Quelques confidences (13/8/26)
Bras en croix
Dans le zhi neng qi gong, il est une posture, les pieds joints et les bras en croix, avec les doigts levés en direction du ciel. Et l'une des pratiques consister à apprendre à rester petit à petit de plus en plus longtemps, chaque jour une minute de plus. Il parait qu'en Chine dans la formation des professeurs, les élèves devaient y rester chaque jour une demi heure et que cette posture ouvrait la possibilité de guérisons miraculeuses. Je ne sais pas, en tout cas, cette posture "les bras en croix" à quel quel chose de mystique et je ne serais pas surpris – même si je n'en ai pas encore la claire confirmation – qu'elle ait quelque chose à voir avec l'être psychique.
En tout cas, depuis quelques jours, quand je commence la pratique des mouvements 2 et 3 de la deuxième méthode du zhi neng qi gong, il y a immédiatement la sensation que l'énergie des mains commencent à pétiller. On dirait qu'il y a du champagne ou de l'eau gazeuse dans les mains tellement ça pétille...
Je suppose que cela signifie qu'une grande quantité d'énergie arrive dans les mains...
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Fatigue
...mais cette grande quantité d'énergie amené par les pratiques de qi gong et les intériorisations assez profondes de ces temps-ci induisent paradoxalement une certaine fatigue, et parfois une grande fatigue...
Alors nous faut apprendre à bien se reposer, à s'abandonner encore davantage entre les Mains de Mère...
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Nouveau travail au plexus solaire ?
Hier soir, fatigué, je me suis endormi assez tôt et réveillé au milieu de la nuit, j'étais bien reposé, alors un long travail s'est enclenché. J'ai plusieurs fois remarqué que les expériences arrivaient au réveil après avoir bien dormi.
Alors pendant plusieurs heures jusqu'après le lever du soleil, je suis resté éveillé, tranquille, concentré... à observer un travail qui se faisait au niveau du plexus solaire.
Ce travail ne ressemblait pas au travail habituel en ce sens qu'il n'y avait ces intenses crispations que j'ai si souvent ressenti. C'était beaucoup plus doux.
À vrai dire, j'ignore ce qu'il y a dans les chakras... mais ce travail me donnait l'impression d'une purification continuelle, progressive, très patiente.
C'est comme si ces habituelles intenses crispations étaient le signe d'une accumulation considérable de petites difficultés, de mémoires... alors, il semblait se produire un petit nettoyage qui enclenchait un petit soulagement, et ainsi de suite, et ainsi de suite des dizaines et des dizaines de fois...
Mais à vrai dire... je ne suis pas sûr que cela soit ça, ou que cela ne soit que cela car je n'ai reçu aucune explication, et bien que je sois dans une observation très paisible, au final, ce travail apparemment anodin s'est avéré à nouveau très fatigant.
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Étirements vers le haut
Dans de précédentes confidences, j'ai évoqué une expérience avec des énergies de la tête tirées au-dessus de la tête...
Un phénomène presque similaire c'est produit, à la différence près que, les énergies n'étaient pas tirées à l'extérieur de la tête au-dessus... mais c'est la tête elle-même qui était tirée au-dessus. Je ne sais comment dire. Toutes les énergies étaient tirées vers le haut, mais elles restaient à l'intérieur de la tête, tout était perçu à l'intérieur, et cela donnait la sensation que la tête tout entière était allongée, tirée vers le haut... comme un tête de 40 ou 50 cinquante cm de haut... 😃
Cela faisait suite à une concentration de tirer les énergies des chakras d'en bas vers le chakra du cœur... comme évoqué par Mère dans un article précédent.
J'étais un peu fatigué alors cette concentration n'a duré environ qu'une vingtaine de minutes.
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Holocauste ?
Lorsque j'ai lu la première fois les Prières et Méditations, j'avais été marqué par l'idée que Mère s'offrait en holocauste...
Et de temps en temps, quand je m'allongeais en surrender, je m'amusais à essayer faire pareil...
Je n'en ai jamais parlé parce que... c'est un peu too much, il faut être pu raisonnable et garder le sens de la mesure...
Pourtant, dans tous les processus d'apprentissages, pendant nous longtemps, nous procédons par IMITATION. Alors souvent, quand je lis les expériences Mère, c'est sans doute idiot, peine perdue, une comète illusion, etc... mais il y a quelque chose qui essaye d'imiter, de s'approprier ce que Mère nous dit, de s'identifier. Et d'une certaine façon, ce méthode ne marche absolument pas car je n'ai aucune de ces extraordinaires expériences de Mère... et pourtant d'un autre côté, ça marche, parce qu'il y souvent, des bribes d'expériences... Et Sri Aurobindo nous a mis en garde sur le fait d'ironiser avec les expériences qui paraissent ne pas avoir une grande importance, ces petites expériences, ces premiers balbutiements sont la promesse que quelque se prépare en nous...
Et pour revenir à cet holocauste, il s'agissait la plupart du temps d'une volonté velléitaire qui ne me venait que de temps en temps, et non comme un programme, conscient, délibéré, volontaire, déterminé...
Or depuis quelques semaines, quelques mois je ne sais plus, il me semble que la volonté d'offrande de tout mon être au Divin est plus persévérante, plus continue, plus insistante...
Je suis en train de terminer la relecture de l'Agenda 1970, et le 18 octobre, il y a cet extrait de Savitri :
Une fois, dans la vigile d'un regard immortel
Ces degrés marquèrent sa géante plongée vers le bas,
Le vaste bond descendant d'une chute divine.
Notre vie est un holocauste du Suprême.
La grande Mère du Monde par son sacrifice
A fait de son âme le corps de notre condition…
Savitri – Livre 2. Chant 1
???
Ainsi, cette idée de s'offrir en holocauste au Divin n'est pas si absurde que cela, elle repose sur quelque chose de vrai, comme si c'était le vrai sens de notre vie...
Du coup, pour cet article, j'ai recherché dans les Prières et Méditations quelques citations..
Tu passas sur ma vie, Seigneur, comme une grande vague d’amour, et lorsque je fus immergée en elle, je sus de façon intégrale et intense que je T’avais offert — quand ? je ne sais, à aucun moment précis et toujours sans doute — ma pensée, mon cœur et ma chair en vivant holocauste. (Le 13 janvier 1914)
*
Les hommes, poussés par le conflit des forces, accomplissent un sublime sacrifice, ils offrent leur vie en sanglant holocauste…
(…)
Mon être est devant Toi en holocauste intégral afin de rendre efficace leur holocauste inconscient. (4 août 1914)
*
Ô divin Maître, accepte l’offrande de mon intégral holocauste afin que Ton œuvre puisse s’accomplir et que les temps ne passent pas en vain !
Dans une extase sereine je me donne à Toi, afin que Tu redeviennes le Maître de Ton bien, le possesseur de Toi-même, en chacun des atomes innombrables et dans l’unité de la conscience synthétique.
Ô divin Maître, accepte l’offrande de cet intégral holocauste afin que le temps ne soit pas venu en vain ! (5 août 1914)
*
Quels sont donc les défauts et les tares empêchant que l’offrande soit suffisamment complète pour que Tu l’accueilles, pour que l’holocauste Te paraisse digne d’être reçu ?… Des limitations sont encore dans cet être, ne les briseras-Tu pas ? (6 août 1914)
*
Je suis devenue le feu purificateur de Ton amour. Ô Seigneur, silencieux Impensable, accepte l’holocauste de ce brasier d’amour afin que Ton règne vienne, que Ta lumière triomphe de l’obscurité et de la mort. (4 septembre 1914)
*
Mais tout cela qui fut une lutte, une tourmente, un effort perpétuel, est devenu, par la grâce souveraine de Ta Présence consciente, une fortune inestimable dont l’être se réjouit de pouvoir Te faire don. La flamme purificatrice de Ton illumination en a fait des joyaux de prix déposés comme un vivant holocauste sur l’autel de mon cœur. (2 novembre 1915)
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En conclusion
Hier ou avant hier, une intériorisation m'a donné l'impression de quelque chose d'intéressant... mais je ne m'en souviens plus. C'est très vivant sur le moment et puis j'oublie... c'était peut-être un travail au niveau des jambes, dans le subconscient. À moins qu'il ne s'agisse de ce travail assez intense qui a eu lieu dans la tête je ne sais plus quand... au point de me résoudre à prendre une aspirine.
Et puis il y a le sentiment que toutes les explications, interprétations, descriptions... que j'ai pu donner de mes expériences sont devenues assez futiles. Pourtant, sur le moment, cela me paraissait très intéressant. Maintenant, je ne sais pas, c'est comme si j'étais entré dans une autre phase et que les mots me semblent dérisoires, avec ce paradoxe, qu'apparemment, c'est moins intéressant, qu'il n'y a pas grand chose à raconter –comme ce travail au niveau du plexus solaire pendant presque trois heures d’affilée – et pourtant, le travail semble être devenu bien plus profond...
Ce travail intérieur amène aussi une certaine désorientation... je veux dire qu'il se passe des choses que je ne comprends pas et qui sont... je ne sais pas comment dire. Pour toute notre vie, nous sommes habitués à fonctionner selon nos habitudes, et quand ces habitudes commencent à être balayées, alors nous sommes désorientés...
Alors il peut y avoir habitude presque spontanée de l'inquiétude... mais je me suis aperçu aussi que nous pouvions aussi choisir une autre attitude, celle, quoiqu'il arrive, du cœur content...
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Souriant, paisible, épanoui, sans ombre.
😊
À suivre...