Nécessité d'aller jusqu'au bout
Ci-dessous, quelques Lettres sur le Yoga de Sri Aurobindo sur la nécessité d'aller jusqu'au bout :
Ce yoga n'implique pas seulement la réalisation de Dieu, mais une consécration et une transformation complètes de la vie intérieure et extérieure jusqu'à ce que celles-ci soient capables de manifester une conscience divine et de faire partie d'une œuvre divine. Ceci implique une discipline intérieure bien plus exigeante et bien plus difficile que de simples austérités morales et physiques. On ne doit pas s'engager sur cette voie, beaucoup plus vaste et plus ardue que celle de la plupart des autres yogas, à moins d'être sûr de l'appel psychique et de notre résolution de persévérer jusqu'au bout.
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En parlant de résolution je voulais dire bonne volonté plutôt que capacité. S'il y a, au-dedans, la volonté de faire face à toutes les difficultés et d'aller jusqu'au bout, quel que soit le temps requis, alors on peut s'engager dans le sentier.
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Il est difficile de dire qu'une qualité particulière rend quelqu'un apte au yoga ou que son absence le rend inapte. On peut avoir de fortes impulsions sexuelles, des doutes, des révoltes, et pourtant en fin de compte réussir là où un autre échouera. Si l'on a, à la base, une sincérité, une volonté d'aller jusqu'au bout en dépit de tout, et que l'on est disposé à être de bonne foi, c'est la meilleure sécurité dans la sâdhanâ.
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Je ne prétends pas que cette voie soit la seule ni que la sâdhanâ ne puisse pas être faite autrement : il y a bien d'autres manières d'approcher le Divin ; mais c'est la seule que je connaisse où le fait que le Divin se charge de la sâdhanâ devienne perceptible avant même que la préparation de la nature soit achevée. Dans d'autres méthodes l'action du Divin peut être sentie par moments, mais elle reste la plupart du temps derrière le voile jusqu'à ce que tout soit prêt. Certaines sâdhanâ ne reconnaissent pas l'action divine : tout doit se faire par tapasyâ. La plupart d'entre elles combinent les deux ; la tapasyâ finit par appeler l'aide et l'intervention directes. L'idée et l'expérience d'un Divin qui fait tout appartiennent à un yoga fondé sur la consécration. Mais quel que soit le chemin suivi, la seule chose à faire est d'y être fidèle et d'aller jusqu'au bout.
Le Divin peut tout faire – purifier le cœur et la nature, éveiller la conscience intérieure, retirer les voiles – si l'on se donne à lui avec confiance ; et même si l'on ne peut pas le faire complètement dès le début, plus on le fait, plus l'aide et la direction intérieures viennent et plus l'expérience intérieure du Divin s'accroît. Si le mental questionneur devient moins actif et qu'augmentent l'humilité et la volonté de se soumettre à lui, cela devrait être tout à fait possible. Aucune autre force, aucune autre tapasyâ n'est alors nécessaire : celle-ci suffit.
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Il y a deux possibilités : l'une est la purification par l'effort personnel, qui prend beaucoup de temps, l'autre est une intervention directe de la Grâce divine dont l'action, en général, est rapide. Cette intervention ne peut se produire que si la consécration et le don de soi sont complets et pour qu'ils le soient, il faut d'ordinaire que le mental soit capable de rester tout à fait tranquille et de laisser agir la Force divine en la soutenant à chaque pas par une adhésion complète, tout en demeurant calme et immobile. Cet état, qui est comparable à l'attitude du petit chat dont parle Râmakrishna, est difficile à acquérir.
Ceux qui sont habitués, dans tout ce qu'ils font, à un mouvement très actif de la pensée et de la volonté ont du mal à calmer l'activité pour passer à la quiétude du don de soi mental. Cela ne signifie pas qu'ils sont incapables de faire le yoga ou qu'ils ne peuvent pas parvenir au don de soi ; seulement il faut beaucoup de temps pour que la purification et le don de soi deviennent complets : il y faut beaucoup de patience et de ténacité, et aussi la détermination d'aller jusqu'au bout.
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Kopsia fruticosa – rose clair
Détermination
Sait ce qu'elle veut, et le fait.
Il n'y a rien d'inintelligible dans ce que j'ai dit sur la force du sâdhak et la Grâce. La force a sa valeur pour la réalisation spirituelle, mais dire que cette réalisation ne peut être atteinte que par la force à l'exclusion de tout autre moyen est une furieuse exagération. La Grâce n'est pas une invention, c'est un fait d'expérience spirituelle. Nombreux sont ceux qui seraient considérés comme des rien du tout par les sages et les forts et qui ont réussi par la Grâce : illettrés, sans pouvoir mental, sans instruction, sans "force" de caractère ou de volonté, ils ont pourtant aspiré et ont grandi soudain, ou très vite, dans la réalisation spirituelle, parce qu'ils avaient la foi ou parce qu'ils étaient sincères. Je ne vois pas pourquoi ces faits, qui sont des faits de l'histoire spirituelle et d'une expérience spirituelle tout à fait ordinaire, devraient être discutés, niés ou débattus comme s'ils étaient matière à spéculation.
La force, si elle est spirituelle, est un pouvoir de réalisation spirituelle ; la sincérité est un pouvoir plus grand ; le plus grand de tous les pouvoirs est la Grâce. Je l'ai dit et répété, si un homme est sincère, il ira jusqu'au bout, en dépit de la longueur du chemin et du poids accablant des difficultés. J'ai parlé à de nombreuses reprises de la Grâce divine. J'ai cité très souvent le verset de la Guîtâ : "Je te délivrerai de tout péché et de tout mal, ne t'afflige point."
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Vous n'avez qu'à demeurer tranquille et ferme dans votre marche sur le sentier et dans votre volonté d'aller jusqu'au bout. Si vous le faites, les circonstances finiront par être contraintes de se modeler selon votre volonté parce qu'elle sera la Volonté du Divin en vous.
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Je ne puis ajouter foi aux généralisations absolues dans ce domaine, parce que le développement de la conscience spirituelle est une affaire extrêmement vaste et complexe où toutes sortes de choses peuvent arriver, et l'on pourrait presque dire que pour chacun c'est différent selon sa nature et que rien n'est essentiel sinon l'appel intérieur, l'aspiration et la persévérance à les suivre jusqu'au bout, quel que soit le temps requis, quels que soient les obstacles et les difficulté, parce que rien d'autre ne satisfera l'âme au-dedans de nous.
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Quiconque pénètre dans les royaumes de l'expérience yoguique est libre de suivre son propre chemin ; le chemin de notre yoga ne peut cependant pas être suivi par n'importe qui, mais seulement par ceux qui acceptent de poursuivre le but, de suivre la voie qui leur est désignée et où une direction sûre est indispensable. Il est oiseux de s'attendre à poursuivre très loin cette route, et plus encore d'aller jusqu'au bout, par sa propre force et sa propre connaissance intérieures, sans l'aide ou l'influence vraie. Même les yogas ordinaires pratiqués de longue date sont difficiles à suivre sans l'aide du Gourou ;
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Notre yoga ne peut être fait jusqu'au bout que par ceux qui sont prêts à s'y engager totalement et à abolir leur petit ego humain et ses exigences afin de se découvrir eux-mêmes en le Divin.
Il ne peut pas être fait dans un esprit de légèreté ou de laxisme ; l'entreprise est trop haute et trop difficile, les pouvoirs adverses dans la Nature inférieure trop prêts à profiter du moindre assentiment ou de la plus petite ouverture ; l'aspiration et la tapasyâ sont trop constamment et trop intensément nécessaires.
Il ne peut pas être fait si les idées du mental humain s'affirment avec humeur ou si on se laisse délibérément mener par les exigences, les instincts et les prétentions de la partie la plus basse de l'être que l'on justifie en général sous l'étiquette de nature humaine.
Il ne peut pas être fait si l'on persiste à identifier les bassesses de l'Ignorance à la Vérité divine ou même à la vérité moindre permise sur le chemin.
Il ne peut pas être fait si l'on se cramponne à son moi passé et à ses vieilles formations, ses vieilles habitudes mentales, vitales et physiques. Il faut constamment laisser derrière soi ses moi passés pour voir, agir et vivre à un niveau de conscience de plus en plus élevé.
Il ne peut pas être fait si vous réclamez la "liberté" pour votre mental humain et votre ego vital. Toutes les parties de l'être humain ont le droit de s'exprimer et de se satisfaire comme elles l'entendent, à leurs risques et périls, si tel est le choix de l'homme tant qu'il mène la vie ordinaire.
Mais prendre le chemin du yoga, dont le seul objet est de substituer à ces choses humaines la loi et le pouvoir d'une Vérité plus grande, et dont la méthode est essentiellement une soumission à la Shakti divine, et continuer en même temps à revendiquer cette prétendue liberté, qui n'est rien d'autre qu'un esclavage à certaines forces cosmiques ignorantes, c'est se complaire dans une aveugle contradiction et revendiquer le droit de mener une double vie.
Et surtout ce yoga ne pourra s'accomplir si ceux qui font profession d'être ses sâdhak persistent à être les centres, les instruments ou les porte-parole des forces de l'Ignorance qui s'opposent à son principe même et à son but et les nient ou les tournent en ridicule.
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Si l'on conserve une foi et une tranquillité constantes, ce sera plus rapide ; si la foi est éclipsée ou la tranquillité troublée parce que la difficulté se prolonge, il faudra davantage de temps, mais même dans ce cas ce sera fait ; car la Force est là, à l'œuvre, même si on ne la sent pas. On ne peut empêcher cette évolution qu'en interrompant la sâdhanâ ou en l'abandonnant parce qu'en raison des difficultés, on n'a pas la patience d'aller jusqu'au bout. C'est précisément ce qu'il ne faut jamais faire.
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Anthurium andraeanu – Anthurium – rouge
Le sexe dominé
Au lieu d'être dominé par les impulsions sexuelles, il faut les mettre sous la domination de la plus haute volonté.
L'impulsion sexuelle doit aussi être surmontée, mais il n'est pas exact qu'il ne puisse y avoir ni sâdhanâ ni expérience avant qu'elle ne le soit complètement ; seulement sans cette victoire, on ne peut pas aller jusqu'au bout ; il faut reconnaître clairement que cette impulsion est l'un des obstacles les plus sérieux et que s'y laisser aller entraîne un considérable désordre.
(Ce passage méritera d'être expliqué car alors, il est possible que plus personne ou presque ne veuille faire le yoga 🙂 Il sera nécessaire, dans un article ultérieur, de nuancer un peu, notamment en envisageant un autre aspect de la question.)
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Je sais que c'est une période troublée, pour vous et pour tout le monde. Il en est de même dans le monde entier. Partout la confusion, le trouble, le désordre, les bouleversements ; telle est la situation générale. Les choses meilleures à venir se préparent ou grandissent derrière un voile, et les pires prévalent partout. La seule chose à faire est de tenir bon et de tenir jusqu'au bout, jusqu'à l'heure où la lumière sera venue.
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Si l'on a la foi ou, en l'absence de foi, la volonté d'aller jusqu'au bout, on passe outre et on entre dans la joie et la lumière de la réalisation divine. Si l'on prend une certaine habitude de vraie soumission, alors tout cela n'est pas nécessaire ; on peut entrer dans la voie ensoleillée. Ou si l'on peut obtenir ne serait-ce qu'une goutte de ce qui s'appelle la pure bhakti, shouddhâ bhakti, alors quoi qu'il arrive cela suffit ; le chemin devient facile, ou bien c'est un début suffisant pour nous soutenir jusqu'au bout sans les souffrances et les chutes qui adviennent si souvent au chercheur ignorant.
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Jamais je n'ai dit que le chemin du yoga, que ce soit celui-ci ou un autre, était facile et sans danger. Ce que j'ai dit, c'est que tous ceux qui ont la volonté d'aller jusqu'au bout peuvent le faire.
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Si l'imperfection était un empêchement, nul homme ne pourrait réussir dans le yoga, car tous sont imparfaits, et je ne suis pas sûr d'après ce que j'ai vu que ce ne soient pas ceux qui ont la plus grande capacité pour le yoga qui n'aient aussi le plus souvent, ou n'aient eu, les plus grandes imperfections.
Vous connaissez, je suppose, le commentaire de Socrate sur sa propre nature. Beaucoup de grands yogis pourraient en dire autant de leur propre nature initiale. Dans le yoga, la seule chose qui compte finalement, c'est la sincérité, et avec elle la patience de persister sur le chemin. Beaucoup, même sans cette patience, vont jusqu'au bout, car en dépit de la révolte, de l'impatience, de la dépression, du découragement, de la fatigue, de la perte temporaire de la foi, c'est une force plus grande que leur moi extérieur – la force de l'Esprit, l'élan du besoin de l'âme – qui les pousse à travers les nuages et les brouillards, vers le but devant eux.
Les imperfections peuvent être des pierres d'achoppement et faire faire de mauvaises chutes momentanées, mais elles ne peuvent pas être un empêchement permanent. Les obscurcissements qui viennent de quelque résistance de la nature peuvent être des causes de retard plus sérieuses, mais eux non plus ne durent pas toujours.
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Une difficulté ou une interruption survient, alors que vous veniez d'amorcer un mouvement ou que vous le poursuiviez depuis quelque temps. Comment l'affronter ? – car les interruptions de ce genre sont inévitablement assez fréquentes, non seulement pour vous, mais pour tous les chercheurs ; on pourrait presque dire que chaque pas en avant est suivi d'un arrêt ; du moins c'est une expérience très fréquente, sinon universelle. Il faut d'abord devenir de plus en plus tranquille, de plus en plus ferme dans sa volonté d'aller jusqu'au bout, en s'ouvrant de plus en plus pour que toute absence de réceptivité qui fait obstacle dans la nature puisse diminuer ou disparaître, en affirmant sa foi même au milieu de l'obscurité, une foi en la présence d'un Pouvoir agissant derrière le nuage et le voile, en la direction du Gourou, et en s'observant soi-même pour découvrir la cause de cet arrêt, non dans un esprit de découragement ou d'abattement, mais avec la volonté de trouver cette cause et de l'éliminer.
C'est la seule attitude juste et si on l'adopte avec persévérance, les périodes d'arrêt ne seront pas éliminées – à ce stade, c'est impossible – mais deviendront considérablement plus courtes et plus faciles à supporter.
Tantôt ces arrêts sont des périodes plus ou moins longues d'assimilation ou de préparation invisible, et leur apparence d'immobilité stérile est trompeuse ; dans ce cas, en adoptant la bonne attitude, on peut, au bout d'un certain temps, en s'ouvrant, en s'observant, en accumulant les expériences, commencer à sentir, à entrevoir ce qui se prépare ou se fait.
Tantôt c'est une vraie période d'obstruction où le Pouvoir à l'œuvre doit lutter contre les obstacles qui se présentent : ceux que l'on porte en soi, ceux qui viennent des forces cosmiques adverses, d'autres forces, ou de toutes ces forces à la fois, et ce genre d'interruption peut être longue ou brève selon l'ampleur, l'obstination ou la complexité des obstacles que l'on rencontre.
Mais ici aussi, l'attitude juste peut alléger ou raccourcir l'épreuve, et si l'on persévère, elle peut contribuer à éliminer plus radicalement les difficultés, de sorte que les interruptions totales soient par la suite beaucoup moins nécessaires.
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Rien n'est vraiment petit et sans importance sur le Grand Chemin. C'est surtout quand le conflit descend au niveau physique que ces distinctions cessent d'avoir la moindre valeur, car à ce niveau il n'est pas facile d'établir un barème pour ces "petites" choses qui sont d'une grande importance. À ce niveau, perdre une position mineure, c'est peut-être assurer la défaite dans la grande bataille.
Tous doivent en passer par les épreuves que vous subissez actuellement. Nous vous les aurions évitées si cela avait été possible, mais puisqu'elles vous sont imposées, nous comptons sur vous pour persévérer jusqu'à la victoire. La patience, une endurance tranquille, une calme résolution d'aller jusqu'au bout et de triompher, telles sont désormais les qualités requises ; ce sont, parmi les vertus guerrières, les moins spectaculaires, mais les plus substantielles.
Et aussi la perspicacité et la vigilance. Ne fermez pas les yeux sur la difficulté qui est en vous, ne lui tournez pas le dos, mais ne la laissez pas non plus vous décourager. La victoire est certaine si nous persévérons ; quel prix ne paierait-on pas, sous forme de difficulté et d'effort, pour une pareille conquête ?
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Il y aurait sans doute encore de nombreux passages dans les autres œuvres où il est question de cette nécessité de s'engager à aller jusqu'au bout. Ce que Sri Aurobindo n'explique pas vraiment, c'est pourquoi.
Si nous ne le comprenons pas très bien nous-mêmes, comment pourrons-nous l'expliquer à d'autres le jour où la question nous sera posée ?
Mon hypothèse est que notre organisation interne actuelle en tant qu'être humain est stable. Notre organisation interne future en tant que surhomme sera stable. Entre les deux, dans la période de mutation-transition de la conscience, la période est très instable, très délicate, et nous avons besoin d'une "surveillance" constante du Divin. Si nous lâchons cette protection du Divin qui veille à ce que le processus se passe le mieux possible, c'est à nos risques et périls et nous risquons de gravement perdre l'équilibre. Mais il y a sans doute d'autres façons de voir.
Ainsi, avant de s'engager dans ce yoga, il est peut-être utile de se demander si nous sommes prêts à nous y consacrer vraiment jusqu'au bout. C'est de l'ordre de... donner sa vie. Maintenant, nous avons le temps avant de prendre notre décision, de vérifier si cela nous parle en lisant les livres. Pour les autres, renouveler régulièrement notre engagement à aller jusqu'au bout est source d'une grande joie et d'une grande force.
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Mère à Satprem dans l'Agenda du 10 janvier 1973 : Ah ! toi... (après un silence) Toi, tu iras jusqu’au bout.
Sri Aurobindo et Mère, les deux avatars du Supramental sont allés jusqu'au bout. Si Satprem fut le premier homme est allé jusqu'au bout, cela signifie que la voie est ouverte et que d'autres iront aussi jusqu'au bout.
10.10.1956 – Le temps est venu où quelques êtres d’élite dans l’humanité seront capables de transformer leur corps à l’aide de la Force, la Conscience et la Lumière supramentales. Il n’y a aucun doute que ceux qui remplissent ces conditions sont en marche vers cette transformation.