Couronne de 12 étoiles
La spiritualité occidentale accorde très peu de place à la Mère divine et même dans les Évangiles, il est dit très peu de choses sur Marie. Finalement, c'est peut-être seulement dans l'Apocalypse de Jean que la Mère divine prend enfin toute sa stature.
Début de l’Apocalypse de Jean – Chapitre 12
01. Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.
02. Elle est enceinte, elle crie, dans les douleurs et la torture d’un enfantement.
03. Un autre signe apparut dans le ciel : un grand dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et, sur chacune des sept têtes, un diadème.
04. Sa queue, entraînant le tiers des étoiles du ciel, les précipita sur la terre. Le Dragon vint se poster devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance.
05. Or, elle mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les conduisant avec un sceptre de fer. L’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son Trône,
06. et la Femme s’enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place, pour qu’elle y soit nourrie pendant mille deux cent soixante jours.
À suivre...
Sans même parler des épreuves traversées par Sri Aurobindo et Mère, les douleurs de l'enfantement d'une nouvelle conscience sur la terre semblent assez évidentes...
🌸
Agenda du 11 mai 1963
Mais d'où vient le sens des chiffres ?
Le sens profond des chiffres... Il y a des tas de traditions, des tas de choses écrites... que je me suis bien gardée de suivre ; mais ce sens profond des chiffres, je l'ai eu à Tlemcen, dans le Surmental. Je ne sais plus les noms que Théon donnait à tous ces mondes, mais c'était dans quelque chose qui correspondait à la région la plus haute, la plus lumineuse de l'Overmind [Surmental] de Sri Aurobindo. C'était au-dessus, juste au-dessus de la région des dieux. Et c'était quelque chose qui était en accord avec la création de l'Overmind – de la terre sous l'influence des dieux.
C'était là que les chiffres avaient pris un sens vivant pour moi – pas une chose mentale : un sens vivant. C'était là que Madame Théon m'avait reconnue, parce que j'avais les douze perles en formation sur la tête ; elle m'a dit : « Vous êtes ça, parce que vous avez ça. Il n'y a que ça qui ait ça ! » (Mère rit) C'était aussi loin que possible de ma pensée, Dieu merci !
Mais ces chiffres sont vivants pour moi. Ils ont une réalité concrète.
🌸
l'Agenda de Mere. Volume 4. 11 mai 1963
Attention! To view this cite properly, please, enable JavaScript! How to do it Mère l'Agenda Volume 4 11 mai 1963 (Le début de cette conversation a été noté de mémoire.) ... Si seulement je p...
https://aurobindoru.auromaa.org/workings/ma/agenda_04/1963-05-11-01_f.htm
Version texte et audio
/image%2F7051723%2F20250802%2Fob_cd033e_maheshwari.jpg)
L'extrait suivant évoque trois pratiques possibles :
1. Le fait de rire au nez des forces adverses...
2. Le fait de vivre dans l'éternité, enfin essayer, apprendre à le faire, à se placer dans une conscience, intemporelle, hors du temps...
3. La pratique de la lumière blanche ; d'ailleurs pas nécessairement uniquement au moment du coucher. Cette pratique peut rejoindre un article précédent sur la pureté, le fait de se placer exclusivement sous l'influence du Divin. Nous pouvons délibérément et volontairement appeler cette Lumière blanche de Maheshwari sur nous. L'invocation du nom est une pratique reconnue.
Agenda du 10 juillet 1965
Et puis, tu sais, je l'ai toujours dit : les ennemis qui veulent vous faire peur ou qui veulent vous attrister ou qui veulent vous inquiéter, la seule chose à faire est de leur rire au nez, voilà. Se fâcher ? Ils sont contents, ils disent : « Il est fâché » – Non-non. Taper ? Ils échappent, ils sont comme d e la gélatine, ça ne touche pas. Mais quand on leur rit au nez, ça les embête beaucoup! C'est la seule chose : se ficher d'eux. Ce sont des histoires pour effrayer les bébés, pas pour nous.
Nous, nous vivons dans l'éternité.
Et je te dis (c'est l'état de conscience normal, naturel), il n'a pas fallu une minute la nuit dernière : il a fallu une seconde, brrf ! fini. Et alors je suis entrée dans une sorte de joie tranquille, comme cela, qui a duré trois heures sans interruption. Après, on a recommencé à travailler.
Mais avant de dormir, tu fais ça : tu imagines (tu imagines si tu ne le vois pas), tu imagines une lumière blanche. Ce n'est pas une lumière cristalline, note, ce n'est pas transparent : c'est blanc – c'est blanc-blanc, un blanc tout à fait éclatant, une lumière blanche qui a l'air solide. Tu l'imagines comme cela (et elle est comme cela, mais tu l'imagines) : une lumière blanche. C'est la lumière de la Création, comment s'appelle-t-elle ?... Maheshwari ? (Riant) La suprême Dame là-haut.
/image%2F7051723%2F20250802%2Fob_95701d_lumiere-blanche.png)
Oui, Maheshwari.
La lumière de Maheshwari. Mais il paraît que je l'avais toujours, parce que Mme Théon, quand elle m'a vue, c'est la première chose qu'elle m'ait dite ; elle n'a pas parlé de «Maheshwari» mais elle m'a dit : «Vous avez la lumière blanche» qui dissout automatiquement toutes les mauvaises volontés. Et ça, j'en ai fait l'expérience : j'ai vu des êtres qui tombaient en poussière.
Alors tu prends ça, tu imagines ça, et puis tu fais un cocon autour de toi – tu sais, comme les insectes se font leur cocon –, tu fais un cocon avant de t'endormir. Je le ferai ici, mais ton «imagination», c'est pour aider à ce que ce soit mieux adapté, ajusté. Tu fais un cocon, et puis quand tu es bien enveloppé de ce cocon blanc, que les ennemis ne peuvent pas traverser, tu te laisses aller au sommeil. Alors tout ce qui vient du dehors et d'une mauvaise volonté notoire ne peut pas passer. C'est sûr. Naturellement, il y a ce que l'on porte dans son subconscient... ça, il faut l'éliminer par sa propre volonté, petit à petit.
Mais cette Lumière, c'est tout-puissant, mon petit ! (S'adressant à Sujata :) Toi aussi, tu peux faire la même chose si tu as des ennemis la nuit.
(Sujata :) Je l'ai vue, tu sais, cette lumière blanche.
Eh bien, c'est très bien. Tu es une bonne voyante, forcément tu l'as vue. Mais moi, je l'ai vue, n'est-ce pas, comme si c'était la lumière de quelqu'un d'autre – c'est ma nature. Je m'en servais même avant de rencontrer Théon : je ne savais rien, n'est-ce pas, rien, mais je la voyais.
Et c'est Mme Théon qui m'a dit : «C'est votre lumière.» C'est Mme Théon qui a été la première à me dire ce que j'étais, ce qu'elle a vu : la couronne des douze perles sur ma tête. Et moi, j'en ai eu l'expérience, et après je pouvais m'en servir simplement à volonté : il suffisait que je fasse appel à ça. Et je la voyais comme je te vois, d'une façon tout à fait objective.
l'Agenda de Mère. Volume 6. 10 juillet 1965
Attention! To view this cite properly, please, enable JavaScript! How to do it Mère l'Agenda Volume 6 10 juillet 1965 (À propos d'une tuberculose "imbécile":) Tu vas bien?1 Pas trop. Où est-ce ...
https://aurobindoru.auromaa.org/workings/ma/agenda_06/1965-07-10-01_f.htm
Version texte et audio
Pour en savoir davantage sur Maheshwari, voir en particulier deux paragraphes (page 29 à 32 dans le PDF ci-dessous). Le premier est une présentation générale des 4 Personnalités de la Mère divine dans son travail pour la terre et le suivant est expressément consacré à Maheswari.
En conclusion, par rapport à la pauvreté des enseignements spirituels occidentaux sur ce que représente la Mère divine, dans La Mère, Sri Aurobindo nous donne un aperçu magistral de la richesse de la conception indienne.