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1934 ?

Je ne me suis pas trompé du tout. Votre être intérieur est tout à fait capable de poursuivre le yoga, et vos expériences l'ont abondamment prouvé. C'est votre être extérieur qui cause tous les problèmes et se défend farouchement contre le destin intérieur. Mais cela arrive à quantité de personnes, qui s'avèrent être de très bons yogis en fin de compte.

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2 janvier 1934

La seule cause de ces crises de désespoir, c'est que vous autorisez certains types de suggestions à s'emparer de vous au lieu de les rejeter, et une fois qu'elles sont entrées en vous, elles y font rage pendant un certain temps. Pourquoi, au lieu de leur céder et de le les entretenir, ne pas reconnaître qu'elles vont à l'encontre de votre but, que ce sont des choses qui se précipitent sur vous de l'extérieur, et refuser de leur offrir l'hospitalité – tout comme vous traiteriez maintenant une attitude fortement sexuelle ou une autre force perturbante ? C'est précisément parce que c'est quelque chose d'étranger à votre tempérament et à votre nature que vous devriez reconnaître cela comme une attaque ennemie et la repousser.

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26 janvier 1934

Le doute quant à la possibilité d'aide n'est guère rationnel, puisque toutes les preuves apportées par la vie, les expériences spirituelles du passé et l'expérience particulière de ceux, suffisamment nombreux, qui ont reçu l'aide de la Mère et de moi-même, s'opposent à l'idée qu'aucune aide intérieure ou spirituelle n'est possible d'une personne à l'autre, ou d'un Gourou à son disciple, ou de moi-même à mes disciples. 

Le mental physique doute de tout ce qu'il n'a pas lui-même expérimenté et même de ce dont il fait l'expérience, si celle-ci n'est plus là ou plus immédiatement tangible pour lui – le vital amène la suggestion de découragement et de désespoir pour renforcer le doute et empêcher la vision claire.

C'est donc une difficulté qui ne peut pas être combattue efficacement par la seule raison logique, mais plutôt par la claire perception que c'est un problème auto-créé – une formation auto-formée ou mentale, qui est devenue habituelle et doit être brisée afin que vous puissiez avoir un mental et un vital libres, libérés pour l'expérience.

Quant à l'aide, vous attendez une intervention divine pour détruire le doute, et celle-ci est possible, mais elle vient en général seulement quand l'être est prêt.

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11 février 1934

Quiconque a connu l'Ananda du Brahman ne peut que sourire à l'accusation de froideur ; il y a là un absolu d'extase immuable, une intensité concentrée de ravissement silencieux et inaliénable qu'il est impossible même de suggérer à quiconque n'a pas eu l'expérience. La Réalité éternelle n'est ni froide ni sèche, ni vide – vous pourriez tout aussi bien parler de froideur d'un soleil de plein été, de la sécheresse d'un océan ou du vide de la parfaite plénitude.

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13 mars 1934

Mais pourquoi être ébloui par une profusion d'expériences en tout genre ? Que valent-elles, après tout ? La qualité d'un sadhak ne dépend pas de cela : une grande réalisation spirituelle, directe et centrale, fera souvent un grand sadhak ou yogi – non une foule d'expériences yoguiques intermédiaires, ceci a été abondamment prouvé par des masses d'exemples, je m'abstiens de citer les noms.

Vous n'avez donc pas à comparer cette richesse à votre indigence. Vous ouvrir à la descente de la conscience supérieure (l'être véritable) est la seule chose nécessaire, et même si cela vient après un long effort et de nombreux échecs, c'est mieux qu'un galop effréné qui ne mène nulle part.

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13 mars 1934

Vous êtes passé à côté de mon allusion assez voilée à propos de la profusion "d'expériences en tout genre" et de la référence à la zone intermédiaire, que du moins je pense avoir faite. [...] Je ne dis pas que ces expériences n'ont jamais de valeur, mais elles sont si mélangées et embrouillées que si on court après elles sans aucun discernement elles finissent soit par vous induire en erreur – quelquefois de façon tragique – soit par fous faire entrer un confus nulle part. [...]

Ceci ne veut pas dire que toutes les expériences sont inutiles ou sans valeur. Il en existe des saines aussi bien que des douteuses ; il y a celles qui aident, dans la vraie ligne, parfois indices, parfois étapes sur le chemin de la réalisation, parfois substance et matière première de la réalisation. Celles-là, on les recherche naturellement et à juste titre, on les appelle, on s'efforce de les obtenir – ou au moins, on s'ouvre dans l'attente confiance qu'elles viendront tôt ou tard.   

[...]

Dans le yoga, il se produit deux catégories de choses – des réalisations et des expériences.

Les réalisations sont l'accueil et l'établissement dans la conscience des vérités fondamentales du Divin, de la Nature Supérieure ou Divine, de la conscience du monde et du jeu de ses forces, de notre propre moi et de la nature intérieure des chose, le pouvoir de ces choses grandissant en nous jusqu'à ce qu'elles fassent partie de notre vie et de notre existence intérieure. Comme, par exemple, la réalisation de la Présence Divine, la descente et l'instauration, dans la conscience, de la Paix, de la Lumière, de la Force, de l'Ananda supérieurs et leurs travail là – la réalisation de l'amour spirituel ou divin, la perception de notre être psychique, la découverte de notre être mental, de notre être vital, de notre être physique vrais, la réalisation de la conscience surmentale ou supramentale, la claire perception de la relation de toutes ces choses avec notre nature inférieure actuelle et leur action sur elle afin de la changer. La liste, bien sûr, peut-être infiniment plus longue.

Ces choses sont souvent appelées expériences lorsqu'elles viennent seulement par éclairs, bribes ou rares visites ; on ne parle de pleines réalisations que lorsqu'elles deviennent très réelles, fréquentes, continues ou normales.

Puis il y a les expériences qui aident ou conduisent vers la réalisation de choses spirituelles ou divines, amènent des ouvertures ou des avancées dans la sadhana, ou sont des soutiens sur le chemin. Des expériences au caractère symbolique, des visions, des contacts d'un genre ou d'un autre avec le Divin ou avec le fonctionnement de la Vérité supérieure, des choses telles que l'éveil de la Kundalini, l'ouverture des chakras, des messages, des intuitions, des percées de pouvoirs intérieures, etc.

La seule chose à laquelle il faut faire attention, c'est de s'assurer qu'elles sont authentiques et sincères, et cela dépend de notre propre sincérité – car si l'on n'est pas sincère, si l'on est davantage préoccupé par l'ego ou par le désir de d'être un grand yogi ou de devenir un surhomme que la rencontre du Divin ou l'acquisition de la conscience Divine qui nous permet de vivre dans ou avec le Divin, alors une foule d'impostures ou de mélanges surviennent, on est conduit dans les labyrinthes de la zone intermédiaire ou on tourne dans les sillons de ses propres formations. Voilà la vérité de toute l'affaire. 

[...]

23 mars 1934

Je soupçonne aussi la rétractation de Tagore d'avoir quelque chose à voir avec celle de romain Rolland – bien que ce soit en privé pour le moment, mais je m'attends à ce que, tôt ou tard, il écrive quelque part que vous êtes devenu un parfait introverti. Sur ce point, bien sûr, toute l'intelligentsia bengalie (telle qu'elle est) sera d'accord avec lui. Êtes-vous bouleversé par une aussi lugubre perspective ?

Je ne peux trouver aucun symptôme de bouleversement en moi, pas même un soupçon d'agitation, de tremblement ou de frémissement – tout semble tout à fait calme et droit, d'après ce que je peux percevoir. Et je ne trouve pas du tout la perspective lugubre – moins les gens attendent quelque chose de vous et vous ennuient avec leurs fausses idées et demandes, plus vous avez de chances d'arriver à faire quelque chose de véritable.

Il est étrange que ces intellectuels continuent de parler de création alors que tout ce qu'ils représentent est en train de sombrer dans le Néant sans qu'ils soient capables de lever le petit doigt pour le sauver. Que diable vont-ils créer et avec quel matériau ? Et à quoi cela servirait-il si un Hitler avec son gourdin ou un Mussolini avec son huile de ricin peuvent venir le lessiver ou le réduire en poussière en un instant ?

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24 mars 1934

Tant que de nouvelles valeurs spirituelles ne seront pas découvertes, aucune grande création n'est possible.

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24 mars 1934

Le premier pas, c'est un mental paisible – le silence est un pas de plus, mais la quiétude doit être là, et par mental paisible, j'entends une conscience mentale à l'intérieur qui voit les pensées lui arriver et se mouvoir, mais ne sent pas qu'elle est elle-même en train de penser ou qu'elle s'identifie avec les pensées ou les faits siennes. Les pensées, les mouvements du mental, peuvent la traverser comme des voyageurs qui surgissent d'ailleurs et passe dans un paysage silencieux – le mental paisible les observe ou ne cherche pas à les observer, mais ne devient pas actif ni ne perd sa quiétude.

Le silence est plus que la quiétude ; il peut être obtenu en bannissant toute pensée du mental intérieur, en les gardant tout à fait en dehors ; mais il vient plus facilement par une descente d'en haut – on le sent descendre, entrer et occuper la conscience personnelle ou l'entourer.

Quant au subconscient, il est plus facile de s'en occuper lorsque l'ouverture de la conscience à ce qui descend d'en haut est complète. On devient alors conscient du subconscient en tant que domaine séparé et on peut y faire descendre le Silence et tout ce qui vient d'en haut.

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