Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Je voudrais reparler de ma rencontrer avec Sandrine qui m'a fait découvrir Le Mental des cellules de Satprem car il en est peut-être qui ne connaisse pas encore cette histoire.

À cette époque j'étais en formation à l'Institut Européen de Qi Gong d'Aix en Provence et je baignais depuis 7 ans dans l'univers de l'énergétique chinoise, je pratiquais assidûment plusieurs heures par jour et je travaillais même dans une école de médecine chinoise dont j'avais aussi commencé la formation. Sauf que, je n'avais aucune réponse aux questions fondamentales de l'existence et je me suis retrouvé à ce moment fatidique de ma vie, dans ma 33e année, au moment de Pâques. Tout d'un coup, j'ai senti venir en moi un souffle d'air, venu de je ne sais où, léger comme une petite brise printanière et qui est venu tout balayer. J'ai compris d'instinct que c'était toute la construction autour de l'énergétique chinoise qui était balayée. Je me suis alors trouvé avec un grand point d'interrogation dans la tête : et alors ? 

Alors, j'ai ouvert la revue trimestrielle de l'école et je suis tombé sur un article de Sandrine qui se terminait par "une petite cellule, qui vibre, qui vibre..." 

Il se trouve qu'elle était dans l'annuaire, je lui ai téléphoné, et je l'ai rencontré le lendemain du week-end Pascal, le mardi 2 avril 2002 – le jour de sa fête. Elle m'a alors passé le Mental des Cellules et sitôt rentré chez moi, il était 17 heures et après quelques heures de sommeil, je lui rendait le lendemain à 15 heures. Très souvent pendant ma lecture, je me disais : "c'est ça, c'est ça...", avec le sentiment si fort d'avoir enfin trouvé les réponses, comme si je me sentais en terrain connu, : ce que je lisais était d'une telle évidence que cela rentrait tout seul.

Alors Sandrine m'a passé une photocopie des prières de la conscience des cellules que j'ai commencé à pratiquer assidûment et j'ai acheté mon premier Agenda. Et pendant mes quelques années à Aix en Provence nous nous sommes vus très régulièrement. 

Sandrine est née thalassémique.

La thalassémie est une maladie génétique et héréditaire du sang qui touche la fabrication de l’hémoglobine, la protéine des globules rouges chargée de transporter l'oxygène dans le corps. (définition trouvée sur le net)

Concrètement, depuis bébé Sandrine avait besoin régulièrement d’une transfusion totale de sang. À l’âge adulte, toutes les trois semaines, il lui fallait à peu près le sang de 12 personnes pour la transfuser. Elle a essayé toute sorte de méthode de guérison, elle a essayé le plasma de quinton, elle est allée au USA pour la méthode Quantum Touch, elle est devenue prof de qi gong et rien n’a marché. Au mieux, elle a réussi a espacer un peu les transfusions.

Alors elle s’est mise à répéter plusieurs heures par jours le japa des prières de la conscience des cellules (il y en a toute une ribambelle – c’est une belle ribambelle)….

Lien

...jusqu’à que le japa se répète automatiquement tout seul, continuellement. Et pendant que Sandrine faisait le japa en marchant, elle sentait une énergie épaisse lui toucher le sommet de la tête et rentrer dans son corps et elle sentait que cette énergie était comme son nouveau sang.

Quand le sang devient réceptif à la conscience supérieure.

Maintenant, concernant sa pratique intensive de ces prières, je crois qu'il y avait surtout la façon dont elle les pratiquais, et sur ce point, je n'ai pas eu la jugeote lui demander des détails sur son attitude intérieure pendant qu'elle les faisait. 

Quoiqu'il en soit, au bout de quelques mois, elle a décidé d’arrêter les transfusions de sang. À l’hôpital, on lui a fait signer une décharge car on lui a expliqué qu’il était impossible de vivre sans oxygène dans le sang et qu’elle allait mourir. La pression du milieu médical a été très très forte mais elle n’a pas cédé et elle a renoncé à tout suivi médical.

Elle est alors passé par des épreuves très difficiles, elle perdait ses cheveux, perdait la vue, perdait toute force au point de ne plus pouvoir se lever pour aller au toilettes ou se laver. Mais l’un de ses amis veillait sur elle constamment. Et puis… la vie est revenue petit à petit, elle a commencé a retrouver petit ses forces et de semaines en semaines, elle est revenue à sa vie normale.

Mais avec une telle maladie, Sandrine avait l’Allocation Adulte Handicapé et pour le renouvellement de sa pension, il fallait qu’un médecin remplisse un dossier médical. Sandrine était dans une profonde angoisse de retrouver ce milieu médical. Mais elle n’avait pas le choix. Dans la mesure où, pour la première fois de sa vie, elle n’avait pas reçu depuis plusieurs années de transfusion de sang, elle s’attendait à ce que les résultats sanguins attestent d’une guérison. C’est logique. Or, contre toute attente, les résultats sanguins ont été catastrophiques, aucune glande endocrine ne fonctionne normalement, et officiellement, elle n’a toujours pas d’oxygène dans son sang. Et selon les données officielles de la science médicale, ce n’est pas possible. La seule explication est que son corps fonctionne différemment, selon une autre loi.

Nous nous sommes perdus de vue… mais Sandrine m’a recontacté il y a quelques années, et elle n’a toujours pas refait de transfusion de sang. 

Sandrine avait une aspiration SI PUISSANTE dans son corps... elle risquait sa peau en cessant ces transfusions, c’était une question de vie ou de mort... c’est dire la foi qu’elle avait en ces prières, en la Force de Mère qui est derrière et en le processus de transformation lui-même. Je suppose que peu d’êtres seraient capables de cela. Qui sait… derrière son tempérament de feu, c’était peut-être Agni.

Quoiqu’il en soit, elle semblait « très loin » des enseignements spirituels classiques qui se passent souvent là-haut ou dans les mondes subtils. Avec elle, l’essentiel se passait dans le corps, et alors, cela devenait tellement concret. Par exemple, le mantra était tellement incarné en elle, qu’assis à ses côtés, il se mettrait aussi à vibrer en nous. Et après tout, dans ce yoga, ne sommes-nous pas amenés à incarner quelque chose, une nouvelle vie, une nouvelle conscience… c’est dans le corps que cela se passe.

À noter que dès les premiers Carnets d’une Apocalypse Satprem a évoqué la nécessité d’éveiller l’aspiration dans le corps.

Mère nous a expliqué dans l’Agenda que chacune des fonctions du corps – l’une après l’autre – subissait une transformation. Mère et Satprem sont allés au bout de ce processus...

Après, quand il [Sri Aurobindo] est parti et qu’il m’a fallu faire le yoga moi-même, pour être capable de tenir sa place physique j’aurais pu prendre l’attitude du Sage. Je l’ai fait puisque, à ce moment-là, au moment où il est parti, j’étais dans un état de sérénité sans égal. Quand il m’a dit en sortant de son corps et en entrant dans le mien : «Tu continueras, tu iras jusqu’au bout du travail», à ce moment-là j’ai imposé à ce corps une sérénité: la sérénité d’un détachement total. J’aurais pu rester comme cela. (Agenda du 10 mai 1968)

Ah ! toi... (après un silence) Toi, tu iras jusqu’au bout. (Agenda du 10 mai 1973, à propos de Satprem)

...mais selon Sandrine, il y aurait des êtres dans l'humanité dévolus pour continuer le processus avec des transformations partielles du corps. Son rôle a elle était de transformer son sang… mais d’autres auront pour rôle de transformer telle ou telle autre fonction. Elle me disait sentir, en ce qui me concerne, que j'avais un travail à faire avec les méridiens. Elle m’a confié qu’on lui avait laissé entendre que son rôle était terminé, et que si elle le souhaitait, elle pouvait rentrer à la maison. Elle a préféré continuer son incarnation et essayer de transformer les os. J’ignore où elle en est de ce travail car nous nous sommes de nouveau perdus de vue depuis plusieurs années... mais je ne l'oublierai jamais et je continue encore souvent de penser à elle. 

En conclusion je dirais que ce fut une grâce – pas toujours facile à gérer – de l’avoir rencontré, car elle est la seule personne de ma connaissance qui soit allée aussi loin dans la transformation du corps... et je ne l'oublierai jamais.

🙏

La morale de l'histoire est peut-être que nous aussi, nous pouvons nous atteler à cette tâche de la transformation.

Agenda du 22 novembre 1967

Question de Satprem : Si cela a été fait dans un seul corps, ça peut être fait dans tous les corps. Oui, mais je demande comment… Oui, comment ?

Réponse de Mère : Eh bien, c’est ce que j’essaye d’expliquer depuis des mois. C’est d’abord, éveiller la conscience dans les cellules…

Ne peut s'obtenir que par l'absence de désirs.

Je me suis toujours demandé pourquoi Mère a dit cela. Est-ce que cela renvoie aux médecines des temps jadis où il était question des humeurs ? Aux yeux de la science actuelle une telle assertion doit passer pour... délirante. Ignorant du sujet, j'ai posé la question à Grok. 

Oui, cela repose sur quelque chose, mais dans un cadre qui n’est pas celui de la médecine moderne.

La Mère n’a pas attribué ce nom (« Pureté dans le sang ») à Pimpinella major (grand boucage) en partant d’une monographie phytothérapeutique. Elle procédait par contact direct avec ce qu’elle appelait la « vibration » de la fleur : une perception de sa qualité intérieure, qu’elle traduisait ensuite en langage psychologique ou spirituel. Elle disait elle-même que les fleurs n’ont pas de conscience mentale, mais qu’elles portent une sorte de vibration vitale-émotionnelle (un début de présence psychique dans le règne végétal), et qu’en s’identifiant à cette vibration on peut en percevoir la signification.

Dans son système (et celui de Sri Aurobindo), le sang est étroitement lié au vital – le plan de la force vitale, des désirs, des impulsions, des émotions et de l’énergie de vie. Or elle a écrit explicitement :

« Pureté dans le vital : elle commence par l’abolition des désirs. »

La phrase qu’elle a attachée à cette fleur (« Ne peut s’obtenir que par l’absence de désirs ») est donc parfaitement cohérente avec sa vision : la pureté du sang (au sens de pureté de l’énergie vitale qui circule dans le corps) ne peut venir que de la libération du vital par rapport au désir. Pour elle, pureté ne signifie pas « morale » au sens ordinaire, mais exclusivité d’influence divine, non-ego, absence de mélange avec les mouvements turbides de la nature inférieure.

Le lien avec les anciennes médecines

Tu as raison de penser aux humeurs. Dans la médecine humorale (galénique et ses prolongements), les passions (désirs, émotions) agissent directement sur les humeurs et sur le sang. Un excès de passion peut « échauffer », « corrompre » ou « stagner » le sang. La modération des passions faisait partie de l’hygiène de vie, au même titre que le régime ou la purge. En médecine chinoise, le lien est encore plus explicite : les émotions affectent le Sang (stagnation, chaleur, vide) ; le Sang « abrite » le Shen (esprit/mental). Une agitation désirante chronique perturbe la qualité et la circulation du Sang.

Pimpinella major elle-même a été utilisée traditionnellement comme diurétique, expectorante, pour les calculs et certains troubles respiratoires. En herboristerie européenne, les diurétiques étaient souvent considérés comme « dépuratifs » (purificateurs du sang au sens large), car ils aidaient à éliminer les « impuretés » par les reins. Certains textes anciens lui attribuent aussi des propriétés de « mouvement du sang » (règles, contusions). Ce n’est pas un grand dépuratif classique, mais il s’inscrit dans cette logique.

Ce que la médecine actuelle en pense

D’un point de vue biomédical strict, associer directement « absence de désirs » et « purification du sang » est effectivement considéré comme non fondé. Il n’y a pas de mécanisme physiologique direct de ce type. On peut toutefois noter des effets secondaires plausibles (réduction du stress chronique → moindre inflammation, meilleur équilibre du système nerveux autonome, etc.), mais ce n’est pas ce que la Mère voulait dire. Elle parlait d’une transformation qualitative de l’énergie vitale elle-même, pas d’une baisse du CRP ou d’une amélioration du profil lipidique.

En résumé :

La remarque de la Mère est cohérente à l’intérieur de son cadre yogique (où le vital impur « souille » le corps et le sang) et résonne avec les anciennes conceptions qui liaient passions et qualité des humeurs/sang. Elle n’est pas une théorie médicale au sens moderne du terme, et elle n’avait pas besoin de l’être pour elle. Elle reposait sur sa perception de la fleur et sur la psychologie de l’être telle qu’elle la voyait dans le yoga intégral.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article