L'importance DÉCISIVE de la concentration
Dans l'article précédent – peut-être finalement l'un des plus importants de ce blog – Mère nous invite à maîtriser le pouvoir d'identification, car alors, nous pouvons choisir l'objet de notre identification, et connaître tout ce que l'on veut, y compris le Divin : c'est la connaissance par identité. Or, ce pouvoir d'identification repose sur la capacité à se concentrer.
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Concentrer l'attention
Quoi que l'on veuille faire dans la vie, une chose est absolument indispensable et à la base de tout, c'est la capacité de concentration de l'attention.
Si l'on arrive à rassembler les rayons de l'attention et de la conscience sur un point, et que l'on soit capable de maintenir cette concentration avec une volonté persistante, il n'y a rien qui puisse résister — quoi que ce soit, depuis le développement physique le plus matériel jusqu'au développement spirituel le plus élevé.
Mais cette discipline doit être suivie d'une façon constante et pour ainsi dire imperturbable ; non pas qu'il faille toujours être concentré sur la même chose — ce n'est pas cela que je veux dire, je veux dire apprendre à se concentrer. Et matériellement, pour les études, pour les sports, pour tout développement physique ou mental, c'est absolument indispensable. Et la valeur de l'individu est proportionnelle à sa valeur d'attention.
Et au point de vue spirituel, c'est encore plus important. Il n'y a pas d'obstacle spirituel qui résiste à une puissance de concentration pénétrante. Par exemple, la découverte de l'être psychique, l'union avec le Divin intérieur, les ouvertures sur les sphères supérieures, tout peut s'obtenir par un pouvoir de concentration intense et obstiné — mais il faut apprendre à le faire.
Il n'y a aucune chose dans le domaine humain et même surhumain dont la clef ne soit pas le pouvoir de concentration.
Vous pouvez être le meilleur athlète, vous pouvez être le meilleur élève, vous pouvez être un génie artistique, littéraire ou scientifique, vous pouvez être le plus grand saint avec cette faculté-là.
Et chacun possède en soi un tout petit commencement — c'est donné à tout le monde, mais on ne le cultive pas.
Source
La voie ensoleillée – page 97
Ou le texte intégral dans l'Entretien de Mère du 23 juillet 1958
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Le mental prend sa pleine utilité quand il sait écouter l'inspiration supérieure.
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L'attention parfaite
Qu'est-ce que la concentration ?
C'est ramener tous les fils dispersés de la conscience sur un seul point, une seule idée.
Ceux qui peuvent réaliser l'attention parfaite, réussissent tout ce qu'ils entreprennent, ils feront toujours beaucoup de progrès.
Et cette concentration-là se développe tout comme des muscles ; on peut suivre différents systèmes, différentes méthodes d'entraînement. On sait aujourd'hui que l'être le plus chétif, par exemple, peut, avec de la discipline, devenir aussi fort que les autres. Il ne faut pas avoir une volonté qui s'éteint comme une chandelle.
La volonté, la concentration doit se cultiver, c'est une question de méthode, d'exercice régulier. Si vous voulez, vous pouvez. Mais il ne faut pas que la pensée "à quoi bon" vienne affaiblir la volonté.
L'idée que l'on est né avec un caractère et qu'on n'y peut rien est une ânerie.
Source
La voie ensoleillée – page 98
Ou le texte intégral dans l'Entretien de Mère du 23 décembre 1950
À propos du pouvoir de concentration, Mère nous dit ceci :
Et chacun possède en soi un tout petit commencement — c'est donné à tout le monde, mais on ne le cultive pas.
Et dans l'article précédent, à propos du pouvoir d'identification, Mère nous dit ceci :
Râmakrishna disait que cela pouvait varier entre trois jours, trois heures ou trois minutes. Trois jours pour les gens qui étaient très lents, trois heures pour ceux qui étaient un peu plus prompts, trois minutes pour ceux qui avaient l'habitude.
J'en viens à une confidence personnelle – une énigme à résoudre – mais nous sommes certainement une immensité dans le même cas.
J'ai découvert Sri Aurobindo, Mère et Satprem en 2002 et je me délecte autant que possible avec leurs œuvres sublimes... et j'ai lu ces passages bien des fois. Trois jours ! Ce n'est pourtant pas beaucoup dans une vie... trois petits jours à consacrer à cette pratique de la concentration et de l'identification. Je n'ai jamais réussi, et pourtant, je suis dans des conditions optimales, en ce sens que je suis absolument libre de mon temps...
Résultat, 23 ans après 2002, mon mental continue de se promener à droite, à gauche, à sautiller d'une pensée à l'autre, au gré de ses fantaisies...
Si nous résolvons cette énigme, nous pourrons alors faire un grand progrès dans notre vie...
Peut-être faut-il arriver à un tel degré d'exaspération que nous en arrivons enfin à dire : cette fois, ça suffit, je m'y met vraiment...
Mais nous ne devons en aucun cas nous flageller parce que Sadhguru a raconté une anecdote que j'ai trouvé absolument extraordinaire.
Andrew Carnegie est un milliardaire américain qui a fait fortune si vite, comme cela n'était jamais arrivé dans l'histoire, que cela a attiré sur lui les plus grands soupçons et qu'il y eu une enquête officielle sur l'origine de sa fortune. Mais comme rien d'illégal ne fut trouvé, il fut convoqué par le Sénat pour de plus amples explications.
Alors, Andrew Carnegie a demandé aux sénateurs s'ils étaient capables de se concentrer 5 minutes sur quelque chose sans n'avoir aucune pensée distrayante. Et comme aucun sénateur n'y a réussi, Andrew Carnegie leur a dit qu'il ne devrait pas diriger les États-Unis.
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N'est-ce pas une histoire extraordinaire ? 5 minutes ! Ce n'est pourtant pas beaucoup. Nous pourrions poser la question à nos hommes politiques et aux gens de notre entourage – ce serait amusant de voir leur réactions.
J'en suis venu à me dire que la première chose qui devrait être enseigné aux enfants, c'est cette faculté de rester concentrer. Mais, quelle cohérence, quelle sincérité, quelle crédibilité peut-il y avoir a demander quelque chose à quelqu'un que nous ne faisons pas nous mêmes : c'est absolument ridicule !
Proche de ce point d'exaspération, je pense que je vais m'accorder, m'autoriser, ces trois jours sans autre occupation que celle-ci : l'apprentissage de la concentration.
Il me paraît utile de en partager à nouveau la retranscription des conseils de Sraddhalu sur la pratique de la concentration.
(Soit dit en passant, la traduction automatique des sous-titres ne fonctionne plus. J'ai contacté YouTube qui m'a confirmé qu'ils travaillaient dessus en ce moment...)
De 1 h 47 mn 45 s à 2 h 01 mn 14 s
Dorian demande si Sri Aurobindo a mentionné l’utilisation de la technique de concentration trâtak sur une flamme de bougie afin de développer la concentration et la vision occulte. Pouvez-vous s’il vous plaît nous expliquer comment faire cet exercice ? D’un autre côté, je comprends que les siddhis se dévoilent naturellement à mesure que notre conscience spirituelle grandit. Alors diriez-vous que c’est une perte de temps de faire des exercices pour développer ces capacités ? Merci pour votre réponse.
Les deux questions sont très bonnes. Tout d’abord, comment pratiqueriez-vous si vous vouliez faire cette concentration ? Je n’ai pas pu trouver le passage où Sri Aurobindo recommande l’utilisation. Peut-être qu’il le mentionne en passant. J’ai trouvé un passage où la Mère parle de cela aussi. Mais encore une fois, ce n’est pas vraiment présenté comme une recommandation. C’est plutôt une référence.
Donc, dans le passage de la Mère, ce qui est assez inhabituel et je n’avais pas vu cela auparavant. Concernant trâtak, trâtak est un terme utilisé dans la tradition du yoga pour une concentration où vous maintenez votre regard physique et la conscience de votre esprit sur un seul point de manière soutenue, destiné à développer le pouvoir de concentration, et par extension également la perception intérieure.
J’ai donc trouvé ce passage, une lettre de la Mère à quelqu’un à propos de la pratique et elle écrit que ce symbole de Sri Aurobindo doit être dessiné en gros caractères à la craie sur le tableau noir afin qu’il puisse être vu clairement de loin. Les yeux doivent être fixés dessus en permanence sans regarder quoi que ce soit d’autre. C’est par cette concentration constante des yeux physiquement que l’on s’absorbe dans ce que l’on regarde et que l’on s’identifie à cela et que l’esprit devient silencieux.
Elle a donc décrit ceci comme un guide pour quelqu’un qui demandait comment je pouvais faire cela. Ce n’est pas une ligne directrice selon laquelle tout le monde devrait faire cela. Alors, ne faites pas l’erreur : oh Mère, nous devrions tous le faire. Ce n’est pas une pratique fondamentale. Ce n’est pas une pratique de base requise.
Mais si quelqu’un voulait le faire comme Dorian le demande, nous pouvons dire : eh bien voici une façon de faire, quel symbole utiliser – ce n’est pas la façon habituelle de procéder, mais si vous voulez le faire de cette façon, vous pouvez le faire.
Mais j’arriverai aux fondamentaux à un niveau très essentiel.
Je vais quand même lire Sri Aurobindo. Il y a une réponse en passant dans l’une des lettres lorsque quelqu’un pose une question sur la concentration. Il explique donc que normalement la conscience est toute dispersée et que vous ramenez la concentration dispersée à la concentration.
L’endroit sur lequel vous vous concentrez, normalement, se situe généralement dans la région de la tête, s’il s’agit d’une pensée, ou dans le cœur s’il s’agit d’un sentiment sur lequel vous vous concentrez. Voilà donc l’objectif général de la concentration dans la vie.
Il dit ensuite que « la concentration yoguique est simplement une extension et une intensification de une extension et une intensification de la même opération. Elle peut se faire sur un objet, comme lorsqu'on fait trâtak sur un point brillant : on doit alors se concentrer de façon à n'avoir aucune autre pensée. Elle peut se faire sur une idée, sur un mot ou un nom : l'idée du Divin, le mot l'Ârya, le nom de Krishna, ou sur la combinaison d'une idée et d'un mot ou d'une idée et d'un nom. »
Donc il ne dit pas de faire ça. Il dit que n’importe lequel de ces éléments pourrait être un point de concentration dans la pratique du yoga, si vous choisissez de le faire.
« Mais quand on est plus avancé dans le yoga, on se concentre aussi en un endroit particulier. Il y a la règle bien connue de se concentrer entre les sourcils : c'est là que se trouve le centre du mental intérieur, de la vision occulte, de la volonté. Ce que l'on fait, c'est de penser fixement, de là, à l'objet que l'on a choisi pour sa concentration, ou encore d'essayer, de là, d'en voir l'image. Si vous y parvenez, vous sentez au bout d'un certain temps que votre conscience entière est centrée en cet endroit – pour le moment, bien entendu. Après l'avoir fait pendant quelque temps et souvent, cela devient facile et normal. »
Maintenant, tout cela décrit à nouveau la pratique générale du yoga et non le yoga intégral. Puis il continue dans la lettre :
« J'espère que ceci est clair. Eh bien, dans notre yoga, vous faites la même chose, pas nécessairement à cet endroit particulier entre les sourcils mais n'importe où dans la tête ou au centre de la poitrine, là où les physiologistes ont situé le plexus cardiaque. Au lieu de vous concentrer sur un objet, vous vous concentrez dans la tête avec une volonté, un appel pour que la paix d'en haut descende ou, comme certains le font, pour ouvrir la barrière invisible et que la conscience s'élève vers les hauteurs.
Dans le centre du cœur, on se concentre dans une aspiration, pour une ouverture, pour la présence de la vivante image du Divin là, ou pour n'importe quel autre résultat.
On peut faire le japa (répétition) d'un nom, mais dans ce cas il faut en même temps se concentrer sur ce nom qui doit se répéter de lui-même dans le centre du cœur. »
Il a donc parlé de ce qu’est la concentration en général, de ce qu’est la concentration dans la conscience yoguique, dans le contexte yoguique, et là, trâtak est mentionné en passant ; mais en ce qui concerne le yoga intégral, aucune de ces choses n’est requise, la concentration est requise.
Donc si c’est dans la tête, d’ici vous ouvrez vers le haut et demandez la descente ou la montée. Si c’est le cœur que vous ouvrez à la Présence du Divin en vous. Si vous faites de cela la priorité, la concentration est un moyen essentiel pour le yoga intégral.
À cette fin, vous pouvez choisir ou non, de développer le pouvoir de la concentration lui-même. Vous pouvez le faire au milieu d’une activité spécifique que vous faites simplement en amplifiant la concentration ou vous pouvez, comme le demande Dorian, utiliser un exercice pour développer la concentration et trâtak pourrait en être un. Je le mets donc dans le bon contexte.
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Mère, le 15 août 1964
(Un regard qui ne vacille pas – tout droit...)
À partir de ce moment, Sraddhalu décrit en détail un exercice de concentration que nous pouvons mettre en pratique, c'est intéressant au plus haut point :
Maintenant, si vous voulez faire un tel trâtak, alors voyez ce que Sri Aurobindo a dit à ce sujet, vous prenez un point, généralement un point brillant, car il est plus facile de retenir l’attention, et il faut se concentrer pour ne voir que ce point et n’avoir aucune autre pensée que cela.
Donc la clef ici si vous voulez faire la pratique de trâtak de n’importe quel type, et je vais décrire plus en détail une forme que vous pourriez faire.
Vous prenez un dessin d’un point sur le mur. Donc généralement nous avons des murs blancs. Vous dessinez un point avec un crayon. Asseyez-vous à une certaine distance confortable pour que vos yeux ne se fatiguent pas. Donc ce n’est ni trop loin, ni trop près, ce qui est confortable pour vous. Aucune autre distraction. Un mur vide signifie que vous n’avez pas d’autres images.
Placez votre attention sur votre vue physique. Vous ne voyez rien d’autre que ce point. Avec votre esprit, vous ne pensez à rien d’autre qu’à ce point. C’est crucial. Et puis vous tenez, tenez, tenez et tenez aussi longtemps que vous le pouvez.
Il y a un moment après lequel vous remarquerez que votre esprit est d’abord distrait et que, par conséquent, la vue physique peut être distraite. Si vous pouvez maintenir la vue physique, alors l’esprit devient le défi. Une fois que vous avez mis l’esprit dans le physique, c’est facile.
Une fois que vous pouvez maintenir l’esprit, vous voyez combien de temps vous pouvez le maintenir. Puisque le but est de pratiquer ici uniquement pour développer la concentration, comme les muscles, vous continuez à faire avec toute votre attention l’exercice musculaire. Alors continuez à maintenir votre esprit avec une attention totale aussi longtemps que vous le pouvez.
C’est donc un exercice simple. Vous repoussez les limites, repoussez les limites. Et quand cela se termine, vous vous retrouverez dans un état de concentration. Et cette capacité à être concentré sur un seul objectif peut être orientée vers n’importe quelle activité que vous faites. Votre pouvoir de concentration augmentera.
Je vais pousser un peu plus loin car vous pouvez l’amener à une dimension plus profonde.
Pendant que vous maintenez ce point, votre esprit est concentré dessus. Après un certain temps, vous remarquerez que vous voyez l’essentiel, mais tout le reste devient flou. Aucune contrainte sur le site physique. Tout le reste devient flou. On ne voit que le point. Continuez.
Après un certain temps, vous aurez l’impression qu’il existe un connexion de la taille d’un tunnel entre votre conscience et ce point. Continuez.
Après un certain temps, ce sera comme s’il n’y avait plus de tunnel. Il n’y a rien d’autre qu’un point. Et tu ne fait qu’un avec le point. Amenez-le à ce stade. C’est votre clé pour pouvoir poussez votre pouvoir de concentration jusqu’au point où il n’y a plus rien d’autre que cela. Il n’y a rien d’autre qui existe et vous ne faites qu’un avec cela, comme si vous poussiez cette limite. Tu t’oublies. Tu cesses d’exister. Il ne reste plus qu’un point.
[Arrivé à ce stade, nous avons ce fameux pouvoir d'identification si important car, comme nous l'a dit Mère Mère, c'est la seule façon de connaître le Divin ! Mais nous trouverons peut-être plus intéressant de regarder une série TV ou une émission d'actualité ou de faire n'importe quoi d'autre...]
Lorsque vous pouvez amener votre concentration à ce point, ce même pouvoir de concentration peut être tourné vers n’importe quoi d’autre et vous acquérez cette expérience d’identité avec ce que vous recherchez.
La concentration elle-même est donc une capacité essentielle dans le yoga et dans le yoga intégral.
Regardez la conférence où nous avons discuté de la méthode directe où la concentration et la foi se combinent pour vous conduite à n’importe quelle expérience.
Donc si votre pouvoir est suffisamment développé pour cela, vous pouvez en faire un moyen très puissant pour grandir rapidement dans les étapes de conscience et d’expérience intérieure.
Donc si vous êtes centré dans la tête et que vous vous tournez vers la paix dans cette concentration en un seul point, vous faites l’expérience de la paix d’en haut. Vous l’invoquez. Vous la sentez s’installer en vous. Alors vous vous identifiez pleinement à la présence dense de la paix jusqu’à ce que vous cessiez d’exister et qu’il n’y ait plus que cette paix. Et à ce moment-là, vous touchez littéralement le fondement de la paix en soi.
Vous allez à l’intérieur de la même manière avec cette concentration. Vous ressentez la Présence divine et vous touchez, vous vous joignez et fusionnez avec tout ce sur quoi vous vous êtes concentré. Et cela devient le point d’entrée pour aller jusqu’au psychique et même s’identifier à la présence psychique, etc.
Je pose donc la question de Dorian uniquement dans ce contexte, pour l’utilisation du développement du pouvoir de concentration.
D’autre part, sans faire aucun exercice de concentration de ce genre, simplement en maintenant la concentration sur la paix et en faisant en sorte que votre concentration soit unidirectionnelle, sans point extérieur sur le mur, vous faites de la paix elle-même le point focal, vous parvenez à la même chose. Mais si vous avez fait cela, cela peut être utile. Mais vous pouvez faire de cela le processus direct, vous n’avez pas besoin de faire un exercice externe. Mais vous tenez la paix avec la même concentration.
Je vais donc le dire simplement de cette façon. Si vous êtes capables de tenir, ne perdez même pas de temps sur une image externe sur le mur ou un point sur le mur. Accrochez-vous à l’expérience elle-même. Si vous avez du mal à maintenir cette position, utilisez cette pratique pendant quelques jours et vous n’en aurez pas besoin de plus. Si vous avez construit cela pendant quelques jours, et que c’est suffisamment solide, passez le plus rapidement possible directement à l’expérience. Vous ne perdrez plus de temps. Construisez maintenant la concentration elle-même dans l’expérience et ce sera un chemin plus court vers le développement ultérieur.
Donc la deuxième partie de votre question est importante. Pourquoi perdriez-vous du temps à faire des exercices si de toute façon les siddhis se dévoilent naturellement à mesure que la conscience spirituelle grandit. Afin de perfectionner, afin de perfectionner votre concentration, afin de perfectionner votre immersion dans l’expérience. À cette fin, certains exercices seraient utiles. Le perfectionnement peut également impliquer la purification, etc., mais certains exercices pourraient vous aider à le faire.
Je ne commencerais donc pas par des méthodes techniques pour acquérir l’expérience. Cela ne vaut pas la peine. Obtenez l’expérience directement et vous pourrez ensuite faire des exercices qui aideront à amplifier ou à approfondir à cette fin. Et dès que l’exercice lui-même ne fait plus qu’un avec l’expérience, la question alors devient sans importance.
C’est ainsi que je suggérerais normalement qu’il y ait une question connexe que Champaklal avait posé à Sri Aurobindo. Quoiqu’il en soit, lorsque la paix reviendra, je la ressentirai. Alors pourquoi devrais-je m’asseoir pour méditer ? Quand cela viendra, cela viendra. L’observation de Sri Aurobindo était donc que si nous n’êtes pas habitué à être dans cet état de réceptivité silencieuse, quand cela viendra, vous ne pourrez pas le retenir. Vous ferez donc certaines pratiques pour préparer votre capacité à vous ouvrir et à recevoir. Ainsi, lorsque cela descend, vous pouvez retenir ce qui vient, recevoir et recevoir.
Mais si vous commencez par cela, vous vous ouvrez et vous recevez et la paix vient, vous la retenez et la recevez dès le début, vous avez une expérience et vous construisez en approfondissant l’expérience même lorsque vous vous assez pour pratiquer.
Ma suggestion est donc de laisser les deux choses fusionner.
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Pour relire le texte de Sri Aurobindo lu par Sraddhalu, voir ci-dessous dans les Lumières sur le Yoga, page 60 à 62
Si nécessaire, nous pouvons trouver sur YouTube d'autres conseils pour cultiver notre pouvoir de concentration.
Voilà... à nous de jouer
Je nous souhaite à tous... une bonne route
🙂
Namasté
🙏 🌞 💓
Samedi 20 septembre
J'ajoute cette phrase de Vivékananda, citée par Sraddhalu dans la vidéo n°6 sur les siddhis du yoga. D'après Grok, cette citation est issue de Vedanta Philosophy : Lectures by the Swami Vivekananda on Raja Yoga.
« Prenez une idée, faites de cette idée votre vie : rêvez-en, pensez-y, vivez pour cette idée. Laissez votre cerveau, votre corps, vos muscles, vos nerfs, chaque partie de votre être être remplie de cette idée, et mettez toutes les autres idées de côté. C’est le chemin vers le succès. Et c’est ainsi que sont produits les grands géants spirituels. »