'une compassion si intense qu'il perdit toute conscience de son propre corps.

Il s'identifia complètement au bœuf.

Il se mit à gémir et à se tordre de douleur, comme si les coups de fouet s'abattaient sur son propre corps. Il cria à plusieurs reprises : « Oh ! Comme ça fait mal ! Arrêtez ! Arrêtez de me frapper ! C'est si douloureux ! »

Sous les yeux horrifiés de Purna et des autres disciples présents, des marques de fouet, rouges et enflammées, sont apparues comme par miracle sur le dos et les flancs de Ramakrishna. Il portait physiquement les stigmates de la souffrance de l'animal.

L'Explication et la Leçon

Cet épisode n'était pas un simple spectacle. Il illustrait de manière dramatique et littérale plusieurs concepts clés de la philosophie de Ramakrishna :

  1. L'Unité de toute existence : Pour Ramakrishna, qui avait réalisé le Brahman (la Conscience Ultime), toute créature était une manifestation du Divin. Faire du mal à un animal équivalait à faire du mal à Dieu lui-même. Son corps réagissait donc naturellement à cette violation de l'unité.

  2. La Compassion (Karuna) suprême : Sa compassion n'était pas seulement un sentiment, mais une expérience réelle et totale. Il ne faisait pas que compatir avec le bœuf ; il devenait le bœuf. Cela démontre le niveau le plus absolu d'empathie qui puisse exister.

  3. Le Pouvoir de la Conscience : L'apparition des marques de fouet (un phénomène appelé stigmatisation psychosomatique) montre le pouvoir immense de l'esprit et de la conscience sur le corps physique lorsqu'une personne est dans un état de samadhi (extase ou absorption spirituelle totale). Sa création et son identification étaient si parfaites qu'elles se sont matérialisées physiquement.

Cet événement laissa une impression indélébile sur Purna et tous ceux qui en furent témoins. Ce n'était pas une leçon donnée avec des mots, mais une démonstration vivante et bouleversante de ce que signifie vraiment aimer et ressentir toutes les créatures comme une partie de soi-même.

Source principale :

Cet événement est raconté dans « Sri Ramakrishna, le Maître » (Śrīśrīrāmakṛṣṇalīlaprasaṅga) de Swami Saradananda, qui est considéré comme la biographie la plus détaillée et autorisée de sa vie."

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