3 méthodes pour le silence mental
Il n'y a rien de ce que le mental peut faire qui ne puisse être mieux fait dans l'immobilité du mental et la tranquillité libre de toute pensée.
Lorsque le mental est au repos, alors la Vérité a une chance de se faire entendre dans la pureté du silence.
Sri Aurobindo – L'Heure de dieu
/image%2F7051723%2F20250827%2Fob_e87411_silence-2.jpg)
Dans le silence est la plus grande réceptivité. Et c'est aussi dans un immobile silence que se fait la plus vaste action. Apprenons à être silencieux pour que le Seigneur puisse se servir de nous. (Quelques réponses de la Mère – Volume 1)
🌸
Silence ! Silence ! Silence ! C’est seulement dans le silence que quelque chose de grand peut être accompli. (Quelques réponses de la Mère – Volume 2 – 28 octobre 1962)
Avec les mots on peut parfois comprendre, mais c'est seulement dans le silence que l'on sait. (Paroles de la Mère – Volume 2)
Ce pouvoir de silence est une capacité et non une incapacité, une force et non une faiblesse. C'est une immobilité profonde et fructueuse. Quand le mental est tout à fait immobile comme une eau claire et lisse, sans mouvement, dans une pureté et une paix parfaites de tout l'être, quand l'âme transcende la pensée, alors le Moi, qui est la source et le dépassement de toutes les activités et de tous les devenirs, le Silence d'où tous les mots sont nés, l'Absolu dont toutes les relativités sont des reflets partiels, peut se manifester dans la pure essence de notre être. Seul, dans le silence complet, le Silence est entendu ; seul, dans une pure paix, l'Être se révèle. C'est pourquoi, pour nous, le nom de Cela est Silence et Paix. (Sri Aurobindo – La Synthèse des Yogas)
🌸
3 méthodes pour le silence mental
Si la difficulté pendant la méditation est l'intrusion de pensées de toutes sortes, ce n'est pas dû à des forces hostiles, mais à la nature ordinaire du mental humain. Tous les sâdhak rencontrent cette difficulté, et pour beaucoup elle dure fort longtemps.
Il y a plusieurs façons de s'en débarrasser.
L'une est de regarder les pensées, mais sans les approuver, d'observer la nature du mental humain telle que ces pensées la révèlent et de les laisser s'épuiser jusqu'à ce qu'elles s'arrêtent. Ce procédé est recommandé par Vivékânanda dans son Râdja-Yoga.
Un autre procédé consiste à regarder les pensées comme n'étant pas siennes, à devenir le Pourousha témoin qui se tient en arrière et refuse son assentiment. Les pensées sont considérées comme venant du dehors, de Prakriti, et on doit les sentir comme des passants qui traversent l'espace mental, avec lesquels on n'a pas de rapport et auxquels on ne prend aucun intérêt. De cette manière, il arrive généralement que le mental se divise en deux au bout d'un certain temps : une partie qui est le témoin mental et qui observe, tout en étant parfaitement tranquille et non dérangée, et l'autre qui est l'objet de l'observation : la partie Prakriti à travers laquelle les pensées passent ou vagabondent. Après cela, on peut se mettre à tranquilliser ou à réduire au silence cette partie Prakriti aussi.
Il y a une troisième méthode, active, par laquelle on s'efforce de voir d'où viennent les pensées, et l'on s'aperçoit qu'elles ne viennent pas du dedans mais d'en dehors de la tête, pour ainsi dire. Si l'on peut les détecter pendant qu'elles viennent, alors, avant même qu'elles n'entrent, on doit les rejeter complètement. Ce moyen est peut-être le plus difficile, et tout le monde ne peut pas le faire ; mais si l'on peut le faire, c'est le chemin le plus court et le plus puissant pour arriver au silence. (5)
5. Les Bases du Yoga, chapitre III. Traduction de la Mère.