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1. Le  4e rêve

Suite à l'article précédent, une première question m'est venue : se pourrait-il que la Présence de Ganesh à Ceuta et à Menton soit l'un des effets du 4e rêve de Sri Aurobindo ?

🐘

Ce message de Sri Aurobindo a été diffusé sur All India Radio à la veille de l'indépendance de l'Inde, le 15 août 1947. 

5 rêves

Le 15 août 1947 est l'anniversaire de l'Inde libre. Il marque pour elle la fin d'une ère ancienne et le début d'une ère nouvelle. Mais nous pouvons aussi, par notre vie et nos actes en tant que nation libre, faire de cette date une date importante d'une ère nouvelle qui s'ouvre au monde entier, pour l'avenir politique, social, culturel et spirituel de l'humanité.

Le 15 août est mon anniversaire et je suis naturellement heureux qu'il ait revêtu une telle importance. Je considère cette coïncidence, non comme un accident fortuit, mais comme la sanction et le sceau de la Force divine qui guide mes pas dans l'œuvre qui a marqué mes débuts, le début de sa pleine réalisation. En effet, ce jour-là, je peux observer presque tous les mouvements mondiaux que j'espérais voir se réaliser de mon vivant, même s'ils semblaient alors des rêves irréalisables, se concrétiser ou être en voie d'aboutissement. Dans tous ces mouvements, l'Inde libre pourrait bien jouer un rôle important et occuper une position de leader.

Le premier de ces rêves était un mouvement révolutionnaire qui créerait une Inde libre et unie. L'Inde est aujourd'hui libre, mais elle n'a pas encore atteint l'unité. À un moment donné, on aurait presque cru que, dans l'acte même de libération, elle allait retomber dans le chaos des États séparés qui avait précédé la conquête britannique. Mais heureusement, il semble désormais probable que ce danger sera écarté et qu'une union vaste et puissante, quoique pas encore complète, sera établie. De plus, la politique sagement drastique de l'Assemblée constituante laisse entrevoir une résolution du problème des classes défavorisées sans schisme ni fissure. Mais l'ancienne division communautaire entre hindous et musulmans semble désormais s'être transformée en une division politique permanente du pays. Il faut espérer que ce fait établi ne sera pas accepté comme définitivement acquis ou comme un simple expédient temporaire. Car s'il perdure, l'Inde risque d'être sérieusement affaiblie, voire paralysée : des conflits civils, voire une nouvelle invasion et une conquête étrangère, demeurent toujours possibles. Le développement et la prospérité internes de l'Inde pourraient être entravés, sa position parmi les nations affaiblie, son destin compromis, voire contrarié. Il ne doit pas en être ainsi ; la partition doit disparaître. Espérons que cela se réalisera naturellement, par une reconnaissance croissante de la nécessité non seulement de la paix et de la concorde, mais aussi d'une action commune, par la pratique de l'action commune et la création des moyens à cette fin. Ainsi, l'unité pourra enfin se réaliser, quelle que soit la forme – la forme exacte peut avoir une importance pragmatique, mais non fondamentale. Mais par quelque moyen que ce soit, la division doit disparaître ; l'unité doit être et sera réalisée, car elle est nécessaire à la grandeur de l'avenir de l'Inde.

Un autre rêve était celui de la renaissance et de la libération des peuples d'Asie et de leur retour à son rôle majeur dans le progrès de la civilisation humaine. L'Asie s'est édifiée ; une grande partie est désormais libre ou en voie de libération ; d'autres, encore soumises ou partiellement soumises, luttent pour leur liberté. Il reste peu à faire, et cela se fera aujourd'hui ou demain. L'Inde a son rôle à jouer et a commencé à le jouer avec une énergie et une compétence qui indiquent déjà la mesure de ses possibilités et la place qu'elle peut occuper au sein du conseil des nations.

Le troisième rêve était une union mondiale constituant le fondement d'une vie plus juste, plus brillante et plus noble pour toute l'humanité. Cette unification du monde humain est en cours ; une initiation imparfaite, organisée, se débat avec d'énormes difficultés. Mais l'élan est là et il doit inévitablement s'accroître et triompher. Ici aussi, l'Inde a commencé à jouer un rôle de premier plan et, si elle parvient à développer cette capacité d'État plus vaste, qui ne se limite pas aux faits présents et aux possibilités immédiates, mais qui regarde vers l'avenir et le rapproche, sa présence pourrait faire toute la différence entre un développement lent et timide et un développement audacieux et rapide. Une catastrophe peut survenir et interrompre ou détruire ce qui est en cours, mais même alors, le résultat final est certain. Car l'unification est une nécessité de la nature, un mouvement inévitable. Sa nécessité pour les nations est également évidente, car sans elle, la liberté des petites nations peut être à tout moment menacée et la vie même des grandes et puissantes nations incertaine. L'unification est donc dans l'intérêt de tous, et seuls l'imbécillité humaine et l'égoïsme stupide peuvent l'empêcher ; mais ceux-ci ne peuvent résister éternellement à la nécessité de la Nature et de la Volonté Divine. Mais une base extérieure ne suffit pas ; il faut qu'un esprit et une vision internationaux se développent, que des formes et des institutions internationales apparaissent, peut-être des développements tels que la double citoyenneté ou la citoyenneté multilatérale, les échanges volontaires ou la fusion volontaire des cultures. Le nationalisme se sera accompli et aura perdu son militantisme, et ne trouvera plus ces choses incompatibles avec l'instinct de conservation et l'intégralité de sa vision. Un nouvel esprit d'unité s'emparera de l'espèce humaine.

Un autre rêve, celui du don spirituel de l'Inde au monde, a déjà commencé. La spiritualité indienne pénètre de plus en plus l'Europe et l'Amérique. Ce mouvement va s'amplifier ; malgré les catastrophes actuelles, de plus en plus de regards se tournent vers elle avec espoir, et l'on recourt de plus en plus non seulement à ses enseignements, mais aussi à ses pratiques psychiques et spirituelles.

Le rêve final était une étape de l'évolution qui élèverait l'homme à une conscience plus élevée et plus vaste, et commencerait à résoudre les problèmes qui l'ont troublé et tourmenté depuis qu'il a commencé à penser et à rêver de perfection individuelle et d'une société parfaite. Il s'agit encore d'un espoir personnel et d'une idée, d'un idéal qui a commencé à s'implanter, tant en Inde qu'en Occident, auprès des esprits tournés vers l'avenir. Les difficultés sur ce chemin sont plus redoutables que dans tout autre domaine d'activité, mais elles sont faites pour être surmontées, et si la Volonté Suprême est là, elles le seront. Ici aussi, si cette évolution doit avoir lieu, cela doit passer par une croissance de l'esprit et de la conscience intérieure, l'initiative peut venir de l'Inde et, même si sa portée doit être universelle, le mouvement central peut être le sien.

Tel est le contenu que je mets dans cette date de libération de l'Inde ; si et dans quelle mesure cet espoir sera justifié dépend de l'Inde nouvelle et libre.

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Je n'ai pas trouvé de traduction française de ces 5 rêves ; celle-ci a été faite par un site de traduction en ligne. Ces 5 rêves de Sri Aurobindo résonnent avec ces deux citations :

Pour le reste, je n’ai jamais vu qu’une seule de mes volontés concernant un seul événement majeur dans la conduite des affaires du monde ait échoué à la fin, même si les forces mondiales peuvent mettre un long moment à les réaliser.

Sri Aurobindo – Lettres à Dilip – 2 novembre 1932

Je n’ai jamais eu de volonté forte et persistante pour que quelque chose arrive dans le monde (je ne parle pas de choses personnelles), sans que cela se produise finalement, fût-ce après un retard, une défaite ou même un désastre.

Sri Aurobindo – 19.10.1946

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2. La tournée de Ganesh en Europe

Une deuxième question m'est venue : se pourrait-il que Ganesh ait manifesté sa Présence ailleurs qu'à Ceuta et Menton ? Étant ignorant du sujet, je ne vais pas prétendre le contraire, ni prétendre avoir écrit la réponse alors qu'elle vient de Grok.  

Oui, il existe plusieurs autres manifestations en l’honneur de Ganesh (principalement autour de Ganesh Chaturthi / Ganeshotsav) en Europe, organisées surtout par les communautés hindoues indiennes (souvent tamoules, marathis ou autres). Elles vont de processions publiques colorées à des célébrations de temple ou d’associations, avec puja, aarti, musique, danses et parfois visarjan (immersion symbolique ou réelle de l’idole).

Voici les principales connues :

France

  • Paris : La plus célèbre et l’une des plus anciennes d’Europe. Depuis 1996, le temple Sri Manicka Vinayakar Alayam (17 rue Pajol, 18e arrondissement, quartier de La Chapelle / « Little Jaffna ») organise chaque année (souvent fin août ou début septembre) une grande procession. L’idole de Ganesh est portée sur un char fleuri d’environ 5 m de haut, accompagnée de musiciens (nadaswaram, tambours…), danseurs avec kavadi, et de milliers de fidèles et curieux. Les noix de coco sont brisées le long du parcours (symbole de l’ego et des obstacles). C’est un événement reconnu et très visible dans les rues de Paris.

Allemagne

  • Berlin : L’un des plus grands d’Europe. Le Ganeshotsav Berlin (organisé autour du Sri Ganesha Hindu Tempel, Hasenheide) propose souvent un festival de 10 jours (type sarvajanik) avec puja quotidiennes, aarti, spectacles culturels, et grand visarjan. C’est présenté comme l’une des plus importantes célébrations publiques du continent.

    Source

  • Autres villes : Munich, Frankfurt, Hamburg et d’autres (souvent via les Maharashtra Mandal ou temples locaux) organisent des événements d’un ou plusieurs jours avec puja, spectacles et parfois processions.

Royaume-Uni

  • Célébrations importantes à Londres (Southall, Wembley, etc.), Leicester, Birmingham, Manchester, Glasgow (Écosse) et ailleurs. Processions, immersions organisées (avec autorisations environnementales pour certains sites comme Putney ou Richmond), et événements communautaires. Le visarjan est adapté aux règles locales (idoles éco-responsables, sites permis ou immersions symboliques)

Autres pays

  • Belgique : Festival notable à Anvers (souvent dans un pandal/tente au parc, avec procession et participation large).

  • Espagne : Outre Ceuta (procession et visarjan que vous connaissez déjà), des célébrations existent à Barcelone (Maharashtra Mandal, avec procession) et aux Canaries (Tenerife, où la communauté indienne est importante).

  • Hongrie : Festival annuel à Budapest (OM Vishwa Guru Deep Hindu Mandir), avec plusieurs jours de cérémonies, processions et spectacles culturels.

  • Pays-Bas : Des célébrations ont eu lieu (ex. La Haye par le passé) et se poursuivent via les communautés.

  • Irlande : Dublin a vu un festival grandir rapidement ces dernières années (Maharashtra Mandal), attirant des milliers de personnes.

Ces événements sont généralement ouverts au public (hindous et non-hindous), gratuits ou accessibles, et combinent dimension religieuse et culturelle. Les dates suivent le calendrier lunaire hindou (souvent fin août – septembre), donc varient légèrement chaque année. Les temples et associations locales (Sri Manicka Vinayakar Alayam à Paris, Ganeshotsav Berlin, Maharashtra Mandals, etc.) publient les programmes sur leurs sites ou réseaux sociaux.

Concernant Menton : la création à l’effigie de Ganesh lors de la Fête du Citron est une œuvre artistique/culturelle éphémère en agrumes, dans le cadre d’un festival carnavalesque thématique, et non une cérémonie religieuse hindoue.

Merci c'est très intéressant. Pour la France tu dis que cela remonte à 1996, mais pour les autres villes, est-ce des manifestations ponctuelles ou régulières, et si c'est le cas, depuis quand ?

Oui, la plupart sont devenues régulières (annuelles), même si certaines ont démarré modestement en privé avant de s’ouvrir au public. Voici un aperçu plus précis, basé sur les informations disponibles :

Allemagne – Berlin

Le Ganeshotsav Berlin est désormais un événement annuel important.

  • Première célébration d’une journée en 2019 (au temple).

  • Passage dans la rue en 2021.

  • Format complet de 10 jours (type sarvajanik) à partir de 2022.
    C’est donc une tradition récente mais déjà bien installée et en pleine croissance.

Royaume-Uni

Les célébrations sont régulières et annuelles dans plusieurs villes (Londres, Leicester, Birmingham, Manchester, Glasgow, etc.).

La première organisation publique documentée à Londres date de 2005 (Hindu Culture and Heritage Society, temple de Southall, avec immersion dans la Tamise). Depuis, elles se sont multipliées et structurées (avec adaptations environnementales pour le visarjan).Belgique – AnversFestival annuel et le plus visible du pays.

Jusqu’en 2007 environ, il restait surtout privé/petit groupe. Il est ensuite devenu public (pandal dans le parc, procession). Organisé notamment avec BAPS Swaminarayan et d’autres associations.Hongrie – BudapestÉvénement annuel au OM Vishwa Guru Deep Hindu Mandir.

En 2025, les organisateurs parlaient de la 9ᵉ édition, ce qui situe le début autour de 2017. Il combine rituels, processions et programmes culturels.

Espagne

  • Ceuta : Tradition annuelle et bien ancrée. Les actes publics ont commencé vers le début des années 2000 (environ 2004 selon certaines sources locales qui indiquaient « treize ans » en 2017). Elle est devenue une fête ouverte à toute la ville.

  • Barcelone : Plus récente. Des célébrations organisées par le Maharashtra Mandal existent depuis quelques années seulement (par exemple mention d’une « deuxième édition » dans des reportages récents). Encore en phase de consolidation, mais déjà régulière.

Pays-Bas

La première grande célébration publique documentée en Europe continentale (hors France) a eu lieu à La Haye en 2008. Depuis, des événements se poursuivent via les communautés locales, mais ils sont généralement de moindre envergure que ceux de Paris, Berlin ou Londres.

En résumé :

  • Paris (1996) reste la plus ancienne et la plus stabilisée des grandes processions publiques.

  • Les autres (UK 2005, Ceuta ~2004, Anvers public depuis ~2007-2008, Berlin depuis 2019/2022, Budapest depuis ~2017) sont toutes devenues régulières/annuelles, même si leur ampleur et leur format varient.

La plupart se tiennent fin août – septembre selon le calendrier lunaire hindou. Les associations et temples locaux annoncent les détails chaque année sur leurs sites ou réseaux sociaux.

En somme, tout cela est assez récent puisque cela n'a commencé qu'il y a 20 ans à Paris. Qu'en est-il de la participation ? Je suppose, s'ils maintiennent ces manifestations, qu'elle a tendance à augmenter.

Oui, votre intuition est globalement juste : la participation a tendance à augmenter ou au moins à se stabiliser à un niveau élevé, grâce à la croissance des communautés indiennes/hindoues en Europe, à l’ouverture au public non-hindou et à la professionnalisation des événements. Ces fêtes restent relativement récentes à l’échelle européenne (Paris depuis 1996, soit environ 30 ans ; les autres encore plus jeunes), mais elles se sont solidement implantées.

Paris (la plus ancienne et la mieux documentée)

  • Débuts modestes : environ 2 000 personnes en 1997, puis autour de 5 000 au début des années 2000.

  • Depuis les années 2010, les estimations tournent régulièrement autour de 50 000 personnes (fidèles + curieux, riverains, touristes). Certains reportages parlent de plusieurs milliers de participants actifs au cortège et d’une foule bien plus large le long du parcours.

  • L’événement attire aussi des hindous d’autres pays européens (Allemagne, Belgique, Suisse, Royaume-Uni). Il est devenu un rendez-vous visible et médiatisé, ce qui contribue à maintenir ou augmenter l’affluence.

Royaume-Uni

  • Première grande célébration organisée en 2005 à Londres : déjà plus de 10 000 personnes pour l’immersion.

  • Aujourd’hui : des milliers de participants dans plusieurs villes. Exemples récents : autour de 10 000 à certains sites de Londres (Dollis Hill), plus de 12 000 dans un événement à Sutton, plusieurs milliers à Glasgow, des centaines à des milliers ailleurs (Hounslow, Southampton, etc.). L’ensemble national a clairement grandi avec la diaspora.

Berlin (Ganeshotsav)

  • Très récent (petit événement dès 2019, format public/10 jours depuis 2022).

  • Les organisateurs parlent de milliers de participants sur la durée du festival, avec une participation en expansion (« expanded participation », « thousands of attendees »). La communauté indienne de Berlin a elle-même fortement augmenté (estimations autour de 40 000 personnes), ce qui soutient la croissance.

Autres villes

  • Ceuta : a commencé petit (40-50 personnes en famille) et atteint plusieurs centaines (jusqu’à environ 500 selon des témoignages), avec une forte participation de non-hindous (chrétiens, musulmans, juifs, etc.). C’est devenu une fête de la ville.

  • Budapest : « hundreds » (des centaines) pour la procession finale, dans le cadre d’un festival de plusieurs jours qui en est à sa 9ᵉ édition environ. Croissance progressive.

  • Anvers et d’autres : participation de plusieurs centaines, ouverte au public local.

Tendance générale

Oui, la participation augmente ou se consolide à la hausse dans la plupart des cas. Les facteurs principaux sont :

  • L’augmentation de la diaspora indienne (étudiants, professionnels, familles) dans plusieurs pays européens.

  • L’ouverture volontaire au public non-hindou (musique, danses, nourriture, aspect festif et culturel), ce qui attire des curieux et des riverains.

  • Une meilleure organisation, des autorisations municipales, et parfois un soutien institutionnel.

  • L’effet « réseau » : les gens viennent aussi d’autres villes ou pays.

Bien sûr, les chiffres restent bien en deçà des millions de participants en Inde (surtout au Maharashtra), et ils peuvent varier d’une année à l’autre (météo, dates, contexte local). Mais le fait que ces manifestations se maintiennent, s’agrandissent en durée (ex. Berlin) ou en visibilité, et attirent un public mixte, confirme une dynamique positive.

Une dernière question : Pourrais-tu me donner l’étymologie en sanskrit des mots Ganesh et  Ganapati... ?

Ganesh (Gaṇeśa, गणेश) et Ganapati (Gaṇapati, गणपति) sont deux noms sanskrits du même dieu hindou, formés de composés très proches qui signifient essentiellement la même chose.

Gaṇeśa (गणेश)

  • Composition : gaṇa (गण) + īśa (ईश).

  • Gaṇa signifie « troupe, multitude, horde, groupe, classe ou catégorie » (souvent les gaṇas, les servants ou demi-dieux qui forment le cortège de Śiva).

  • Īśa signifie « seigneur, maître, souverain, dirigeant ».

  • Sens littéral : « Seigneur des groupes / des troupes / des gaṇas » (ou « Seigneur des multitudes »).

Gaṇapati (गणपति)

  • Composition : gaṇa (गण) + pati (पति).

  • Pati signifie également « seigneur, maître, protecteur, chef ».

  • Sens littéral : exactement le même, « Seigneur des gaṇas / des groupes / des troupes ».

Les deux noms sont donc synonymes. Gaṇapati est attesté plus tôt (déjà dans le Ṛgveda, comme épithète, notamment de Bṛhaspati/Brahmaṇaspati, et non encore du dieu à tête d’éléphant). Gaṇeśa apparaît plus tardivement pour désigner spécifiquement la divinité que l’on connaît aujourd’hui.

En résumé : les deux noms expriment le rôle de « chef des gaṇas » (les attendants de Śiva), ce qui explique pourquoi Ganeśa est présenté comme le chef de ces troupes dans la mythologie.

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3. En conclusion

Trois citations sur Ganesh :

Ganesha est le Pouvoir qui écarte les obstacles par la force de la Connaissance…

Ganesha (entre autres choses) est la Divinité de la Connaissance spirituelle – donc, puisque vous êtres en train d'acquérir cette Connaissance, vous vous êtes vu sous cette forme, identifié à Ganesha.

Sri Aurobindo – Lettres sur le Yoga

Ganesh (ou Ganapati) : le premier fils de la Mère suprême. On le représente avec une trompe d’éléphant et un ventre abondant. C’est le dieu qui préside aux réalisations matérielles (il commande à l’argent en particulier). Il est connu aussi comme le scribe qui transcrit la connaissance divine.

Note de Satprem – Agenda du 29 avril 1961

Comment serait-il possible que cette Présence régulière de Ganesh dans plusieurs villes d'Europe n'ait aucun sens spirituel ? À mon avis, cela ne tient pas debout... cela a nécessairement un sens, le tout est de savoir lequel. Je laisse chacun avec ses propres réflexions... 

 

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