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Agenda du 7 août 1958

C’est très difficile de mener les deux à la fois: la transformation du corps et puis s’occuper des gens. Mais quoi faire? J’ai dit à Sri Aurobindo que je ferai le travail, je le fais – je ne peux pas laisser tout là.

Quand je pense au temps que les hatha-yogi consacrent au travail sur le corps: ils ne font que cela; jusqu’à ce qu’ils aient atteint un certain point, ils ne font que cela tout le temps. C’est pour cela, du reste, que Sri Aurobindo n’en voulait pas: il trouvait que c’était beaucoup de temps pour un résultat assez maigre.

Je suis en train de faire une investigation, la nuit et le jour, de tout ce qui est à transformer... Je t’assure qu’il y a beaucoup de travail!

La nuit dernière, j’ai vu une quantité de rêves (pas des rêves, enfin...) qu’auparavant je trouvais très intéressants parce qu’ils me donnaient des indications, toutes sortes de choses; j’ai vu tout cela et je me suis dit: «Nom d’un chien! ce que je perds mon temps ! Je pourrais, pendant tout ce temps-là, vivre dans une conscience supramentale et voir les choses.» Et alors j’ai pris pendant la nuit la résolution de changer ça aussi. Mes nuits doivent changer. Mes jours je suis en train de les changer; mes nuits doivent changer. Mais alors tout ce subconscient qui est dans la Matière, tout ça, tout ça c’est à changer! Et malgré tout, il faut s’en occuper.

Une fois qu’on se met au travail, alors c’est un travail si formidable! Mais quoi faire?

🔥

Si Sri Aurobindo trouvait que le hatha yoga c'était beaucoup de temps pour un résultat assez maigre, il aurait certainement dit la même chose de toutes les autres pratiques corporelles du même genre. 

Ceci dit, La Manifestation supramentale sur la terre où il est beaucoup question du corps laisse assez clairement entendre qu'il est possible de pratiquer nos exerces, avec un autre état d'esprit, et les rendre ainsi plus efficaces. 

Je suis en train de visionner les vidéos de Sraddhalu sur le sujet, et après la troisième sur les 8, je dois reconnaître que c'est si intéressant, que je complète à chaque fois mon article.  

Lien vers l'article

Et puis, je me suis dit aussi que nous pouvions modifier notre pratique d'exercices corporels en essayant de nous concentrer sur ce qui était vraiment le plus important. Un jour, j'ai trouvé une vidéo sur le yoga, et le professeur décrivait la posture de la pince (Paschimottanasana), en lisant des extraits d’un livre qui expliquait que c'était la posture LA PLUS IMPORTANTE. Mais j'ai laissé cela de côté, en me disant que je la regarderai plus tard, et je ne sais pas ce que j'ai fait, je l'ai complètement oublié et n'ai même pas réussi à la retrouver. J'ai demandé à Grok quelques explications et voici sa réponse :

Oui, je peux t’expliquer précisément pourquoi Paschimottanasana (la posture de la pince assise, ou « pince ») est parfois présentée comme « la posture LA PLUS IMPORTANTE » dans certains enseignements du yoga traditionnel. C’est une référence presque certaine au Hatha Yoga Pradipika (HYP), le texte fondateur du hatha yoga écrit au XVᵉ siècle par Swami Svatmarama. Dans ce livre (chapitre 1, versets autour de 29-30 selon les éditions), l’auteur décrit Paschimottanasana en des termes très élogieux. Plusieurs professeurs de yoga (y compris en français) la qualifient explicitement de « meilleure asana » ou « la plus importante » en citant directement ce texte classique.

La citation et le contexte dans le Hatha Yoga Pradipika

Le texte dit en substance (traduction courante en français) :

« Par cette asana [Paschimottanasana], les courants praniques s’élèvent dans la sushumna nadi, le feu digestif s’accroît, l’abdomen s’aplatit et le pratiquant est libéré de toutes les maladies. »

Certains commentaires et traductions populaires (y compris en français) vont plus loin et la présentent comme la meilleure asana parce qu’elle dirige le prana (l’énergie vitale) directement dans la sushumna (le canal central subtil), ce qui est considéré comme l’effet le plus puissant pour l’éveil spirituel dans le hatha yoga.

(À noter que c'est aussi exactement ce qui est expliqué dans le Zhineng Qigong. Mais si nous voulions aller plus profondément dans notre compréhension, il faudrait aussi comprendre, en quoi, cet axe central est si important pour l'éveil spirituel. Un jour, je ne me souviens plus dans quelles circonstances, j'ai entendu que ce canal central était lié aux mémoires cellulaires, quelque chose comme ça. Je ne sais pas si c'est vrai, il faudrait faire des recherches plus approfondies. Revenons à la réponse de Grok :)

C’est exactement le genre de passage qu’on lit à voix haute dans une vidéo quand on commente un livre classique ou une traduction française du HYP (ou des livres qui s’en inspirent fortement, comme ceux de Swami Sivananda ou d’André Van Lysebeth, très répandus en français).

Pourquoi elle est considérée comme « la plus importante » (et pas juste une flexion avant parmi d’autres)

Dans la tradition hatha yoga, l’objectif n’est pas seulement la souplesse physique, mais surtout la préparation du corps et de l’énergie pour la méditation, le pranayama et l’éveil de la kundalini.

Paschimottanasana est vue comme particulièrement puissante pour plusieurs raisons :

  1. Effet sur les nadis et le prana
    Elle étire tout l’arrière du corps (d’où son nom : paschima = ouest/arrière, uttana = étirement intense). Cela permet au prana de circuler librement dans la sushumna nadi (le canal central le long de la colonne vertébrale). C’est considéré comme un effet rare et très précieux : la plupart des asanas préparent le corps, mais celle-ci active directement le flux énergétique central.

  2. Stimulation du feu digestif (jatharagni)
    Elle masse les organes abdominaux, augmente le métabolisme et « allume » le feu digestif. Le HYP insiste beaucoup là-dessus : ventre plat, digestion puissante, élimination des toxines.

  3. Calme du système nerveux et préparation à la méditation
    La flexion avant profonde (surtout quand on reste longtemps) apaise le mental, réduit le stress et prépare parfaitement à la pratique assise (pranayama ou méditation).

    (Le Zhineng Qigong invite souvent a des pratiques longues, peut-être comme le yin yoga, je ne sais pas, et quand on se laisse entrer dans la posture de la pince, cet effet apaisant du mental est évident.)

  4. Bienfaits thérapeutiques
    Le texte dit qu’elle guérit « toutes les maladies » (du moins celles liées à l’abdomen, au dos, aux nerfs). En pratique moderne, on ajoute : étirement profond des ischio-jambiers, colonne vertébrale, soulagement des tensions lombaires, amélioration de la posture, etc.

En résumé : dans le hatha yoga classique, ce n’est pas « juste » une posture d’étirement. C’est une asana qui touche à la fois le corps physique, le prana et le mental de façon très complète et puissante. D’où le qualificatif « la plus importante » ou « la meilleure » dans certains livres ou vidéos qui citent le HYP.

C’était presque certainement :

  • Une traduction française du Hatha Yoga Pradipika (il en existe plusieurs, souvent commentées).

  • Ou un livre très populaire en français comme Je perfectionne mon yoga d’André Van Lysebeth (qui cite abondamment les textes classiques et décrit Paschimottanasana en détail).

  • Ou un ouvrage de la lignée Sivananda (qui reprend presque mot pour mot les bienfaits du HYP).

🔥

Alors, j'ai demandé quelques détails pratiques.

Orientation vers l'ouest ? 

Non, il n’est pas nécessaire (ni particulièrement préférable dans la pratique moderne) de pratiquer Paschimottanasana avec le dos littéralement tourné vers l’ouest géographique. Le nom « Paschimottanasana » signifie « l’étirement intense de l’ouest » (ou « étirement intense de l’arrière du corps »).

Voici pourquoi :

  • En sanskrit, paschima = ouest (ou arrière).

  • Uttana = étirement intense.

  • Asana = posture.

Ce nom vient d’une convention traditionnelle ancienne : les yogis pratiquaient souvent face à l’est (vers le soleil levant, symbole de lumière et de nouveau départ). Dans cette orientation :

  • Le devant du corps (visage, poitrine, ventre) était tourné vers l’est.

  • Le dos (arrière du corps, colonne vertébrale, ischio-jambiers) était donc naturellement tourné vers l’ouest.

La posture étire précisément cet « arrière du corps » (dos, jambes arrière, colonne). D’où le nom poétique « étirement de l’ouest » — c’est une métaphore directionnelle, pas une instruction géographique stricte.Dans la pratique aujourd’hui

  • Tu peux la pratiquer dans n’importe quelle direction : face à une fenêtre, face à un mur, face à ton tapis, etc. L’essentiel est l’alignement du corps (jambes tendues, dos long, flexion à partir des hanches) et la qualité de ta respiration et de ta présence.

  • L’effet énergétique et physique (étirement profond de l’arrière du corps, stimulation du prana dans la sushumna, calme du mental, massage des organes abdominaux) reste le même, quelle que soit l’orientation de la pièce.

Certains enseignants traditionnels ou dans des ashrams peuvent encore suggérer de pratiquer face à l’est par respect pour la coutume ancienne (surtout pour la séance du matin), ce qui place automatiquement le dos vers l’ouest. Mais ce n’est pas une règle absolue et cela n’augmente pas significativement les bienfaits de la posture elle-même.En résumé : le « dos vers l’ouest » est une explication étymologique et symbolique, pas une prescription obligatoire. Ce qui compte vraiment, c’est de pratiquer avec régularité, douceur et conscience, en respectant tes limites (surtout si tes ischio-jambiers sont tendus : plie légèrement les genoux au début pour protéger le dos).

Postures préparatoires et contre-posture ? 

Oui, tu as tout à fait raison : en yoga (surtout dans la tradition hatha), on parle souvent de postures préparatoires (pour échauffer et ouvrir le corps), de la posture principale, et de contre-postures (ou postures compensatoires) pour rééquilibrer le corps après une flexion avant intense comme Paschimottanasana.

Pour un débutant, l’objectif est de pratiquer en toute sécurité : éviter les tensions dans le bas du dos ou les ischio-jambiers (arrière des cuisses), progresser doucement, et écouter son corps. La règle d’or : ne jamais forcer. Si tu ressens une douleur vive (surtout dans le dos ou les genoux), sors immédiatement de la posture.

1. Échauffement général (avant toute séance)

Commence toujours par 5 à 10 minutes d’échauffement léger pour augmenter la circulation et préparer les articulations :

  • Quelques tours de Surya Namaskar (Salutations au Soleil) – version douce, 3 à 5 cycles.

  • Chat-Vache (Marjaryasana-Bitilasana) : pour mobiliser la colonne vertébrale.

  • Rotations des chevilles, des hanches et des épaules.

2. Postures conseillées avant Paschimottanasana (préparatoires)

Ces poses chauffent et assouplissent les zones clés : ischio-jambiers, hanches, bas du dos et colonne. Fais-les 5 à 8 respirations chacune.

  • Uttanasana (Flexion avant debout) : excellent pour étirer les ischio-jambiers avec l’aide de la gravité.

  • Adho Mukha Svanasana (Chien tête en bas) : allonge toute l’arrière du corps.

  • Baddha Konasana (Posture du cordonnier / papillon) : ouvre les hanches et l’intérieur des cuisses.

  • Supta Padangusthasana (Posture du gros orteil allongé) ou simplement lever une jambe tendue allongé sur le dos : cible les ischio-jambiers un par un.

  • Balasana (Posture de l’enfant) : pour se familiariser avec la sensation de flexion avant relaxante.

  • Variante simple : Dandasana (Posture du bâton) – assis jambes tendues, dos droit, pour s’habituer à la position de départ.

Diaporama des postures proposées pour l'échauffement
Diaporama des postures proposées pour l'échauffement
Diaporama des postures proposées pour l'échauffement
Diaporama des postures proposées pour l'échauffement
Diaporama des postures proposées pour l'échauffement
Diaporama des postures proposées pour l'échauffement

Diaporama des postures proposées pour l'échauffement

Astuce pour débutant : Assieds-toi sur une couverture pliée ou un bloc pour surélever les hanches si ton dos s’arrondit beaucoup. Plie légèrement les genoux au début pour protéger le bas du dos.3. Comment pratiquer Paschimottanasana en tant que débutant

  • Assieds-toi en Dandasana (jambes tendues devant toi, pieds flex).

  • Inspire : lève les bras au-dessus de la tête et allonge la colonne.

  • Expire : plie à partir des hanches (pas du dos), avance le buste vers les jambes en gardant le dos le plus droit possible.

  • Attrape où tu arrives (orteils, pieds, chevilles, tibias ou genoux). Ne tire pas sur les pieds pour forcer.

  • Reste 5 à 10 respirations profondes et calmes. Laisse la gravité et la respiration faire le travail.

  • Variante accessible : plie les genoux ou place un bolster/oreiller sur les jambes pour y poser le front et te relaxer.

4. Contre-postures (après Paschimottanasana)

Une flexion avant intense étire l’arrière du corps et comprime légèrement l’avant. Il faut donc ouvrir et renforcer l’avant du corps pour rééquilibrer :

  • Purvottanasana (Posture de la planche inversée ou « planche vers le haut ») : la contre-posture classique (étire l’avant du corps).

  • Bhujangasana (Posture du cobra) : légère extension du dos.

  • Setu Bandhasana (Posture du pont) : ouvre la poitrine et renforce le dos.

  • Ustrasana (Posture du chameau) : si tu es à l’aise avec les extensions (sinon, reste sur le cobra).

Diaporama des contre-postures proposées
Diaporama des contre-postures proposées
Diaporama des contre-postures proposées
Diaporama des contre-postures proposées

Diaporama des contre-postures proposées

Termine toujours par Savasana (posture du cadavre) pour intégrer les bienfaits.

Exemple de mini-séquence simple pour débutant (15-20 minutes)

  1. Échauffement : 3-5 Surya Namaskar doux + Chat-Vache.

  2. Préparatoires : Uttanasana → Adho Mukha Svanasana → Baddha Konasana.

  3. Paschimottanasana (tenir 5-8 respirations).

  4. Contre-postures : Bhujangasana (2-3 fois) → Setu Bandhasana.

  5. Fin : Balasana ou Savasana 3-5 minutes.

Pratique 3 à 4 fois par semaine. Avec le temps, tes ischio-jambiers et ton dos deviendront plus souples, et tu pourras tenir la posture plus longtemps (jusqu’à 1-3 minutes dans la tradition).

🔥

En conclusion ?

1. Puisqu'il est dit que la posture de la pince est la plus importante, à défaut de s’entraîner à toutes les innombrables postures, il est possible de focaliser son travail autour de cette posture principale et de celles qui lui sont liées.

2. C'est curieux, pour la pratique de cette posture de la pince, le zhi neng qi gong donne de toutes autres indications, que je partagerai peut-être à l'occasion. 

3. Ceci est partagé qu'à titre indicatif, pour donner envie d'étudierpratiquer quelques postures... tout en douceur, comme une méditation, mais évidemment, beaucoup d'autres approches sont possibles. Chacun doit trouver celle qui lui convient.

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