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Que voient les gens quand ils regardent une photo de Mère ? Que voyons nous ? Peut-être une vieille dame, et même, à la lecture de certaines paroles, qui potentiellement radote un peu. Si même des proches disciples pensaient parfois ainsi, que peuvent penser ceux qui la découvrent seulement maintenant ?

Ce que nous pensons n'est pas très important, de toute façon, le travail se fait. Pourtant, j'aimerais rappeler une confidence de Satprem qui disait que lorsqu'il était avec Mère, il avait l'impression d'entrer dans un océan de Force.

Sraddhalu quant à lui, dans une vidéo récente à fait cette remarque qui ne m'avait même jamais effleuré l'esprit. Qui parmi nous pourrait se lancer, à 90 ans et sans argent, dans la construction d'une ville internationale basée sur la conscience divine ? C'est pourtant ce que Mère à fait ! Combien de Force elle a dû déverser sur les petits humains, ne serait-ce que pour qu'Auroville voit le jour ou pour construire le Matrimandir ?

Maintenant, Sujata a parlé du contact avec Mère d'une façon tout à fait différente. Si ma mémoire est bonne, c'était plutôt comme d'une Douceur infinie. Quoiqu'il en soit, si nous pouvions ne pas nous laisser influencer par nos a priori, par les apparences physiques de Mère, ni même par ses mots, mais sentir, ressentir la Force qu'il y a en elle, ou avec elle, ou derrière elle... et nous ouvrir à cette Force, cela aurait sans doute toutes sortes d'effets positifs dans notre vie. 

Ce que l'on ne peut pas faire soi-même, on peut le faire en faisant appel à la force de la Mère. Recevoir cette force et la laisser agir en vous est le véritable moyen de réussir dans la Sadhana.

Sri Aurobindo

  🌸

Il est sans doute audacieux de parler de quelque chose dont intellectuellement, on ne connaît à peu près rien. Mais bon... comme le dit parfois Asselineau, il vaut mieux poser une question bête que le rester toute sa vie. 

Le cœur du fœtus commence après 4 ou 5 semaines de grossesse et nous pouvons peut-être considérer qu'il commence alors à avoir une existence propre, et pourtant, il semble se construire exclusivement à partir de la substance maternelle. Pour le dire autrement, il semble fabriqué de la même substance que sa mère. J'ignore pourquoi mais c'est quelque chose qui me frappe beaucoup.

Sri Aurobindo a écrit quelque part que l'une des caractéristiques de l'être psychique était de se tourner spontanément vers la Mère divine, ou que cette partie de nous au fond de notre cœur qui se sent naturellement l'enfant de la Mère divine, c'était l'être psychique.

Parfois j'ai entendu des personnes dire qu'elles était l'amour. Je n'ai jamais osé rien dire mais intérieurement, je reconnais que je me faisais quelques soucis pour l'état de leurs chevilles. Pour être honnête, je ne comprenais absolument pas que l'on puisse dire quelque chose comme ça.

Et puis un jour, dans une méditation-intériorisation un peu plus profonde que d'habitude, j'ai eu l'expérience que l'être psychique tout au fond de notre cœur, était fait de la même substance que la Mère divine, tout en haut. Il ne s'est rien passé au niveau émotionnel, cela ressemblait à une prise de conscience froide et factuelle... d'un état de fait. Quelques secondes plus tard, l'expérience est passée et la conscience ordinaire est revenue. Mais je n'ai pas oublié... 

Je n'ai aucune preuve de rien du tout, mais en tout cas, cela m'expliquait comment ces gens pouvait avoir le sentiment d'être l'amour. Si l'on est identifié avec ce qui dans notre cœur est de la même substance que la Mère divine, cela paraît assez naturel de se ressentir ainsi.

Avoir une telle chose en soi et ne pas en être conscient est un peu ballot... c'est comme dormir sur un trésor.

Ces quelques confidences personnelles seront peut-être utiles. Maintenant que je suis lancé... 🙂 en voici une autre.

  🌸

O Seigneur, qu’il est doux d’avoir besoin de Toi !...

Cette phrase est l'une des nombreuses paroles du premier japa des prières de la conscience des cellules. Cela fait plus de vingt ans que je la connais, et en toute franchise, je n'ai jamais compris. Avoir besoin, être dans le besoin... c'est franchement désagréable : que peut-il y avoir de doux là-dedans ?

Dans une lettre à Dilip partagée récemment, Sri Aurobindo parle de son infinie patience envers les sadhaks...

Je n'avais donc jamais compris... et puis une autre lettre à Dilip m'a enfin fait sentir. Cette lettre commence avec la question de recevoir la grâce, et puis Sri Aurobindo en vient à écrire ceci, c'est magnifique :

Ce contact décisif vient plus facilement aux personnes de type "petit chat", celles qui possède, quelque part entre le psychique et le vital émotionnel, un mouvement rapide et décisif d'abandon de soi au Gourou ou au Divin. J'ai constaté que lorsque ce mouvement est présent et que le sentiment de dépendance consciente et centrale s'impose aussi au mental et au reste du vital, alors l'obstacle fondamental disparaît.

Si d'autres difficultés  persistent, elles ne sont pas perçues comme telles, mais simplement comme des choses qui doivent être accomplies et dont il ne faut pas s'inquiéter. 

Parfois, aucune tapasya n'est nécessaire : on s'en réfère simplement au Pouvoir dont on sent qu'il nous guide ou conduit la sadhana, et on consent à son action en rejetant tout ce qui s'y oppose ; le Pouvoir élimine ce qui doit être éliminé, ou change ce qui doit être changé, de façon rapide ou lente – mais la rapidité ou la lenteur semblent sans importance, puisqu'on est sûr que ce sera accompli. Si une tapasya est nécessaire, elle est pratiquée avec un tel sentiment de ferme soutien qu'elle n'a rien de pénible ou d'austère.

C'est si beau que je publierai probablement l'intégralité de cette lettre de décembre 1935. Cette lettre m'a fait toucher ce sentiment de dépendance – qui ressemble fort au fait d'avoir besoin – et contre toute attente, je n'ai pas trouvé cela douloureux mais merveilleux. Ce sentiment d'être totalement dépendant du Divin, que sans Lui, nous ne pouvons rien, que nous ne sommes rien, que nous n'existerions même pas, comme s'Il était la Vie de notre vie. Et en disant Il, c'est tout autant Lui que Elle, la Mère divine. Et ce sentiment de dépendance est si touchant...

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S
Coucou! C'est presque la fin de l'été. Comment vas-tu? De mon côté, je suis remise. Je trouve que ce tu viens de publier est très touchant et cela me rejoint. Je plonge de plus en plus au coeur du YI. As-tu lu les ouvrages de Van Vrekhem? Au plaisir d'avoir de tes nouvelles. Affectueusement! PS: j'ai choisi de t'écrire sur le blog par facilité. Nous pouvons continuer à communiquer par courriel si tu le souhaites 🌟💖
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L
Merci pour le lien !<br /> <br /> Pour ce qui est des journées trop courtes, de la motivation pour apprendre, de l'environnement stimulant... tout cela est au centre d'une grosse énigme pour moi, que je fais le choix de confier au Divin avec un engagement sincère.<br /> <br /> J'ai découvert Sri Aurobindo et Mère il y seulement quelques années, et j'ai déjà plusieurs décennies à mon compteur.<br /> Rien qu'avec leurs nombreux ouvrages à eux seuls (qui sont pour moi des plus précieux), j'en ai encore pour de longues années de découverte (et de redécouverte par des relectures à chaque fois source d'éclairages et d'expériences plus complets),<br /> si je prends le temps de lire à un rythme et dans un état appropriés<br /> (je suis aussi plutôt lent en matière de lecture, et j'ai également différents ouvrages en attente, et bien sûr une palette de réalités concrètes qui s'évertuent à remplir chaque journée).<br /> Quand j'aperçois l'immensité de ce qui a été écrit par les disciples, dont Satprem, les blogs tels que le tien, les chaînes YT dont "Integral studies" et "Mère divine"... j'ai l'impression d'avoir une montagne colossale face à moi.<br /> <br /> Ce sujet de l'acquisition de connaissances, y compris linguistiques avec le sanskrit en particulier, compte beaucoup pour moi, mais sans doute de façon quelque peu "débordante".<br /> Je vois bien mon mental qui se comporte vite comme un enfant toujours partant pour se lancer dans un nouveau jeu.<br /> <br /> Parfois je ne sais plus très bien par quel bout prendre les choses, et comment gérer mes priorités (y compris pour ce qui est de suivre un minimum se qui se passe sur Terre).<br /> <br /> Heureusement me revient régulièrement cette perception que mon existence du moment sera suivie par d'autres, et que ma "soif" sera comblée au fur et à mesure de l'aventure.<br /> Ouf !<br /> <br /> Du coup je veille autant que possible à ne pas me mettre trop la pression, et à construire mes journées à partir de ce qui me semble pertinent, en invitant le Divin à me guider.<br /> Je sens que ça me rend plus "efficace", et que ça crée plus de fluidité et de cohérence dans mon actualité.<br /> <br /> Je retiens notamment que Mère considère que Savitri contient "tout"... (même s'il n'est pas écrit en sanskrit).<br /> Il est possible que dès que je termine "La poésie future" je me décide enfin à m'y lancer :)
Bonjour Luc...<br /> <br /> Voici le lien général : https://www.tapovan.com/formations/formationdesanskrit<br /> <br /> Ensuite tu peux cliquer sur le module 1, 2 ou 3 ou acheter l'ensemble des trois modules. Ce n'est pas très cher, un tarif tout à fait raisonnable.<br /> <br /> Je ne sais pas pour toi... mais pour moi, les journées qui sont trop courtes, sont un petit prétexte... la question est de trouver la motivation pour apprendre. Quand ça bloque, ça bloque... Par exemple, 4 séjours de plusieurs mois à Auroville et je n'ai pas réussi à me mettre à l'anglais. Et puis, Sri Aurobindo a parlé pour l'apprentissage d'avoir autour de soi d'un environnement stimulant... ce n'est pas mon cas.<br /> <br /> En tout cas, j'ai vu plusieurs de ces vidéos de Sraddhalu sur le sanskrit, et c'est absolument passionnant. Mais j'ai décroché, justement juste avant celle de ce monsieur dont tu parles, dont l'ami qui m'a passé le lien m'a effectivement vanté l'extraordinaire érudition.<br /> <br /> C'est un champ immense d'exploration et ça me fou un peu la trouille 😀 de me plonger là-dedans...
L
Bonjour Pascal,<br /> Pourrais-tu fournir le lien vers le site de sanskrit en ligne que tu mentionnes ?<br /> Sraddhalu a fait des vidéos sur ce thème, dont certaines avec Sampadananda Mishra (auteur d'ouvrages notamment pour les débutants et les enfants si j'ai bien compris, mais j'ai l'impression qu'il est difficile de les trouver),<br /> qui m'ont donné envie de m'y plonger, mais comme toi je constate que les journées passent trop vite :)
Bonjour Sophie, je te remercie pour ton message et e suis très heureux que tu sois remise et que cet article t'ai touché.<br /> Pour nos échanges, j'en serais ravi, que ce soit sur le blog ou par mail, je continuerai d'échanger avec plaisir avec toi.<br /> Quant aux livres de Georges Van Vrekem... je me souviens avoir lu sa biographie de Mère et j'ai "Lignes de force du présent"....<br /> <br /> Mais je vais te faire une confidence un peu "humiliante"... 😀 😀 😀 Il y a une ribambelle de livres que j'ai acheté et que je n'ai pas encore lu ; celui-ci, un de Thérèse Brosse, le Livre 2 des Essais sur la Guîtâ (que je n'ai jamais réussi à lire jusqu'au bout), Les livres sur le Journal du Yoga que j'ai depuis des années et je n'arrive pas à m'y plonger, la Bhagavad-Gîtâ de Sri Aurobindo, la marche des Aryas, la poésie future et quelques autres encore...<br /> <br /> Je tiens à les avoir, pour le jour où je m'y mettrai, au cas où... mais je reconnais lire lentement, et bien qu'apparemment, je ne fasse rien... les journées défilent. Et puis parfois, quand je rentre dans une intériorisation, il peut se passer plusieurs heures... <br /> <br /> Et puis je voudrais relire la Synthèse, l'Agenda... et quand-même, qu'au moins une fois, je finisse les Essais...<br /> <br /> Je manque sans doute de discipline et passe encore trop de temps à regarder des vidéos d'actualité.... <br /> <br /> La tentation du moment (j'y résiste encore 😀 ), c'est de m'inscrire à des cours de Sanskrits en ligne. Un ami m'a passé les liens, et franchement, j'ai trouvé très intéressant, d'autant que c'est par une indienne francophone. <br /> <br /> Voilà chère Sophie les quelques nouvelles... <br /> <br /> Toute mon amitié et... à bientôt. <br /> <br /> Pascal