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Ces quelques confidences inspireront peut-être quelques personnes. Ces jours-ci, deux propositions sont venues effleurer ma conscience ; je les ai trouvée jolies alors je les ai gardé.  

Tout faire par amour

Je devrais faire ceci, je devrais faire cela, nos injonctions préférées viennent régulièrement se présenter à notre conscience, et peut-être continueront-elles de le faire aussi longtemps que nous ferons les choses par devoir et non par amour...

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Laisser le Divin entrer

Ce n'est pas tout de croire en Dieu, encore faut-il le laisser entrer dans notre vie, dans nos vies.

Voilà qui pourrait être compris de bien des façons. Être dans la vie, pour les gens, cela signifie souvent faire des tas de trucs, être très actif... 

C'est à quelque chose de plus intime et de plus profond que je pensais... 

Est-ce que nous sommes bien sûr que nous Le laissons entrer ? Tout partout ? Dans les moindre recoins de notre être, de nos énergies, de notre conscience, de notre personnalité, de nos mouvements, de nos actes ? 

Sri Aurobindo et d'autres avant lui en ont parlé à mainte reprises comme l'habitant masqué mais notre corps lui-même est-il devenu Sa demeure ? 

Est-ce que dans chaque espace de notre corps, de notre conscience, nous laissons entrer sa Largeur, son Immensité, son Infinité ?

Est-ce que dans chaque seconde de notre vie, nous laissons entrer son Rythme, son Éternité ? 

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S'élever et s'ouvrir ?

Je ne comprends pas très bien ce mouvement d'ascension vers les plans de conscience supérieurs, vers le supramental qui ont été décrits et maintes fois évoqués par Sraddhalu. 

Je ne parle pas d'une compréhension intellectuelle, je pense à la réalisation pratique. Ce n'est pas faute d'essayer et cinquante fois dans mes intériorisations j'ai senti des mouvements de traction vers le haut, comme si mes énergies étaient tirées, presque violemment, au point de me retrouver parfois avec les épaules (surtout la droite) au niveau des oreilles. 

Peut-être que je m'y prend comme un manche, c'est possible, ou que le moment n'est pas venu pour ça. En tout cas, ce mouvement d'ascension n'est pas naturel, moins naturel que celui de se laisser glisser dans les profondeurs intérieures. 

N'est-ce pas idiot ? Pourquoi persister à se concentrer dans une direction parce que nous croyons que c'est ça qu'il faut faire, ou parce que nous l'avons entendu ici et là, et aller à l'encontre de notre mouvement naturel ?

Dans mon intériorisation de tout à l'heure, toutes ces remarques sont revenues et je me suis demandé :

Pourquoi chercher à s'élever si, comme il est dit par ailleurs, TOUT EST LÀ ? 

Alors j'ai eu le sentiment de réalités superposées...  

...et que par la détente, la décantation, et l'ouverture, il était possible d'accéder à ces plans de conscience supérieurs plus élevés, sans chercher à "monter là haut". Comme des ouvertures successives. 

Et j'ai eu la surprise de ressentir que j'étais effectivement monté plus haut dans la conscience, sans pour autant avoir cherché à monter plus haut mais en... je ne sais comment dire... en restant en contact avec le réel, à l'horizontal.

Pour le dire autrement, j'ai changé de méthode et suis mieux arrivé au résultat escompté, l'ascension, sans m'en rendre compte et sans même la chercher.

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Vision de la vérité et audition de la vérité

Et puis tout à coup, la concentration intérieure à changé du tout au tout et je me suis rappelé des rishis védiques, les voyants de la vérité.

N'est-ce pas une curieuse expression ?

La vérité, en notre bas monde, nous ne savons pas très bien ce que c'est, contrairement au mensonge. Quand Olivier Véran a affirmé que les vaccins n'étaient plus en phase 3 d'expérimentation, c'est simple, c'est clair, c'est net, c'est un mensonge. Et des exemples comme ça, nous en avons des brouettes entières.

Mais la vérité que nous recherchons, à laquelle nous nous réclamons, nous ne savons toujours pas ce que c'est.

Et lorsque Ponce Pilate à poser la question, Jésus n'a rien répondu.

Et ce qui est très étonnant avec les rishis, c'est que la vérité est un truc qui se voit, quelque chose qui peut se voir. 

Alors dans ma méditation, je me suis concentré pour ouvrir le centre de la vision à la vérité, pour offrir le centre de la vision à la vérité, pour tirer le centre de la vision au-dessus de la tête, à la vérité...

Et il y avait une réponse, il se passait des choses perceptibles, dans la conscience, dans les énergies. Deux aspects préparatoires furent particulièrement clairs :

1. Pour commencer, j'ai vu qu'un travail se faisait pour clarifier, désencombrer mon mental des idées du moment qui y trainaient,

2. Ensuite, c'était un travail plus difficile pour créer un état neutre. Tant que nous restons dans nos préférences, c'est évident, toute vision de la vérité complète est impossible. 

Alors un travail plus profond s'est enclenché. Je me suis souvent dit que le travail de l'énergie divine ressemblait à une séance d'ostéopathie crânienne : on sent les énergies bouger, qu'il se passe des choses, mais il est souvent de dire quoi avec précision.

En tout cas, le fait de VOIR revient à plusieurs occasions dans les œuvres de Sri Aurobindo-Mère. Voici deux citations très connues :

La pensée n’est pas essentielle à l’existence et n’en est pas la cause, mais c’est un instrument pour devenir   : je deviens ce que je vois en moi-même. Tout ce que la pensée me suggère, je puis le faire ; tout ce que la pensée révèle en moi, je puis le devenir. Telle devrait être l’inébranlable foi de l’homme en lui-même, car Dieu habite en lui. (Sri Aurobindo – Aperçus et Pensées)

Dans un article récent, je me demandais ce qu'il se passait lorsque, tout ce que l'on voit en soit était moche ou en tout cas, si l'on ne voit rien de spécial, rien de très intéressant. C'est peut-être pour cela, qu'une semaine plus tard, est venue ce sujet de concentration sur le fait de VOIR LA VÉRITÉ. 

Voir la composition du soleil ou les lignes de Mars est sans doute un grand exploit, mais quand tu auras l’instrument qui te fera voir l’âme de l’homme comme tu vois un tableau, alors tu souriras des merveilles de la science physique comme d’un jouet pour les bébés. (Aphorisme 110)

Et puis, il m'est venu de faire les mêmes concentrations sur l'AUDITION de la vérité... et c'était BEAUCOUP plus fort. Peut-être précisément en raison de cet acouphène à l'oreille droite, constant depuis plus d'une dizaine d'années, et cette sensation un peu bizarre, inconfortable, dans une zone du cerveau droit. 

Au bout de quelques minutes d'un processus intérieur un peu intense, ça bougeait fort... un silence a commencer à venir. 

Être attentif et silencieux.

Mince ! Bien souvent j'avais aspiré au silence mental, avec des résultats mitigés... et là, simplement par le fait de tourner, d'ouvrir et d'offrir le sens de l'audition à la Vérité, presque automatiquement, cela avait amené le silence. 

Mais comme si j'étais pressé de passer à une autre expérimentation, j'ai de nouveau changé ma concentration et aspiré à l'harmonisation entre la vision et l'audition. Et ce fut encore plus fort, en ce sens que je sentais très concrètement des choses bouger dans ma tête...

C'est très étonnant de voir comment, une simple idée qui nous traverse la tête, peut avoir des effets... 

Plus tard, quand je suis sorti de mon intériorisation pour faire quelques pas... j'ai eu l'impression que ma vision était changée, je marchais dans mon salon et je marchais dans une immensité. Ou bien, c'était comme si j'étais dans une autre réalité, plus lumineuse, et pourtant c'était dans mon salon. Je crois que c'est une expérience importante. J'étais surpris, je sentais bien que ce n'était pas ordinaire... mais je n'ai pas trouvé la volonté pour rester dans l'expérience.  

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Toucher la vérité

Après m'être concentré sur la vision et de l'audition la vision de la vérité, l'audition de la vérité, je m'étais aussi focalisé quelques minutes sur le fait de toucher la vérité... 

Là encore, c'était fort, mais c'est comme si j'étais fatigué d'observer, d'être attentif. J'ai tout de même remarqué que chaque concentration, "vision de la vérité", "audition de la vérité' et "toucher de la vérité", avaient induit des sensations différentes.  

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En conclusion

Ce serait tout à fait faux de prétendre avoir fait l'expérience de la vérité par les sens. Par contre, qu'il y ait eu un travail de préparation des centres de la vision, de l'audition et du toucher à la réception de la vérité paraît plausible. 

Dans la foulée, vu l'expérience que je venais de vivre, j'ai commencé à lire le chapitre de La Synthèse des Yogas sur le sens supramental... qui sera l'objet des articles prochains.

À suivre...

Pour info, quelques résumés de Grok

1. Vision et audition dans le Véda

Audition Dans Le Secret du Véda, Sri Aurobindo explique que les rishis et les kavis sont des voyants de la vérité (associés à la faculté de dṛṣṭi, la vision révélatrice). Cependant, il distingue également l'aspect auditif de la révélation, qu'il appelle śruti (l'audition ou l'inspiration entendue, comme une vibration divine venant de l'Infini).

Plus précisément, il décrit les rishis et kavis comme des "kavayaḥ satyaśrutaḥ" – des voyants qui sont des auditeurs de la vérité. Le terme "satyaśrutaḥ" (ou satyasrutah) désigne explicitement les auditeurs de la vérité, soulignant cette faculté d'audition intérieure.

Ce n'est donc pas exactement "kavi" pour l'audition (qui est plus lié à la vision poétique et intuitive), mais "śruti" pour le processus lui-même, et "satyaśrutaḥ" pour ceux qui entendent la vérité.

Sri Aurobindo associe cela à des déesses comme Sarasvatī, qui représente l'inspiration par śruti, complétant Iḷā pour la dṛṣṭi. Les deux facultés (vision et audition) sont des pouvoirs du rishi ou kavi, mais l'audition est spécifiquement marquée par śruti et le qualificatif satyaśruta.

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2. Vision et audition dans les différentes médecines

Physiologie occidentale

En physiologie occidentale, la vision et l’audition sont interconnectées via l’intégration multisensorielle dans le cerveau, notamment dans des zones comme le colliculus supérieur. Elles collaborent pour la perception spatiale, la localisation des sons et l’équilibre, grâce au réflexe vestibulo-oculaire (VOR) qui relie l’oreille interne (vestibule) aux mouvements oculaires. Les yeux en mouvement produisent des sons inaudibles dans les oreilles, aidant le cerveau à aligner vues et sons pour affiner les perceptions. De plus, les pertes de vision et d’audition sont souvent liées, et associées à un déclin cognitif, car elles réduisent la stimulation cérébrale et impactent la qualité de vie.

Médecine chinoise traditionnelle

En médecine chinoise traditionnelle, la vision est liée au Foie (qui « s’ouvre aux yeux » et les nourrit via le Sang du Foie), tandis que l’audition est connectée aux Reins (qui gouvernent les oreilles et fournissent l’Essence vitale). Les sens reflètent l’équilibre des organes et du Qi : une déficience des Reins peut causer une perte auditive avec acouphènes, et un déséquilibre du Foie peut entraîner une vision floue. Les méridiens relient tous les organes aux yeux, et des pertes sensorielles combinées indiquent souvent un épuisement global de l’Essence (Jing) ou du Qi, traitable par acupuncture et harmonisation des Yin-Yang.

Médecine ayurvédique

En ayurvéda, la vision est régie par le dosha Pitta (feu et transformation), via le sous-dosha Alochaka Pitta pour la perception visuelle, tandis que l’audition est liée au dosha Vata (mouvement et éther) et à l’élément Akasha. Des déséquilibres comme un excès de Vata peuvent causer une sécheresse oculaire ou une perte auditive simultanée, souvent due à des problèmes circulatoires ou nerveux. Les sens sont interconnectés holistiquement ; des troubles comme le syndrome d’Usher (perte de vision et d’audition) sont traités par des thérapies régénérantes (rasayana) pour préserver l’équilibre des doshas et améliorer la vitalité sensorielle.

Science du yoga

Dans la science du yoga, la vision et l’audition sont améliorées par des pratiques intégrant corps et esprit, favorisant l’équilibre sensoriel via le prana (énergie vitale). Des exercices comme le Trataka (fixation du regard) renforcent la vision en réduisant la fatigue oculaire, tandis que le Bhramari Pranayama (respiration bourdonnante) stimule l’oreille interne pour améliorer l’audition et soulager les acouphènes. Le yoga intègre la vision à l’équilibre via le système vestibulaire, avec des postures améliorant la coordination œil-oreille-cerveau. Des études montrent que le yoga, comme le Prajñā Yoga, réduit les seuils auditifs et visuels chez les personnes atteintes, en diminuant le stress oxydatif et en boostant la circulation.

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3. Respiration bourdonnante ou Bhramari Pranayama

La respiration bourdonnante, ou Bhramari Pranayama (du sanskrit « bhramari » signifiant « abeille »), est une technique de pranayama (contrôle du souffle) très appréciée en yoga pour son effet calmant immédiat sur le mental et le système nerveux. Elle tire son nom du son de bourdonnement produit pendant l’expiration, qui imite le bruit d’une abeille.

Comment pratiquer Bhramari Pranayama (étapes simples)

  1. Position : Assieds-toi confortablement (en tailleur, sur une chaise, dos droit, épaules relâchées). Ferme les yeux pour te tourner vers l’intérieur.

  2. Position des mains (option Shanmukhi Mudra pour amplifier l’effet) :

    • Place les pouces sur le cartilage des oreilles (tragus) pour les boucher doucement (sans enfoncer les doigts dans les oreilles).

    • Pose les index sur le front (au-dessus des sourcils), les majeurs sur les yeux (légèrement pour les couvrir sans appuyer fort), les annulaires sur les ailes du nez, et les auriculaires sur les lèvres.

    • Alternative simple : juste boucher les oreilles avec les pouces et garder les autres doigts relâchés.

       

  3. Respiration :

    • Inspire profondément et lentement par le nez (3–5 secondes).

    • Expire lentement par le nez en produisant un son continu de bourdonnement (« mmmm » ou « hummm » grave à moyen, comme un abeille qui vibre). Le son doit être agréable et résonner dans la tête, la gorge et les sinus.

    • Garde la bouche fermée pendant tout l’exercice.

  4. Durée :

    • Commence par 5 à 10 respirations (environ 3–7 minutes).

    • Avec l’habitude, monte jusqu’à 10–15 minutes par jour.

  5. Fin : Après la dernière expiration, reste un moment en silence, yeux fermés, en observant les vibrations ou le calme intérieur.

Bienfaits principaux (soutenus par des études)

  • Calme mental ultra-rapide : Active fortement le système parasympathique (« repos et digestion »), réduit le stress, l’anxiété, la colère et la frustration en quelques minutes. Certains travaux montrent même un effet plus puissant qu’une nuit de sommeil pour diminuer le stress aigu.

  • Sommeil et concentration : Améliore la qualité du sommeil, réduit les ruminations mentales et favorise la préparation à la méditation (ondes gamma dans le cerveau observées chez certains pratiquants).

  • Effet sur l’audition et les acouphènes : Le bourdonnement crée des vibrations qui massent l’oreille interne et les sinus. Plusieurs études indiennes et témoignages cliniques montrent une réduction significative des acouphènes (même sévères) chez de nombreux pratiquants. Il améliore aussi la sensibilité auditive et la résonance vocale.

Autres effets physiologiques :

  • Baisse de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque.

  • Augmentation de la production endogène d’oxyde nitrique (jusqu’à 15 fois plus lors du bourdonnement), ce qui aide les voies respiratoires, les sinus et la circulation

  • Amélioration de la fonction pulmonaire et de la voix (plus résonnante, moins tendue).

Précautions et conseils

  • Évite de pratiquer si tu as une otite, une sinusite aiguë ou une forte migraine (ou fais-le yeux ouverts et doucement).

  • Ne force pas le son ni la pression sur les oreilles.

  • Idéal le matin ou le soir, sur estomac vide ou léger.

  • Si tu as des problèmes cardiaques, commence très doucement (courtes sessions, son plus léger).

  • C’est une pratique accessible à presque tout le monde, même débutants, et souvent très appréciée car les résultats se sentent immédiatement.

C’est une technique simple mais puissante : beaucoup de gens la décrivent comme un « reset » du système nerveux en quelques respirations seulement.

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Dans la pratique, il est plus confortable de s'allonger sur le dos, car alors, il n'y a pas d'effort à faire pour maintenir les bras à la hauteur de la tête.

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