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13 juillet 1998

C'est très difficile d'être d'un autre monde tout en étant dans celui-ci. 

C'est un perpétuel déchirement.

C'est pour cela qu'ils partent tous.

Il faut que ça vienne ici.

*

Chaque année il y a 80 millions de plus d'"humains"...

C'est terrifiant.

*

Je ne sais pas si c'est un "déchirement", mais c'est une ÉMOTION si intense, presque insupportable, comme des siècles  dans un instant, comme tous les hommes dans une seconde.

🌸

19 juillet 1998

(ces visas...)

Toi, Seigneur, Tu sais,Tu sais et Tu fais.

Quoi que ce soit, c'est pour arriver à ton But.

🌸

28 juillet 1998

On (X) m'a donné ces sonates de Beethoven que je n'ai pas entendues depuis... plus de cinquante ans, et je retrouve chaque note.

Ça vibre perpétuellement en moi.

Il y a une mémoire indestructible et des siècles indestructibles, avec leur pire et leur plus sublime.

Il faut choisir la bonne Mémoire – alors C'est là.

Je suis perpétuellement à la recherche, ou à l'écoute, de cette Note-là.

La mémoire est Musique.

Même la plante est mémoire de Soleil.

Une Musique a composé cette Matière oublieuse.

Je suis à la recherche de cette Musique-là.

Celle qui réveillera ces atomes et ces cellules à leur Soleil de toujours.

🌸

28 juillet 1998

[...]

...Donc, j'ai l'impression qu'elle était là, assise, et qu'elle veillait sur nous deux. 

Oui, dans son cœur on le sait, n'est-ce pas, dans son cœur et dans conscience, on sait.

Oui, mon Doux, oui.

On sait, mais la matière on ne sait pas. On sait sans savoir.

Oui, on sait.

Mais ça fait du bien de le savoir quelquefois. Ah oui.

Non, j'ai l'impression qu'elle veille sur nous très tendrement.

Oh ! sûrement, ma Douce.

Et, comment dire, elle reste vigilante. Elle veille sur nous.

Ah ! on voudrait tellement que toute leur peine, n'est-ce pas, tout leur fabuleux travail suprême puisse, puisse entrer dans cette Terre.

🌸

30 juillet 1998

"Les aventures de la beauté future."

[...]

On aimerait, on aimerait écrire de la beauté future.

Oui, Mère disait : c'est à vous que Mère a dit, n'est-ce pas, c'est un conte de fées  pour Sri Aurobindo.

[...]

La science de la beauté divine.

J'ai toujours aimé la beauté. La beauté pour moi, c'est le vaste, c'est la musique. Et puis ce qu'Ils veulent.

On aimerait, on aimerait écrire de la beauté future.

Oui, surtout, il n'y a pas de limites.

C'est ça, qu'on laisse venir ce qu'Ils veulent. Oh, j'aimerais ! Mais je ne veux plus écrire la vieille vie qui se débat pour trouver, tu comprends ?

[...]

Cette vieille mort qui se débat pour vivre. Que ce soit la vie vraie, quoi.

Sri Aurobindo disait :

Vie

Miracle mystique, fille du Délice,

Vie, toi la ravissante,

Que la courbe de ton vol

Soit l'éternité.

Life, Sri Aurobindo, Collected Peems [N.D.É.]

[...]

Pris d'une émotion physique qui... (ému) divine ! Et on sent que là ça peut tout, c'est tout. C'est tout.

Et puis ça chante et ça danse. Et puis c'est tout. Et puis ça n'a pas de fin. C'est de la beauté qui s'exprime.

[...]

Je comprends si profondément, comme si j'avais vécu, ces Bâuls ou ces je-ne-sais-pas, qui s'en vont nus et qui dansent et qui chantent sur les routes, ça, je comprends comme si je l'avais vécu.

Nus, simples, avec une ektara* ils chantent, ils dansent et ils vont, et il n'y a pas de bout à leur chemin.

* Instrument de musique à une seule corde, fait d'un manche de bambou et d'une calebasse. [N.D.É.]

J'ai dû avoir beaucoup de sortes de vies. Mais j'ai l'impression que dans mes pires malheurs, j'ai toujours voulu extraire autre chose, que c'était là pour faire crier autre chose, faire chanter autre chose.

C'est-à-dire que vous n'avez jamais accepté la limite d'un genre de vie particulier.

Jamais.

🌸

2 août 1998

Cette nuit, j'ai vu Sri Aurobindo d'une étrange façon, devant moi. C'était exactement comme sa photo sur ma cheminée; mais près de moi, toute lumineuse, mais je me suis aperçu tout d'un coup qu'au lieu d'avoir les deux bras appuyés sur son fauteuil, sa main droite était perchée, étendue, d'une étrange façon, comme s'il prenait ou empoignait quelque chose, les doigts écartés et comme des "griffes", si j'ose dire, comme quand on va prendre ou saisir ou empoigner quelque chose. C'est cela qui m'a réveillé.

Est-ce qu'il va empoigner l'Inde et la Terre ?

Tout est aussi grave que possible.

Je me souviens de ma vision : "Il va y avoir un accident." (C'était le 6 juin).

🌸

6 septembre 1998

Qu'est-ce qu'il y a à dire ?

On me comble.

*

Si la terre connaissait ce Comble-là...

Ils ne supporteraient pas, ils penseraient qu'ils vont mourir et que c'est la fin de tout. Et c'est le Commencement Merveilleux...

*

Soir

C'est évidemment une Puissance à écraser une montagne... Ça peut tout, même vous faire supporter l'impossible.

Il faut endurer – et durer.

C'est-à-dire qu'il n'y a plus qu'UNE Loi.

🌸

7 septembre 1998

Il y a des Notes Divines qui chantent dans mon âme, et je suis un malheureux scribe déchiré de ne pouvoir dire et dire et chanter pour la Terre.

Celui que je comprends le mieux au monde, c'est Beethoven, comme quand j'avais quinze ans. Celui qui parle le mieux à mon coeur, maintenant, ce sont les chants bengalis de Tagore...

Mais cela n'a pas la même ampleur.

C'est une Immensité de Musique dont j'ai besoin.

finalement, c'est Toi qui chantes dans mon cœur.

(avec un petit accompagnement de ma Douce.

*

[...]

Quand il n'y aura plus RIEN, quelques "têtes" de Matière émergeront droit au milieu du rien...

🌸

11 septembre 1998

Je ne dirai jamais assez tout le bien que le mal m'a fait. 

*

Et puis on s'aperçoit qu'il y eu toujours UN.

🌸

13 septembre 1998

Ce matin, juste avant de me réveiller, j'étais comme dans ma salle de bains, et il y avait un gros robinet (beaucoup plus gros que ceux de ma salle de bains), grand ouvert avec une coulée très forte, et je voulais l'arrêter. Je mettais toutes mes forces pour fermer ce gros robinet (c'est cela qui m'a réveillé !) et je n'y arrivais pas, et je craignais que mon "bain" allait être froid (!). Une coulée inarrêtable. C'est tout à fait cela. Mère disait, je me souviens, "rien de pourra l'arrêter, sauf : accident.*"

*Voir L'Agenda de Mère, tome 12, le 4 décembre 1971. [N.D.É.]

Cette nouvelle conscience a une façon si matérielle, concrète, de vous faire voir l'état des choses.

🌸

24 septembre 1998

(d'après un chant de Tagore)

Sans nous ; qu'est-ce que leSeigneur aurait à aimer, seul dans son paradis !...

*

C'est pourquoi Il a fait ces millions de créatures... pour avoir la joie d'aimer... innombrablement. C'est Lui qui aime Lui.

Mais qui s'aperçoit de sa joie et de son amour ? qui appelle ? qui s'aperçoit de Lui qui est eux-mêmes.

Ils aiment mieux les dieux crucifiés, et les paradis de la Mort.

🌸

28 septembre 1998

Tant de voix désespérantes...

MAIS

Si Ça entre dans ma terre

Ça entre dans la Terre.

🌸

14 octobre 1998

Ce n'est pas donner sa vie qui compte, c'est donner sa mort. 

On "donne sa vie", et la mort continue. Il ne faut plus de mort, il ne faut plus ce Système-là.

*

Il faut donner ce qui fait la mort. C'est beaucoup plus difficile et minutieux, détaillé.

🌸

15 octobre 1998

Dans une seule note de Beethoven je trouve plus de réalité que dans tous leurs exploits interspatiaux et génétiques – toute leur science de Mort.

Beethoven vit.

Et tous les dieux de leurs religions sont des dieux de la Mort.

Et ce qui écrase mon corps est plus réel que toute leur vie respirante et galopante.

*

Le corps gémit et peine, mais il SAIT.

Il sait c'est la mort de la Mort.

🌸

17 octobre 1998

Chaque respiration est comme un coup de boutoir dans le corps.

*

Mais oui ! on enfonce la Forteresse terrestre.

(en tout cas, c'est ce que je me dis pour me "consoler" ou m'encourager.)

*

C'est peut-être la forteresse moyenâgeuse que j'ai vue en 1946...

En puis la Liberté.

Sur le dos du Cheval Blanc.

*

La première vision de ma vie...

Il faut du temps pour arriver au FAIT.

Mais quelle Grâce fabuleuse m'a conduit à travers tout.

🌸

21 octobre 1998

Dans Savitri : "Le tourment cosmique (entre) jusqu'au fond de lui-même*"... [de son être]

(c'est ce que j'ai traduit ce matin).

*"...Shall bring the cosmic anguish into his dephts..."

Savitri, Sri Aurobindo, Livre VI, Chant II [N.D.É.]

🌸

22 octobre 1998

Les hommes pleurent et souffrent de ne pas Te connaître.

*

On ne peut savoir de cesse que tout soit Ça, que tout cette Terre soit Ça – ce qu'elle est.

*

Indian Express, 22 octobre

New Delhi, 21 octobre

Salope

Sonia proteste...

Sonia Gandhi, présidente du parti du Congrès, a exprimé aujourd'hui de sérieuses appréhensions au sujet des réformes qui ont été proposées dans le système éducatif. Elle a déclaré au Premier ministre A.B. Vajpayee que son parti s'opposerait à tout changement destiné à renverser le consensus actuel sur la politique de l'éducation.

Dans une lettre rédigée en termes clairs au Premier ministre, elle disait que la manœuvre de refonte des programmes d'enseignement pour les "indianiser, les nationaliser et les spiritualiser" était une tentative pour imposer à une jeunesse vulnérable un concept "biaisé et faux" de la nationalité. 

*

22 octobre : Un Jour Noir pour l'Inde. La déclaration de cette Garce :

pas de spiritualité en Inde.

pas d'indianisation de l'Inde.

🌸

11 novembre 1998

Les Américains déclencheront leur propre destruction – comme Hitler.

🌸

15 novembre 1998

(il y a... 55 ans aujourd'hui) j'avais 20 ans.

Une très étrange vision ce matin juste avant de me réveiller... quel que soit le sens de cette vision, je dis : au bout de Tout, il y a je T'AIME.

On dirait que je suis né sous le signe d'une Tragédie et de la Mort – et peut-être (sans doute) est-ce cela que je dois défaire par ma vie et par mes actes. J'avais 20 ans...

Oui, Seigneur, que je Te donne tout, et ma vie et ma mort.

*

Je comprends très intimement Beethoven. Il doit être de cette race-là. (Je ne connais rien de plus émouvant que son concerto en Ré majeur pour violon et orchestre.)

17 novembre 1998

[...]

Oui, que cette œuvre... que cette œuvre s'accomplisse, n'est-ce pas, ce qu'Ils ont fait. Que ça n'aille pas se perdre dans un samadhi, avec des pèlerins qui viennent faire leur pranam, n'est-ce pas. Que ça vive.

Ce n'est pas l'affaire d'un ashram.

Oh non !

Ce qu'Ils ont fait, que ça vive, que ça pousse, que ça soit, quoi.

Oui, oui, dans le monde entier, pas dans un lieu.

Mais oui, dans la Terre, pas dans un lieu...

...Particulier. Mais une question m'est revenue plusieurs fois. Précisément vous parlez de pèlerins, n'est-ce pas.

Oui.

Comme Ils ont vécu si longtemps dans cet endroit – Sri Aurobindo et Mère, n'est-ce pas –, ils ont pris l'air cet endroit, leur corps étaient dans cette atmosphère. Il sortait, Sri Aurobindo, au début, il est beaucoup sorti, il marchait, et Mère, on connaît. Alors est-ce qu''ils n'ont pas laissé une empreinte dans l'air de ce lieu ? Et puis, leurs corps mortels sont là.

Oui, c'est vrai.

Alors, est-ce qu'il n'y a pas dans cet air quelque chose précisément qui attire les pèlerins ? 

Oui, mais ça c'est une autre chose, n'est-ce pas, c'est sûrement...

Je ne parle pas de l'Ashram, non, je parle de Sri Aurobindo et de Mère et leur empreinte.

Oui, ça sûrement c'est là, il n'y a aucun doute, c'est là et c'est englouti.

Oui, oui, mais...

Mais c'est là, on ne peut pas enlever une empreinte pareille, et c'est ce qui fait probablement que des pèlerins viennent.

Oui, évidemment, rien à faire avec l'Ashram tel que c'est maintenant, pas du tout, mais...

Oui, bien sûr, oui les pèlerins sont attirés parce que ce sont des Indiens et tout de même il y a une perception.

Non seulement les Indiens, il y a des Occidentaux aussi.

Oui, il y a quelque chose là, qui est là.

[...]

Comme Vivékananda, son but n'était pas qu'on vienne faire des pranam sur... Il voulait que l'Inde soit l'Inde. Bon, et c'est ça qui compte. C'est très bon pour les pèlerins de Râmakrishna et de Vivékananda, tout ça c'est très bien, mais ce qu'il faut c'est incarner ce que c'est, ce que ces êtres voulaient, ce qu'Ils représentaient. Oui, ce qu'ils ont voulu mettre dans la Terre.

Sri Aurobindo n'a pas cessé de point out [faire observer] ça, vous savez.

Ah oui.

Il a dit que la mission, si c'est devenu cristallisé, ça ne bouge plus.

Eh bien oui, ça ne bouge plus, alors il faut des êtres qui.

Qui font bouger.

Qui suivent, qui suivent.

Qui suivent.

Et qui suivent : étant donné Sri Aurobindo et Mère, ce n'est plus du tout une affaire de discours et d'aller convertir des gens, etc. Non, pas du tout. Ce qu'il faut c'est mettre dans la matière, dans un corps. Et quand je dis un corps, ça ne veut pas dire un individu, c'est un corps qui est comme le corps de la Terre.

Oui.

(silence)

Oh non ! il  n'y a pas d'individu là-dedans, du tout, comme dit Mère ; l'individu c'est un tuyau, c'est tout.

Mais encore, il faut que le tuyau soit suffisamment fort pour ne pas craquer sous la pression.

🌸

14 décembre 1998

[...]

Il était question de nourriture, et il était question d'arrêter la nourriture.

[...]

Et alors je me suis souvenu de mes propres paroles, je lui ai dit : "Oui, arrêter la nourriture mais je ne veux pas que ce soit une décision mentale." Et elle disait oui. "Je ne veux pas que ce soit une décision mentale" : pas qu'on pense et puis on arrête.

🌸

Dans la nuit du 16 au 17 décembre 1998

Les Américains laissent tomber des centaines de "missiles" sur l'Irak – Hitler et Goebbels sont là, bien transmigrés.

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20 décembre 1998

All India radio, 21 heures, 20 décembre

Au moins 500 millions de dollars ont été dépensés par les États-Unis en quatre jours de bombardements en Irak.

🌸

29 décembre 1998

Vu, juste avant de me réveiller : je hissais la voile d'un très grand et vieux voilier, une énorme voile que je voyais toute gonflée de vent, et j'allais chercher très haut la drisse de cette grande voile, comme si j'étais tout petit là-dedans (d'ailleurs, je me voyais seul), je m'étirais et tendais tout mon corps pour aller attraper le taquet de cette drisse qui était très haute sur le mât par rapport à ma taille. Cela me semblait un très vieux voilier comme d'antan, mais si beau, bien que je le vis pas tout entier mais seulement cette énorme voile toute gonflée de vent que je hissais.

*

Je me suis réveillé tout plein d'une Énergie, comme une Énergie nouvelle.

Une Énergie qui est comme faite de Joie.

Un sentiment de... la Victoire de Mère et de Sri Aurobindo... après un long périple des âges.

*

C'était une voile carrée (aurique) gigantesque, je ne voyais même pas la vergue d'en haut qui la tenait. J'étais dans mon effort, tout petit, pour hisser cette énorme voile gonflée de vent.

Mère m'avait donné autrefois (en 63, 30ctobre*) un voilier comme cela, en me disant : "Un jour, on arrivera peut-être au port."

* Date anniversaire de Satprem [N.D.É.]

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