Destinée spirituelle de la France (1)
"Avec la qualité intellectuelle de la France, la qualité de son esprit, le jour où elle sera vraiment touchée spirituellement (elle n'a jamais été touchée spirituellement), le jour où elle sera touchée spirituellement, ce sera quelque chose d'exceptionnel.
Sri Aurobindo aimait beaucoup la France. Je suis née là-bas – il y a certainement une raison. Pour moi, je sais très bien : c'était la nécessité de la culture, de l'esprit clair, précis ; du raffinement de la pensée, du goût, et de la clarté d'esprit – il n'y a pas de pays au monde comme cela. Il n'y en a pas. Et Sri Aurobindo aimait la France à cause de cela aussi, beaucoup-beaucoup. Il disait que pendant toute sa vie en Angleterre, il aimait beaucoup plus la France que l'Angleterre !
Il y a une raison.. On verra."
(Agenda du 3 juillet 1963)
🌸
Introduction
Cette extraordinaire parole prophétique de Mère nous invite à nous demander ce que nous pouvons faire pour participer à ce mouvent de spiritualisation de la France. C'est à cette délicate question que je vais m'atteler en proposant quelques pistes. La première d'entre elles concerne la découverte des plans de conscience au-dessus de notre mental ordinaire.
En effet, nombre de personnalités influentes dans les médias citoyens ont une vision très lucide sur la situation actuelle, dans son ensemble ou sur un sujet qu'ils maîtrisent particulièrement bien. Et ces analystes pour la plupart souvent brillant intellectuellement, illustrant merveilleusement la belle maxime de Nicolas Boileau ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément, semblent pourtant enfermés dans leur mental intellectuel, aussi clair et lumineux soit-il, et incapables de relier les événements du monde à une dimension authentiquement spirituelle.
Rien n’est plus obscur pour l’humanité, moins accessible à son entendement, que sa propre vie commune et collective, tant dans la force qui la meut que dans la perception du but vers lequel elle se meut. La sociologie ne nous aide pas ; elle nous donne seulement un récit général du passé et un énoncé des conditions extérieures dans lesquelles les communautés ont pu survivre. L’histoire ne nous enseigne rien ; c’est un torrent confus d’événements et de personnalités, un kaléidoscope d’institutions changeantes. Nous ne saisissons pas le sens vrai de tous ces changements et de ce flot continuel de vie humaine dans les artères du Temps. Ce que nous percevons, ce sont des phénomènes qui passent et repassent, des généralisations faciles, des idées partielles. Nous parlons de démocratie, d’aristocratie et d’autocratie, de collectivisme et d’individualisme, d’impérialisme et de nationalisme, de l’État et de la Commune, du capitalisme et du socialisme ; nous avançons des généralisations hâtives et fabriquons des systèmes absolus, proclamés péremptoirement aujourd’hui et abandonnés par force demain ; nous épousons des causes et des enthousiasmes, dont le triomphe se change vite en désenchantement, puis nous les laissons pour d’autres, peut-être ceux-là mêmes que nous avions eu tant de mal à abattre. Pendant un siècle entier, l’humanité a soif de liberté, se bat pour elle et la conquiert au prix amer d’un dur labeur et de larmes et de sang ; le siècle qui en jouit sans avoir lutté pour elle, s’en détourne comme d’une illusion puérile, prêt à renoncer à cet avantage déprécié si tel doit être le prix de quelque bien nouveau. Ceci vient de ce que notre pensée et notre action sont tout entières à fleur de peau, empiriques quand il s’agit de notre vie collective ; elles ne cherchent pas, elles ne se fondent pas sur une connaissance solide, profonde, complète. La morale à tirer n’est point de la vanité de la vie humaine et de ses ardeurs, ses enthousiasmes ni des idéaux qu’elle poursuit, mais de la nécessité d’une recherche plus sage, plus large, plus patiente, pour trouver sa vraie loi et son vrai but.
Sri Aurobindo – L’Idéal de l’unité humaine – chapitre 1
D'érudits penseurs insistent sur l'aspect historique, économique, démographique, sociologique, scientifique, politique, géopolitique de tel et tel problème et aussi pertinents qu'ils soient, il manque toujours la profondeur spirituelle qui seule, apparemment, seraient capable d'unifier tous les points de vue.
À la rigueur il est question de sociétés secrètes, de rituels divers et variés pour manipuler l'opinion publique, etc. mais ceci a très peu à voir avec la spiritualité, c'est de l'occultisme.
À la rigueur, il est question de l'Apocalypse, et ce n'est pas tout à fait faux en ce sens qu'objectivement le christianisme semble être l'objet d'attaques particulièrement focalisées et qu'effectivement nous voyons proliférer les symboles sataniques. Mais cela reste encore le point de vue d'une religion particulière et ne revêt pas le caractère spirituel universel dont il est probablement question dans la citation de Mère.
Les plans de conscience
Ma première hypothèse est celle des plans de conscience et en effet, si en dessous de notre conscience de surface, il y a les immenses champs de la subconscience et de l’inconscience, de même il y a au-dessus les champs infinis de la supraconscience avec le mental supérieur, le mental illuminé, le mental intuitif, le surmental, la fameuse conscience supramentale dont parle Sri Aurobindo et que les rishis védiques appelaient la conscience-de-vérité et que Mère appelait parfois la conscience d’harmonie. Et encore au-dessus, la trinité hindoue, Sat-Chit-Ananda, Existence-Conscience-Béatitude, pour reprendre la terminologie indienne. Cela pourrait rejoindre la pensée chinoise du taôisme qui dit que le Tao engendra le un, le un engendra le deux, le deux engendra le trois et le trois engendra les 10 000 êtres (la manifestation, la création).
Sri Aurobindo nous dit que Sat-Chit-Ananda est le plus haut plan de conscience que nous pouvons atteindre dans un corps incarné et rappelle la vision védique de l'échelle des mondes avec en bas, le monde que nous connaissons, la Matière, le Vital, le Mental, au milieu, le monde solaire, le monde de vérité, le monde supramental qui sert de liaison, et au dessus, les mondes divins d'Ananda, la joie pure, de Chit (la conscience pure), et de Sat (l'Existence pure).
Sri Aurobindo a magistralement décrit chaque plan de conscience avec ses caractéristiques, son mode de fonctionnement, ses interactions avec les autres plans, sa place et son rôle dans l’évolution et la transformation de la conscience humaine, etc. C’est d’une incroyable richesse et chaque paragraphe offre une densité d’information et de connaissance incomparable. Nous pouvons approfondir ce sujet notamment dans le chapitre L'Ascension vers le Supramental de L'Évolution spirituelle qui reprend les 6 derniers chapitres de La vie divine. Le sujet est vaste et complexe ; partir d'un exemple aussi simple que possible permettra de nous faire une première idée approximative.
Si nous observons un phénomène et cherchons à le comprendre au niveau de notre mental ordinaire nous ne voyons généralement qu’un seul point de vue, nous regardons la chose sous un seul angle. Au niveau du mental supérieur notre vision commence à s'élargir et à s'arrondir et nous commençons à voir de façon simultanée plusieurs points de vue du phénomène. Plus haut, avec le mental illuminé nous n'avons plus besoin des mots pour exprimer nos pensées : une couleur, un son, une forme géométrique, une vibration… et les choses sont transmises. C'est peut-être pour cela que la Mère a pu dire que pour développer complètement son mental il nous fallait étudier la science des sons, la science des couleurs, la science des formes, la science des nombres.
Jusqu'à ce plan-là, nous regardons encore les choses de l’extérieur, d’un point de vue ou de toutes sortes de point de vue. Avec les capacités du mental intuitif quelque chose de tout à fait exceptionnel se produit : nous pénétrons au cœur de la chose et, relié à l’essence de la chose, nous la comprenons directement, totalement, intégralement, à partir de l’intérieur. À ce niveau de conscience-là, la connaissance devient directe et spontanée, et n’est plus du tout l’effort laborieux qui est le nôtre actuellement pour apprendre quelque chose, connaître quelque chose.
Si seulement les hommes entrevoyaient les jouissances infinies, les forces parfaites, les horizons lumineux de connaissance spontanée, les calmes étendues de notre être qui nous attendent sur les pistes que notre évolution animale n’a pas encore conquises, ils quitteraient tout et n’auraient de cesse qu’ils n’aient gagné ces trésors. Mais le chemin est étroit, les portes sont difficiles à forcer, et la peur, le doute, le scepticisme sont là, tentacules de la Nature pour nous interdire de détourner nos pas des pâtures ordinaires.
Sri Aurobindo – Pensées et Aphorismes – Aphorisme 5
Dans la terminologie de Sri Aurobindo-Mère cette connaissance spontanée est appelée connaissance par identité. Notons que ce plan de conscience où la connaissance est spontanée est connu dans le yoga depuis la nuit des temps sous le nom de Vijnana Kosha ou enveloppe de connaissance ou corps causal. Il est utile aussi de faire remarquer que cette sorte de connaissance n’a rien à voir avec l’érudition ou l’accumulation de connaissances. Lorsque l’être humain y vivra nous dit Sri Aurobindo, il « sera en mesure de faire descendre entièrement dans son existence terrestre la plénitude de la conscience spirituelle infinie ».
À noter aussi que selon Sri Aurobindo-Mère, la nouvelle humanité, l’humanité future, établira son centre de conscience au niveau du mental intuitif, ce qui serait déjà un changement de conscience CONSIDÉRABLE par rapport à notre conscience actuelle. En effet, lorsque nous sommes traversés par une intuition et que nous nous écrions bon sang mais c’est bien sûr, nous savons de façon directe que nous devons prendre tel chemin et non tel autre, que le magasin sera ouvert ou fermé, qu’un tel va nous appeler au téléphone… Nous n’avons pas besoin d’étudier, de peser le pour et le contre, le savoir est immédiat. Mais ces intuitions généralement fulgurantes ne durent qu’une seconde et il ne nous en arrive que quelques-unes de temps en temps. Imaginions que notre mental soit établit de façon stable et permanente au niveau de cette conscience intuitive, ce serait tellement prodigieux que nous avons du mal à imaginer ce que pourrait devenir la vie humaine.
Déjà, nous pouvons supposer que tout le système éducatif traditionnel deviendra caduque et tous les processus d’apprentissages seraient complètement bouleversés. Et puisque nous aurions un accès direct à l’essence des choses, à la vérité essentielle des choses, plus rien ni personne ne devrait pouvoir nous tromper, nous manipuler. Cela laisse songeur sur les fantastiques conséquences que cela laisse entrevoir dans chaque domaine de la vie… que ce changement de conscience entre notre conscience ordinaire et cette conscience intuitive.
Mère a parlé quelque part, d’un moment où l’humanité sera très heureuse, très satisfaite d’elle-même, se sentant accomplie, et se sentant très supérieure d’avoir ainsi accédé à une conscience si extraordinaire. Très peu ajoute Mère, comprendront comment cela a pu se réaliser et ne feront pas le lien avec l’immense travail de préparation qu’il y a eu dans la conscience collective. Et très satisfaits, très peu auront le feu de l’aspiration pour en demander davantage et aller plus haut et plus profond.
Notons qu’à chaque plan, non seulement les capacités du plan précédent sont développées, purifiées, élargies, mais des capacités nouvelles apparaissent, avec une perception-vision-compréhension des choses complètement nouvelles. Sri Aurobindo-Mère en parlent, à chaque fois comme d’un renversement. D’ailleurs, à titre informatif, c’est la raison pour laquelle Sri Aurobindo changea complètement 4 fois sa vision du monde réécrivit 12 fois Savitri, sa grand épopée, chaque fois à partir d’un plan de conscience plus élevé.
Ainsi, au niveau du mental intuitif nous sommes donc reliés avec l’essence de la chose, à sa vérité vraie, et c’est déjà tout à fait exceptionnel. Mais avec Sri Aurobindo, c’est toujours plus haut, toujours plus profond, toujours plus vaste… et ainsi, encore plus haut, il y a ce plan de conscience qu’il a appelé le surmental. Ce plan correspond aux monde des dieux des différentes traditions et nous ouvre à l’universel, à la conscience cosmique. À ce niveau-là, nous sommes capables non seulement de nous relier à l’essence de la chose que nous observons, mais aussi de la replacer dans son contexte universel. Non seulement nous voyons ce qu’elle est en sa vérité (en quelque sorte toute seule) dans son essence, mais nous voyons aussi sa place dans le jeu universel.
Chose étonnante, jusque-là, nous sommes encore dans le mental. Le surmental étant le sommet des possibilités mentales, des facultés mentales, de la conscience mentale. C’est un très très haut niveau de conscience. Alors, quand nous entendons le discours spiritualiste ambiant qu'il conviendrait d'abandonner le mental, nous devrions, je crois, nous montrer prudent. Ces gens ne savent pas ce qu’ils disent. Ainsi il est de nos jours il est beaucoup question de développer son intuition mais peu savent ou comprennent que l’intuition appartient encore au monde mental et en ont une compréhension très limitée. Évidemment, si l’on n’étudie pas, on ne peut pas le savoir.
Au sommet du surmental, un autre changement radical se produit. Je n’ai pas très bien compris. Cela semble être une sorte de néant, un nirvana, un espace vide, une zone qui donne l’impression que c’est finit, qu’il n’y a plus rien. Mais ce n’est qu’une impression et cette zone-là aussi est traversable et au-delà… il y a ce que Sri Aurobindo a appelé la conscience supramentale, que les anciens rishis védiques appelaient la conscience-de-vérité et que Mère appelait parfois la conscience d’harmonie.
Harmonie pour une raison assez simple à comprendre d’ailleurs. À expérimenter, c’est une autre paire histoire. Au niveau du surmental nous voyons la chose dans la vérité de son essence avec sa place dans le jeu des forces universelles. Mais nous n’avons pas, à ce niveau, la capacité d’harmoniser, ces forces universelles. Au niveau surmental, nous voyons, percevons les forces universelles, mais ces forces peuvent encore être en conflits. D’ailleurs, dans les différentes mythologies du monde, ce monde des dieux est rempli de conflits, souvent terribles et terrifiants.
Au niveau supramental, la perception change radicalement, et le pouvoir, et nous avons la capacité d’harmoniser les choses. D’ailleurs, l’une des conséquences progressives de la transformation supramentale est de dissoudre les dualités qui oppressent l’humanité. C’est vraiment une conscience d’unité ou tous les contraires se retrouvent, s’unissent, s’harmonisent, fusionnent et créent… autre chose.
Par essence, le Supramental est une conscience-de-vérité, une conscience à jamais libre de l'Ignorance qui forme la base de notre existence naturelle ou évolutive présente à partir de laquelle la nature en nous s'efforce de parvenir à la connaissance de soi et à la connaissance du monde, à la conscience vraie et à l'utilisation vraie de notre existence en cet univers. Parce que le Supramental est une conscience-de-vérité, cette connaissance est innée en lui et ce pouvoir d'existence vraie est spontané : sa marche est droite, il peut aller directement à son but, son champ est large et peut même devenir illimité. Car sa nature même est la connaissance ; il n'a pas besoin d'acquérir la connaissance : il la possède de plein droit.
Sri Aurobindo – La Manifestation supramentale
Sri Aurobindo-Mère ont réalisé quelque chose de tout à fait exceptionnel. En effet, cette conscience-de-vérité a toujours existé, puisqu’il y a des milliers d’années, les rishis védiques en ont abondamment parlé. Mais elle était en quelque sorte, presque inaccessible, ou accessible seulement aux athlètes spirituels, aux supers méditants etc.
Sri Aurobindo-Mère ont fait descendre et ANCRÉ cette conscience supramentale au cœur de la conscience matérielle, dans la conscience terrestre, presque nous pourrions dire dans la SUBSTANCE TERRESTRE, comme un nouveau Principe à l’œuvre. Et précisément, cet évènement s’est produit le 29 février 1956. C’est à dire, qu’il n’y a plus besoin de faire cette laborieuse ascension de la conscience à travers tous les plans. Désormais, cette conscience est désormais accessible, dans le corps, sur le plan matériel, de la substance corporelle, dans la vie ordinaire. Des dizaines et des dizaines de paroles de Mère attestent que le Principe supramental est désormais présent sur terre, agissant en permanence, infusant constamment de façon infinitésimale la conscience terrestre, la conscience universelle. Elle appelait cela le phénomène de perméation et a plusieurs fois parlé de ce nouveau ferment incorporé à la conscience terrestre, et qu’il allait faire lever toute la pâte.
En quelques sortes, ils ont établi la jonction entre la conscience la plus haute et la conscience la plus basse. Et maintenant que la jonction est faite, établie, c’est finit. Ce n’est qu’une question de temps, de patience, de persévérance, d’endurance. Le Principe supramental continuera d’agir et de transformer progressivement la terre toute entière. Ils ont parlé de quelques siècles. À l’échelle d’une vie, c’est peut-être long mais à l’échelle de l’évolution humaine c’est très court.
Lorsque le Principe mental est apparu, il est certainement passé inaperçu, c’était à peine un balbutiement de pensée qui se mettait à concevoir… des plans sur la comète. Et pourtant, quelques siècles plus tard, avec le recul, nous voyons l’immense travail accompli par le mental. De même, ce principe Supramental est inaperçu de la plupart, et pour beaucoup hélas, tant qu’il n’y a pas le label scientifique qui estampille les choses, cela n’a pas de réalité. C’est dommage mais les croyances des uns et des autres n’ont aucune importance. À un disciple qui demandait à Sri Aurobindo d’écrire quelque chose sur ce Supramental que les gens trouvent si difficile à comprendre, Sri Aurobindo répondit : À quoi cela sert-il ? Qu’est-ce que les gens comprendraient ? En outre, le travail actuel est de faire descendre le Supramental et de l’établir, non de l’expliquer. S’il s’établit, il s’expliquera de lui-même – s’il ne s’explique pas, il ne sert à rien de l’expliquer. J’ai dit certaines choses à ce sujet dans les écrits passés, mais sans parvenir à éclairer qui que ce soit. Alors pourquoi répéter la tentative ?
C’était le 8 octobre 1935, et 21 ans d’efforts plus tard, le Supramental s’est établit, la jonction s'est faite et le 24 avril 1956 Mère nous confirme que...
La manifestation du Supramental sur la terre n'est plus seulement une promesse, mais un fait vivant, une réalité. Il est à l’œuvre maintenant, ici-bas, et un jour viendra où le plus aveugle, le plus inconscient, même le plus volontairement ignorant, sera obligé de le reconnaître.
Conclusion
Savoir qu'il existe, au-dessus de notre tête, au-dessus de notre mental ordinaire, des plans de conscience plus élevés peut nous aider à nous y ouvrir. Ceci dit, cela seul ne répond pas suffisamment à la question du comment et il apparaît nécessaire aussi d'envisager un autre aspect de la question. Cela sera l'objet de l'article suivant.